Yémen: Washington félicite Riyad d’avoir invité les Houthis à des négociations de paix

Les Houthis se battent contre l'alliance de la Coalition pour le rétablissement de la légitimité au Yémen depuis 2015 (Photo, Reuters).
Les Houthis se battent contre l'alliance de la Coalition pour le rétablissement de la légitimité au Yémen depuis 2015 (Photo, Reuters).
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Publié le Samedi 16 septembre 2023

Yémen: Washington félicite Riyad d’avoir invité les Houthis à des négociations de paix

  • Jake Sullivan a félicité les dirigeants saoudiens d’avoir invité les Houthis à des pourparlers de paix
  • Les Houthis se battent depuis 2015 contre l'alliance de la Coalition pour le rétablissement de la légitimité au Yémen

RIYAD: Les espoirs de paix au Yémen ont augmenté jeudi. Une délégation de dix personnes de la milice houthie soutenue par l'Iran s’est envolée pour Riyad pour de premiers pourparlers dans le Royaume depuis le début de la guerre en 2014.

«La délégation se rendra à Riyad pour poursuivre les consultations avec la partie saoudienne», a déclaré le chef politique des Houthis, Mahdi al-Mashat. «La paix était et reste toujours notre première option, et tout le monde doit œuvrer dans le but d’y parvenir.»

Vendredi, la Maison Blanche a félicité l'Arabie saoudite d’avoir invité les Houthis à des négociations de paix.

«Nous félicitons les dirigeants de l'Arabie saoudite pour cette initiative et remercions les dirigeants d'Oman pour leur rôle important», a déclaré le conseiller à la Sécurité nationale, Jake Sullivan, dans un communiqué.

«Les États-Unis sont fiers d'apporter leur soutien diplomatique à ces efforts de paix, en coordination avec les parties yéménites et les Nations unies», a ajouté Jake Sullivan.

Le premier cycle de consultations entre Riyad et Sanaa sous l'égide d'Oman, qui se déroulent parallèlement aux efforts de paix de l'ONU, a eu lieu en avril lorsque des envoyés saoudiens se sont rendus à Sanaa. Le cessez-le-feu conclu sous l’égide de l’ONU se maintient largement, bien qu’il ait officiellement expiré en octobre dernier.

Le Yémen a été plongé dans la guerre lorsque les Houthis ont pris le contrôle de la capitale Sanaa lors d'un coup d'État en septembre 2014. Une coalition arabe dirigée par l'Arabie saoudite est intervenue au nom du gouvernement internationalement reconnu au mois de mars suivant.

Les combats qui ont suivi ont contraint des millions de personnes à quitter leur foyer et provoqué l’une des pires crises humanitaires au monde, dans un pays déjà dévasté par des décennies de conflit et de bouleversements. Les agences des Nations unies et 91 ONG ont indiqué jeudi que 21,6 millions de personnes, soit 75% de la population, avaient besoin d'aide humanitaire.

Le cessez-le-feu de six mois, qui a expiré en octobre dernier, est toujours largement respecté, mais les progrès vers la paix sont lents depuis que la délégation saoudienne s’est rendue à Sanaa en avril.

«L'optimisme règne quant à la médiation et aux efforts d’Oman pour parvenir à la paix au Yémen», a affirmé Ali al-Qhoom, membre du Conseil politique des Houthis.

Majed al-Madhaji, directeur du groupe de réflexion au Centre d'études stratégiques à Sanaa, a déclaré que la visite des Houthis revenait à «faire passer les relations entre les Houthis et l'Arabie saoudite des coulisses au salon». En organisant des pourparlers à Riyad, les deux parties «légitiment cette relation et lui donnent un élan supplémentaire. Sur le plan politique, il s’agit d’un pas en avant pour mettre fin au rôle direct de l’Arabie saoudite au Yémen, et pour que les Houthis reconnaissent son rôle de médiateur».

Les efforts en faveur de la paix au Yémen ont été stimulés lorsque l’Arabie saoudite et l’Iran sont parvenus à une réconciliation surprise sous l’égide de la Chine en mars, sept ans après avoir rompu leurs relations.

Les revendications des Houthis portent surtout sur le paiement des salaires de leurs fonctionnaires par le gouvernement yéménite déplacé, ainsi que sur le lancement de nouvelles destinations à partir de l'aéroport de Sanaa, qui a rouvert ses portes l'année dernière, lorsque les vols commerciaux ont repris à destination de la Jordanie et de l'Égypte.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Le président libanais en route pour Washington où il doit rencontrer Donald Trump

Le président libanais Joseph Aoun prononce une allocution télévisée à la nation depuis le palais présidentiel de Baabda, à l'est de Beyrouth, le 17 avril 2026. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun prononce une allocution télévisée à la nation depuis le palais présidentiel de Baabda, à l'est de Beyrouth, le 17 avril 2026. (AFP)
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  • Le président libanais Joseph Aoun est à Washington pour rencontrer le président américain Donald Trump et discuter du cessez-le-feu et du retrait israélien du sud du Liban
  • Les négociations entre le Liban et Israël se poursuivent sous médiation américaine, tandis que les tensions persistent avec de nouvelles frappes israéliennes dans le sud

BEYROUTH: Le président libanais a quitté Beyrouth samedi matin pour Washington, où il doit rencontrer Donald Trump, alors que son pays négocie avec Israël le retrait des zones du sud du Liban qu'il occupe depuis sa dernière guerre avec le Hezbollah pro-iranien.

Il s'agira de la première visite d'un chef d'Etat libanais aux Etats-Unis depuis 2009, lorsque Michel Sleiman avait été reçu par Barack Obama.

Outre le "sommet libano-américain" prévu à la Maison Blanche, Joseph Aoun doit s'entretenir "avec plusieurs responsables américains de la situation au Liban et des moyens de consolider le cessez-le-feu", notamment dans le sud, ainsi que du "retrait d'Israël des régions libanaises qu'il occupe", a précisé la présidence dans un communiqué.

Le Liban et Israël ont entamé en avril des négociations inédites depuis des décennies, sous l'égide des Etats-Unis, afin de mettre un terme à l'état de guerre entre eux.

Ils ont conclu un accord-cadre le 26 juin à Washington, qui prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël, qui occupe une partie du sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah.

A l'issue d'une sixième session de négociations tenue à Rome, les deux pays sont parvenus "à un accord sur la structure et les lignes directrices" de ce processus, selon un responsable américain.

En parallèle, l'armée libanaise a commencé à renforcer ses patrouilles dans plusieurs villages jouxtant les zones occupées par les forces israéliennes dans le sud, avait indiqué une source militaire libanaise à l'AFP.

L'accord-cadre a été conclu après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu fragile dans la nouvelle guerre qui a éclaté entre le Hezbollah et l'armée israélienne.

Le mouvement chiite avait entraîné le Liban dans la guerre le 2 mars en bombardant Israël en soutien à l'Iran, son allié.

L'armée israélienne poursuit toutefois des frappes limitées dans le sud et procède à des destructions dans les villages qu'elle occupe, selon les médias officiels libanais.

Samedi, l'Agence nationale d'information (Ani) a fait état de nouvelles frappes contre deux localités situées en bordure de la zone occupée, dans les régions de Tyr et de Nabatiyé.

Dans un contexte de tensions régionales, l'ambassade des Etats-Unis au Liban a conseillé vendredi à ses ressortissants de "ne pas voyager au Liban".


Bahreïn et le Koweït affirment avoir contré des attaques iraniennes

Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
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  • "L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes"
  • Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues

MANAMA: Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran.

"L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes".

Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues, a rapporté une journaliste de l'AFP.

L'état-major koweïtien a également indiqué dans la nuit avoir répondu à "des attaques hostiles de drones" iraniens. Il a précisé que les explosions entendues étaient le résultat d'interceptions aériennes.

Les forces iraniennes ont annoncé avoir visé "des systèmes de radar, un système de défense antiaérienne Patriot et des sites de stockage de carburant" sur la base aérienne Ali al-Salem  au Koweït, ainsi que des installations militaires américaines sur la base aérienne de Cheikh Isa à Bahreïn.

Téhéran mène des attaques quasi quotidiennes dans ces deux pays du Golfe depuis la reprise des hostilités le 7 juillet avec les Etats-Unis, en disant cibler des intérêts militaires américains.

Les autorités bahreïnie et koweïtienne accusent toutefois leur voisin de viser aussi des sites civils.

Dimanche, le Koweït a affirmé que trois postes-frontières et une plateforme pétrolière offshore avaient été ciblés, sans préciser leur origine.

La confrontation a repris après des attaques contre des navires dans le Golfe, imputées à l'Iran. Les frappes menées depuis sont sans précédent au Moyen-Orient depuis le cessez-le-feu du 8 avril.


La Syrie dit avoir saisi des armes en provenance d'Irak destinées au Hezbollah

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
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  • Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad
  • Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak

DAMAS: La Syrie a annoncé jeudi avoir déjoué une tentative de faire passer des armes destinées au Hezbollah pro-iranien au Liban, dont des missiles, via sa frontière avec l'Irak.

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana.

"Les premières investigations ont établi que la cargaison était destinée à transiter par la Syrie au profit de la milice terroriste du Hezbollah", a ajouté cette source.

Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad.

Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak.

Cette annonce intervient alors que le président américain Donald Trump met la pression sur la Syrie pour qu'elle intervienne au Liban contre le Hezbollah.

Depuis qu'une coalition islamiste a pris le pouvoir en Syrie en 2024, les autorités ont affirmé avoir démantelé des cellules liées à la formation pro-iranienne qui préparaient des attentats en Syrie, mais le Hezbollah a toujours démenti.

Le groupe est affaibli par la nouvelle guerre qu'il a menée contre Israël depuis mars pour soutenir l'Iran.

Le président syrien Ahmad al-Chareh dit refuser d'intervenir militairement au Liban contre le Hezbollah, comme l'a suggéré à plusieurs reprises Donald Trump.