Un projet de loi sur l'inflation alimentaire mais sans la vente à perte de carburant

L'interdiction "de la revente à perte est un principe très important du commerce depuis 1963", a estimé Alexandre Bompard, PDG de Carrefour et président de la Fédération du commerce et de la distribution (FCD), devant l'Assemblée nationale mercredi. (AFP).
L'interdiction "de la revente à perte est un principe très important du commerce depuis 1963", a estimé Alexandre Bompard, PDG de Carrefour et président de la Fédération du commerce et de la distribution (FCD), devant l'Assemblée nationale mercredi. (AFP).
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Publié le Lundi 25 septembre 2023

Un projet de loi sur l'inflation alimentaire mais sans la vente à perte de carburant

  • L'idée de la vente à perte n'aura vécu qu'une semaine depuis que la Première ministre Elisabeth Borne l'avait annoncée avec l'espoir de faire baisser les prix à la pompe
  • Les distributeurs E.Leclerc, Carrefour, Intermarché et Système U s'y étaient tous opposés

PARIS: Face à l'opposition des distributeurs, Emmanuel Macron a renoncé à autoriser la vente à perte de carburant, laissant dans un projet de loi présenté mercredi par le gouvernement seulement le volet de lutte contre l'inflation alimentaire.

L'idée de la vente à perte n'aura vécu qu'une semaine depuis que la Première ministre Elisabeth Borne l'avait annoncée avec l'espoir de faire baisser les prix à la pompe.

"La menace de baisser le seuil de vente à perte à été brandie. Elle ne sera pas dans le texte de mercredi (en Conseil des ministres, NDLR). On la garde comme menace", a déclaré dimanche M. Macron sur France 2 et TF1.

A la place, le gouvernement souhaite demander à la filière "de faire un prix coûtant", ce qui fera l'objet d'une réunion dans la semaine avec la Première ministre, a dit le chef de l'Etat.

Et pour les plus modestes, le président a annoncé une nouvelle aide pour compenser le prix élevé du carburant, "limitée aux travailleurs" et qui pourrait atteindre "100 euros par voiture et par an".

Pour l'exécutif, il y a urgence à trouver des solutions à la forte hausse des prix à la pompe depuis cet été, autour des deux euros le litre, dans le sillage de l'envolée des cours du pétrole.

La vente à perte, qui devait prendre effet début décembre pour une durée de six mois, avait suscité une levée de boucliers. Les distributeurs E.Leclerc, Carrefour, Intermarché et Système U s'y étaient tous opposés.

L'interdiction "de la revente à perte est un principe très important du commerce depuis 1963", a estimé Alexandre Bompard, PDG de Carrefour et président de la Fédération du commerce et de la distribution (FCD), devant l'Assemblée nationale mercredi.

"Il ne faut pas ouvrir cette boîte de Pandore", selon lui.

Environ la moitié des stations-service de France sont exploitées par des grandes surfaces.

Même son de cloche chez TotalEnergies - qui gère un tiers des stations françaises - son patron Patrick Pouyanné disant ne pas vouloir descendre en dessous du plafond de 1,99 euro le litre qu'il a instauré cette année.

Accord sur les marges ?

Le projet de loi attendu en conseil des ministres - en même temps que le projet de budget de l'Etat pour 2024 -, portera donc principalement sur l'inflation alimentaire, mais avec une portée incertaine.

En réponse aux supermarchés qui accusent leurs fournisseurs agro-industriels de ne pas vouloir renégocier leurs tarifs à la baisse alors que leurs coûts auraient selon eux baissé, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a dit vouloir avancer au 15 janvier la clôture de ces discussions annuelles, habituellement achevées en mars.

Emmanuel Macron a lui précisé dimanche vouloir trouver avec les grands industriels "un accord sur la modération des marges dans le secteur" avec des "contrôleurs qui procèderont à des vérifications".

Ces annonces s'inscrivent dans un cadre de forte inflation des prix des produits alimentaires qui, s'ils ont commencé à ralentir, connaissent encore des envolées à deux chiffres (11,2% sur un an en août, selon l'Insee).

Le changement de calendrier ne concernerait que les plus gros industriels, souvent des multinationales comme Nestlé, Mondelez ou Procter&Gamble.

Rien ne permet cependant d'assurer que les renégociations accoucheront de baisses de tarifs. Les industriels affirment en coeur que leurs coûts de production sont loin d'avoir baissé, et que le repli de certaines matières premières n'est pas forcément significatif.

Ce à quoi les supermarchés rétorquent que les hausses consenties lors du précédent cycle de négociation pour 2023 (+9% en moyenne) étaient basées sur des anticipations de hausses de coûts qui ne se sont que partiellement confirmées.

Fin août, l'exécutif avait annoncé avoir trouvé avec les grands acteurs de la distribution un accord pour stopper la hausse, voire faire baisser les prix de 5.000 références.


La France va signer un accord de partenariat stratégique avec l'Arménie

Emmanuel Macron et Nikol Pachinian vont signer un partenariat stratégique consacrant "les efforts de défense inédits" et ouvrant de "nouvelles pages économiques" entre les deux pays, a esquissé le chef de l'Etat. (AFP)
Emmanuel Macron et Nikol Pachinian vont signer un partenariat stratégique consacrant "les efforts de défense inédits" et ouvrant de "nouvelles pages économiques" entre les deux pays, a esquissé le chef de l'Etat. (AFP)
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  • La France, où vit la plus grande diaspora arménienne après celles en Russie et aux Etats-Unis, avec 400.000 personnes, a une longue histoire d'amitié et de solidarité avec ce petit pays très francophile de trois millions d'habitants
  • Le président français y a d'ailleurs été accueilli par de nombreuses marques de sympathie, des plus hauts dirigeants de l'Etat aux badauds qui l'ont applaudi dans les rues d'Erevan aux cris de "Vive l'Arménie ! Vive la France!"

EREVAN: Emmanuel Macron achève mardi une visite d'Etat en Arménie, ex-république soviétique partagée entre aspirations européennes et liens historiques avec la Russie, par la signature d'un partenariat et de contrats destinés à intensifier une relation bilatérale déjà dense.

La France, où vit la plus grande diaspora arménienne après celles en Russie et aux Etats-Unis, avec 400.000 personnes, a une longue histoire d'amitié et de solidarité avec ce petit pays très francophile de trois millions d'habitants.

Le président français y a d'ailleurs été accueilli par de nombreuses marques de sympathie, des plus hauts dirigeants de l'Etat aux badauds qui l'ont applaudi dans les rues d'Erevan aux cris de "Vive l'Arménie ! Vive la France!"

Au premier jour de la visite lundi, Emmanuel Macron a rappelé cette "relation singulière", l'accueil à Marseille (sud de la France) des réfugiés fuyant les massacres d'Arméniens perpétrés par l'Empire ottoman lors de la Première guerre mondiale, la mobilisation de la France lors du tremblement de terre de 1988 en Arménie, l'influence du chanteur Charles Aznavour dans les deux pays.

La chanson française était d'ailleurs à l'honneur au dîner d'Etat : Emmanuel Macron a entonné la "Bohême" de Charles Aznavour avec le président arménien Vahagn Khatchatourian au piano et le Premier ministre Nikol Pachinian à la batterie. Son homologue a aussi interprété les "Feuilles mortes" d'Yves Montand.

"La Russie pas là"

La France a aussi toujours soutenu l'Arménie dans son combat meurtrier face à l'Azerbaïdjan après la chute de l'URSS en 1991. "Beaucoup en Europe nous regardaient comme des bêtes étranges" quand d'autres préféraient cultiver leurs relations énergétiques et commerciales avec Bakou, a raconté le président français.

Au plus fort de la guerre autour de l'enclave séparatiste du Karabakh en 2023, la Russie qui compte encore 4.000 soldats en Arménie, "n'était pas là, pas plus qu'elle n'est là pour le Venezuela quand il a des problèmes (...) ou le régime malien lorsqu'il est bousculé par les terroristes", a-t-il lancé.

Le président a aussi salué le choix de l'Arménie et de son Premier ministre, Nikol Pachinian, de "se tourner vers l'Europe", malgré les avertissements à peine voilés de la Russie.

Une aspiration consacrée par la tenue lundi du sommet de la Communauté politique européenne, avec une quarantaine de dirigeants de toute l'Europe, et du premier sommet UE-Arménie mardi à Erevan.

"Le choix que vous avez fait de l'indépendance pleine et entière, de la paix, de la stabilité dans cette région, le choix de l'Europe et de la prospérité sont ceux que nous soutenons (...). Nous voulons être de cette aventure", a lancé M. Macron lors du dîner en son honneur au palais présidentiel.

Le rapprochement avec l'UE reste toutefois entravé par les liens forts unissant Erevan et Moscou, tous deux membres de l'Organisation du traité de sécurité collective, alliance militaire dont fait toujours partie l'Arménie malgré le gel de sa participation en 2024.

L'Arménie, enclavée entre l'Azerbaïdjan, l'Iran, la Géorgie et la Turquie, avec laquelle la frontière est toujours fermée, mise sur la paix pour développer ses connexions terrestres, énergétiques et commerciales et sortir de son isolement.

Efforts de défense 

"Cette nouvelle ère de coopération régionale peut mettre le Caucase encore plus au milieu d'un carrefour entre l'Europe et l'Asie", souligne l'Elysée.

Dans ce contexte, Emmanuel Macron et Nikol Pachinian vont signer un partenariat stratégique consacrant "les efforts de défense inédits" et ouvrant de "nouvelles pages économiques" entre les deux pays, a esquissé le chef de l'Etat.

La coopération de défense inclut déjà un volet aérien avec la commande de trois radars français et la formation par la France de soldats arméniens. L'Arménie a aussi passé commande de 36 canons Caesar en 2024.

Des contrats vont également être signés dans le domaine des transports, a indiqué l'Elysée, évoquant des "prospects potentiels pour Airbus" ainsi que "l'engagement de l'Etat français" dans la construction d'un tunnel sur l'axe routier arménien nord-sud.

Le président s'inclinera dans la matinée au Mémorial commémorant les massacres d'Arméniens à Erevan. Il visitera le musée Matenadaran qui renferme une vaste collection de manuscrits anciens arméniens et va conclure un accord de coopération avec la Bibliothèque nationale de France.

Le président Macron et le Premier ministre Pachinian se rendront aussi à Gyumri, ville martyr du tremblement de terre qui fit quelque 25.000 morts le 7 décembre 1988 dans le nord-ouest du pays.


Macron dénonce les frappes iraniennes «inacceptables» contre les Emirats

Le président français Emmanuel Macron a qualifié d'"inacceptables" les frappes iraniennes contre les Emirats arabes unis. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron a qualifié d'"inacceptables" les frappes iraniennes contre les Emirats arabes unis. (AFP)
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  • "Les frappes iraniennes aujourd'hui (lundi) contre des infrastructures civiles émiriennes sont injustifiées et inacceptables"
  • Il a de nouveau appelé à la réouverture du détroit d'Ormuz et à des garanties de sécurité pour les pays de la région

PARIS: Le président français Emmanuel Macron a qualifié d'"inacceptables" les frappes iraniennes contre les Emirats arabes unis, qui ont fait état lundi des premières attaques de Téhéran en plus d'un mois dans la guerre au Moyen-Orient, avec des drones et des missiles de croisière.

"Les frappes iraniennes aujourd'hui (lundi) contre des infrastructures civiles émiriennes sont injustifiées et inacceptables", a dénoncé M. Macron tôt mardi sur X, assurant les Emirats du soutien de la France et appelant de nouveau à la réouverture du détroit d'Ormuz et à des garanties de sécurité pour les pays de la région.

Les frappes iraniennes aujourd’hui contre des infrastructures civiles émiriennes sont injustifiées et inacceptables.

Comme elle l’a fait depuis le début du conflit, la France continuera de soutenir ses alliés aux Émirats et dans la région pour la défense de leur territoire.…

— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) May 4, 2026

Seine-saint-Denis: un homme fuyant un contrôle de police mortellement percuté sur l'autoroute

 Un homme qui aurait tenté d'échapper en courant à un contrôle de police à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) a été mortellement percuté par un véhicule, lundi, sur une autoroute qu'il tentait de traverser. (AFP)
Un homme qui aurait tenté d'échapper en courant à un contrôle de police à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) a été mortellement percuté par un véhicule, lundi, sur une autoroute qu'il tentait de traverser. (AFP)
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  • L'accident mortel a eu lieu en début d'après-midi sur l'A86, où l'homme a été percuté par le véhicule d'un particulier
  • L'homme avait pris la fuite après avoir refusé de se prêter à un contrôle de police, aux abords d'un restaurant, sur une artère à proximité de l'autoroute

BOBIGNY: Un homme qui aurait tenté d'échapper en courant à un contrôle de police à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) a été mortellement percuté par un véhicule, lundi, sur une autoroute qu'il tentait de traverser, a-t-on appris de source policière, confirmant une information du Parisien.

L'accident mortel a eu lieu en début d'après-midi sur l'A86, où l'homme a été percuté par le véhicule d'un particulier.

Il a été déclaré mort par le Samu (service d'aide médicale d'urgence) peu après 15H30. Des policiers avaient tenté de le ranimer avant l'arrivée de pompiers, selon la même source policière.

Selon cette source, l'homme avait pris la fuite après avoir refusé de se prêter à un contrôle de police, aux abords d'un restaurant, sur une artère à proximité de l'autoroute.