Trois morts dans un raid israélien en Syrie, selon une ONG

Deux soldats syriens ont été tués mercredi dans un raid israélien contre leurs positions dans l'ouest du pays (Photo, AFP).
Deux soldats syriens ont été tués mercredi dans un raid israélien contre leurs positions dans l'ouest du pays (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 14 septembre 2023

Trois morts dans un raid israélien en Syrie, selon une ONG

  • L'Observatoire syrien des droits de l'homme a déclaré que les frappes visaient également un dépôt d'armes appartenant au Hezbollah
  • Israël a mené des frappes aériennes sur le territoire syrien visant essentiellement les forces soutenues par l'Iran et le Hezbollah libanais

DAMAS:Deux soldats syriens ont été tués mercredi dans un raid israélien contre leurs positions dans l'ouest du pays, a annoncé l'agence de presse officielle syrienne Sana, et une ONG a fait état d'un troisième mort après qu'un dépôt du Hezbollah les Libanais ont été visés.

"A 17H22 (14H22 GMT) précise cet après-midi, l'ennemi israélien a mené des frappes (...) depuis la mer Méditerranée, ciblant certains de nos sites de défense anti-aérienne à Tartous", a indiqué Sana, citant une source militaire.

"L'agression a entraîné la mort de deux soldats et en a blessé six autres", selon l'agence.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a déclaré que les frappes visaient également des dépôts d'armes appartenant au Hezbollah, près d'al-Jammasa, dans la province de Tartous.

Al-Jammasa est située au sud de la ville de Tartous, bastion du gouvernement syrien abritant une base navale utilisée par Moscou, dont les forces armées ont soutenu le président syrien, Bachar al-Assad.

L'ONG, basée au Royaume-Uni mais qui dispose d'un large réseau de sources en Syrie, a confirmé la mort de deux soldats, ajoutant qu'un combattant, dont la nationalité était inconnue, avait également été tué.

L'OSDH a ​​indiqué que les frappes avaient également visé une base de défense anti-aérienne dans le village de Karto, à environ 10 kilomètres d'al-Jammasa, bénissant huit personnes, dont cinq officiers de la défense anti-aérienne.

Explosions près de Hama
Depuis le début de la guerre en Syrie, Israël a mené des centaines de frappes aériennes sur le territoire syrien visant essentiellement les forces soutenues par l'Iran et le Hezbollah libanais, alliés de Damas et ennemis jurés de l'Etat israélien, ainsi que l 'armée syrienne.

Interrogé par l'AFP, un porte-parole de l'armée israélienne a affirmé "ne pas commenter les informations dans les médias étrangers".

Plus tard dans la soirée, l'aviation israélienne a de nouveau ciblé la Syrie, prenant pour cible "le centre de recherche scientifique" des montagnes du village de Taqsis dans la province de Hama, et où des explosions ont été entendues selon l'OSDH , qui n'a pas fait état de victimes.

Des dépôts d'armes sont situés dans ces montagnes où est situé le centre servant à "développer des armes" selon l'ONG.

"Vers 22H40 (19H40 GMT), l'ennemi israélien a mené une attaque aérienne depuis le nord du Liban, ciblant certaines positions près de Hama", provoquant des dégâts matériels, a indiqué une source militaire citée par la télévision d'Etat syrienne.

Israël, pays voisin de la Syrie, commente rarement les frappes en Syrie mais dit vouloir empêcher l'Iran de s'implanter à ses portes.

Le 22 août, deux combattants du prorégime avaient également été tués dans des frappes aériennes israéliennes contre des positions militaires de milices pro-Téhéran près de Damas, selon l'OSDH.

Le 7 du même mois, des frappes israéliennes sur des positions militaires et des dépôts d'armes dans la périphérie de Damas avaient provoqué la mort de quatre militaires syriens et deux combattants pro-iraniens, selon la même source.

La guerre en Syrie, déclenchée en 2011 par la répression des manifestations prodémocratie, a fait plus d'un demi-million de morts et déplacé plusieurs millions de personnes.


Liban: 13 morts dans des frappes israéliennes sur le sud

Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
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  • Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, dont des civils (femmes et enfants), malgré un cessez-le-feu en vigueur
  • Depuis la reprise des hostilités le 2 mars entre Israël et le Hezbollah, plus de 2 600 personnes ont été tuées, dont des secouristes, suscitant de vives critiques humanitaires

BEYROUTH: Des frappes israéliennes sur le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, a rapporté le ministère libanais de la Santé dans un nouveau bilan.

Selon un communiqué du ministère, huit personnes, parmi lesquelles un enfant et deux femmes, ont été tuées et 21 autres blessées, dont deux enfants et une femme, dans des frappes sur le village d'Habboush, que l'armée israélienne avait appelé à évacuer malgré un cessez-le-feu.

L'agence de presse officielle libanaise (ANI) a rapporté "une série de frappes intenses (...) un peu moins d'une heure après l'avertissement" israélien.

A Habboush, un photographe de l'AFP a vu des volutes de fumée s'élever à la suite des bombardements.

Une autre frappe sur le village de Zrariyé, dans la région de Saïda, a par ailleurs fait quatre morts, dont deux femmes, et quatre blessés dont un enfant et une femme, a précisé le ministère dans la soirée.

Selon la même source, une femme a été tuée et sept personnes ont été blessées dans le district de la ville côtière de Tyr.

L'ANI avait auparavant fait état d'autres frappes et de tirs d'artillerie sur d'autres localités du Sud en dépit du cessez-le-feu entre le Hezbollah pro-iranien et Israël en vigueur depuis le 17 avril.

- Secouristes tués -

Jeudi, 17 personnes avaient été tuées dans des frappes sur le Sud, où l'armée israélienne a établi une zone de 10 km de profondeur à partir de la frontière, interdite d'accès à la presse et à la population, et effectue des opérations de démolition.

Des destructions ont ainsi été rapportées à Shamaa mais également à Yaroun, où un monastère, une école privée, des maisons, des commerces et des routes ont été démolies, selon l'agence ANI.

Israël affirme vouloir protéger sa région nord du Hezbollah, qui continue de revendiquer des attaques contre des positions israéliennes au Liban et, plus rarement, contre le territoire israélien.

L'armée israélienne a indiqué dans la nuit de vendredi à samedi avoir intercepté quatre "cibles aériennes" qui se dirigeaient vers le nord d'Israël, sans préciser leur provenance.

En vertu de l'accord de cessez-le-feu, Israël se réserve "le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours", une clause que le Hezbollah conteste.

Selon le ministère libanais de la Santé, plus de 2.600 personnes ont été tuées depuis la reprise des hostilités entre le Hezbollah et Israël, le 2 mars, sur fond de guerre au Moyen-Orient.

D'après cette source, 103 secouristes font partie des morts.

"Qu'une personne qui tente de sauver des vies, d'apaiser la souffrance humaine, puisse être ciblée (...) c'est une chose que je trouve absolument inacceptable", a affirmé à des journalistes près de Beyrouth le secrétaire général adjoint de la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FIRC), Xavier Castellanos.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.