L'Ukraine a percé la défense russe sur le front Sud, assure un général à CNN

Cette image satellite diffusée le 23 septembre 2023 par Planet Labs PBC montre une vue aérienne de la ville de Sébastopol après qu'un missile a frappé le quartier général de la flotte moscovite de la mer Noire en Crimée annexée le 22 septembre 2023, déclenchant un gigantesque incendie et laissant au moins un militaire russe manquant à l'appel.  (Photo diffusée par  Planet Labs PBC AFP)
Cette image satellite diffusée le 23 septembre 2023 par Planet Labs PBC montre une vue aérienne de la ville de Sébastopol après qu'un missile a frappé le quartier général de la flotte moscovite de la mer Noire en Crimée annexée le 22 septembre 2023, déclenchant un gigantesque incendie et laissant au moins un militaire russe manquant à l'appel. (Photo diffusée par Planet Labs PBC AFP)
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Publié le Samedi 23 septembre 2023

L'Ukraine a percé la défense russe sur le front Sud, assure un général à CNN

  • Si cette contre-offensive n'a jusqu'à présent permis que de reprendre une poignée de villages dévastés, les forces ukrainiennes sont parvenues à atteindre des premières lignes russes dans le Sud
  • «Sur le flanc gauche, nous avons réalisé une percée et nous continuons d'avancer», a assuré le général ukrainien Oleksandre Tarnavsky à CNN, tout en reconnaissant une progression plus lente que ce qui était espéré

KIEV, Ukraine : L'armée ukrainienne a percé les premières lignes de défense russes sur le front Sud, a assuré le général en charge de la difficile contre-offensive que mène Kiev, dans un entretien à la chaîne américaine CNN diffusé samedi.

Forte des livraisons d'armes occidentales, l'Ukraine a lancé début juin une vaste contre-offensive dans le Sud et l'Est pour repousser les forces russes des territoires qu'elles occupent. Cette opération a longtemps buté sur les puissantes lignes fortifiées par Moscou, faites de vastes champs de mines, de tranchées et de pièges antichars.

Si cette contre-offensive n'a jusqu'à présent permis que de reprendre une poignée de villages dévastés, les forces ukrainiennes sont parvenues à atteindre des premières lignes russes dans le Sud avec la capture début septembre de la localité de Robotyné, dans la région de Zaporijjia. Les combats se déroulent désormais à l'Est de ce village, près de Verbové.

«Sur le flanc gauche, nous avons réalisé une percée et nous continuons d'avancer», a assuré le général ukrainien Oleksandre Tarnavsky à CNN, tout en reconnaissant une progression plus lente que ce qui était espéré.

L'opération ne se déroule «pas aussi vite qu'on le pensait, pas comme dans les films sur la Seconde Guerre mondiale», a-t-il déclaré.

Pour Kiev, l'essentiel est de «ne pas perdre l'initiative», a-t-il ajouté. L'objectif direct est désormais de prendre le bastion russe de Tokmak, important noeud logistique situé à 20 kilomètres au Sud de la ligne de front actuelle.

«Pour l'instant, les forces russes comptent sur la profondeur de leur ligne de défense», a-t-il constaté, tout en estimant que l'arrivée de l'hiver ne ralentira pas la contre-offensive, qui se déroule par petites unités sans véhicules après les pertes en blindés subies au cours des premières semaines.

«À l'heure actuelle, ni l'ennemi ni nous n'utilisons de grandes formations, compagnies, bataillons ou brigades. Nous utilisons des escouades d'assaut, des groupes de 10 à 15 hommes», a-t-il expliqué.

Les forces ukrainiennes «effectuent un travail titanesque en concentrant les tirs ennemis sur soi et en utilisant tous les moyens dont elles disposent pour survivre», a encore dit le général.

L'Ukraine est également parvenue ces dernières semaines à prendre deux villages sur le front Est, au Sud de la ville dévastée de Bakhmout prise par la Russie en mai.

Vendredi, l'armée ukrainienne a frappé le quartier général de la flotte russe de la mer Noire à Sébastopol, en Crimée annexée, affirmant avoir tué de hauts commandants, ce que Moscou n'a pas confirmé.

Kiev affirme que de «hauts» commandants de la flotte russe ont été tués lors de l'attaque sur Sébastopol

L'armée ukrainienne a affirmé samedi avoir tué ou blessé «de hauts commandants» de la marine russe lors de sa frappe la veille contre le quartier général de la flotte de la mer Noire à Sébastopol, en Crimée annexée.

«Les détails de l'attaque seront révélés dès que possible et le résultat se traduit par des dizaines de morts et de blessés parmi les occupants, y compris de hauts commandants de la flotte», a déclaré l'armée de Kiev. Elle a affirmé que l'attaque avait eu lieu «au cours d'une réunion des dirigeants de la marine russe».

L'armée ukrainienne a déclaré que l'attaque s'était produite alors que se déroulait «une réunion de responsables de la marine russe».

Le chef des services de renseignement ukrainiens, Kyrylo Boudanov, a affirmé que l'attaque avait tué «au moins neuf personnes», dont des généraux, dans des commentaires à Voice of America.

L'AFP n'était pas en mesure de vérifier cette information.

M. Boudanov a refusé de dire si des missiles de fabrication occidentale avaient été utilisés dans l'attaque.

La Russie a déclaré qu'un de ses militaires était porté disparu après l'attaque.

Samedi, le gouverneur de Sébastopol, installé par Moscou, a mis en garde contre la possibilité d'une nouvelle attaque de missiles ukrainiens.

«Attention, danger de missile ! Danger de missile !» a averti Mikhail Razvojaïev sur Telegram. «Fermez bien vos fenêtres et ne vous en approchez pas», a-t-il ajouté, demandant aux personnes se trouvant dans des voitures et les transports publics d'aller se mettre à l'abri.

Il a peu après annoncé que «le danger est terminé».

M. Razvojaïev avait précisé auparavant que des «fragments» de missile étaient tombés aux abords de Sébastopol.

La région ukrainienne de Crimée, annexée par Moscou en 2014 et la ville de Sébastopol, où se situe le QG de la marine visé, sont au cœur du dispositif militaire russe pour son invasion de l'Ukraine, à la fois pour approvisionner les troupes occupant le sud ukrainien et pour mener des frappes de missiles depuis la mer.

 

 


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.