Tunisie: une rentrée scolaire sous le signe de la cherté de la vie

Une élève tunisienne lève le pouce devant une école primaire le 15 septembre 2020 dans la région de l'Ariane près de Tunis. (FETHI BELAID/AFP).
Une élève tunisienne lève le pouce devant une école primaire le 15 septembre 2020 dans la région de l'Ariane près de Tunis. (FETHI BELAID/AFP).
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Publié le Dimanche 17 septembre 2023

Tunisie: une rentrée scolaire sous le signe de la cherté de la vie

  • Le cahier subventionné par l'Etat, trois fois moins cher que les autres de qualité supérieure, se fait de plus en plus rare en Tunisie au moment où les élèves retrouvent les bancs de l'école
  • Destinés en théorie aux personnes à faibles revenus, les cahiers subventionnés sont aujourd'hui également convoités par la classe moyenne face à la flambée des prix

TUNIS : "Vous avez des cahiers subventionnés?": dans des librairies de Tunis, des parents cherchent les fournitures les moins chères en cette période de rentrée scolaire, alors que le pays traverse une grave crise économique marquée par une hausse des prix et des pénuries.

Le cahier subventionné par l'Etat, trois fois moins cher que les autres de qualité supérieure, se fait de plus en plus rare en Tunisie au moment où les élèves retrouvent les bancs de l'école.

Destinés en théorie aux personnes à faibles revenus, les cahiers subventionnés sont aujourd'hui également convoités par la classe moyenne face à la flambée des prix, explique à l'AFP Lotfi Riahi, président de l'Organisation tunisienne pour informer le consommateur (OTIC).

Dans l'une des rares librairies disposant encore en stock de ce type de cahier, Jamila Sassi, mère de deux enfants en primaire, attend son tour dans une longue file d'attente.

Elle avait pourtant décidé avec son mari de renoncer à des vacances pour économiser pour la rentrée scolaire, "mais les prix sont montés en flèche", se plaint-elle.

Le marché parallèle reste la meilleure option "pour trouver les prix que je recherche", confie-t-elle à l'AFP.

D'autres parents affirment s'être retrouvés dans l'incapacité de régler les frais dans les écoles privées, et n'ont eu d'autre choix que d'inscrire leurs enfants dans des écoles publiques gratuites, mais où la qualité de l'enseignement est en baisse.

C'est le cas d'Ismaïl Ben Idriss, 41 ans, pour qui les frais scolaires annuels de son fils s'élevaient à 4 000 dinars (1 200 euros) dans une école privée.

"Il faut avoir les poches pleines pour cette rentrée", dit Belgacem Trabelsi, 50 ans, père de quatre enfants, après avoir vainement cherché à leur procurer les cahiers subventionnés.

"Tout ce qui est subventionné par l'Etat on ne le trouve plus", déplore-t-il.

«On étouffe»

La crise financière qui sévit en Tunisie se traduit aussi par des pénuries chroniques de produits de base subventionnés tels que l'huile, le sucre ou la semoule, sur fond de vives tensions politiques depuis que le président Kais Saied s'est emparé des pleins pouvoirs en juillet 2021.

Faten Mannai, gérante d'une librairie, affirme à l'AFP que des clients demandent de plus en plus "un paiement échelonné parce que leur salaire n'est plus suffisant".

"Nous avons enregistré une augmentation comprise entre 15 et 18% du coût des fournitures par rapport à l'année dernière", souligne M. Riahi, le président de l'OTIC.

Les prix des fournitures scolaires ont enregistré une hausse de 48% entre 2021 et 2023, d'après un rapport du Forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDES).

Selon les estimations d'ONG, le salaire moyen s'élève à 300 dollars en Tunisie, qui compte environ 12 millions habitants, dont 4 millions vivent sous le seuil de la pauvreté.

En prévision de la rentrée, les autorités ont alloué une aide de 100 dinars, soit un peu plus de 30 euros, en faveur de 5 000 élèves issus de familles démunies.

La crise économique est sans précédent. Le taux d'inflation a atteint 9,3% en août et la croissance au deuxième trimestre n'a pas dépassé 0,6%, selon des chiffres officiels.

Avec une dette équivalente à environ 80% de son PIB, la Tunisie est engagée dans des négociations ardues avec le Fonds monétaire international pour obtenir un nouveau prêt de deux milliards de dollars et ainsi couvrir son déficit budgétaire.

Des économistes estiment que le pays ne dispose plus de suffisamment de devises pour approvisionner ses marchés, ce qui explique les pénuries récurrentes de produits de base importés.

La rentrée scolaire et ses dépenses coïncident avec la fin d'un été particulièrement chaud, synonyme de factures d'électricité salées pour les ménages.

"On étouffe!", s'emporte Belgacem Trabelsi en examinant attentivement la longue liste de ses achats à sa sortie de la librairie.

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Par Kamel FERCHICHI -
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Iran: les Gardiens de la Révolution disent avoir détruit en Jordanie des équipements militaires américains

La forteresse d'Aqaba s'illumine en rouge pour célébrer la semaine de l'inclusion en Jordanie, à Amman, le 20 juillet 2026. (Photo : George SAIF / Special Olympics / FACTSTORY)
La forteresse d'Aqaba s'illumine en rouge pour célébrer la semaine de l'inclusion en Jordanie, à Amman, le 20 juillet 2026. (Photo : George SAIF / Special Olympics / FACTSTORY)
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  • Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique d'Iran, ont affirmé jeudi avoir détruit en Jordanie un radar américain du système antimissile THAAD
  • Les Gardiens font également état de la destruction d'un système Patriot

TEHERAN: Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique d'Iran, ont affirmé jeudi avoir détruit en Jordanie un radar américain du système antimissile THAAD, en représailles aux frappes des Etats-Unis contre l'Iran.

Dans un communiqué relayé par la télévision d'Etat, les Gardiens font également état de la destruction d'un système Patriot, conçu pour intercepter les projectiles balistiques, ainsi que de l'incendie d'un hangar présenté comme servant à la maintenance d'hélicoptères.

 

 


L'armée iranienne revendique des frappes au Koweït contre des sites militaires américains

L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis. (AFP)
L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis. (AFP)
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  • L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis
  • Dans un communiqué relayé par la télévision d'Etat, l'armée iranienne a indiqué avoir ciblé au moyen de drones "les dépôts de munitions et de logistique de l'armée américaine à camp Doha"

TEHERAN: L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis.

Dans un communiqué relayé par la télévision d'Etat, l'armée iranienne a indiqué avoir ciblé au moyen de drones "les dépôts de munitions et de logistique de l'armée américaine à camp Doha, les réservoirs de carburant de la base Ali al-Salem, ainsi que le dépôt de munitions du camp Arifjan", tous situés au Koweït.

 

 

 

 

 

 


Un navire saoudien visé en mer Rouge, l’équipage est sain et sauf

Les Houthis ont menacé d’imposer un blocus aux pétroliers saoudiens en mer Rouge. (AFP/Archives)
Les Houthis ont menacé d’imposer un blocus aux pétroliers saoudiens en mer Rouge. (AFP/Archives)
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  • Les autorités ont pris des mesures pour sécuriser le navire

RIYAD : Une attaque contre le navire saoudien ENCELIA en mer Rouge a provoqué un incendie, a rapporté Al Ekhbariya tôt jeudi, précisant qu'aucun membre de l’équipage n’a été blessé.

« Les autorités compétentes ont pris toutes les mesures nécessaires pour sécuriser le navire, assurer la sécurité de son équipage et protéger l’environnement marin », indique le média, citant un responsable de l’Autorité générale saoudienne des transports.

Le responsable a ajouté : « De telles attaques constituent une violation du droit international et des normes établies garantissant la sécurité de la navigation commerciale et de ses équipages. »

Une source officielle au sein de l’Autorité générale des transports (TGA) a confirmé que le navire appartenait à l’Arabie saoudite et que tous les membres de l’équipage étaient sains et saufs.

Plus tôt, l’organisme britannique de surveillance de la sécurité maritime UKMTO avait indiqué qu’un pétrolier avait signalé avoir été touché par un projectile à environ 70 milles nautiques au sud-ouest d’Al-Shuqaiq, sur la côte ouest de l’Arabie saoudite.

Les rebelles houthis du Yémen ont déclaré imposer un blocus naval au Royaume, une initiative largement critiquée par les États de la région.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com