RDC: 18 civils et un militaire tués par des milices dans l'ouest

Des personnes déplacées par le conflit sont assises dans un camp à Komanda, dans la province d'Ituri, à l'est de la République démocratique du Congo, le 30 août 2023. (GLODY MURHABAZI / AFP)
Des personnes déplacées par le conflit sont assises dans un camp à Komanda, dans la province d'Ituri, à l'est de la République démocratique du Congo, le 30 août 2023. (GLODY MURHABAZI / AFP)
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Publié le Dimanche 17 septembre 2023

RDC: 18 civils et un militaire tués par des milices dans l'ouest

  • Des violences communautaires dans l'ouest de la RDC ont débuté en juin 2022 sur le territoire de Kwamouth dans la province de Mai-Ndombe autour d'un conflit foncier entre les Teke et les Yaka
  • Après une accalmie, les violences ont repris début mars et depuis, des centaines de personnes ont été tuées dans les attaques qui ont visé les villages Teke et les forces de sécurité

KINSHASA : Dix-huit civils et un militaires congolais ont été tués par des milices en début de semaine dans l'ouest de la République démocratique du Congo, dans le cadre d'un conflit à caractère communautaire qui s'étend de plus en plus, a-t-on appris dimanche du compte rendu du conseil des ministres.

Lors de la réunion du conseil des ministres qui s'est tenue vendredi à Kinshasa, le ministre de la Défense a informé les membres du gouvernement de "l'incursion" menée par les miliciens "Mobondo" le lundi 11 septembre dans le village de Final, dans le territoire de Kimvula, province du Kongo-central, a indiqué le porte-parole du gouvernement Patrick Muyaya dans son compte rendu.

Il a été enregistré "un bilan de 18 civils et un militaire tués", un autre militaire porté disparu et "tout le village (a été) incendié", a détaillé cette source, ajoutant que "les forces de défense et de sécurité continuent la traque de ces assaillants Mobondo".

Le territoire de Kimvula est situé à environ 190 km de Kinshasa, la capitale du pays.

Des violences communautaires dans l'ouest de la RDC ont débuté en juin 2022 sur le territoire de Kwamouth dans la province de Mai-Ndombe autour d'un conflit foncier entre les Teke, qui se considèrent comme propriétaires des villages situés le long du fleuve Congo sur une distance d'environ 200 kilomètres, et les Yaka, venus s'installer après eux.

Après une accalmie, les violences ont repris début mars et depuis, des centaines de personnes ont été tuées dans les attaques qui ont visé les villages Teke et les forces de sécurité.

Présentés comme membres de la communauté Yaka, les miliciens "Mobondo" sont accusés de prendre une part active dans ces violences.

Le ministre de la Défense "a alerté le conseil (des ministres) du fait que le phénomène Mobondo, jadis localisé dans les provinces de Kwango, Kwilu, Mai-Ndombe et Kinshasa, tend à s'exporter dans la province du Kongo-Central", indique-t-on par ailleurs dans ce compte rendu.

Ce conflit dans l'ouest du pays a été largement ignoré, l'attention étant portée sur la région orientale du pays où la rébellion du M23 (pour "Mouvement du 23 mars") a conquis de larges portions du territoire dans la province du Nord-Kivu, tandis que le groupe armé Codeco (Coopérative pour le développement du Congo) sème la terreur dans celle de l'Ituri.


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.