Rabat dément tout projet de visite de Macron au Maroc

Le roi du Maroc Mohammed VI s'entretient avec le président français Emmanuel Macron (Photo, AFP).
Le roi du Maroc Mohammed VI s'entretient avec le président français Emmanuel Macron (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 17 septembre 2023

Rabat dément tout projet de visite de Macron au Maroc

  • Ces tensions se sont de nouveau manifestées cette semaine après le séisme ayant frappé la région de Marrakech
  • Catherine Colonna a affirmé vendredi que le président Macron était invité par le roi marocain Mohamed VI à effectuer une visite d'Etat

RABAT: Une visite du président français Emmanuel Macron au Maroc n'est "pas à l'ordre du jour", a affirmé samedi une source gouvernementale marocaine, réfutant des déclarations de la chef de la diplomatie française, dans un contexte de relations bilatérales tendues.

Ces tensions se sont de nouveau manifestées cette semaine après le séisme ayant frappé la région de Marrakech, dans le centre du royaume, tuant près de 3.000 personnes. Rabat n'a pas retenu l'aide proposée par Paris, entraînant "des polémiques qui n'ont pas lieu d'être", a estimé M. Macron.

Lors d'un entretien avec la chaîne d'informations française LCI, la cheffe de la diplomatie française Catherine Colonna a affirmé vendredi que le président Macron était invité par le roi marocain Mohamed VI à effectuer une visite d'Etat.

"Le roi du Maroc a refait son invitation au président de la République il y a peu, cet été lorsqu'ils s'étaient parlé", a-t-elle déclaré. "Le président est invité, il nous reste à trouver des dates qui n'ont pas encore été trouvées".

Cette visite "n'est pas à l'ordre du jour et n'est pas programmée", a indiqué une source gouvernementale marocaine à l'agence de presse officielle marocaine, la MAP.

La ministre française s'est "donné la liberté de faire une annonce non concertée concernant une échéance bilatérale importante", a critiqué cette source, non identifiée.

Sahara occidental 

Les relations entre le Maroc et la France, ancienne puissance coloniale où vit une importante diaspora marocaine, sont tendues depuis que M. Macron s'efforce de se rapprocher de l'Algérie qui a rompu en 2021 ses relations diplomatiques avec Rabat, accusé d'"actes hostiles".

Le Maroc reproche aussi à la France de ne pas s'aligner sur les Etats-Unis et Israël qui ont reconnu la "marocanité" du Sahara occidental, contrôlé à près de 80% par le Maroc.

"Les relations entre la France et le Maroc sont anciennes, elles sont marquées par une profonde amitié je pense entre les deux peuples", a dit Mme Colonna vendredi.

Elle a dit souhaiter qu'une visite du président puisse "permettre à nos deux pays de se retrouver à la hauteur et de leurs aspirations et je crois des intérêts qui sont les leurs de part et d'autre".


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.