L'augmentation de la main-d'œuvre féminine stimule la croissance économique de l'Arabie saoudite

Cette augmentation de la participation des femmes au marché du travail peut être attribuée à différents facteurs, notamment un meilleur accès à l'éducation, une baisse des taux de fécondité et un environnement culturel plus inclusif. (Photo/Fournie)
Cette augmentation de la participation des femmes au marché du travail peut être attribuée à différents facteurs, notamment un meilleur accès à l'éducation, une baisse des taux de fécondité et un environnement culturel plus inclusif. (Photo/Fournie)
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Publié le Vendredi 22 septembre 2023

L'augmentation de la main-d'œuvre féminine stimule la croissance économique de l'Arabie saoudite

  • Une étude a montré les progrès significatifs dans l'expansion de la main-d'œuvre féminine en Arabie saoudite, qui atteindra 36% du capital humain total en 2022, contre 19% en 2016
  • Les femmes sont efficaces dans la gestion des entreprises familiales et prennent souvent des décisions d'investissement plus diversifiées et moins motivées par l'émotion

RIYAD: L'économie de l'Arabie saoudite devrait bénéficier de l'augmentation du nombre de femmes sur le marché du travail, car l'initiative Vision 2030 du Royaume, qui vise à améliorer l'emploi des femmes, commence à porter ses fruits sur le plan économique, comme le souligne un récent rapport de S&P Global.
L'étude a montré des progrès significatifs dans l'expansion de la main-d'œuvre féminine en Arabie saoudite, qui atteindra 36% du capital humain total en 2022, contre 19% en 2016, dépassant ainsi l'objectif de Vision 2030 de 30% d'ici à la fin de la décennie.
Cette augmentation de la participation des femmes au marché du travail peut être attribuée à différents facteurs, notamment un meilleur accès à l'éducation, une baisse des taux de fécondité et un environnement culturel plus inclusif.
Cette situation est le fruit du niveau d'éducation qui s'est considérablement amélioré dans le Royaume, avec près de 32% des femmes âgées de 25 ans et plus titulaires d'au moins une licence en 2020, contre 26% en 2017.
L'augmentation de la main-d'œuvre féminine a contribué à porter le taux global de participation à l'emploi en Arabie saoudite à un niveau record de 61,7% en mars 2022, contre 54,2% en juin 2017.
Si le rythme actuel de croissance de la population active se poursuit au cours de la prochaine décennie, S&P Global Ratings Economics estime que l'économie saoudienne pourrait potentiellement atteindre 39 milliards de dollars (1 dollar = 0,94 euro), soit une augmentation de 3,5%. La comparaison a été faite par rapport à un scénario hypothétique avec une croissance historique du taux de participation de la main-d'œuvre enregistrée entre 2000 et 2022.
«Nous estimons que des augmentations du taux de participation global de seulement 1 point de pourcentage par an au cours des dix prochaines années stimuleraient la croissance annuelle du produit intérieur brut (PIB) réel du pays d'une moyenne de 0,3%, à 2,4% par an (contre 2,1%), en supposant que la croissance de la productivité de la main-d'œuvre au cours des dix prochaines années sera identique à celle des vingt dernières années», indique S&P Global dans le rapport.

La richesse des femmes transforme la région

Parallèlement, une nouvelle étude publiée par la First Abu Dhabi Bank et WealthBriefing suggère que l'augmentation de la richesse des femmes est en train de transformer les économies de la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord (Mena).
Le rapport, intitulé «Winning Women in Mena: How Wealth Managers Can Help Further Female Empowerment», attribue l'augmentation du rôle économique des femmes dans la région aux progrès technologiques et à la culture des start-up.
Ce rapport révèle que le Moyen-Orient, en particulier l'Arabie saoudite, a connu une forte augmentation du nombre d’entrepreneuses, une nouvelle entreprise sur trois dans la région étant désormais fondée par des femmes.
Le rapport souligne que les femmes sont efficaces dans la gestion des entreprises familiales et prennent souvent des décisions d'investissement plus diversifiées et moins motivées par l'émotion.
Samira Zakour, directrice générale de First Abu Dhabi Bank, déclare: «Au cours des vingt dernières années, j'ai vu de nombreuses femmes se hisser à la tête de grandes entreprises familiales dans la région. De nombreuses études montrent que les femmes prêtent l’oreille à une plus large variété d'opinions avant de mobiliser des capitaux, ce qui conduit souvent à un investissement moins affectif et, potentiellement, à de meilleurs rendements.»
Selon ce rapport, les femmes ont la capacité d'apporter un nouveau point de vue à la gestion du patrimoine familial, en raison de leur aptitude à identifier de nouvelles opportunités, tout en étant doté de compétences relationnelles pour négocier avec succès les dynamiques complexes au sein des familles.
Le rapport souligne que l'enseignement supérieur chez les femmes de la région Mena a atteint 43% en 2019, dépassant la moyenne mondiale de 36% et la moyenne masculine de 40% dans le monde entier.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Le pétrole bondit après les déclarations Trump sur la fin du cessez-le-feu avec l'Iran

Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
  • Les prix du pétrole ont bondi de plus de 6 % après les déclarations de Donald Trump annonçant la fin du cessez-le-feu avec l’Iran
  • La reprise des tensions au détroit d’Ormuz ravive les craintes sur l’approvisionnement mondial en pétrole, malgré la poursuite possible des négociations

LONDRES: Les cours du pétrole bondissent mercredi après les déclarations de Donald Trump affirmant mettre fin au cessez-le-feu avec l'Iran, dans la foulée d'une reprise des hostilités à la suite d'attaques de bateaux dans le détroit d'Ormuz.

Vers 09H15 GMT (11H15 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, s'envolait de 6,45% à 78,94 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en août, grimpait de 6,49% à 75,01 dollars.

Les deux références du brut évoluaient à leurs plus hauts niveaux depuis deux semaines.

Le président américain a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", qualifiant les Iraniens de "menteurs".

"En ce qui me concerne, c'est terminé (...) c'est juste une perte de temps de négocier avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il affirmé, interrogé sur le cessez-le-feu avec l'Iran, qu'il a qualifié de pays "malade".

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions.

Si "le prix du baril a fortement progressé" ce matin, il n'est pas revenu à ses plus hauts atteints durant la guerre, tempère John Plassard, analyste chez Cité Gestion, interrogé par l'AFP.

L'analyste voit davantage une "pause" du cessez-le-feu que sa fin, car si le président américain dit qu'il "est terminé, c'est aussi un moyen de mettre de la pression".

Donald Trump n'a, selon lui, "aucun intérêt à ce que les discussions s'arrêtent totalement", pour des raisons électorales, après avoir mis en avant les prix bas à la pompe dans sa campagne.

Trois navires ont été frappés en 24 heures dans le détroit d'Ormuz, a rapporté l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO mardi. Le Qatar et l'Arabie saoudite ont imputé deux de ces attaques à l'Iran.

Dénonçant des "attaques iraniennes" et une "violation flagrante du cessez-le-feu", l'armée américaine a lancé une série de "frappes puissantes" contre l'Iran, touchant plus de 80 cibles, dont des systèmes iraniens de défense antiaérienne.

Ces tirs américains ont déclenché mercredi des représailles de Téhéran, qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien.

Le protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique, prévoit la réouverture du passage stratégique d'Ormuz ainsi que la levée des sanctions américaines sur le pétrole iranien.


Le patron de TotalEnergies voit la Syrie comme une «route alternative» pour le pétrole

  • "Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas"
  • "C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient"

DAMAS: La Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz, a déclaré mardi à Damas le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, en marge de la visite d'Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas", a-t-il dit à des journalistes juste avant l'annonce de l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où le président français avait passé la nuit.

"C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "ce qui vient de passer avec le détroit d'Ormuz" dans le Golfe, bloqué durant la guerre américano-israélienne contre l'Iran, "lui donne également plus d'importance", "puisqu'on voit bien que maintenant, si on veut investir au Moyen-Orient, il va falloir qu'on trouve des routes alternatives".

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Irak et la Syrie ont récemment évoqué un projet de restauration de l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies.

TotalEnergies a conclu un mémorandum d'entente avec la Syrie pour un bloc d'exploration offshore en Méditerranée, mais n'a pas encore d'autre projet spécifique dans le pays, a souligné Patrick Pouyanné.

Sa visite à Damas, la première depuis la fin de la guerre civile en 2024, vise à "rencontrer les autorités" pour "des prises de contact", a-t-il précisé.

"Laissons au gouvernement le temps de prendre le contrôle de ce pays. Il ne faut pas trop demander" après plus de 13 ans de guerre civile, "il faut être un peu patient", a-t-il ajouté.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com