Nouvelle nuit de pilonnage de Gaza par Israël, Blinken demande des «justifications»

Un raid israélien près du port de Gaza, lundi 17 mars. Le pilonnage de la bande de Gaza s'est poursuivi toute la nuit de dimanche à lundi. (AFP).
Un raid israélien près du port de Gaza, lundi 17 mars. Le pilonnage de la bande de Gaza s'est poursuivi toute la nuit de dimanche à lundi. (AFP).
Short Url
Publié le Lundi 17 mai 2021

Nouvelle nuit de pilonnage de Gaza par Israël, Blinken demande des «justifications»

  • Dans la nuit de dimanche à lundi, l'aviation israélienne a pilonné la bande de Gaza à des dizaines de reprises en l'espace de quelques minute
  • Des centaines de bâtiments ont été endommagés, d'après les autorités locales, qui n'ont pas fait état de victimes dans l'immédiat

GAZA : L'armée israélienne a mené aux premières heures de lundi une intense série de frappes sur Gaza, après une semaine noire ayant fait quelque 200 morts dans les violences entre l'Etat hébreu et le Hamas islamiste, restés sourds aux appels internationaux à la désescalade.

Dans la nuit de dimanche à lundi, l'aviation israélienne a pilonné la bande de Gaza à des dizaines de reprises en l'espace de quelques minutes, provoquant des coupures de courant, a constaté un journaliste de l'AFP.

Des centaines de bâtiments ont été endommagés, d'après les autorités locales, qui n'ont pas fait état de victimes dans l'immédiat.

 

Blinken appelle Israël à préciser la « justification » de la frappe contre des locaux de médias à Gaza

Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a demandé lundi à Israël de préciser la "justification" de la frappe contre des locaux de médias à Gaza.

Le secrétaire d'Etat a redit "l'inquiétude" de Washington au sujet de la protection des médias, sans aller jusqu'à condamner la frappe de l'Etat hébreu.

Il a révélé que les Etats-Unis avaient "demandé" à Israël de leur fournir des "précisions supplémentaires sur la justification" de ce raid.

Très prudent, il a affirmé ne pas avoir personnellement vu d'éventuelles informations partagées par les autorités israéliennes, et ne s'est donc pas prononcé sur la légitimité de la frappe. "Plus globlament, cela dit, et c'est vraiment crucial, Israël a une responsabilité particulière au sujet de la protection des civils pendant qu'il se défend, et cela inclut absolument les journalistes", a-t-il dit.

Antony Blinken s'est aussi défendu d'avoir fait obstruction au Conseil de sécurité de l'ONU pour faire adopter une déclaration appelant à la fin des hostilités, mais a laissé entendre qu'il considérait qu'un tel texte en ce moment n'était pas de nature à favoriser une désescalade.

"Nous ne faisons pas obstacle à la diplomatie", a-t-il affirmé.

Il a également exhorté Israël et les Palestiniens à «protéger les civils et particulièrement les enfants», réaffirmant que l'Etat hébreu avait, «en tant que démocratie», un «devoir particulier» en la matière.


«Nous allons continuer à mener une diplomatie active pour mettre fin à ce cycle de violence» et «nous sommes prêts à apporter notre soutien si les parties veulent parvenir à un cessez-le-feu», a-t-il déclaré lors d'une visite à Copenhague.

Trudeau condamne la violence et les propos haineux lors de manifestations

MONTREAL: Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a condamné dimanche la violence et les propos antisémites ou islamophobes ayant marqué plusieurs manifestations ce week-end au Canada.

Tout en insistant sur «le droit de se réunir pacifiquement et de s'exprimer librement au Canada», M. Trudeau a souligné dans un tweet qu'il n'était pas question de tolérer «l'antisémitisme, l'islamophobie et la haine».

Il a «fermement condamné les propos et la violence méprisables dont on a été témoins lors des manifestations» du week-end.

La police a dû faire usage de gaz lacrymogènes à Montréal à la suite d'échauffourées entre manifestants pro-palestiniens et pro-israéliens, lors d'un rassemblement de soutien à l'Etat hébreu.

La police a rendu public tard dans la soirée un bilan provisoire faisant état de 15 interpellations et de plus de 70 «constats d'infraction».  

Dans un court communiqué, l'aviation israélienne a indiqué que ses « avions de chasse » étaient en train de frapper « des cibles terroristes » à Gaza, sans épiloguer.

« Il n'y a jamais eu de frappes d'une telle ampleur », a témoigné Mad Abed Rabbo, 39 ans, qui vit dans l'ouest de la ville de Gaza, faisant part de son « horreur, peur ».

« J'ai eu l'impression de mourir », a déclaré une autre habitante de Gaza, Mani Qazaat. « Netanyahu doit se rendre compte que nous sommes des civils, pas des militaires ».

 

Le PAM fournit une aide d'urgence à 51 000 personnes à Gaza

Le Programme alimentaire mondial (PAM) a annoncé lundi une aide d'urgence à plus de 51 000 personnes à Gaza, en réponse aux besoins humanitaires croissants des familles touchées par la flambée de violence entre Israël et le territoire palestinien.

«Pour les personnes qui ont perdu ou fui leur maison, l'un des besoins les plus pressants en ce moment est la nourriture. Le moyen le plus rapide et le plus efficace de leur venir en aide est de leur fournir de l'argent, sous forme de bons d'achat électroniques. La nourriture est disponible pour le moment et de nombreux magasins locaux sont encore ouverts», a déclaré Samer AbdelJaber, représentant du PAM et directeur national en Palestine.

 

Ces nouvelles frappes israéliennes interviennent alors que l'enclave palestinienne, contrôlée par les islamistes du Hamas, a enregistré dimanche son bilan quotidien le plus lourd depuis le début de ce nouvel épisode de violences : 42 Palestiniens, dont au moins huit enfants et deux médecins, ont péri dans des raids, selon le ministère de la Santé local.

Au total, depuis le 10 mai, 197 Palestiniens ont été tués, dont au moins 58 enfants, et plus de 1 200 blessés.

Côté israélien, 10 personnes ont été tuées dont un enfant, et 282 blessées après des tirs de groupes armés palestiniens depuis Gaza.

Erdogan au pape: Il faut mettre fin au «massacre» des Palestiniens par Israël

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé lundi à des sanctions internationales contre Israël pour le contraindre d'arrêter de «massacrer» les Palestiniens, lors d'un entretien téléphonique avec le pape François selon la présidence turque.

«A moins que la communauté internationale punisse Israël, qui commet un crime contre l'humanité, avec des sanctions, les Palestiniens continueront à être massacrés», a dit M. Erdogan au souverain pontife.

M. Erdogan a affirmé au pape que «l'occupant israélien, qui bloque l'accès à la mosquée al-Aqsa et à l'église du Saint-Sépulcre, restreint la liberté de culte et tue des civils innocents sur les terres palestiniennes».

«Cette barbarie menace également la sécurité régionale», a-t-il ajouté.

Il a en outre appelé la communauté internationale à «donner à Israël la leçon dissuasive qu'il mérite et de prendre des mesures concrètes dans ce sens».

 Affrontements

La dernière grande confrontation entre Israël et le Hamas remonte à l'été 2014. Le conflit de 51 jours avait ravagé la bande de Gaza et fait au moins 2 251 morts côté palestinien, pour la plupart des civils, et 74 côté israélien, quasiment tous des soldats.

La violence « a le potentiel de déclencher une crise sécuritaire et humanitaire incontrôlable et d'encourager davantage l'extrémisme », a alerté dimanche le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, à l'ouverture d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité.

« Ce cycle insensé d'effusion de sang, de terreur et de destruction doit cesser immédiatement », a-t-il insisté, alors que cette troisième session virtuelle n'a abouti à aucune avancée. 

israel
Le système de défense Dome de Fer interceptant des roquettes tirées depuis la bande de Gaza. (AFP).

 

Rencontre Macron-Sissi pour soutenir la médiation égyptienne

Le président français Emmanuel Macron recevra son homologue égyptien Abdel Fattah Al-Sissi lundi à 13H00 pour un entretien bilatéral afin de «soutenir la médiation égyptienne en cours» dans le conflit israélo-palestinien, en marge d'une conférence internationale d'aide au Soudan, a indiqué l'Eysée.

«L’objectif de la France est de faire cesser la spirale de la violence, soutenir la médiation de l'Egypte en cours et appeler à la retenue» au Proche-Orient, a indiqué l'Elysée.

Une médiation est en cours qui inclut l'Egypte, la Jordanie ainsi que l'Allemagne, avec le soutien de la France, a précisé le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal sur RTL.

Selon plusieurs diplomates, les Etats-Unis continuaient dimanche à refuser toute déclaration conjointe permettant d'aboutir rapidement à un arrêt des hostilités.

La crise actuelle a éclaté le 10 mai avec un barrage de roquettes tirées par le Hamas sur Israël en « solidarité » avec les centaines de manifestants palestiniens blessés dans des heurts avec la police israélienne à Jérusalem-Est. A l'origine des manifestations, la menace d'expulsion forcée de familles palestiniennes au profit de colons israéliens dans le quartier de Cheikh Jarrah.

Dimanche soir dans ce même quartier, une attaque à la voiture-bélier contre une patrouille israélienne a fait plusieurs blessés. La police a d'abord dit avoir « neutralisé » l'assaillant puis a précisé qu'il était « mort ».

Elle a aussi dit avoir procédé à « un certain nombre d'arrestations » après des heurts nocturnes dans d'autres secteurs de Jérusalem-Est.

Quatre hommes arrêtés à Londres pour insultes et menaces antisémites

Quatre hommes soupçonnés d'avoir lancé des insultes et menaces antisémites depuis une voiture à Londres ont été arrêtés, a annoncé dimanche soir la police, condamnant cet incident qui a été filmé et partagé sur les réseaux sociaux.

Le Premier ministre Boris Johnson a dénoncé «un racisme honteux» qui n'a «aucune place» dans la société britannique. Le chef de l'opposition travailliste, Keir Starmer, a qualifié ces actes de «profondément répugnants».

Les images postées sur les réseaux sociaux montrent un convoi de voitures couvertes de drapeaux palestiniens passant dimanche après-midi sur Finchley Road, un quartier situé dans le nord de Londres, où vit une communauté juive. Un occupant d'un des véhicules profère des injures et des menaces antisémites à l'aide d'un mégaphone.

Le maire de Londres a confirmé qu'il y aura une présence policière renforcée près des synagogues, des écoles et dans les quartiers où vit une importante communauté juive, pour rassurer la population.

Les hostilités se sont étendues cette semaine à la Cisjordanie, autre territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967, où des affrontements avec l'armée israélienne ont fait 19 morts depuis le 10 mai, selon un bilan palestinien.

cisjordanie
Des Palestiniens tentent de se protéger des tirs de gaz lacrymogène lancés par l'armée israélienne près de Naplouse en Cisjordanie occupée. (AFP).

Sur son territoire, Israël est également confronté à des violences inédites et des menaces de lynchages dans ses villes « mixtes », où vivent Juifs et Arabes israéliens.

« Les affrontements risquent d'entraîner Israéliens et Palestiniens dans une spirale de violence aux conséquences dévastatrices pour les deux communautés et pour toute la région », a mis en garde dimanche M. Guterres.

Rome demande à Israël une «réponse proportionnée» aux tirs de roquettes

ROME: Rome a demandé lundi à Israël « une réponse proportionnée » aux tirs de roquettes depuis Gaza - qu'elle condamne -, appelant à la désescalade entre les deux parties. 
Le ministre italien des Affaires étrangères Luigi Di Maio « a exprimé sa forte préoccupation pour l'escalade des attaques et violences en Israël et dans les Territoires palestiniens, souhaitant leur immédiate cessation », indique un communiqué publié à l'issue de sa rencontre à Rome avec son homologue iranien Mohammad Javad Zarif. 
« Tout en condamnant les tirs de roquettes depuis Gaza et en demandant à Israël une réponse proportionnée », le chef de la diplomatie italienne a réclamé que « les parties adoptent immédiatement des mesures de désescalade et fassent preuve de responsabilité », selon la même source. 


La plateforme de ventes privées OnTheList s’étend à l’Arabie saoudite

Short Url
  • OnTheList étend son modèle de ventes au marché saoudien
  • Accès exclusif à des ventes éphémères de grandes marques de luxe, en ligne et lors d’événements dédiés

DUBAÏ : Forte de sa dynamique aux Émirats arabes unis, OnTheList annonce le lancement inédit de sa plateforme de ventes privées sur adhésion en Arabie saoudite.

À partir du 19 janvier, les membres à travers le Royaume bénéficieront d’un accès exclusif à un calendrier soigneusement sélectionné de ventes éphémères, proposant une gamme de marques de luxe telles que Gucci Jewellery, Aigner, Lanvin et Serapian Milano, choisies pour incarner sophistication, qualité et valeur exceptionnelle.

« Cette expansion reflète notre conviction dans le dynamisme du marché du luxe régional et dans l’appétit pour une approche nouvelle et durable du shopping premium. Nos membres en Arabie saoudite pourront bientôt découvrir les mêmes ventes rapides (flash sales) qui ont fait le succès d’OnTheList en Asie et aux Émirats arabes unis », a déclaré Delphine Lefay, cofondatrice française d’OnTheList.

Fondée à Hong Kong en 2016, OnTheList est le premier concept asiatique de ventes réservé aux membres. Depuis son implantation aux Émirats arabes unis en 2024, la plateforme y a organisé plus de 50 ventes récurrentes, en ligne et lors d’événements physiques.

Grâce à sa combinaison distinctive de stocks très recherchés et d’un accès e-commerce simplifié, OnTheList ambitionne de transformer la manière dont les consommateurs saoudiens interagissent avec les offres de luxe et de lifestyle.


L’acte d’accusation : poursuites contre Aidarous Al-Zubaidi

Short Url
  • Comment l’ancien chef du STC a conspiré contre le Yémen et l’a pillé

LONDRES : Un comité spécial, formé sur autorité présidentielle par le bureau du procureur général du Yémen, a établi une série de conclusions à l’encontre du général de division Aidarous Al-Zubaidi, vice-président révoqué du Conseil présidentiel de direction (PLC).

Al-Zubaidi, accusé de haute trahison et d’autres crimes contre l’État, est actuellement en fuite.

Arab News a consulté une copie des conclusions préliminaires du comité, qui révèlent qu’Al-Zubaidi est accusé d’abus de pouvoir, notamment de corruption, d’accaparement de terres et de trafic pétrolier à des fins personnelles.

Le 7 janvier, le PLC a publié un décret révoquant Al-Zubaidi de ses fonctions au sein du Conseil et l’accusant de haute trahison et d’autres crimes graves, notamment la formation d’un groupe armé, le meurtre d’officiers et de soldats, et l’atteinte à la souveraineté nationale.

En même temps, le bureau du procureur général a été autorisé à constituer un comité spécial chargé d’enquêter sur les accusations visant Al-Zubaidi, avec le pouvoir de convoquer et d’arrêter des individus, de recueillir des preuves et de prendre toutes les mesures nécessaires conformément à la loi. Le comité avait pour mandat de mener l’enquête rapidement et de fournir des rapports périodiques au PLC.

Les conclusions préliminaires du comité recensent une série d’accusations graves contre Al-Zubaidi, tenu pour responsable de multiples abus « qui ont contribué à créer un état de division politique et populaire dans les gouvernorats du sud ».

Al-Zubaidi est le chef du Conseil de transition du Sud (STC). Le 7 janvier, il devait participer à des pourparlers à Riyad avec une délégation de 50 membres du STC, mais à la dernière minute, il a pris la fuite.

Parmi les accusations figurent la saisie de vastes parcelles de terrain, notamment dans la zone franche d’Aden, sur l’île d’Al-Ummal, à Bir Fadl et dans la région de Ras Omran.

Le comité a également révélé des pressions exercées sur la Compagnie pétrolière du Yémen et sur son directeur, Tareq Al-Walidi, afin d’empêcher l’importation de carburant autrement que par l’intermédiaire d’une société affiliée au beau-frère d’Al-Zubaidi, Jihad Al-Shoudhabi, et au ministre des Transports, Abdul Salam Humaid.

Depuis près de deux ans, Al-Shoudhabi aurait été l’unique fournisseur, engrangeant d’importants profits reversés à la trésorerie d’Al-Zubaidi.

Le rapport identifie également des sociétés commerciales appartenant à Al-Shoudhabi et, « derrière lui », selon le comité, à Al-Zubaidi. Deux entreprises sont nommées : Alahlia Exchange & Transfers Company et Arabian Furniture Center, l’une des plus grandes entreprises de mobilier du Yémen. Toutes deux ont leur siège à Aden.

Ces actes et d’autres encore — qualifiés de « saisies profondément regrettables, de pillage et de corruption financière et administrative » — ont, selon le comité, « eu de graves répercussions dans les milieux du sud et ont été une cause directe de la division méridionale et de l’émergence de nombreux griefs ».

Jeudi, un porte-parole de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite au Yémen a déclaré disposer de renseignements fiables indiquant que, dans la nuit du 7 janvier, Al-Zubaidi avait quitté Aden à bord d’un navire à destination du Somaliland — probablement vers le port de Berbera, situé à 260 kilomètres au sud, de l’autre côté du golfe d’Aden. 

--
Aidarous al-Zubaidi, chef du Conseil de transition du Sud (CTS) du Yémen, qui, selon la coalition soutenue par l'Arabie saoudite, s'est enfui vers une destination inconnue, à Aden, au Yémen, le 7 janvier 2026. (Reuters)

De là, il aurait été transporté par avion cargo jusqu’à Abou Dhabi, capitale des Émirats arabes unis, via Mogadiscio, capitale côtière de la Somalie, sur un trajet d’environ 2 600 kilomètres.

Certaines des accusations portées contre Al-Zubaidi concernent l’offensive militaire de grande ampleur lancée par les forces du STC dans le sud du Yémen en décembre.

« Nous savons que le Conseil de transition du Sud a œuvré à l’assaut militaire des villes orientales », a déclaré à Arab News une source proche du gouvernement yéménite.

« Le schéma et l’ampleur des violations graves des droits humains et des actes d’escalade sécuritaire et militaire observés dans les villes orientales du sud — Hadhramout, Al-Mahra et Shabwa — à la suite de l’incursion militaire des forces du Conseil de transition depuis le 3 décembre, constituent des crimes odieux contre le peuple yéménite. »

Selon le ministère yéménite des Affaires juridiques et des Droits de l’homme, 2 358 infractions individuelles ont été recensées, dont des exécutions extrajudiciaires, des blessures physiques, des arrestations arbitraires et des détentions, des disparitions forcées et des déplacements, ainsi que la destruction et le pillage de biens publics et privés.

--
Une image reçue par Arab News montre un document qui indiquerait qu'Aidarous Al-Zubaidi, l'ancien gouverneur d'Aden, aurait cédé à son gendre un complexe appartenant à une institution publique.
--
Des images reçues par Arab News montrent des documents qui, selon des militants, indiquent qu'Al-Zubaidi, ancien chef du Conseil de transition du Sud désormais dissous, s'est emparé de plus de 9 500 mètres carrés de terres dans la région de Gold Moor, dans le district de Tawahi.
--
Des images reçues par Arab News montrent des documents qui, selon des militants, indiquent qu'Al-Zubaidi, ancien chef du Conseil de transition du Sud désormais dissous, s'est emparé de plus de 9 500 mètres carrés de terres dans la région de Gold Moor, dans le district de Tawahi.
--
Une image reçue par Arab News montre un document divulgué indiquant qu'Al-Zubaidi a approuvé la location de l'Elephant Bay Resort à un proche pour 250 000 YER par mois pendant 33 ans.

Soutenues par des frappes aériennes saoudiennes, les forces gouvernementales yéménites ont rapidement repris les territoires occupés au cours de la première semaine de janvier. Al-Zubaidi a été révoqué du PLC et inculpé pour trahison, tandis que les Émirats arabes unis ont annoncé le retrait de leurs dernières troupes du pays.

Après la disparition d’Al-Zubaidi à la veille des pourparlers prévus à Riyad, l’Arabie saoudite a accusé les Émirats arabes unis de l’avoir aidé à quitter clandestinement le pays.

La même source a indiqué à Arab News qu’il existe des preuves qu’Al-Zubaidi recevait « 10 milliards de rials yéménites (42 millions de dollars) par mois… prélevés sur l’aide destinée au Yémen ».

« Pendant qu’Al-Zubaidi recevait ces fonds, les citoyens yéménites ne percevaient pas leurs salaires légitimes depuis des années, y compris le corps diplomatique. »

Jeudi dernier, l’ambassadeur d’Arabie saoudite au Yémen, Mohammed Al-Jaber, a annoncé que le Royaume prendrait en charge le paiement des salaires des fonctionnaires yéménites, y compris du personnel militaire, en allouant 90 millions de dollars pour couvrir deux mois de salaires. 

--
Une image reçue par Arab News montre le centre d'ameublement Al-Arabiya, qui, selon des militants, appartient à Aidarous Al-Zubaidi et est géré par son gendre, Jihad Al-Shothabi.

Vendredi soir, Al-Zubaidi, dont la localisation reste inconnue, a publié sa première déclaration publique depuis sa disparition dix jours plus tôt.

« Nous n’accepterons plus aucune solution qui réduise nos droits ou nous impose une réalité inacceptable », a-t-il écrit sur les réseaux sociaux, dans un message ne laissant aucun doute sur sa volonté de saper le gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale.

Il a ajouté : « Je vous promets… que nous continuerons ensemble jusqu’à atteindre l’objectif national souhaité.

Par votre détermination, nous triompherons. Par votre unité, le Sud sera protégé, et par votre volonté, l’État futur sera établi. »

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
 


Trump offre sa médiation à propos du mégabarrage sur le Nil

Le président américain Donald Trump et le président égyptien Abdel Fattah Al-Sisi à Charm el-Cheikh, en Égypte, le 13 octobre 2025. (REUTERS)
Le président américain Donald Trump et le président égyptien Abdel Fattah Al-Sisi à Charm el-Cheikh, en Égypte, le 13 octobre 2025. (REUTERS)
Short Url
  • Donald Trump propose de relancer la médiation américaine entre l’Égypte et l’Éthiopie afin de résoudre durablement le différend sur le partage des eaux du Nil lié au Grand barrage de la Renaissance
  • Le président américain met en garde contre tout contrôle unilatéral du Nil et appelle à une solution évitant un conflit armé

WASHINGTON: Donald Trump a offert sa médiation à l'Egypte et l'Ethiopie à propos du mégabarrage sur le Nil, le plus grand d'Afrique, dans une lettre adressée au dirigeant égyptien Abdel Fattah al-Sissi et rendue publique vendredi par la Maison Blanche.

"Je suis prêt à relancer la médiation américaine entre l'Egypte et l'Ethiopie afin de résoudre de manière responsable et définitive la question du partage des eaux du Nil", écrit le président américain dans ce courrier.

Il a ajouté qu'"aucun Etat dans la région ne devrait contrôler de manière unilatérale les ressources précieuses du Nil et, ce faisant, désavantager ses voisins".

Le dirigeant républicain a souligné qu'il espérait trouver une formule garantissant un approvisionnement en eau prévisible pour l'Egypte et le Soudan, et permettant à l'Ethiopie de vendre ou de fournir de l'électricité aux deux pays en aval.

Dans ce courrier, avec copie aux dirigeants saoudien, émirati, éthiopien et soudanais, M. Trump salue le rôle joué par l'Egypte dans le cessez-le-feu entre Israël et le Hamas à Gaza.

Et il dit "sincèrement espérer que cette dispute légitime à propos du GERD ne mènera pas à un conflit armé majeur entre l'Egypte et l'Ethiopie".

L'Ethiopie, après 14 ans de travaux, a officiellement inauguré en septembre son Grand barrage de la Renaissance (GERD) sur le Nil, plus grand ouvrage hydroélectrique d'Afrique, malgré les tensions générées avec l'Egypte en particulier, qui le qualifie de "menace existentielle", craignant un tarissement de sa principale source d'approvisionnement en eau.

Le GERD se trouve sur le Nil Bleu, qui prend sa source en Ethiopie et s'écoule jusqu'au Soudan, où il rencontre le Nil Blanc pour former le Nil. Le Nil Bleu fournit jusqu'à 85% des eaux du Nil.

Or l'Egypte et ses environ 110 millions d'habitants dépendent à 97% du Nil pour leurs besoins hydriques, notamment pour l'agriculture.

Le Soudan a également fait part de son inquiétude.

Différentes tentatives de médiation depuis une décennie entre les trois pays - sous l'égide successivement des Etats-Unis, de la Banque mondiale, de la Russie, des Emirats arabes unis et de l'Union africaine - ont toutes échoué.