Des mesures au Liban pour interdire les livres scolaires montrant le drapeau israélien en couverture

Des enfants assistent à un cours dans une école destinée aux réfugiés syriens dans le village libanais de Qaraoun, dans l'ouest de la vallée de la Bekaa (Photo d'archives de l'AFP).
Des enfants assistent à un cours dans une école destinée aux réfugiés syriens dans le village libanais de Qaraoun, dans l'ouest de la vallée de la Bekaa (Photo d'archives de l'AFP).
Short Url
Publié le Vendredi 29 septembre 2023

Des mesures au Liban pour interdire les livres scolaires montrant le drapeau israélien en couverture

  • Le ministère a contrôlé la copie et la réimpression des manuels publiés par le Centre éducatif pour la recherche et le développement
  • La préparation du manuel est soumise à des spécifications éducatives stipulées dans les documents du Centre éducatif pour la recherche et le développement.

BEYROUTH : Le ministère libanais de l'Éducation a mis en garde les écoles du Liban contre l'adoption de copies du livre « Éducation nationale et éducation civique » avec le drapeau israélien en couverture.

Le livre, qui a été réimprimé par une maison d'édition non identifiée pour être vendu sur les marchés, comportait une photo du bâtiment des Nations unies en couverture, avec le drapeau israélien parmi ceux d'autres pays.

Le ministère a contrôlé la copie et la réimpression des manuels publiés par le Centre éducatif pour la recherche et le développement, notamment « Éducation nationale et éducation civique ».

Cependant, l'impression et la distribution des écoles officielles sont réservées au Centre éducatif pour la recherche et le développement, conformément à la constitution et à l'accord de Taëf.

Le service de presse du ministre de l'Éducation Abbas Al-Halabi a déclaré qu'il avait décidé de prendre des mesures légales et de poursuivre « tous ceux qui ont commis des actes frauduleux de copie, d'impression et de déformation du manuel d'éducation unifié et qui ont violé le droit exclusif du Centre éducatif pour la recherche et le développement de reproduire la série de manuels nationaux ».

Le ministre a appelé les autorités de sécurité à prendre des mesures pour contrer ce phénomène, qui a été principalement causé par les conditions économiques, la baisse de la valeur de la livre libanaise par rapport au dollar, et le fait qu'aucune société ou maison d'édition n’ait participé aux appels d'offres désignés pour l'impression du livre national.

Hiam Ishaq, directrice du Centre éducatif pour la recherche et le développement, a déclaré à Arab News que des poursuites judiciaires avaient déjà été engagées il y a quelque temps contre des maisons d'édition qui produisaient illégalement des manuels, et que des avertissements et des mesures avaient été mis en œuvre à leur encontre.

Cependant, le propriétaire de cette maison d'édition a récidivé, cette fois et commis une grave erreur liée à l'existence d'un drapeau israélien sur la couverture du livre.

La préparation du manuel est soumise à des spécifications éducatives stipulées dans les documents du Centre éducatif pour la recherche et le développement.

Le Dr. Ishaq a précisé que le manuel de l'Éducation Nationale s'étend du primaire au secondaire.

« Le Centre national d'éducation pour la recherche et le développement lance des appels d'offres auprès des maisons d'édition qui souhaitent imprimer le manuel, et le ministère de l'Éducation leur achète le manuel », explique Ishaq.  

« Mais avec l'effondrement de la livre libanaise et le fait que l'État ne traite qu'en livres libanaises, aucune maison d'édition ne s'est portée candidate cette année pour imprimer le manuel. »

« L’UNICEF imprimait les manuels depuis deux ans, mais il nous a informés qu'il n'avait pas de budget pour cela cette année. »

« L’organisme avait l'habitude de demander aux élèves des écoles publiques qui recevaient des manuels gratuitement de les recycler en les donnant aux élèves qui passaient dans la même classe, à l'exception des livres de travaux pratiques qui ne pouvaient être réutilisés. »

« Face à ce chaos, les maisons d'édition ont décidé d'imprimer les manuels et de les vendre, ce qui est contraire à la loi et viole la propriété intellectuelle et le droit légal à la production. »

Selon Ishaq, le Centre national d'éducation pour la recherche et le développement se tournerait vers le livre électronique - un projet qui serait passé au stade de mise en œuvre.

« Le problème réside dans le fait que tous les élèves des écoles publiques ne disposent pas d'un appareil permettant d'utiliser cette application, et nous risquons d'avoir recours à une version PDF des leçons demandées aux élèves » a-t-elle conclu.

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com

 


Israël confirme au Pentagone vouloir rester dans des «zones de sécurité» au Liban, en Syrie et à Gaza

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza. (AFP)
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza. (AFP)
Short Url
  • Les dirigeants israéliens évoquent régulièrement ces "zones de sécurité" dont les contours restent flous mais que les autorités israéliennes placent le long des frontières israéliennes
  • Le bureau de M. Katz a indiqué avoir fait part à son homologue américain de "la détermination d'Israël à rester dans les zones de sécurité en Syrie, à Gaza et au Liban afin de protéger les frontières d'Israël"

JERUSALEM: Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza.

Cette déclaration intervient alors que les Etats-Unis ont annoncé que les négociations menées mardi et mercredi à Rome entre Israël et le Liban avaient été "positives" et que le processus de mise en œuvre de "zones pilotes", d'où les troupes israéliennes doivent se retirer, commencerait "dans les prochains jours".

Le président américain Donald Trump avait demandé au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de retirer les forces israéliennes de Syrie et du Liban, selon un article publié mardi par le média américain Axios.

Les dirigeants israéliens évoquent régulièrement ces "zones de sécurité" dont les contours restent flous mais que les autorités israéliennes placent le long des frontières israéliennes.

Dans un communiqué, le bureau de M. Katz a indiqué avoir fait part à son homologue américain de "la détermination d'Israël à rester dans les zones de sécurité en Syrie, à Gaza et au Liban afin de protéger les frontières d'Israël et les communautés situées près de la frontière contre les menaces que représentent les forces jihadistes".

"Nous n'avons jamais demandé aux Etats-Unis d'opérer à notre place le long de nos frontières", ajoute le communiqué du cabinet de M. Katz.

Au Liban et à Gaza, les forces israéliennes sont présentes sur le terrain, où elles mènent quotidiennement des opérations contre le Hezbollah et le Hamas.

Au Liban, les forces israéliennes restent déployées dans ce que l'armée décrit comme une "zone de sécurité" s'étendant sur environ 10 kilomètres à l'intérieur du territoire libanais et poursuit des frappes limitées dans le sud.

A Gaza, l'armée israélienne contrôle 60% du territoire. Elle est notamment présente sur l'ensemble du périmètre extérieur du territoire palestinien, le long des frontières entre Israël et l'Egypte.

Après le renversement, en décembre 2024, de Bachar al-Assad, Israël a envoyé des troupes dans une zone tampon surveillée par l'ONU qui séparait les forces israéliennes et syriennes sur le plateau du Golan.

Depuis lors, Israël a mené des incursions répétées sur le territoire syrien, ainsi que des bombardements, et a déclaré vouloir instaurer une zone démilitarisée dans le sud de ce pays.


Le Premier ministre irakien condamne une « attaque de drone» au-dessus d'Erbil

Le Premier ministre irakien Ali al-Zaïdi a condamné une "attaque de drones" qui a violé l'espace aérien d'Erbil, dans la région du Kurdistan (nord), a indiqué jeudi son cabinet, après que plusieurs drones ont été abattus. (AFP)
Le Premier ministre irakien Ali al-Zaïdi a condamné une "attaque de drones" qui a violé l'espace aérien d'Erbil, dans la région du Kurdistan (nord), a indiqué jeudi son cabinet, après que plusieurs drones ont été abattus. (AFP)
Short Url
  • Il s'agit des premières attaques de drones signalées près du consulat à Erbil depuis le début d'un fragile cessez-le-feu en avril
  • Les forces kurdes de lutte antiterroriste ont assuré que les forces de la coalition antijihadiste dirigée par les Etats-Unis avaient "abattu et détruit huit drones chargés d'explosifs au-dessus d'Erbil entre 20H53 et 21H20"

ERBIL: La coalition antijihadiste dirigée par les Etats-Unis a abattu plusieurs drones mercredi au-dessus d'Erbil, la capitale de la région autonome du Kurdistan irakien, ont annoncé les forces kurdes.

Des journalistes de l'AFP ont dit avoir vu des drones survoler Erbil, dans le nord de l'Irak, avant d'être touchés par la défense antiaérienne, provoquant des explosions et une fumée visible près du consulat américain, qui a déjà été la cible d'attaques de drones et de roquettes depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

Il s'agit des premières attaques de drones signalées près du consulat à Erbil depuis le début d'un fragile cessez-le-feu en avril.

Les forces kurdes de lutte antiterroriste ont assuré que les forces de la coalition antijihadiste dirigée par les Etats-Unis avaient "abattu et détruit huit drones chargés d'explosifs au-dessus d'Erbil entre 20H53 et 21H20" (17H53 et 18H20 GMT).

Il n'a pas été fait état de victimes.

Aucun groupe n'a revendiqué ces attaques dans l'immédiat. Elles coïncident avec la visite du nouveau Premier ministre irakien Ali al-Zaïdi à Washington, où il a rencontré le président américain Donald Trump.

Le Kurdistan irakien, une région riche en pétrole où sont présentes des forces américaines, a été visé depuis le début de la guerre déclenchée contre l'Iran par les Etats-Unis et Israël le 28 février. Des groupes armés irakiens pro-iraniens ont été à l'origine de la plupart de ces attaques.

Ceux-ci ont pris pour cible plus de 600 fois des installations américaines en Irak.

L'Iran a également procédé à des frappes contre des rebelles kurdes iraniens basés au Kurdistan irakien pendant la guerre et même après l'entrée en vigueur du cessez-le-feu.

 


L'Iran menace de réduire à néant des infrastructures du Moyen-Orient si les siennes sont attaquées 

L'état-major iranien a prévenu jeudi que l'Iran réduirait à néant des infrastructures du Moyen-Orient si les siennes sont attaquées, après des menaces de Donald Trump de viser des ponts et des centrales électriques. (AFP)
L'état-major iranien a prévenu jeudi que l'Iran réduirait à néant des infrastructures du Moyen-Orient si les siennes sont attaquées, après des menaces de Donald Trump de viser des ponts et des centrales électriques. (AFP)
Short Url
  • "Toutes les infrastructures de la région seront écrasées sous les coups d'acier des puissantes forces armées de la République islamique d'Iran, à tel point qu'il n'en restera aucune trace, comme si elles n'avaient jamais existé"
  • Donald Trump a affirmé mardi sur la chaîne Fox News qu'il frapperait des centrales électriques et des ponts en Iran la semaine prochaine, à moins que les Iraniens ne "s'assoient à la table des négociations"

TEHERAN: L'état-major iranien a prévenu jeudi que l'Iran réduirait à néant des infrastructures du Moyen-Orient si les siennes sont attaquées, après des menaces de Donald Trump de viser des ponts et des centrales électriques.

"Toutes les infrastructures de la région seront écrasées sous les coups d'acier des puissantes forces armées de la République islamique d'Iran, à tel point qu'il n'en restera aucune trace, comme si elles n'avaient jamais existé", a affirmé le commandement interarmées iranien dans un communiqué réagissant aux menaces proférées par le président américain.

Donald Trump a affirmé mardi sur la chaîne Fox News qu'il frapperait des centrales électriques et des ponts en Iran la semaine prochaine, à moins que les Iraniens ne "s'assoient à la table des négociations".