Attaque russe «massive» sur Odessa, Moscou abat plusieurs drones ukrainiens

Dans cette capture vidéo diffusée par le ministère russe de la Défense le 25 septembre 2023, les troupes russes se préparent à bombarder les positions ukrainiennes autour de la région de Kupiansk, dans l'est de l'Ukraine. (AFP)
Dans cette capture vidéo diffusée par le ministère russe de la Défense le 25 septembre 2023, les troupes russes se préparent à bombarder les positions ukrainiennes autour de la région de Kupiansk, dans l'est de l'Ukraine. (AFP)
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Publié le Lundi 25 septembre 2023

Attaque russe «massive» sur Odessa, Moscou abat plusieurs drones ukrainiens

  • Selon l'armée ukrainienne, la Russie a dirigé 19 drones Shahed de fabrication iranienne et deux missiles supersoniques Onyx contre la ville d'Odessa
  • La totalité des drones et 11 Kalibr ont été abattus par les défenses aériennes

KIEV: La Russie a mené une attaque "massive" contre la région d'Odessa, dans le sud de l'Ukraine, les autorités faisant état lundi matin d'une blessée et de dégâts importants, Moscou affirmant de son côté avoir abattu plusieurs drones lancés par Kiev.

Moscou "a attaqué la région d'Odessa avec des drones offensifs et deux types de missiles", a expliqué sur Telegram le gouverneur Oleg Kiper, mentionnant plusieurs "frappes" dont l'attaque d'une "infrastructure portuaire".

"Une civile a été blessée par une onde de choc", a ajouté M. Kiper, précisant que la victime avait été transférée à l'hôpital.

Selon l'armée ukrainienne, la Russie a dirigé 19 drones Shahed de fabrication iranienne et deux missiles supersoniques Onyx contre la ville d'Odessa. Douze autres missiles Kalibr ont été tirés "avec des trajectoires complexes dans différentes zones", a affirmé la même source, notant qu'un sous-marin était également mobilisé.

La totalité des drones et 11 Kalibr ont été abattus par les défenses aériennes, a poursuivi l'armée, indiquant que la station balnéaire d'Odessa avait subi des dégâts "importants".

Deux missiles Kalibr sur les 11 détruits l'ont été dans les régions de Mykolaïv (sud) et Kirovograd (centre), mais la "grande majorité" au-dessus de celle d'Odessa, a dit l'armée.

Un projectile Onyx a frappé un entrepôt de grain "vide" sur le port d'Odessa, a déclaré Natalya Gumenyuk, une porte-parole de l'armée qui a qualifié l'attaque russe de "massive".

L'armée a par ailleurs fait état d'autres entrepôts et d'entreprises endommagés par des chutes de débris dans la banlieue de la ville.

Les forces russes ciblent régulièrement cette région du sud de l'Ukraine donnant sur la mer Noire -- comme sa voisine Mykolaïv -- où se situent des infrastructures portuaires capitales pour le commerce maritime.

Les attaques se sont multipliées depuis l'abandon au mois de juillet de l'accord céréalier qui permettait à l'Ukraine d'exporter librement sa production.

Dimanche, un deuxième cargo de blé ukrainien est cependant arrivé à Istanbul via la mer Noire en empruntant un corridor maritime mis en place par Kiev malgré les menaces de Moscou de s'attaquer aux bateaux entrant et sortant d'Ukraine.

Egalement au cours de la nuit de dimanche à lundi, dans la région de Dnipropetrovsk, Kryvyï Rig a été attaquée selon les autorités locales, le gouverneur Serguiï Lysak écrivant sur Telegram que la défense aérienne avait "fonctionné contre des drones ennemis".

Le chef de l'administration militaire de Kryvyï Rig, Oleksandre Vilkoul, a lui parlé d'"un drone abattu", les chutes de débris ayant causé un incendie -- éteint depuis --, sans faire de victime.

Drones abattus en Russie 

Lundi, le ministère de la Défense russe a affirmé sur Telegram que quatre drones ukrainiens avaient été détruits au-dessus de la péninsule annexée de Crimée et du nord-ouest de la mer Noire.

Deux autres drones ont été abattus au-dessus de la région de Koursk, d'après la même source.

"Il n'y a pas de victime", mais un bâtiment administratif a subi des dégâts, a relevé le gouverneur régional Roman Starovoyt, assurant que la "défense aérienne a fonctionné".

Dans la région voisine de Briansk, juste au nord, le gouverneur Alexandre Bogomaz a dénombré trois drones aériens ukrainiens abattus, dont deux dans le district de Souraj (ouest), sans faire état de victime ou de dommages.

Le ministère de la Défense a lui mentionné deux drones détruits dans la région de Briansk.


Rubio met en garde contre le «chaos total» en cas de péage à Ormuz

"Si nous acceptons que l'on puisse faire payer l'utilisation d'une voie navigable internationale parce qu'elle se trouve à proximité de son espace territorial, cela se propagerait alors à travers le monde comme une épidémie", a averti Marco Rubio, lors d'une réunion avec ses homologues du Conseil de coopération du Golfe (CCG) à Manama (Bahreïn). (AFP)
"Si nous acceptons que l'on puisse faire payer l'utilisation d'une voie navigable internationale parce qu'elle se trouve à proximité de son espace territorial, cela se propagerait alors à travers le monde comme une épidémie", a averti Marco Rubio, lors d'une réunion avec ses homologues du Conseil de coopération du Golfe (CCG) à Manama (Bahreïn). (AFP)
  • L'Iran réfléchit à l'imposition de "droits de redevance", qui n'existaient pas avant la guerre, auxquels les Etats-Unis sont radicalement opposés
  • C'est l'un des principaux points d'achoppement entre les deux pays qui ont récemment signé un protocole d'accord pour mettre fin durablement à la guerre au Moyen-Orient

MANAMA: Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio, en tournée dans le Golfe, a mis en garde jeudi contre le "chaos total" que pourrait engendrer la mise en place par l'Iran de frais dont devraient s'acquitter les navires dans le détroit d'Ormuz.

Plus tôt jeudi, Téhéran avait menacé de "mesures appropriées" contre tout bateau s'aventurant à franchir le détroit sans leur autorisation, semblant répondre à l'aonnonce par Oman de l'ouverture d'un "corridor maritime temporaire" présenté comme une intiative concertée avec l'ONU.

Ormuz est une étroite voie navigable d'une trentaine de kilomètres de large qui sépare l'Iran et Oman, mais le seul passage autorisé par l'Iran se fait dans un couloir qui longe ses côtes.

L'Iran réfléchit à l'imposition de "droits de redevance", qui n'existaient pas avant la guerre, auxquels les Etats-Unis sont radicalement opposés - c'est l'un des principaux points d'achoppement entre les deux pays qui ont récemment signé un protocole d'accord pour mettre fin durablement à la guerre au Moyen-Orient.

"Si nous acceptons que l'on puisse faire payer l'utilisation d'une voie navigable internationale parce qu'elle se trouve à proximité de son espace territorial, cela se propagerait alors à travers le monde comme une épidémie", a averti Marco Rubio, lors d'une réunion avec ses homologues du Conseil de coopération du Golfe (CCG) à Manama (Bahreïn).

Le chef de la diplomatie américaine, venu rassurer ses alliés du Golfe largement ciblés par Téhéran pendant la guerre en représailles des frappes israélo-américaines sur l'Iran, a ajouté que les Etats-Unis souhaitaient un accord de paix, mais pas "à n'importe quel prix".

"Nous voulons un accord qui soit bon, nous voulons un accord qui soit réel, nous voulons un accord qui soit vérifiable, et nous voulons un accord qui soit respecté", a poursuivi M. Rubio.

Le responsable, qui s'est rendu aux Emirats arabes unis, au Koweït et à Bahreïn, a également donné l'assurance que les intérêts des pays du Golfe seraient pris en compte.

"Nous voulons nous assurer qu'aucune partie de cet accord ne porte atteinte, de quelque manière que ce soit, à la sécurité, à la stabilité ou à la prospérité de l'un de nos partenaires de la région du Golfe", a-t-il souligné.

Son homologue de Bahreïn, Abdoullatif ben Rachid Al Zayani, a lui mis en avant les "incertitudes" affectant ces pays.

Les monarchies du Golfe ont payé un lourd tribut à l'offensive américano-israélienne lancée le 28 février contre l'Iran. Elles accueillent des bases militaires américaines et ont été visées par des missiles et drones iraniens en représailles.


Double séisme au Venezuela: au moins 32 morts et plus de 700 blessés

Deux puissants séismes ont fait au moins 32 morts et plus de 700 blessés au Venezuela mercredi, selon un premier bilan provisoire des autorités qui redoutent davantage de victimes notamment dans la région proche de Caracas où des journalistes de l'AFP ont vu des immeubles effondrés et des habitants paniqués. (AFP)
Deux puissants séismes ont fait au moins 32 morts et plus de 700 blessés au Venezuela mercredi, selon un premier bilan provisoire des autorités qui redoutent davantage de victimes notamment dans la région proche de Caracas où des journalistes de l'AFP ont vu des immeubles effondrés et des habitants paniqués. (AFP)
  • Au pied d'un bâtiment de 22 étages entièrement détruit dans le quartier d'Altamira, une journaliste de l'AFP a vu des gens crier les noms de leurs proches enfouis sous les décombres
  • Signe de la gravité de la situation, les Etats-Unis ont annoncé l'envoi immédiat de secouristes et d'aide humanitaire au Venezuela

CARACAS: Deux puissants séismes ont fait au moins 32 morts et plus de 700 blessés au Venezuela mercredi, selon un premier bilan provisoire des autorités qui redoutent davantage de victimes notamment dans la région proche de Caracas où des journalistes de l'AFP ont vu des immeubles effondrés et des habitants paniqués.

Dans la capitale de ce pays d'Amérique latine de près de 30 millions d'habitants régulièrement frappé par des séismes, des photographes de l'AFP ont vu des secouristes et des habitants fouiller des immeubles réduits à des gravats. Des personnes étaient extirpées des décombres puis emmenées sur des brancards.

Au pied d'un bâtiment de 22 étages entièrement détruit dans le quartier d'Altamira, une journaliste de l'AFP a vu des gens crier les noms de leurs proches enfouis sous les décombres. "Nous avons besoin de lampes torches !", lance l'un d'eux dans la nuit noire.

"A l'heure actuelle, nous avons reçu des informations faisant état de 32 morts" et "de plus de 700 blessés", a déclaré la présidente par intérim Delcy Rodriguez dans un message à la nation, après avoir déclaré l'état d'urgence.

Elle a précisé ne pas encore disposer de données concernant l'Etat de La Guaira, situé à proximité de la capitale et qui est selon elle la région la plus touchée. L'aéroport de Caracas, gravement endommagé selon elle, a été fermé.

Signe de la gravité de la situation, les Etats-Unis ont annoncé l'envoi immédiat de secouristes et d'aide humanitaire au Venezuela. "Nous serons aux côtés de nos nouveaux et formidables amis", a assuré le président américain Donald Trump, tandis que Mme Rodriguez a indiqué s'être entretenue au téléphone avec le secrétaire d'Etat Marco Rubio.

Cette initiative américaine, un acte diplomatique fort après des années de tensions, s'inscrit dans le cadre du rétablissement des relations entre les deux pays depuis que les forces américaines ont capturé le président déchu Nicolas Maduro, aujourd'hui incarcéré aux Etats-Unis.

La Chine et l'Inde ont elles aussi proposé leur aide, et plusieurs pays d'Amérique latine ont fait de même et exprimé leur solidarité, parfois au-delà de leurs divergences politiques. 


L'Iran accuse l'Otan de «complicité» dans la guerre menée contre lui

Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a accusé jeudi l'Otan de "complicité" dans la "guerre d'agression illégale" lancée contre l'Iran par les Etats-Unis et Israël. (AFP)
Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a accusé jeudi l'Otan de "complicité" dans la "guerre d'agression illégale" lancée contre l'Iran par les Etats-Unis et Israël. (AFP)
  • M. Baghaï a réagi à des propos sur Fox News du secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, selon qui "500 avions américains ont décollé de bases américaines en Italie" pour soutenir l'opération militaire israélo-américaine "Epic Fury"
  • "Il s'agit là d'un aveu clair et accablant de la complicité active de l'Otan dans une guerre d'agression illégale menée contre un Etat membre souverain de l'ONU", a écrit M. Baghaï sur X

TEHERAN: Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a accusé jeudi l'Otan de "complicité" dans la "guerre d'agression illégale" lancée contre l'Iran par les Etats-Unis et Israël.

M. Baghaï a réagi à des propos sur Fox News du secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, selon qui "500 avions américains ont décollé de bases américaines en Italie" pour soutenir l'opération militaire israélo-américaine "Epic Fury" lancée contre l'Iran le 28 février.

M. Rutte a également affirmé que l'aéroport de Bucarest avait réduit ses vols commerciaux pour laisser la place aux avions de ravitaillement utilisés dans le cadre de cette opération, et qu'entre 4.000 et 5.000 sorties d'avions américains avaient été effectuées depuis des bases européennes pendant le conflit.

"Il s'agit là d'un aveu clair et accablant de la complicité active de l'Otan dans une guerre d'agression illégale menée contre un Etat membre souverain de l'ONU", a écrit M. Baghaï sur X.

"Le secrétaire général de l'Otan a explicitement désigné l'Italie et la Roumanie comme ayant participé à l'agression contre l'Iran", a souligné le porte-parole du ministère iranien.

"Ces pays, ainsi que tous les autres pays européens ayant apporté leur soutien à l'agression américano-israélienne contre l'Iran, doivent expliquer à leur propre population et au monde entier pourquoi ils ont choisi de se rendre complices de cet acte d'agression flagrant et de la perpétration d'atrocités de masse contre les populations iraniennes", a-t-il ajouté.

En Italie, le ministère de la Défense a condamné mercredi les propos de M. Rutte, estimant qu'ils avaient envoyé "un message complètement trompeur", Rome n'ayant permis aux Etats-Unis d'utiliser ses bases que pour des vols techniques et logistiques, et non des missions de combat.