Gaza: Blinken multiplie les contacts pour faire cesser les violences

Le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken (Photo, AFP).
Le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 17 mai 2021

Gaza: Blinken multiplie les contacts pour faire cesser les violences

  • Blinken, qui se rend en Europe pour une tournée consacrée à l'Arctique, a discuté avec le ministre des Affaires étrangères du Qatar, cheikh Mohammed ben Abdelrahmane Al-Thani
  • Le ministre américain a encore discuté avec le Saoudien Fayçal ben Farhane

WASHINGTON: Le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, a multiplié dimanche les entretiens avec ses homologues de plusieurs Etats régionaux clefs pour tenter de faire cesser les violences au septième jour des affrontements entre le Hamas et Israël.

Blinken, qui se rend en Europe pour une tournée consacrée à l'Arctique, a discuté avec le ministre des Affaires étrangères du Qatar, cheikh Mohammed ben Abdelrahmane Al-Thani, « des efforts pour ramener le calme en Israël, en Cisjordanie et à Gaza à la lumière de la perte tragique de vies civiles », selon un communiqué le porte-parole du département d'Etat, Ned Price.

Antony Blinken a également eu un entretien avec l'Egyptien Sameh Choukri, à qui il a répété son appel « à toutes les parties pour faire baisser les tensions et mettre un terme aux violences », selon la même source. 

Il a remercié son homologue pour les « efforts » déployés par Le Caire « en soutien d'une fin des violences ».

Le ministre américain a encore discuté avec le Saoudien Fayçal ben Farhane.

Enfin, il a parlé avec son homologue français Jean-Yves Le Drian de « leur inquiétude partagée » avec cette nouvelle éruption de violences et de « leur engagement avec des partenaires dans la région pour ramener le calme ».

Proche du Hamas tout en entretenant des relations officieuses avec Israël, le Qatar joue les rôles de médiateurs et de bailleurs de fonds à Gaza. Le ministre qatari a reçu samedi à Doha Ismaïl Haniyeh, le dirigeant du mouvement islamiste au pouvoir dans l'enclave.

L'Egypte, puissance régionale qui a signé un traité de paix avec Israël et qui partage sa frontière avec Gaza, fait aussi régulièrement office de médiateur dans les conflits entre l'Etat hébreu et les Palestiniens.

Selon des sources diplomatiques, l'ONU avait amorcé dès lundi, avec l'aide du Qatar et de l'Egypte, une médiation auprès des parties « concernées » pour obtenir une désescalade.

Alliée régional de Washington, l'Arabie saoudite rejette toute normalisation des relations avec Israël sans résolution de la question palestinienne. Mais la monarchie pétrolière s'est rapprochée ces dernières années de l'Etat hébreu au titre de leur opposition partagée à l'Iran.

Depuis une semaine, la diplomatie américaine s'est activée pour appeler au calme à Gaza où se succèdent tirs de roquettes palestiniennes vers l'Etat hébreu et raids aériens israéliens contre l'enclave.

Le président Joe Biden a eu des entretiens séparés samedi avec le Premier ministre Benjamin Netanyahou et le président palestinien Mahmoud Abbas.

Mais en même temps, Washington a bloqué à l'ONU trois propositions de déclaration commune visant à appeler à la fin des hostilités.


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.