Colombie: des dissidents des Farc tuent quatre soldats à la veille de négociations

Des étudiants et des habitants participent à une manifestation contre la violence après que l'école Jose Maria Obando a été touchée par des coups de feu lors des combats qui ont eu lieu le 5 septembre entre la police colombienne et la dissidence des FARC EP front Dagoberto Ramos à Corinto, département de Cauca, le 13 septembre 2023. (Photo JOAQUIN SARMIENTO / AFP)
Des étudiants et des habitants participent à une manifestation contre la violence après que l'école Jose Maria Obando a été touchée par des coups de feu lors des combats qui ont eu lieu le 5 septembre entre la police colombienne et la dissidence des FARC EP front Dagoberto Ramos à Corinto, département de Cauca, le 13 septembre 2023. (Photo JOAQUIN SARMIENTO / AFP)
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Publié le Dimanche 17 septembre 2023

Colombie: des dissidents des Farc tuent quatre soldats à la veille de négociations

  • Les faits se sont produits dans la zone rurale de la municipalité de Cumbitara, dans le département de Nariño (sud-ouest)
  • La région, frontalière de l'Equateur, concentre une grande partie des cultures de coca du pays qui exporte le plus de cocaïne au monde, selon l'ONU

BOGOTA: Quatre membres de l'armée colombienne ont été tués dans des combats contre des dissidents de l'ex-guérilla des Farc à la veille de négociations de paix de leur faction avec le gouvernement, a annoncé samedi le ministère de la Défense.

Les quatre militaires ont été tués "lors de combats contre un groupe armé résiduel", a dénoncé le ministère dans un communiqué en employant la formulation utilisée par les autorités pour désigner les groupes armés qui n'ont pas accepté l'accord de paix ayant démobilisé en 2017 l'ex-guerilla des Farc.

Sous le nom d'Etat-major central (EMC), les rebelles dissidents doivent rencontrer à partir de dimanche et pendant trois jours des représentants du gouvernement pour "annoncer la date d'installation d'une table ronde de dialogue de paix" et "formaliser le cessez-le-feu bilatéral", avait affirmé la présidence en matinée, quelques heures avant la mort des quatre soldats.

Les faits se sont produits dans la zone rurale de la municipalité de Cumbitara, dans le département de Nariño (sud-ouest).

La région, frontalière de l'Equateur, concentre une grande partie des cultures de coca du pays qui exporte le plus de cocaïne au monde, selon l'ONU. Les revenus issus de ce commerce illégal font l'objet d'un conflit sanglant entre diverses factions dissidentes, la guérilla de l'ELN et les trafiquants de drogue du Clan del Golfo.

Gustavo Petro, premier président de gauche de l'histoire de la Colombie, cherche à mettre fin au conflit qui dure depuis plus de six décennies en concluant des accords avec les différents groupes armés.

Le 31 décembre à minuit, il a annoncé une trêve bilatérale avec les cinq principales organisations, mais a suspendu l'accord avec l'EMC en mai, lorsque les rebelles ont tué quatre jeunes indigènes qui s'opposaient à leur enrôlement.

Les experts s'interrogent sur l'unité de commandement de l'EMC, un groupe dirigé par d'anciens vétérans des Farc mais avec de nouvelles recrues sur le terrain.

La Norvège, la Suisse, l'Irlande et l'Union européenne, ainsi que l'Eglise catholique, soutiennent le processus de paix.


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.