Un bébé atteint de spina bifida opéré de la colonne vertébrale dans le ventre de sa mère à Abu Dhabi

Le spina bifida est une malformation congénitale qui se produit lorsque les os formant la colonne vertébrale ne se développent pas, ce qui laisse la moelle épinière exposée au liquide amniotique et entraîne un handicap permanent. (Photo fournie)
Le spina bifida est une malformation congénitale qui se produit lorsque les os formant la colonne vertébrale ne se développent pas, ce qui laisse la moelle épinière exposée au liquide amniotique et entraîne un handicap permanent. (Photo fournie)
Le spina bifida est une malformation congénitale qui se produit lorsque les os formant la colonne vertébrale ne se développent pas, ce qui laisse la moelle épinière exposée au liquide amniotique et entraîne un handicap permanent. (Photo fournie)
Le spina bifida est une malformation congénitale qui se produit lorsque les os formant la colonne vertébrale ne se développent pas, ce qui laisse la moelle épinière exposée au liquide amniotique et entraîne un handicap permanent. (Photo fournie)
Le spina bifida est une malformation congénitale qui se produit lorsque les os formant la colonne vertébrale ne se développent pas, ce qui laisse la moelle épinière exposée au liquide amniotique et entraîne un handicap permanent. (Photo fournie)
Le spina bifida est une malformation congénitale qui se produit lorsque les os formant la colonne vertébrale ne se développent pas, ce qui laisse la moelle épinière exposée au liquide amniotique et entraîne un handicap permanent. (Photo fournie)
Le spina bifida est une malformation congénitale qui se produit lorsque les os formant la colonne vertébrale ne se développent pas, ce qui laisse la moelle épinière exposée au liquide amniotique et entraîne un handicap permanent. (Photo fournie)
Le spina bifida est une malformation congénitale qui se produit lorsque les os formant la colonne vertébrale ne se développent pas, ce qui laisse la moelle épinière exposée au liquide amniotique et entraîne un handicap permanent. (Photo fournie)
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Publié le Jeudi 14 septembre 2023

Un bébé atteint de spina bifida opéré de la colonne vertébrale dans le ventre de sa mère à Abu Dhabi

  • Une équipe de médecins a effectué une opération de correction de la colonne vertébrale sur un enfant à naître
  • L’intervention a été menée par le Dr Mandeep Singh, consultant en médecine maternelle et fœtale à Burjeel Medical City sur un bébé colombien

ABU DHABI: Un bébé atteint de spina bifida a été mis au monde à Abu Dhabi après avoir subi une opération de correction de la colonne vertébrale alors qu’il était encore dans le ventre de sa mère.

Au début du mois de juin, une équipe de médecins a effectué avec succès une opération de correction de la colonne vertébrale sur l’enfant à naître d’un couple colombien. La petite Maryam a été mise au monde en août par une équipe de médecins du centre médical de Burjeel.

Le spina bifida est une malformation congénitale qui se produit lorsque les os formant la colonne vertébrale ne se développent pas, ce qui laisse la moelle épinière exposée au liquide amniotique et entraîne un handicap permanent.

L’intervention a été menée par le Dr Mandeep Singh, consultant en médecine maternelle et fœtale à Burjeel Medical City.

Selon le Dr Singh, «si cette intervention n’avait pas été effectuée, la vie du bébé aurait été radicalement différente. Elle aurait très probablement eu besoin d’une dérivation cérébrale, c’est-à-dire d’un tube inséré pour drainer l’excès de liquide qui s’accumule autour du cerveau. Le bébé aurait également pu perdre complètement le contrôle de sa vessie et perdre l’usage de ses jambes».

Bien que cette maladie ne soit pas un phénomène nouveau, c’est la première fois dans la région qu’une procédure de correction de la colonne vertébrale est effectuée avant la naissance. «Toute cette procédure était difficile. Nous devions avant tout veiller à ce que la femme n’entre pas en travail. Si cela avait été le cas, la procédure aurait échoué. Heureusement, cela ne s’est pas produit et la procédure s’est déroulée sans problème», a ajouté le Dr Singh. 

S’il n’est pas traité, le spina bifida peut avoir des conséquences sur la vie de l’enfant. L’équipe médicale est optimiste quant à l’avenir de la petite Maryam. Sa vessie fonctionne et ses jambes ont un tonus et des mouvements normaux.

«Heureusement, Maryam n’a pas besoin d’une dérivation et, comme nous l’avons observé, ses jambes bougent. Bien qu’il soit trop tôt pour dire si ses muscles seront suffisamment forts, elle restera sous surveillance intensive jusqu’à l’âge de 3 ans et suivra probablement des séances de physiothérapie», a-t-il expliqué.

Valentina Rodriguez, la mère, et Jason Gutierrez, le père, sont rentrés chez eux en Colombie avec leur fille nouveau-née. «Ce cas a été confié à une équipe médicale en Colombie qui suivra Maryam. Toutefois, notre équipe restera en contact étroit avec eux jusqu’à ce qu’elle atteigne l’âge de 12 à 15 ans», a-t-il indiqué. 

Les parents se sont réjouis de l’arrivée de leur fille et ont remercié l’équipe médicale pour son soutien pendant cette période. «Notre princesse Maryam est le plus beau cadeau que nous ayons jamais reçu. Dieu nous a comblés en nous offrant le meilleur cadeau qui soit. Nous remercions infiniment les Émirats arabes unis, Burjeel Holdings et l’équipe médicale d’avoir pris soin de nous et de nous avoir aidés pendant cette période difficile», a déclaré Valentina, la maman.

«Nous comprenons parfaitement que Maryam aura besoin de soins médicaux au cours des prochaines années, mais nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour la soutenir. Nous sommes très reconnaissants à tout le monde d’avoir aidé notre fille», a-t-elle ajouté. 

Les parents ont confié à Arab News qu’ils avaient été choqués d’apprendre que leur bébé était atteint de spina bifida. «Le temps passait et aucune solution réelle ne se présentait, mais par miracle, nous avons entendu parler d’un centre à Abu Dhabi qui était en mesure d’effectuer l’opération immédiatement et sans frais pour nous», a raconté la mère à Arab News

Le Dr Singh a assuré à tous les parents se trouvant dans une situation similaire qu’il existait des solutions à cette maladie. «Il n’est pas nécessaire d’attendre la naissance du bébé pour procéder à des interventions. La médecine s’est considérablement développée et, dans notre centre, nous sommes en mesure de vous fournir le soutien nécessaire pour traiter cette maladie», a affirmé le Dr Singh. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Maroc: au moins quatre morts dans l'effondrement d'un immeuble à Fès

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  • Dans certains quartiers périphériques de Fès, de nombreux bâtiments sont érigés sans respecter les normes de construction en vigueur
  • Les opérations de recherches se poursuivent pour tenter de secourir "d'autres personnes susceptibles d'être piégées sous les décombres", ont précisé les autorités locales

RABAT: Au moins quatre personnes sont décédées jeudi dans l'effondrement d'un immeuble à Fès, dans le nord du Maroc, selon un bilan provisoire des autorités locales qui poursuivent leurs opérations à la recherche d'éventuelles autres victimes coincées sous les décombres.

Six autres personnes ont été blessées à des degrés divers dans l'effondrement de cet immeuble résidentiel de quatre étages, situé dans un quartier périphérique de cette ville, selon les mêmes sources, citées par l'agence officielle MAP.

Dans certains quartiers périphériques de Fès, de nombreux bâtiments sont érigés sans respecter les normes de construction en vigueur.

Les opérations de recherches se poursuivent pour tenter de secourir "d'autres personnes susceptibles d'être piégées sous les décombres", ont précisé les autorités locales.

Le périmètre de l'accident a été sécurisé et les habitants des immeubles mitoyens ont été évacués à titre préventif.

Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances et les causes du sinistre.

Début décembre, 22 personnes avaient été tuées dans l'effondrement de deux immeubles mitoyens déjà à Fès, le pire accident de ce type ces dernières années dans le pays.

Toujours à Fès, neuf personnes avaient péri en mai 2025 dans l'effondrement d'un immeuble d'habitation. En février 2024, cinq personnes étaient aussi mortes dans l'effondrement d'une maison dans la vieille ville.

 


«Flottille pour Gaza»: un ministre d'extrême droite choque avec une vidéo de militants à genoux et mains liées

Le ministre d'extrême droite israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a provoqué un tollé au sein même de son gouvernement et à l'étranger en publiant une vidéo de militants d'une nouvelle "flottille pour Gaza" agenouillés et les mains liées, après leur arrestation en mer. (AFP)
Le ministre d'extrême droite israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a provoqué un tollé au sein même de son gouvernement et à l'étranger en publiant une vidéo de militants d'une nouvelle "flottille pour Gaza" agenouillés et les mains liées, après leur arrestation en mer. (AFP)
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  • Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a jugé de telles images "pas conformes avec les valeurs d'Israël"
  • Et son ministre des Affaires étrangères Gideon Saar a accusé son collègue d'avoir "sciemment nui" à l'image du pays avec "ce spectacle honteux"

ASHDOD: Le ministre d'extrême droite israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a provoqué un tollé au sein même de son gouvernement et à l'étranger en publiant une vidéo de militants d'une nouvelle "flottille pour Gaza" agenouillés et les mains liées, après leur arrestation en mer.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a jugé de telles images "pas conformes avec les valeurs d'Israël". Et son ministre des Affaires étrangères Gideon Saar a accusé son collègue d'avoir "sciemment nui" à l'image du pays avec "ce spectacle honteux".

"Non, vous n'êtes pas le visage d'Israël", a insisté le chef de la diplomatie, M. Ben Gvir défendant au contraire "une grande source de fierté".

Les forces israéliennes, qui avaient intercepté lundi au large de Chypre les bateaux de la flottille, ont entamé mercredi le transfert et le placement en détention, dans le sud d'Israël, des centaines de militants propalestiniens qui se trouvaient à bord.

"Bienvenue en Israël, nous sommes chez nous", lance, triomphant, Itamar Ben Gvir sur des images publiées sur sa chaîne Télégram, avec l'hymne national israélien en musique de fond.

On y voit des dizaines de militants agenouillés les uns à côté des autres, visages collés au sol et mains liées, sur le pont d'un bateau de la marine israélienne. Une jeune femme qui crie "Libérez la Palestine" au passage du ministre, se retrouve la tête pressée vers le sol par les services de sécurité.

"Monstrueux" 

Les réactions étrangères, tout particulièrement de pays comptant des ressortissants arrêtés, n'ont pas tardé. Le traitement réservé aux détenus a été jugé "inadmissible" par Rome qui a exigé "des excuses", "monstrueux, indigne et inhumain" par Madrid, "odieux" par Ottawa.

Dublin s'est dit "consterné et choqué", alors que la sœur de la présidente irlandaise Catherine Connolly figure parmi les participants à la flottille.

La France a convoqué l'ambassadeur israélien pour les "agissements inadmissibles" du ministre Ben Gvir, coutumier des outrances, tout comme la Belgique qui a jugé les images "profondément troublantes", l'Espagne, l'Italie, les Pays-Bas et la Nouvelle-Zélande.

L'Allemagne, qualifiant l'épisode de "totalement inacceptable", s'est réjouie d'entendre des voix israéliennes critiques du ministre, dont l'ambassadeur américain en Israël Mike Huckabee a critiqué les "actes méprisables".

La Turquie, d'où était précisément partie la flottille, s'est montrée la plus virulente en dénonçant la "mentalité barbare" du gouvernement israélien.

"Vous n'avez pas le droit de traiter ainsi des citoyens polonais qui n'ont commis aucun crime. Dans le monde démocratique, nous n'abusons pas des personnes détenues et nous ne réjouissons pas à leurs dépens", s'est indigné le chef de la diplomatie polonaise Radoslaw Sikorski en exigeant des "conséquences" pour M. Ben Gvir.

La ministre australienne des Affaires étrangères Penny Wong a qualifié d'"humiliant" le traitement infligé par Israël aux militants et dénoncé des images "choquantes et inacceptables".

 "Au service du Hamas" 

Dans la nuit de mardi à mercredi, le ministère israélien des Affaires étrangères a indiqué que les 430 membres de la flottille avaient été transférés à bord de navires israéliens et faisaient route vers Israël.

"Ayant mis le cap sur Gaza pour y apporter de l'aide humanitaire et contester le blocus illégal, ces participants civils ont été enlevés de force dans les eaux internationales", a fustigé l'organisation de défense des droits humains Adalah.

Une cinquantaine de navires avaient quitté la Turquie la semaine dernière avec pour objectif de briser le blocus imposé par Israël à la bande de Gaza, ravagée par deux ans de guerre.

S'il a critiqué le comportement de son ministre, Benjamin Netanyahu a appelé à expulser les militants "dès que possible". "Israël a pleinement le droit d'empêcher de provocatrices flottilles de partisans terroristes du Hamas d'entrer dans nos eaux territoriales et d'atteindre Gaza", a-t-il jugé dans un communiqué.

Pour le ministère des Affaires étrangères, cette initiative n'est "rien de plus qu'un coup de communication au service" du mouvement islamiste palestinien qui a mené l'attaque sans précédent contre Israël en octobre 2023, déclenchant la guerre à Gaza.

Le Hamas a également fustigé mercredi la vidéo, en dénonçant la "dépravation morale" d'Israël.

Israël contrôle tous les points d'entrée vers la bande de Gaza, sous blocus israélien depuis 2007.

Pendant la guerre à Gaza, où une trêve fragile est en vigueur depuis octobre 2025, le territoire a connu de graves pénuries de nourriture, de médicaments et d'autres biens essentiels, Israël ayant parfois complètement interrompu les livraisons d'aide humanitaire.

Une précédente flottille avait été interceptée en avril dans les eaux internationales au large de la Grèce et la plupart des militants expulsés vers l'Europe.


L'armée israélienne appelle à évacuer de nouveaux villages du sud du Liban

L'armée israélienne a appelé mardi à évacuer douze villages du sud du Liban, en prévision de nouvelles attaques contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en cours. (AFP)
L'armée israélienne a appelé mardi à évacuer douze villages du sud du Liban, en prévision de nouvelles attaques contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en cours. (AFP)
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  • La majorité des villages énumérés par M. Adraee sont situés au-delà de la "ligne jaune", qui délimite une zone d'une dizaine de kilomètres de profondeur dans le sud du Liban à l'intérieur de laquelle l'armée israélienne poursuit ses opérations
  • Israël et le Hezbollah pro-iranien poursuivent leurs affrontements malgré la trêve, principalement dans le sud du Liban, et l'armée israélienne a déjà mené des frappes au-delà de cette "ligne jaune"

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mardi à évacuer douze villages du sud du Liban, en prévision de nouvelles attaques contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en cours.

"Les violations répétées de l'accord de cessez-le-feu par le Hezbollah obligent l'armée israélienne à opérer", écrit sur son compte X le porte-parole de l'armée, Avichay Adraee, quelques jours après la tenue de discussions à Washington entre représentants israéliens et libanais et l'annonce de la prolongation de la trêve entre les deux pays.

La majorité des villages énumérés par M. Adraee sont situés au-delà de la "ligne jaune", qui délimite une zone d'une dizaine de kilomètres de profondeur dans le sud du Liban à l'intérieur de laquelle l'armée israélienne poursuit ses opérations afin de protéger la population du nord d'Israël des tirs du Hezbollah.

Israël et le Hezbollah pro-iranien poursuivent leurs affrontements malgré la trêve, principalement dans le sud du Liban, et l'armée israélienne a déjà mené des frappes au-delà de cette "ligne jaune".

Selon l'agence nationale d'information libanaise ANI, des frappes israéliennes ont visé mardi "plusieurs localités dans le sud" du pays.

Le mouvement pro-iranien Hezbollah a pour sa part affirmé dans un communiqué avoir visé un rassemblement de soldats et de véhicules dans le nord d’Israël avec "un essaim de drones d'attaque".

Depuis le début de la guerre, les frappes israéliennes ont tué plus de 3.000 personnes au Liban selon les autorités libanaises.

Côté israélien, 20 soldats et un contractuel travaillant pour l'armée ont été tués au Liban depuis le début de la guerre, le 2 mars.