Le PIB saoudien dépasse les 1000 milliards de dollars, une première

Le Royaume a atteint un taux de croissance économique de 8,7% en 2022, le plus élevé parmi les États membres du G20 (Photo, Shutterstock).
Le Royaume a atteint un taux de croissance économique de 8,7% en 2022, le plus élevé parmi les États membres du G20 (Photo, Shutterstock).
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Publié le Lundi 25 septembre 2023

Le PIB saoudien dépasse les 1000 milliards de dollars, une première

  • L‘Arabie saoudite a atteint un taux de croissance économique de 8,7% en 2022, soit le taux le plus élevé parmi les États membres du G20, selon la Fédération des chambres saoudiennes
  • Selon le FMI, l'Arabie saoudite dispose de réserves de précaution suffisantes et l'ancrage du taux de change au dollar américain a été bénéfique à l'économie du Royaume

RIYAD: L'Arabie saoudite a franchi une étape importante alors que son produit intérieur brut a dépassé pour la première fois la barre convoitée des 1 000 milliards de dollars, a révélé l'organisme qui chapeaute la communauté des affaires du Royaume. 

Selon l'agence de presse saoudienne, la Fédération des chambres saoudiennes a révélé que le Royaume avait atteint un produit intérieur brut (PIB) de 4,15 billions de riyals saoudiens (1,11 billions de dollars; 1 dollar = 0,94 euro), réalisant ainsi les objectifs de l'État pour 2025. 

L'agence de presse saoudienne a cité l'étude de la Fédération des chambres saoudiennes selon laquelle le Royaume a atteint un taux de croissance économique de 8,7% en 2022, soit le taux le plus élevé parmi les États membres du G20

Le rapport indique également que la contribution du secteur privé à l'économie a augmenté pour atteindre 1,63 billion de riyals saoudiens, soit 41% du PIB en 2022, avec un taux de croissance de 5,3%. 

Le renforcement du secteur privé non pétrolier est un objectif clé de la Vision 2030 de l'Arabie saoudite, car l'économie du Royaume a progressivement réduit sa dépendance à l'égard du pétrole. 

Sous l'impulsion de Vision 2030

Le rapport ajoute que les investissements non gouvernementaux ont augmenté pour atteindre 907,5 milliards de riyals saoudiens, avec un taux de croissance de 32,6% en 2022, tandis que le nombre de travailleurs privés est passé de 8,08 millions en 2021 à 9,42 millions en 2022.

En outre, le nombre de Saoudiens travaillant dans le secteur privé est passé de 1,91 million en 2021 à 2,19 millions en 2022. 

Soulignant le succès de l'Arabie saoudite dans ses efforts de diversification économique, la Chambre de commerce saoudienne a ajouté que la valeur des exportations non pétrolières a atteint 315,7 milliards de riyals saoudiens en 2022, représentant 20,5% des exportations de produits de base. 

Au début du mois, le Fonds monétaire international (FMI) a déclaré que les perspectives budgétaires de l'Arabie saoudite sont solides à court terme, avec des risques largement équilibrés, sous l'impulsion de Vision 2030, qui a diversifié l'économie du Royaume depuis son lancement en 2016. 

Selon le FMI, l'Arabie saoudite dispose de réserves de précaution suffisantes et l'ancrage du taux de change au dollar américain a été bénéfique à l'économie du Royaume. 

Le FMI ajoute que l'Arabie saoudite a maintenu son indice moyen des prix à la consommation malgré la hausse de l'inflation dans d'autres pays.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Le ministère de l'Économie et de la Planification signe un protocole d'accord avec l'Institut national saoudien de la santé

Des représentants du ministère saoudien de l’Économie et de la Planification, et de l’Institut national saoudien de la santé signant un protocole d’accord. (Ministère de l'Économie et du Plan)
Des représentants du ministère saoudien de l’Économie et de la Planification, et de l’Institut national saoudien de la santé signant un protocole d’accord. (Ministère de l'Économie et du Plan)
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  • Le protocole d'accord vise à développer et à harmoniser l'orientation stratégique des priorités de développement nationales et des politiques économiques
  • Il vise également à faciliter le processus de prise de décision à travers la préparation de méthodologies et d'études, a indiqué le ministère

RIYAD: Le ministère saoudien de l'Économie et de la planification a signé un protocole d'accord avec l'Institut national saoudien de la santé, a annoncé jeudi le ministère.

Ce protocole d'accord vise à développer et à harmoniser l'orientation stratégique des priorités de développement nationales et des politiques économiques, conformément aux objectifs de la Vision 2030 de l’Arabie saoudite.

Il vise également à faciliter le processus de prise de décision à travers la préparation de méthodologies et d'études, a indiqué le ministère.

Dans le cadre de ce protocole d'accord, des expériences scientifiques et pratiques seront échangées, et les deux parties préparent des études et des recherches liées à leur travail en vue d'améliorer la qualité.

Elles organiseront également des ateliers et des cours de formation communs afin de renforcer les capacités et les compétences, et bénéficier des infrastructures et des équipements publics des deux parties.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Les investissements privés dans les secteurs émergents créeront de «formidables opportunités», affirme un ministre saoudien

Le ministre de l’Investissement du Royaume, Khaled al-Faleh, prenant la parole lors de la deuxième journée de l’Initiative sur les capacités humaines à Riyad. (Shutterstock)
Le ministre de l’Investissement du Royaume, Khaled al-Faleh, prenant la parole lors de la deuxième journée de l’Initiative sur les capacités humaines à Riyad. (Shutterstock)
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  • Le ministre de l’Investissement saoudien a indiqué que d’ici à la fin de la décennie, l’économie visait à multiplier par 2,5 son niveau d’avant la Vision 2030, avec une participation du secteur privé passant de 40% à 65%
  • Selon le ministre, une part importante des investissements du secteur privé sera réalisée dans des secteurs économiques nouveaux, notamment l’économie numérique, le tourisme et les services financiers et professionnels

RIYAD: Les investissements du secteur privé en Arabie saoudite sont sur le point de créer de «formidables opportunités» dans les secteurs de l’économie numérique, du tourisme, des services financiers et des biotechnologies, a déclaré un ministre de premier plan.

Lors de la deuxième journée de l’Initiative sur les capacités humaines à Riyad, le ministre de l’Investissement du Royaume, Khaled al-Faleh, a indiqué que d’ici à la fin de la décennie, l’économie visait à multiplier par 2,5 son niveau d’avant la Vision 2030, avec une participation du secteur privé passant de 40% à 65%.

«Grâce à ça, la taille et l’ampleur du secteur privé seront quatre fois supérieures à ce qu’elles étaient au cours de cette seule décennie, ajoutant plus de 3 000 milliards de dollars (1 dollar = 0,93 euro) d’investissements à l’économie nationale par le biais de la stratégie nationale d’investissement et d’autres initiatives», a-t-il ajouté. 

Le ministre a affirmé qu’une part importante de ces investissements serait réalisée dans des secteurs économiques nouveaux et en développement, notamment l’économie numérique, le tourisme et les services financiers et professionnels. Les secteurs de la santé, de la pharmacie et de la biotechnologie ont également été mis en avant.

«Ces secteurs créeront de formidables opportunités pour le développement du capital humain, car ils nécessiteront un ensemble de compétences complètement différent ainsi qu’une vision du monde et des perspectives nouvelles», a précisé M. Al-Faleh, ajoutant que «le monde connaît des changements structurels importants marqués par la transition énergétique, l’automatisation et la numérisation, par des chaînes d’approvisionnement nouvelles et changeantes, et par l’émergence de technologies de rupture». 

Le ministre a expliqué que s’il n’est peut-être pas possible de prédire avec précision dans quelle mesure ces tendances macroéconomiques affecteront le capital humain et quels emplois seront demandés, il est clair qu’elles auront un impact considérable.

«Depuis le début, nous observons de près ce qui se passe lorsque les investissements catalysent le potentiel humain. Les quatre-vint-dix années de développement du secteur de l’énergie, déclenchées par les investissements d’Aramco, constituent peut-être le meilleur exemple, mais pas le seul», a déclaré M. Al-Faleh. 

«Ainsi, lorsqu’un nouveau secteur émerge, comme les énergies renouvelables, la fintech ou la biotechnologie, le déficit de compétences qui en découle sera comblé par la formation, le perfectionnement ou, dans le cas de l’Arabie saoudite, l’ouverture du pays en invitant des personnes qualifiées du monde entier à répondre à cette demande. Avant même de s’en rendre compte, nous disposerons d’un vivier de compétences entièrement nouveau, prêt à être déployé», a-t-il poursuivi.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


France: les 10% des ménages les plus fortunés possèdent la moitié du patrimoine

Ce prix photographique le 6 décembre 2022 montre l'inscription "Banque de France" sur la façade du siège de la Banque de France à Paris (Photo, AFP).
Ce prix photographique le 6 décembre 2022 montre l'inscription "Banque de France" sur la façade du siège de la Banque de France à Paris (Photo, AFP).
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  • Le patrimoine des ménages a fortement augmenté en valeur entre fin 2009 et fin 2021, de 23% en euros constants
  • La moitié des ménages détient toutefois un patrimoine inférieur à 185 000 euros

PARIS: Les 10% des ménages les plus fortunés vivant en France possèdent 54% du patrimoine total, un chiffre stable depuis 2019, a indiqué jeudi le Bulletin de la Banque de France.

Ce rapport souligne aussi que la moitié des ménages vivant en France détiennent 95% du patrimoine total, des inégalités de patrimoine qui restent toutefois un peu moins élevées qu'en zone euro.

Augmentation 

Le patrimoine des ménages a fortement augmenté en valeur entre fin 2009 et fin 2021, de 23% en euros constants (corrigé de la variation des prix sur la période, NDLR). Il atteignait 14.041 milliards d'euros au deuxième trimestre 2023, selon la Banque de France.

En moyenne, le patrimoine net d'un ménage en France est de 446.000 euros, soit une augmentation de 13% en euros constants par rapport à 2009, et est composé en majorité d'immobilier (55%) et d'actifs financiers (32%).

La moitié des ménages détient toutefois un patrimoine inférieur à 185.000 euros (+5% en euros constants sur la période).