Le Royaume-Uni ouvre la saison des congrès avant la campagne électorale

Les «Lib Dems», dirigés par Ed Davey, sont quant à eux crédités d'une dizaine de points lors du scrutin qui doit se tenir au plus tard début 2025, mais qui selon la presse est envisagé pour l'automne 2024. (AFP)
Les «Lib Dems», dirigés par Ed Davey, sont quant à eux crédités d'une dizaine de points lors du scrutin qui doit se tenir au plus tard début 2025, mais qui selon la presse est envisagé pour l'automne 2024. (AFP)
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Publié le Samedi 23 septembre 2023

Le Royaume-Uni ouvre la saison des congrès avant la campagne électorale

  • Dans la perspective des prochaines législatives, les sondages annoncent une large victoire de l'opposition travailliste, qui devance les conservateurs, au pouvoir depuis 13 ans, d'une vingtaine de points
  • Parmi les thèmes qui s'annoncent pour la campagne, crise du coût de la vie, lutte contre l'immigration illégale, contre le réchauffement climatique et les relations avec l'Union européenne

LONDRES: La saison des congrès des partis politiques s'ouvre samedi au Royaume-Uni avant les élections attendues l'année prochaine, le petit parti libéral démocrate ouvrant le bal samedi dans le sud de l'Angleterre.

Dans la perspective des prochaines législatives, les sondages annoncent une large victoire de l'opposition travailliste, qui devance les conservateurs, au pouvoir depuis 13 ans, d'une vingtaine de points (actuellement 45% contre 26%).

Parmi les thèmes qui s'annoncent pour la campagne, crise du coût de la vie, lutte contre l'immigration illégale, contre le réchauffement climatique et les relations avec l'Union européenne.

Les "Lib Dems", dirigés par Ed Davey, sont quant à eux crédités d'une dizaine de points lors du scrutin qui doit se tenir au plus tard début 2025, mais qui selon la presse est envisagé pour l'automne 2024.

Ils disposent actuellement de 15 députés à la Chambre des Communes - sur 650 - derrière les conservateurs (352), les travaillistes (196) et les indépendantistes écossais du SNP (44).

Fort de plusieurs victoires récentes lors d'élections législatives partielles, le parti centriste entend tirer le "pistolet de départ" de sa campagne pour "démolir le mur bleu", c'est à dire les bastions conservateurs du sud de l'Angleterre, a déclaré Daisy Cooper, numéro deux du parti, avant l'ouverture du congrès à Bournemouth.

Le chef du parti Ed Davey a quant à lui écarté "à 100%" tout accord pré-électoral avec les travaillistes.

"J'ai dit lors de toutes les élections partielles depuis que j'ai accédé à la tête du parti qu'il n'y aurait aucun accord", a-t-il déclaré vendredi dans l'émission 5 News.

Sur la BBC, il a en outre rappelé le changement de ligne du parti sur le Brexit, les "Lib Dems" excluant désormais de plaider pour que le Royaume-Uni réintègre l'UE.

"Nous voulons que la Grande-Bretagne soit de retour au coeur de l'Europe, mais nous sommes réalistes sur le fait que ça prendra du temps", a déclaré Ed Davey.

Dans le paysage politique britannique, seul les indépendantistes du SNP plaident pour un retour au sein l'Union européenne. Mais celui-ci ne concernerait qu'une Ecosse qui deviendrait indépendante, perspective qui semble actuellement très lointaine.

Menés par le Premier ministre Rishi Sunak, les conservateurs organisent quant à eu leur congrès du 1er au 4 octobre à Manchester, avant les travaillistes, qui se rassembleront autour de leur chef Keir Starmer du 8 au 11 octobre à Liverpool.


L'armée américaine dit avoir mené une nouvelle série de frappes en Iran, sur 90 cibles

Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Selon le Centcom, ces frappes visent à réduire les capacités de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz

WASHINGTON: L'armée américaine a atteint quelque 90 "cibles militaires" en Iran, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, lors de sa dernière série de frappes, a annoncé mercredi soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

"Les Etats-Unis ont achevé une nouvelle série de frappes contre l'Iran, le 8 juillet, afin de dégrader davantage la capacité de l'Iran à s'en prendre au transport maritime commercial et à d'innocents marins civils dans le détroit d'Ormuz", a détaillé le Centcom dans un communiqué publié sur X.


Les Etats-Unis vont retirer la Syrie de leur liste des Etats soutenant le terrorisme

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
  • Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024
  • "C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont annoncé mercredi qu'ils allaient retirer la Syrie de leur liste noire des pays accusés de soutenir le terrorisme, une classification vieille de plusieurs dizaines d'années qui limitait les investissements dans ce pays.

Le secrétaire d'Etat Marco Rubio a officiellement informé le Congrès de cette décision attendue de longue date, qui sera effective dans 45 jours, à moins que les parlementaires ne choisissent, de manière inattendue, de la bloquer.

Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024.

"C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué.

"Lever les sanctions contre la Syrie va débloquer le commerce international et les investissements, donner à la Syrie une chance de se reconstruire, et ouvrir un nouveau chapitre pour le peuple syrien", a-t-il poursuivi.

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie.

Le président américain avait auparavant publiquement poussé en faveur d'un accord de paix entre Israël et la Syrie, mais a finalement choisi de lever cette classification malgré l'absence de progrès dans les négociations.

Dans son communiqué, Marco Rubio a expliqué que cette décision avait été prise après avoir reçu des "assurances formelles" de la part d'Ahmed al-Chareh selon lesquelles "la Syrie ne soutiendra pas d'actes de terrorisme international à l'avenir".

Il a soutenu qu'une "Syrie stable, unifiée et en paix avec elle-même et avec ses voisins ne sera pas seulement bénéfique pour la région, mais pour le monde entier".

Donald Trump avait commencé à lever la plupart des sanctions contre la Syrie il y a un an, après que la Turquie et l'Arabie saoudite l'ont encouragé à rencontrer Ahmed al-Chareh.

"Il fait un travail incroyable pour unifier la Syrie", a affirmé le président américain à son sujet lors de la rencontre à Ankara.

La Syrie était sur la liste américaine des pays accusés de soutenir le terrorisme depuis sa création en 1979.

Après cette décision, seuls l'Iran, la Corée du Nord et Cuba demeurent sur cette liste.

 


Trump affirme que le cessez-le-feu avec l'Iran est « terminé»

Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
  • Donald Trump affirme que le dossier iranien est « terminé » pour lui, tout en laissant la porte ouverte à une reprise des négociations par ses émissaires
  • Les tensions restent vives entre Washington et Téhéran, sur fond de frappes, de représailles militaires et d'accusations mutuelles de violation du cessez-le-feu

ANKARA: Le président américain Donald Trump a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", ouvrant toutefois la porte à une reprise éventuelle des discussions.

"En ce qui me concerne, c'est terminé", a-t-il lancé au deuxième jour d'un sommet de l'Otan.

"C'est juste une perte de temps de discuter avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il ajouté.

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions, après l'avoir consulté.

Jared Kushner et Steve Witkoff sont "de bons négociateurs, ils veulent négocier", a-t-il ainsi affirmé, mais "ils doivent revenir vers moi".

Le président américain n'a pas eu de mots assez durs contre les dirigeants iraniens qu'il a qualifiés d'"ordures" avec qui il refusait désormais de discuter.

"Je ne veux plus avoir affaire à eux, ce sont des ordures. (...) ce sont des malades", a-t-il encore affirmé .

"Ils sont vicieux, ce sont des gens violents, et s'ils avaient l'arme nucléaire, ils l'utiliseraient", a-t-il ajouté, aux côtés du secrétaire général de l'Otan Mark Rutte, affirmant avoir pourtant obtenu un accord avec l'Iran.

"Tout le monde est d'accord : pas d'arme nucléaire. On passe un marché. Ils sortent, plaisantent devant la presse, ils disent qu'on n'en a même jamais parlé. Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond chez eux, ils sont fous", a-t-il encore déclaré.

Les Etats-Unis ont frappé plus de 80 cibles en Iran en riposte à des tirs iraniens sur des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz, déclenchant mercredi des représailles de Téhéran qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien après les attaques de navires. Les deux camps s'accusent de violer leur protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique.