Incident à la frontière israélo-libanaise

Une photo prise depuis le village de Houla, au sud du Liban, montre la barrière frontalière entre le Liban et Israël, près du kibboutz de Manara, au nord d'Israël, le 30 août 2023. (AFP)
Une photo prise depuis le village de Houla, au sud du Liban, montre la barrière frontalière entre le Liban et Israël, près du kibboutz de Manara, au nord d'Israël, le 30 août 2023. (AFP)
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Publié le Samedi 23 septembre 2023

Incident à la frontière israélo-libanaise

  • Selon les médias israéliens, le véhicule s'est introduit en Israël deux mètres au-delà de la Ligne bleue, frontière délimitée par l'ONU après le retrait des troupes israéliennes du Liban en 2000
  • Durant l'incident, deux grenades fumigènes ont été lancées depuis le territoire libanais vers un secteur où est déployée la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), dans le sud du Liban

JERUSALEM: Les forces israéliennes et libanaises ont échangé samedi des tirs de grenades lacrymogènes et fumigènes à la frontière, en s'accusant mutuellement d'avoir violé la Ligne bleue entre les deux pays.

A Jérusalem, l'armée israélienne a affirmé que ses forces stationnées à la frontière avaient utilisé des "moyens anti-émeutes" contre un véhicule de génie civil libanais qui s'est, selon elle, brièvement introduit en territoire israélien.

Le véhicule, une "pelleteuse de génie civil", est retourné en territoire libanais après avoir "franchi la Ligne bleue depuis le Liban et être entré en territoire israélien dans la zone du Mont Dov", a indiqué le communiqué de l'armée, sans fournir d'autres précisions.

Interrogé par l'AFP, un porte-parole militaire israélien a dit ne pas pouvoir préciser la nature des "moyens anti-émeutes" mais dans la terminologie utilisée par l'armée il s'agit généralement de grenades fumigènes et assourdissantes.

Selon les médias israéliens, le véhicule s'est introduit en Israël deux mètres au-delà de la Ligne bleue, frontière délimitée par l'ONU après le retrait des troupes israéliennes du Liban en 2000.

Durant l'incident, deux grenades fumigènes ont été lancées depuis le territoire libanais vers un secteur où est déployée la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), dans le sud du Liban, selon les médias israéliens.

A Beyrouth, l'armée libanaise a affirmé dans un communiqué que "des membres des (forces) de l'ennemi israélien ont violé (la Ligne bleue) et tiré des fumigènes sur une patrouille de l'armée libanaise accompagnant un bulldozer qui enlevait un monticule de terre érigé par l'ennemi israélien au nord de la frontière (...) La patrouille a riposté à l'agression en tirant des gaz lacrymogènes sur les (forces israéliennes), les forçant à se retirer".

La Finul fait tampon entre Israël et le Liban qui, après différents conflits, demeurent techniquement en état de guerre. La frontière entre ces deux pays reste le théâtre d'incidents sporadiques.

Le Mont Dov, un versant du Mont Hermon, est le nom utilisé par Israël pour désigner les fermes de Chebaa, un secteur revendiqué par le Liban mais qui, selon l'ONU, fait partie du Golan syrien occupé par Israël.

Ces derniers mois les incidents se sont multipliés le long de la frontière. Le sud du Liban, frontalier d'Israël, est considéré comme un fief du mouvement armé du Hezbollah, bête noire d'Israël.

En juillet, l'armée israélienne a mené des frappes sur le sud du Liban après un tir de missile antichar non revendiqué effectué selon elle à partir de cette région.


Le guide suprême de l'Iran n'aurait plus de contact direct en raison des craintes d'une attaque

Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
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  • Mojtaba Khamenei communiquerait via des intermédiaires de confiance
  • Il ne ferait que donner des orientations générales sur les négociations, selon le rapport

DUBAI : Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei opère depuis un lieu tenu secret avec un accès limité au monde extérieur, s'appuyant sur un réseau de courriers pour relayer les messages, alors que les dirigeants du pays craignent de nouvelles frappes ciblées, selon une exclusivité de CBS News citant des responsables américains familiers avec le renseignement.

Le rapport de dimanche affirmait que les problèmes de communication au sein de la direction de l'Iran étaient devenus un obstacle majeur dans les négociations avec l'administration de Donald Trump, les responsables iraniens autorisés à dialoguer avec Washington ayant du mal à communiquer même au sein de leur propre système.

Des responsables américains ont déclaré à CBS que lorsque des propositions étaient envoyées à Téhéran, des délais importants s'écoulaient avant que les réponses ne soient reçues, car les messages devaient d'abord passer par des intermédiaires pour parvenir au dirigeant suprême.

Selon CBS, les dirigeants iraniens ont adopté des mesures de sécurité extrêmes à la suite des frappes américaines et israéliennes menées dans le cadre de l'opération Epic Fury, qui, selon les services de renseignement, ont permis de cibler et de tuer plusieurs personnalités iraniennes de haut rang.

La plupart des hauts responsables passeraient désormais des semaines à l'intérieur de bunkers lourdement fortifiés, évitant tout contact direct et limitant les communications, sauf en cas de nécessité.

Le rapport ajoute que même les hauts responsables iraniens ne savent pas exactement où se trouve le guide suprême ou n'ont pas de ligne de communication directe avec lui.

Les messages sont transmis par l'intermédiaire de courriers de confiance spécialement utilisés pour dissimuler sa position, et il ne donnerait que des indications générales sur les questions qui peuvent être négociées et celles qui restent hors de portée.

M. Khamenei, qui a succédé à son père assassiné, l'ayatollah Ali Khamenei, n'est pas apparu en public depuis le début de la guerre.


Piratée, l'application de Tunisie Telecom envoie un message critique du pouvoir

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
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  • L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application
  • Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche

TUNIS: Au lieu d'une offre promotionnelle, un message critique du pouvoir: à la suite d'une cyberattaque, des clients de Tunisie Telecom ont reçu, via l'application de l'opérateur public tunisien, un texte dénonçant la situation politique et économique du pays.

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante".

"Des promesses et des slogans, pour quel résultat?", demandait-il.

Incrédules et surpris, de nombreux Tunisiens ont aussitôt partagé des captures d'écran sur Facebook.

Il n'a pas été possible de confirmer combien de personnes avaient reçu ce message.

L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application.

Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche.

"Tunisie Telecom confirme que son application numérique MyTT a fait l'objet d'une cyberattaque aujourd'hui, qui a été détectée immédiatement et neutralisée avec succès en un temps record grâce aux mécanismes de protection et de surveillance mis en place, sans aucun impact sur la sécurité des données ni sur la continuité du service", a écrit l'opérateur.

"Par ailleurs, Tunisie Telecom souligne que la notification reçue par certains clients est sans lien avec les activités de l'entreprise ni avec les objectifs de cette application purement commerciale, conçue avant tout pour servir nos clients", a-t-il ajouté.

Des ONG tunisiennes et internationales dénoncent un recul des droits et libertés en Tunisie depuis le coup de force, en juillet 2021, du président Kais Saied, à la suite duquel il s'est octroyé de très larges pouvoirs.


Sud du Liban: Israël annonce la mort d'un de ses soldats

Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
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  • Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails
  • Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi la mort d'un de ses soldats survenue la veille dans le Sud du Liban, portant à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le déclenchement le 2 mars de la guerre avec le Hezbollah.

Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails.

Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah.