Estrosi crée la polémique: le drapeau israélien sur l’hôtel de ville de Nice ne passe pas

Le drapeau israélien sur le fronton de la mairie de Nice. (Twitter)
Le drapeau israélien sur le fronton de la mairie de Nice. (Twitter)
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Publié le Mardi 18 mai 2021

Estrosi crée la polémique: le drapeau israélien sur l’hôtel de ville de Nice ne passe pas

  • Sur son compte Twitter, le maire de Nice, Christian Estrosi, a écrit : « Face au terrorisme du Hamas, toutes nos pensées et notre soutien à Israël »
  • L’initiative d’Estrosi est en contradiction avec son propre arrêté municipal de 2014 «interdisant l'utilisation ostentatoire de tous les drapeaux étrangers sur l'hyper centre» de la ville

NICE: Sur le fronton de la mairie de Nice, aux côtés du drapeau français et de l’aigle du comté niçois, flotte depuis quelques jours le drapeau israélien. Cet acte dont l'initiateur n'est autre que le maire de la ville Christian Estrosi, contredit les termes d'un arrêté municipal émis par Estrosi lui-même en 2014, «interdisant l'utilisation ostentatoire de tous les drapeaux étrangers sur l'hyper centre » de la ville.

Sur son compte Twitter, le maire de Nice, Christian Estrosi, a écrit : « Face au terrorisme du Hamas, toutes nos pensées et notre soutien à Israël ».

Quelques temps après la publication de son premier tweet,  Estrosi a exprimé son soutien à l'égard des Palestiniens qui seraient « otages du Hamas ».

En réponse à ce message publié par le maire de la cinquième ville la plus peuplée de France, ce sont les internautes qui se sont exprimés en premier, faisant part de leur « stupéfaction » sur les réseaux sociaux.

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Sur sa page twitter, l’Ambassade d’Israël en France a de son côté exprimé sa « gratitude » pour « cette marque de solidarité exemplaire. Nos deux drapeaux côte à côte sont le symbole de notre résistance face au terrorisme et de notre attachement à nos valeurs communes qui vaincront ».

Patrick Allemand dénonce «une erreur»

Contacté par ArabNews en français, le socialiste Patrick Allemand, traditionnel opposant politique à la mairie de Nice a indiqué que « ce qui est gênant, c’est le fait qu’à travers la présence de ce drapeau, c‘est la ville de Nice qui prend position alors qu’elle devrait afficher une certaine neutralité.»

« Je pense que c’est une erreur. Ce genre de prise de position très tranchée, presque provocante, peut entrainer des tensions, alors qu’il est hors de question pour la France d’importer sur son territoire national ce conflit ! »

Yitzhak Rabin et Yasser Arafat ont tous les deux reçus des prix Nobel. A Nice, il y a une allée Yitzhak Rabin, mais pas une allée au nom de Yasser Arafat. Cela illustre tout

Patrick Allemand

Ironiquement, la mise en évidence du drapeau israélien sur la façade d’un bâtiment public va à l'encontre d'un arrêté pris par Christian Estrosi lui-même en 2014, « interdisant l'utilisation ostentatoire de tous les drapeaux étrangers sur l'hyper centre » de la ville.

Cette interdiction, décrétée lors de la Coupe du monde de 2014, avait été perçue comme ciblant les fans algériens de football, alors qu'ils célébraient la qualification de leur équipe pour la finale.

Même si - sept ans plus tard- le contexte diffère, il est légitime de se demander si les raisons invoquées par le premier magistrat de la ville peuvent aussi s'appliquer dans ce cas. En effet, ce bannissement avait pour but de « maintenir l'ordre et la tranquillité publique et éviter les débordements ». Or, la question israélo-palestinienne divise et suscite le débat au sein de l’opinion publique. Arborer le drapeau d’une des parties belliqueuses au sein d’une institution publique, ne représenterait-il pas un risque de débordement ?

Pour M. Allemand,« le positionnement de M. Estrosi à l’égard de l’Etat d’Israël est clair. Yitzhak Rabin et Yasser Arafat ont tous les deux reçus des prix Nobel. A Nice, il y a une allée Yitzhak Rabin, mais pas une allée au nom de Yasser Arafat. Cela illustre tout ».

Rassemblements pro-Palestiniens 

Samedi dernier, à Nice et dans d'autres villes de France, des manifestations en soutien au peuple palestinien ont réuni 22 000 personnes, selon le ministère de l'Intérieur. A Nice, ce rassemblement s’est déroulé malgré un arrêté d’interdiction pris par le préfet des Alpes-Maritimes en raison de potentiels troubles à l’ordre public. Une interdiction souhaitée par Christian Estrosi ainsi que par d’autres élus locaux comme le député (LR) Éric Ciotti.

« Moi je n’ai pas manifesté car j’ai respecté l’interdiction. Mais je veux souligner le fait que ces manifestations n’avaient pas de portée antisémite et n’étaient pas dédiées à soutenir le Hamas. Il s’agissait de manifestations pour la paix. Il y a des tas de résolutions de la part de l’ONU qui ne sont pas respectées. On manifeste aussi pour leur application » a confié Patrick Allemand.


Le porte-avions français passe le canal de Suez, en route vers la région du Golfe

Le canal de Suez, photo d'illustration. (AFP)
Le canal de Suez, photo d'illustration. (AFP)
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  • Cette potentielle mission de sécurisation, qui ne pourrait être déclenchée qu'une fois que les hostilités auront cessé, se veut "neutre" et "bien distincte des belligérants" avait affirmé mi-avril le président français
  • Les "plus de 40 pays" qui y participent ont entamé une planification militaire à Londres, selon le ministère des Armées

PARIS: Le porte-avions français Charles-De-Gaulle et son escorte franchissent, mercredi, le canal de Suez pour se prépositionner dans la région du Golfe en cas de déclenchement d'une mission, promue par Londres et Paris, pour rétablir la navigation dans le détroit d'Ormuz, a annoncé le ministère des Armées.

"Le porte-avions Charles-De-Gaulle et ses escorteurs franchissent le canal de Suez mercredi 6 mai 2026, en route vers le sud de la mer Rouge", affirme le ministère dans un communiqué.

Cette décision vise "à réduire les délais de mise en œuvre de cette initiative dès que les circonstances le permettront", ajoute-il.

Le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Keir Starmer sont à l'origine d'une initiative pour sécuriser la navigation dans le détroit, bloqué depuis le début du conflit opposant l'Iran aux Etats-Unis et à Israël le 28 février.

Cette potentielle mission de sécurisation, qui ne pourrait être déclenchée qu'une fois que les hostilités auront cessé, se veut "neutre" et "bien distincte des belligérants" avait affirmé mi-avril le président français.

Les "plus de 40 pays" qui y participent ont entamé une planification militaire à Londres, selon le ministère des Armées.

"Le mouvement du groupe aéronaval est distinct des opérations militaires initiées dans la région et complète le dispositif sécuritaire", a réaffirmé mercredi le ministère.

Sa présence à proximité du Golfe va permettre "d'évaluer l'environnement opérationnel régional par anticipation du déclenchement de l’initiative" et "d'offrir des options supplémentaires de sortie de crise pour renforcer la sécurité de la région", selon lui.

Le groupe aéronaval français doit également permettre d'"intégrer les moyens des pays qui veulent inscrire leur action dans un dispositif défensif et adapté, respectueux de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer", ajoute-t-il.

Le porte-avions, qui embarque une vingtaine d'avions de combat Rafale et est escorté de plusieurs frégates, a appareillé fin janvier de Toulon pour un déploiement dans l'Atlantique Nord.

Il a été redirigé le 3 mars vers la Méditerranée orientale, où il se trouvait depuis, pour défendre les intérêts français et les pays alliés frappés par la riposte iranienne aux attaques israélo-américaines.

Le blocage du détroit d'Ormuz a continué malgré un cessez-le-feu entré en vigueur le 8 avril. Washington a en retour imposé un blocus des ports iraniens puis lancé lundi l'opération Project Freedom ("Projet Liberté") pour permettre à des centaines de bateaux coincés dans le Golfe de franchir le détroit. Cette opération a été suspendue mercredi.


CMA CGM confirme qu'un de ses porte-conteneurs a été touché dans le détroit d'Ormuz

 Le porte-conteneurs "San Antonio" battant pavillon maltais et appartenant à l'armateur français CMA CGM a fait "l'objet d'une attaque" mardi dans le détroit d'Ormuz, a confirmé mercredi matin CMA CGM. (AFP)
Le porte-conteneurs "San Antonio" battant pavillon maltais et appartenant à l'armateur français CMA CGM a fait "l'objet d'une attaque" mardi dans le détroit d'Ormuz, a confirmé mercredi matin CMA CGM. (AFP)
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  • L'agence de sécurité maritime britannique UKTMO avait rapporté qu'un cargo avait été touché mardi vers 18H30 GMT par un "projectile d'origine inconnue" dans le détroit d'Ormuz, sans l'identifier
  • L'armateur précise qu'il suit la situation de près et qu'il reste pleinement mobilisé aux côtés de l'équipage

PARIS: Le porte-conteneurs "San Antonio" battant pavillon maltais et appartenant à l'armateur français CMA CGM a fait "l'objet d'une attaque" mardi dans le détroit d'Ormuz, a confirmé mercredi matin CMA CGM.

L'attaque a fait des "blessés parmi les membres d'équipage" qui ont été "évacués et soignés", et a occasionné des "dommages" au navire, a ajouté CMA CGM dans un bref communiqué à l'AFP.

L'agence de sécurité maritime britannique UKTMO avait rapporté qu'un cargo avait été touché mardi vers 18H30 GMT par un "projectile d'origine inconnue" dans le détroit d'Ormuz, sans l'identifier.

L'armateur précise qu'il suit la situation de près et qu'il reste pleinement mobilisé aux côtés de l'équipage.

L'attaque a eu lieu au lendemain du "projet Liberté" lancé par Donald Trump pour escorter les navires bloqués dans le Golfe afin de les aider à quitter le détroit d'Ormuz.

Mais l'opération d'escorte a été arrêtée dès mardi au bout d'un jour seulement par le même Donald Trump, dans le but de parvenir à un accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

Le président américain a déclaré sur sa plateforme Truth Social que "de grands progrès" avaient été réalisés dans les négociations, et que le "Projet liberté" serait suspendu "pendant une courte période" pour voir si un accord pouvait "être finalisé et signé".


Pour Glucksmann, «il est bien trop tôt pour se déclarer candidat»

Toujours hostile à une primaire à gauche, Raphaël Glucksmann juge "qu'il est bien trop tôt pour se déclarer candidat" à la présidentielle et assure que la gauche non mélenchoniste sera "suffisamment adulte" pour désigner "le meilleur candidat". (AFP)
Toujours hostile à une primaire à gauche, Raphaël Glucksmann juge "qu'il est bien trop tôt pour se déclarer candidat" à la présidentielle et assure que la gauche non mélenchoniste sera "suffisamment adulte" pour désigner "le meilleur candidat". (AFP)
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  • Dans ce rassemblement, "on se met d'accord sur le fond (du projet), ensuite on crée une équipe et on désigne le candidat ou la candidate la mieux placée (...) Et on sera suffisamment adulte pour qu'il y en ait qu'un ou une", a-t-il affirmé
  • Il a répété son hostilité à une primaire à gauche, qui a été une nouvelle fois défendue mardi soir dans un meeting à Paris par ses partisans comme Clémentine Autain, François Ruffin, Marine Tondelier ou Olivier Faure

PARIS: Toujours hostile à une primaire à gauche, Raphaël Glucksmann juge "qu'il est bien trop tôt pour se déclarer candidat" à la présidentielle et assure que la gauche non mélenchoniste sera "suffisamment adulte" pour désigner "le meilleur candidat".

"Il est bien trop tôt pour se déclarer candidat. Ce qui m'obsède, c'est que la ligne politique que je porte soit capable de gagner l'élection présidentielle", a déclaré mercredi sur France 2 l'eurodéputé Place publique, le mieux placé selon les sondages pour porter une candidature de centre-gauche.

Il a défendu la démarche de "rassemblement" initiée par une quarantaine d'élus de la gauche et des écologistes, dont le patron des députés PS Boris Vallaud et l'écologiste Yannick Jadot.

Dans ce rassemblement, "on se met d'accord sur le fond (du projet), ensuite on crée une équipe et on désigne le candidat ou la candidate la mieux placée (...) Et on sera suffisamment adulte pour qu'il y en ait qu'un ou une", a-t-il affirmé.

Il a répété son hostilité à une primaire à gauche, qui a été une nouvelle fois défendue mardi soir dans un meeting à Paris par ses partisans comme Clémentine Autain, François Ruffin, Marine Tondelier ou Olivier Faure.

"La malédiction de la gauche, c'est de ne parler qu'à la gauche", a-t-il expliqué. Pendant que la gauche fait une primaire, "Jean-Luc Mélenchon parlera aux Français, Jordan Bardella parlera aux Français".

Il a jugé "parfaitement normale" la candidature du leader insoumis "parce qu'en fait, nous incarnons des lignes totalement différentes".

"Donc il n'y aura pas de cris d'orfraie de ma part. C'est tout à fait logique qu'il y ait deux offres politiques qui s'affrontent quand il y a deux visions du monde qui s'affrontent", a-t-il estimé.