Macron et Sissi travaillent à une médiation, avec la Jordanie

Le président français Emmanuel Macron et le président égyptien Abdel Fattah el-Sissi après leurs entretiens à l'Elysée lundi à Paris. (AP)
Le président français Emmanuel Macron et le président égyptien Abdel Fattah el-Sissi après leurs entretiens à l'Elysée lundi à Paris. (AP)
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Publié le Mardi 18 mai 2021

Macron et Sissi travaillent à une médiation, avec la Jordanie

  • Cette médiation « est l'un des éléments qui permettrait d'accompagner un cessez-le feu, la clé pour permettre la réunification des composantes palestiniennes et garantir le non-recours à la violence »
  • Selon des sources diplomatiques, l'ONU a amorcé dès lundi, avec l'aide du Qatar et de l'Egypte, une médiation pour obtenir une désescalade

PARIS: Emmanuel Macron et le président égyptien Abdel Fattah-Al-Sissi ont discuté lundi d'une médiation visant à obtenir un cessez-le-feu entre Israël et les Palestiniens, et comptent solliciter l'appui de la  Jordanie, a annoncé le président français lundi soir. 

Cette médiation "est l'un des éléments qui permettrait d'accompagner un cessez-le feu, la clé pour permettre la réunification des composantes palestiniennes et garantir le non-recours à la violence", a déclaré Emmanuel Macron, lors d'une conférence de presse à l'issue d'une conférence internationale d'aide au Soudan. 

Avant le début de la conférence, il a rencontré longuement le président égyptien en tête-à-tête, principalement sur le conflit au Proche-Orient. "Nous avons décidé d'avoir dans les prochains jours une discussion avec le roi de Jordanie pour voir comment faire une proposition concrète sur cette voie", a-t-il détaillé.

Selon des sources diplomatiques, l'ONU a aussi amorcé dès lundi, avec l'aide du Qatar et de l'Egypte, une médiation pour obtenir une désescalade.

"Il y a une offensive diplomatique ces derniers jours, qui va se poursuivre dans les prochaines heures. Nous soutenons l'idée d'une médiation égyptienne parce que les Égyptiens comme les Jordaniens parlent à tout le monde dans la région", avait expliqué lundi matin le porte-parole du gouvernement français Gabriel Attal.

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a rappelé de son côté que "la réponse à ces attaques inacceptables doit rester proportionnée, dans le cadre du droit international".

Interrogé sur la destruction par des frappes israéliennes d'un immeuble de Gaza qui abritait des bureaux des médias al-Jazira et Associated Press, le chef de l'Etat a expliqué qu'il attendait des explications israéliennes, ajoutant la protection des journalistes en temps de conflit est une responsabilité "essentielle".

"Nous sommes en attente d'un retour israélien sur les objectifs de cette frappe et j'aborderai cette question avec (le Premier ministre israélien) Benjamin Netanyahu sans doute demain ou après-demain", a-t-il dit.

Vendredi, Emmanuel Macron avait appelé au "retour à la paix" , soulignant lors d'un entretien avec M. Netanyahu le "droit à se défendre" d'Israël tout en disant "sa préoccupation au sujet des populations civiles à Gaza".

Jeudi, il s’était entretenu avec le président palestinien Mahmoud Abbas et avait "fermement condamné les tirs revendiqués par le Hamas et d'autres groupes terroristes" tout en lui présentant "ses condoléances" pour les "nombreuses pertes de civils palestiniens résultant des opérations militaires et des affrontements en cours avec Israël".

L'Egypte, qui a signé un traité de paix avec Israël et qui partage sa frontière avec Gaza, fait régulièrement office de médiateur dans les conflits entre Israël et les Palestiniens.

L'entretien bilatéral entre MM. Macron et Sissi s'est déroulé juste avant une conférence internationale sur l'allègement des dettes du Soudan, qui a réuni à Paris plusieurs dirigeants africains, européens et du Golfe ainsi que d'organisations internationales.


Le Liban lance les travaux de réhabilitation de son second aéroport

Des membres du personnel au sol marchent près d’un avion à l’aéroport René Mouawad, dans la ville de Qlaïat, dans le gouvernorat d’Akkar, à l’extrême nord du Liban, le 6 juin 2026. (AFP)
Des membres du personnel au sol marchent près d’un avion à l’aéroport René Mouawad, dans la ville de Qlaïat, dans le gouvernorat d’Akkar, à l’extrême nord du Liban, le 6 juin 2026. (AFP)
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  • Le Liban a lancé les travaux de réhabilitation de son deuxième aéroport international à Qlaïat, dans le gouvernorat d’Akkar
  • Le projet prévoit une mise en service autour de novembre 2026, avec des vols vers Istanbul et Dubaï, puis vers d’autres destinations régionales, tout en visant la création d’emplois dans le nord du Liban

BEYROUTH: Le Liban a lancé samedi les travaux de réhabilitation de son second aéroport international, situé dans le nord du pays, près de la frontière syrienne, après des années de report.

Le pays ne dispose actuellement que d'un seul aéroport, celui de Beyrouth. Le nouvel aéroport, situé à Qlaïat, dans le gouvernorat d'Akkar, à l'extrême nord du Liban et à proximité de la frontière syrienne, se trouve également près de Tripoli, grande ville à majorité sunnite du nord du pays. 

La mise en service de l'aéroport vise à créer des emplois dans le gouvernorat d'Akkar, l'un des plus pauvres du Liban.

Jusqu'ici, l'aéroport était utilisé à des fins militaires par l'armée libanaise.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam et le ministre des Transports, Fayez Rasamny, ont assisté samedi à l’ouverture de l’aéroport à des fins commerciales. 

"Aujourd'hui on passe de la promesse à la réalisation", a affirmé le ministre libanais, précisant que l'aéroport devrait commencer à être opérationnel "dans quelques semaines" pour desservir Mersin et Istanbul en Turquie mais aussi Dubaï.

Il a également évoqué, à terme, une extension du réseau vers l'Arabie saoudite, Le Caire et Athènes ainsi que des discussions en cours avec les compagnies à bas coût EasyJet, Ryanair et Pegasus, afin qu'elles le desservent.

Les travaux d'aménagement devraient durer au moins trois mois et l'aéroport pourrait être officiellement mis en service en novembre 2026, selon des médias locaux.

La société libanaise Sky Lounge, chargée du projet, a publié samedi une vidéo montrant un vol d'essai entre les aéroports de Beyrouth et de Qlaïat.

Son président-directeur général, Ziad Mnoula, a indiqué que le terminal passagers pourrait être achevé dans les "90 jours" suivant l'obtention des autorisations nécessaires. Selon lui, l'aéroport sera capable d'accueillir 114.000 passagers la première année. 

L’aéroport René Moawad, construit par l’armée française dans les années 1930 et utilisé à des fins civiles dans les années 1960, a été bombardé lors de la guerre de 2006 entre Israël et le Hezbollah.

L’aéroport international Rafic Hariri de Beyrouth a continué d’assurer ses opérations sans interruption, malgré les conflits successifs entre Israël et le Hezbollah, notamment en 2023, 2024 et depuis le 2 mars, confirmant son rôle central dans la continuité des liaisons aériennes du pays.


L’Arabie saoudite mène la condamnation arabe des attaques de l’Iran contre Bahreïn et le Koweït

Le ministère a déclaré que l’Arabie saoudite soutient Bahreïn et le Koweït dans les mesures qu’ils prennent pour protéger leur sécurité. (KSAMOFA)
Le ministère a déclaré que l’Arabie saoudite soutient Bahreïn et le Koweït dans les mesures qu’ils prennent pour protéger leur sécurité. (KSAMOFA)
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  • Les deux pays du Golfe ont intercepté sept missiles tirés par l’Iran samedi

RIYAD : Le ministère des Affaires étrangères de l’Saudi Arabia a condamné samedi les attaques de l’Iran contre l’Bahrain et le Kuwait.

Les deux pays du Golfe ont intercepté sept missiles tirés par l’Iran samedi.

Dans une déclaration publiée sur X, le ministère saoudien des Affaires étrangères a affirmé que les agressions iraniennes représentent une menace pour la sécurité régionale et internationale.

« Les attaques continues de l’Iran compromettent les efforts internationaux visant à rétablir la sécurité », indique le communiqué.

Le ministère a également déclaré que l’Arabie saoudite soutient Bahreïn et le Koweït dans les mesures qu’ils prennent pour garantir leur sécurité.

« Les attaques continues de l’Iran signifient une nouvelle escalade », a ajouté le ministère.

L’échange de frappes intervient alors que l’administration Trump accentue la pression sur l’Iran afin de parvenir à un accord pour mettre fin au conflit.

La Jordan a également condamné samedi ces attaques, les qualifiant de violation de la souveraineté des deux pays et de menace pour la sécurité et la stabilité régionales.

Le ministère des Affaires étrangères a réaffirmé la pleine solidarité de la Jordanie avec Bahreïn et le Koweït, ainsi que son soutien aux mesures prises pour protéger leur sécurité et leur intégrité territoriale. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'armée libanaise annonce la mort de plusieurs militaires dans une frappe israélienne

Des habitants inspectent les dégâts sur le site d’une frappe israélienne survenue la veille dans la ville côtière de Tyr, dans le sud du Liban, le 5 juin 2026. Des frappes israéliennes menées durant la nuit sur la ville de Tyr ont fait sept morts, a indiqué à l’AFP une source de la défense civile libanaise, malgré le cessez-le-feu en vigueur dans la guerre entre Israël et Hezbollah. (Photo : Kawnat HAJU / AFP)
Des habitants inspectent les dégâts sur le site d’une frappe israélienne survenue la veille dans la ville côtière de Tyr, dans le sud du Liban, le 5 juin 2026. Des frappes israéliennes menées durant la nuit sur la ville de Tyr ont fait sept morts, a indiqué à l’AFP une source de la défense civile libanaise, malgré le cessez-le-feu en vigueur dans la guerre entre Israël et Hezbollah. (Photo : Kawnat HAJU / AFP)
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  • L’armée libanaise annonce la mort de plusieurs soldats, dont un officier, dans une frappe israélienne visant un véhicule militaire dans le sud du Liban malgré le cessez-le-feu annoncé cette semaine
  • Les combats se poursuivent entre Israël et le Hezbollah, tandis que l’armée israélienne a appelé à l’évacuation de plusieurs villages du sud et de l’est du Liban avant de nouvelles frappes

BEYROUTH: L'armée libanaise a annoncé samedi la mort de plusieurs de ses membres dans une frappe israélienne dans le sud du pays, malgré le cessez-le-feu théoriquement en vigueur.

"Plusieurs militaires, dont un officier", ont été tués "dans une attaque israélienne brutale" ayant ciblé un véhicule militaire sur la route entre Khardali et Nabatiyé, a indiqué l'armée dans un communiqué.

Sollicitée par l'AFP, l'armée israélienne a indiqué vérifier ces informations.

Mercredi, à l'issue d'une quatrième session de négociations entre le Liban et Israël à Washington, un nouvel accord de cessez-le-feu avait été annoncé, la trêve en vigueur à partir du 17 avril n'ayant jamais été respectée.

L'accord prévoit un cessez-le-feu conditionné à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah et un maintien à ce stade des tirs et opérations de l'armée israélienne dans le sud du Liban.

Mais le Hezbollah a rejeté cet accord, comme le précédent.

Sur le terrain, les affrontements se poursuivent.

L'armée israélienne a de nouveau appelé samedi à l'évacuation de cinq villages dans le sud et l'est du Liban en prévision de frappes contre le Hezbollah.

"Vous devez évacuer immédiatement vos domiciles et vous déplacer au nord du fleuve Zahrani", a affirmé Avichay Adraee, un porte-parole militaire arabophone, sur son compte Telegram.

Le Hezbollah a relancé les hostilités avec Israël début mars, en visant le sol israélien pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei dans l'offensive israélo-américaine sur Téhéran.

Les frappes israéliennes sur le Liban ont fait plus de 3.560 morts depuis le début de la guerre, selon le dernier bilan des autorités. Côté israélien, 27 soldats et un contractuel civil ont été tués au Liban, d'après l'armée.