Bagdad condamne «les agressions répétées» d'Ankara après un raid meurtrier

Des véhicules Humvee des forces de sécurité irakiennes se déplacent le long d'une route dans la ville multiethnique de Kirkouk, dans le nord de l'Irak (disputée entre le Kurdistan irakien et Bagdad), le 5 septembre 2023 (Photo, AFP).
Des véhicules Humvee des forces de sécurité irakiennes se déplacent le long d'une route dans la ville multiethnique de Kirkouk, dans le nord de l'Irak (disputée entre le Kurdistan irakien et Bagdad), le 5 septembre 2023 (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 19 septembre 2023

Bagdad condamne «les agressions répétées» d'Ankara après un raid meurtrier

  • Pays voisin de l'Irak, la Turquie commente rarement ses opérations militaires dans le nord irakien
  • La Turquie n'a pas officiellement commenté la frappe de lundi

BAGDAD: La présidence à Bagdad a condamné mardi les "agressions répétées de la Turquie" en territoire irakien au lendemain de la mort de trois membres des services antiterroristes kurdes dans une frappe de drone attribuée à Ankara.

Pays voisin de l'Irak, la Turquie commente rarement ses opérations militaires dans le nord irakien, où elle vise essentiellement les combattants kurdes turcs du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK).

Mais la frappe de drone qui a touché lundi l'aérodrome d'Arbat dans le Kurdistan d'Irak représente une rare attaque visant les forces de sécurité de cette région autonome dans le nord du pays.

"L'ambassadeur turc sera convoqué à Bagdad pour lui remettre une lettre de protestation adressée à la présidence turque", ont indiqué mardi dans un communiqué les services du président irakien Abdel Latif Rachid.

Ils ont imploré "la miséricorde pour les martyrs de l'Irak, les héros civils et militaires tués par les agressions turques répétées".

La Turquie n'a pas officiellement commenté la frappe de lundi. Celle-ci a visé l'aérodrome d'Arbat, près de Souleimaniyeh, d'où décollent des avions utilisés pour l'épandage de pesticides. Le bombardement a fait trois morts et trois blessés parmi les forces des services antiterroristes du Kurdistan.

Plus tôt mardi, le général Yehya Rassoul, porte-parole du Commandant en chef des forces armées à Bagdad, a assuré que le drone était entré "dans l'espace aérien irakien via la frontière avec la Turquie".

"Ces attaques répétées sont incompatibles avec le principe de bon voisinage entre Etats", a-t-il fustigé dans un communiqué.

«Actions illégales»

A Souleimaniyeh, des centaines de personnes se sont rassemblées mardi dans une mosquée de cette deuxième ville du Kurdistan pour les funérailles d'une des victimes du bombardement.

Des membres des forces de sécurité, sa famille et des habitants ont pris part au cortège funèbre qui s'est rendu au cimetière, d'après un correspondant de l'AFP sur place.

Au Kurdistan d'Irak, le Premier ministre de la région autonome Masrour Barzani a condamné "une violation de la souveraineté", refusant "toutes les actions illégales qui menacent la sécurité du Kurdistan".

La Turquie a installé depuis 25 ans plusieurs dizaines de bases militaires au Kurdistan irakien pour lutter contre le PKK, classé groupe "terroriste" par Ankara et plusieurs pays occidentaux.

Dimanche, au moins quatre membres du PKK ont été tués par une frappe de drone menée par l'armée turque dans le nord de l'Irak, selon les autorités locales kurdes.

En avril, l'Irak a accusé la Turquie d'avoir mené un "bombardement" aux abords de l'aéroport de Souleimaniyeh. Cette frappe avait eu lieu au moment où des soldats américains se trouvaient à l'aéroport ainsi que le commandant d'une coalition syrienne dominée par les Kurdes et alliée à Washington, les Forces démocratiques syriennes (FDS).

"Jour après jour s'intensifient les attaques militaires en territoire irakien et en particulier au Kurdistan d'Irak", ont rappelé mardi les services du président Rachid.

"Nous avons clairement dit aux autorités turques compétentes que l'Irak était disposé à s'asseoir (pour discuter) et combler" ce que la Turquie considère comme des failles sécuritaires, selon eux. "Nous n'avons pas eu de véritables réponses à nos appels".


Cisjordanie : la violence «ne fait qu'empirer», selon l'ONU

Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
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  • Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU
  • Les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions

GENEVE: Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU.

"Alors que les attaques perpétrées par des colons israéliens, ainsi que la création de colonies et d'avant-postes, atteignent des niveaux sans précédent, les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions dont continue d'être victime le peuple palestinien, et pour mettre fin à l'occupation israélienne", a déclaré Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut-Commissariat aux droits de l'homme des Nations unies, dans un communiqué.


Iran: les Gardiens disent avoir frappé trois pétroliers dans le détroit d'Ormuz

Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
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  • Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz
  • "Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter"

TEHERAN: Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim.

"Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter", ont affirmé les forces navales des Gardiens, citées par Tasnim.

 

 


L'Arabie saoudite frappe une milice irakienne soutenue par l'Iran

L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
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  • Le Royaume affirme ne pas rechercher l'escalade

RIYAD : Le ministère saoudien de la Défense a annoncé tôt mercredi avoir frappé des cibles appartenant à des groupes soutenus par l'Iran en Irak.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, le ministère a indiqué que l'Arabie saoudite ne cherchait pas l'escalade, mais qu'elle répondrait à toute agression.

Selon le ministère, l'opération a été menée conjointement avec les forces américaines.

Plus tôt, le ministère avait annoncé avoir intercepté et détruit plusieurs drones mardi soir, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale.

Le porte-parole officiel du ministère, le général de division Turki Al-Malki, a déclaré que ces attaques « terroristes » provenaient une nouvelle fois du territoire irakien et avaient été menées par des milices terroristes soutenues par l'Iran.

Il a réaffirmé le droit inhérent du Royaume à défendre son territoire et ses infrastructures, ainsi que son droit de répondre au moment et à l'endroit qu'il jugera appropriés.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a déclaré que cette « approche agressive adoptée par les milices terroristes affiliées à l'Iran en Irak intervenait alors même que le Royaume déployait des efforts pour contribuer à mettre fin à l'escalade dans la région, de manière à préserver sa sécurité et sa stabilité ».

« Cependant, ces milices terroristes affiliées à l'Iran ont choisi une voie d'escalade irresponsable, en violation du droit international et au mépris des exigences de la fraternité islamique, qui imposent le respect des principes du bon voisinage », poursuit le communiqué.

Des drones lancés depuis l'Irak, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale du Royaume ainsi que Riyad, avaient déjà été interceptés lundi.

Une coalition d'anciens groupes paramilitaires pro-iraniens en Irak a déclaré mercredi que plusieurs personnes avaient été tuées et blessées lors de frappes américano-saoudiennes sur le territoire irakien.

« Ces attaques ont entraîné la mort de plusieurs membres de nos forces, fait plusieurs blessés, et causé des dégâts matériels à plusieurs bâtiments et propriétés », a indiqué dans un communiqué les Forces de mobilisation populaire (PMF), connues en arabe sous le nom de Hashed Al-Shaabi

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com