Accord de Riyad: Les séparatistes du sud du Yémen acceptent de partager le pouvoir

 Le STC a annoncé qu'il « renonçait à sa déclaration d'autonomie » proclamée en avril dernier, afin de permettre l'application de l'accord de Riyad, a écrit sur Twitter le porte-parole du STC, Nizar Haitham, évoquant le rôle joué par l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis pour parvenir à cette décision. (Saleh Al-OBEIDI/AFP)
Le STC a annoncé qu'il « renonçait à sa déclaration d'autonomie » proclamée en avril dernier, afin de permettre l'application de l'accord de Riyad, a écrit sur Twitter le porte-parole du STC, Nizar Haitham, évoquant le rôle joué par l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis pour parvenir à cette décision. (Saleh Al-OBEIDI/AFP)
Short Url
Publié le Mercredi 29 juillet 2020

Accord de Riyad: Les séparatistes du sud du Yémen acceptent de partager le pouvoir

  • L’accord « de Riyad » a été signé en novembre 2019 et prévoit un partage du pouvoir dans le Sud entre gouvernement et séparatistes
  • L'Arabie saoudite a confirmé avoir proposé un plan pour « accélérer » la mise en œuvre de l'accord ; ce plan prévoit que le Premier ministre yéménite forme un nouveau gouvernement d'ici 30 jours et la nomination d'un nouveau gouverneur à Aden

RIYAD: Les séparatistes du sud du Yémen ont annoncé mercredi renoncer à leur autonomie et se sont engagés à mettre en œuvre l’accord dit « de Riyad », un accord de partage du pouvoir avec le gouvernement, suscitant l'espoir d'une réconciliation entre ces deux camps alliés contre les Houthis.

Le conflit principal au Yémen oppose depuis 2014 le gouvernement, soutenu par une coalition militaire menée par l'Arabie saoudite, aux Houthis, appuyés par l'Iran. Les combats meurtriers qui ont ensuite éclaté entre le gouvernement et les séparatistes du Conseil de transition du sud (STC) étaient une guerre dans la guerre.

L’accord « de Riyad » a été signé en novembre 2019 et prévoit un partage du pouvoir dans le Sud entre gouvernement et séparatistes. Mais ses dispositions n'ont quasiment pas été mises en place et sont vite devenues caduques.

Mercredi, le STC a néanmoins annoncé qu'il « renonçait à sa déclaration d'autonomie » proclamée en avril dernier, afin de permettre l'application de l'accord de Riyad, a écrit sur Twitter le porte-parole du STC, Nizar Haitham, évoquant le rôle joué par l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis pour parvenir à cette décision. 

L'Arabie saoudite a confirmé avoir proposé un plan pour « accélérer » la mise en œuvre de l'accord, selon l'agence officielle saoudienne SPA. 

Ce plan prévoit que le Premier ministre yéménite forme un nouveau gouvernement d'ici 30 jours, ainsi que la nomination d'un nouveau gouverneur à Aden, la capitale provisoire du Yémen, où sont basés les séparatistes.

« Une fois le plan mis en œuvre, le gouvernement devrait commencer son travail à Aden et superviser la mise en œuvre de l'accord de Riyad », a indiqué SPA.

« Un pas positif »

Le gouvernement yéménite du président Abd Rabbo Mansour Hadi a salué cette annonce, son porte-parole, Rajeh Badi, exprimant l'espoir d'un « début sérieux » pour la mise en œuvre de l'accord de Riyad.

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Fayçal ben Farhan, y a vu « un pas positif ». Et le vice-ministre saoudien de la Défense, le prince Khaled ben Salmane, s'est félicité de la « volonté de dialogue » pour « résoudre les différends, sans recours à la force ».

L'émissaire de l'ONU pour le Yémen, Martin Griffiths, a salué pour sa part un « pas important » vers une solution pacifique du conflit.

M. Hadi, qui vit en exil dans la capitale saoudienne Ryad, a annoncé aussitôt la nomination d'un nouveau commandant de police et d'un nouveau gouverneur à Aden.

Fin juin, la coalition menée par Riyad avait déployé des observateurs saoudiens pour surveiller un cessez-le-feu décrété entre les forces progouvernementales, qu'elle soutient, et les combattants séparatistes, après des accrochages dans le Sud.

M. Hadi avait alors exhorté les séparatistes à « mettre fin à l'effusion de sang » et à respecter l'accord de partage du pouvoir. 

Si elle tient, cette réconciliation doit permettre à la coalition menée par Riyad de se concentrer sur la guerre contre les Houthis. 


Macron annonce la mort d'un 2e militaire français de la Finul des suites de ses blessures

Short Url
  • "Le caporal-chef Anicet Girardin du 132e régiment d’infanterie cynotechnique de Suippes, rapatrié hier du Liban où il avait été gravement blessé par des combattants du Hezbollah, est mort ce matin des suites de ses blessures"
  • La Nation salue "avec émotion" sa mémoire "et son sacrifice".

PARIS: Un deuxième militaire français de la Finul, la mission de l'ONU au Liban, est mort mercredi "des suites de ses blessures" infligées au Liban "par des combattants du Hezbollah" dans "la même embuscade" qui a tué samedi l'adjudant Florian Montorio, a annoncé Emmanuel Macron.

"Le caporal-chef Anicet Girardin du 132e régiment d’infanterie cynotechnique de Suippes, rapatrié hier du Liban où il avait été gravement blessé par des combattants du Hezbollah, est mort ce matin des suites de ses blessures", a déclaré le président sur le réseau X, ajoutant que la Nation saluait "avec émotion" sa mémoire "et son sacrifice".

 

 


Liban: une frappe israélienne sur la Békaa fait un mort et deux blessés malgré la trêve

Un membre de la défense civile inspecte des véhicules détruits ainsi que des gravats et débris après un bombardement israélien sur le village de Shmistar, au centre de la vallée orientale de la Békaa au Liban, le 8 avril 2026. (ARCHIVES/AFP)
Un membre de la défense civile inspecte des véhicules détruits ainsi que des gravats et débris après un bombardement israélien sur le village de Shmistar, au centre de la vallée orientale de la Békaa au Liban, le 8 avril 2026. (ARCHIVES/AFP)
Short Url
  • Une frappe de drone israélienne dans l’ouest de la Békaa (Liban) a fait 1 mort et 2 blessés, malgré un cessez-le-feu fragile en cours entre Israël et le Hezbollah
  • Les tensions persistent avec des échanges de tirs : roquettes et drones du Hezbollah en riposte, frappes israéliennes en retour, sur fond d’escalade régionale récente

BEYROUTH: Une frappe israélienne dans l'ouest de la région de la Békaa (est du Liban) a fait un mort et deux blessés mercredi, ont rapporté des médias d'Etat libanais, malgré la trêve en vigueur entre Israël et le Hezbollah pro-iranien.

"Une personne a été tuée et deux autres blessées à la suite d'une attaque menée par un drone ennemi à l'aube, à la périphérie d'Al-Jabour, dans l'ouest de la Békaa", a rapporté mercredi l'Agence nationale d'information (Ani).

L'agence fait en outre état de tirs d'artillerie israéliens et de démolitions dans les villes du sud actuellement occupées par Israël.

Le mouvement libanais Hezbollah avait dit mardi que ses combattants avaient tiré des roquettes et envoyé des drones d'attaque contre un site militaire israélien "en représailles aux flagrantes" violations du cessez-le-feu, invoquant notamment "les attaques contre des civils et la destruction de maisons et villages".

L'armée israélienne avait indiqué mardi que le Hezbollah avait "tiré plusieurs roquettes" en direction de soldats stationnés dans le sud du Liban et que l'armée avait frappé le lance-roquettes en retour.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale déclenchée par le 28 février par l'attaque américano-israélienne sur l'Iran, en tirant le 2 mars des roquettes sur Israël.

Depuis, Israël a pris le contrôle d'une bande de territoire libanais d'une profondeur d'une dizaine de kilomètres courant le long de la frontière israélo-libanaise.

Un fragile cessez-le-feu de 10 jours est entré en vigueur vendredi entre Israël et le Hezbollah pro-iranien.


Le prince héritier saoudien discute de l'évolution de la situation au Liban avec le président

Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman. (Fichier/SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman. (Fichier/SPA)
Short Url
  • M. Aoun a exprimé sa reconnaissance au prince héritier pour le soutien saoudien au Liban et l'assistance continue du Royaume en toutes circonstances
  • Le prince héritier a affirmé le soutien du Royaume au Liban dans le maintien de sa souveraineté et de ses efforts pour préserver ses ressources, son intégrité territoriale et son unité

RIYADH : Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a reçu un appel téléphonique du président libanais Joseph Aoun, a rapporté mardi l'Agence de presse saoudienne.

Au cours de cet appel, ils ont discuté des derniers développements au Liban et dans la région, ainsi que des efforts déployés pour parvenir à la sécurité et à la stabilité.

M. Aoun a remercié le prince héritier pour le soutien saoudien au Liban et l'assistance continue du Royaume en toutes circonstances.

Le prince héritier a affirmé le soutien du Royaume au Liban dans le maintien de sa souveraineté et de ses efforts pour préserver ses ressources, son intégrité territoriale et son unité.

Un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Hezbollah, négocié par Washington, est entré en vigueur jeudi dernier, mais les forces israéliennes restent déployées dans une bande de terre libanaise de 5 à 10 km de profondeur tout au long de la frontière.

De nouveaux entretiens entre les ambassadeurs américains du Liban et d'Israël auront lieu jeudi à Washington, selon un responsable du département d'État américain, après les premiers entretiens directs entre les deux pays depuis des décennies, qui ont eu lieu le 14 avril.