Scandale arbitral: l'étau judiciaire se resserre autour du Barça

Une personne se rend au siège de la fédération espagnole de football où un juge a ordonné le 28 septembre 2023 une perquisition policière au siège de la commission espagnole d'arbitrage, à Las Rozas de Madrid. (AFP)
Une personne se rend au siège de la fédération espagnole de football où un juge a ordonné le 28 septembre 2023 une perquisition policière au siège de la commission espagnole d'arbitrage, à Las Rozas de Madrid. (AFP)
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Publié le Jeudi 28 septembre 2023

Scandale arbitral: l'étau judiciaire se resserre autour du Barça

  • Saisi par le fisc sur de possibles irrégularités dans le paiement des impôts d'une entreprise appartenant à M. Negreira, ex-vice président du CTA entre 1994 et 2018, le parquet a ouvert une enquête préliminaire au printemps 2022
  • Jeudi, l'enquête a pris une nouvelle dimension, le tribunal barcelonais chargé de l'affaire ayant indiqué dans un communiqué avoir «ordonné une perquisition au siège du Comité technique des arbitres»

BARCELONE: L'enquête sur le scandale arbitral mettant en cause le FC Barcelone a accéléré jeudi avec la perquisition de la direction de l'arbitrage espagnol dans les locaux de la Fédération.

Baptisée "affaire Negreira", en référence à José Maria Enriquez Negreira, l'ex-haut responsable de l'arbitrage espagnol au centre de l'enquête, ce scandale empoisonne depuis des mois la vie du Barça, qui nie toute irrégularité.

Jeudi, l'enquête a pris une nouvelle dimension, le tribunal barcelonais chargé de l'affaire ayant indiqué dans un communiqué avoir "ordonné une perquisition au siège du Comité technique des arbitres" (CTA).

La Garde civile a confirmé à l'AFP mener cette perquisition dans les locaux du comité, situé au sein de la Fédération de football à Las Rozas, près de Madrid, et précisé qu'aucune interpellation n'était prévue.

Saisi par le fisc sur de possibles irrégularités dans le paiement des impôts d'une entreprise appartenant à M. Negreira, ex-vice président du CTA entre 1994 et 2018, le parquet a ouvert une enquête préliminaire au printemps 2022.

Le FC Barcelone, ses ex-présidents Josep Maria Bartomeu et Sandro Rosell ainsi que M. Negreira et son fils sont inculpés notamment de "corruption" dans cette affaire depuis le mois de mars.

D'après le parquet, le club catalan a versé au total plus de 7,3 millions d'euros à M. Negreira. Des paiements, effectués via l'entreprise Dasnil 95, appartenant à l'ancien arbitre, qui ont débuté en 2001 et pris fin en 2018 quand ce dernier a perdu son poste de N.2 de l'arbitrage espagnol et que le CTA espagnol a été restructuré.

«Effets désirés sur l'arbitrage»

Le Barça, qui fait également depuis fin mars l'objet d'une enquête de l'UEFA, soutient que Dasnil 95 a été payée pour conseiller le club sur des questions arbitrales. Mais la justice espagnole soupçonne que ces sommes aient pu servir à corrompre des directeurs de jeu.

Dans un document publié jeudi, le juge chargé de l'affaire indique "déduire" des éléments dont il dispose "que les paiements (du club à Negreira) ont produit les effets désirés par le FC Barcelone sur l'arbitrage".

Un autre élément soutenant l'accusation, selon le juge, est l'envoi par Negreira d'une "lettre menaçante" au club après l'arrêt des paiements, montrant qu'il avait "conscience que des faits illicites assez graves s'étaient produits en faveur du FC Barcelone".

"Le Barça n'a jamais acheté d'arbitres et n'a jamais eu l'intention d'en acheter, que cela soit bien clair", avait assuré en mars l'actuel président du FC Barcelone, Joan Laporta.

L'entraîneur Xavi a redit jeudi qu'il n'avait "jamais eu le sentiment", que le club ait été avantagé par l'arbitrage.

Sur le plan sportif, le FC Barcelone ne risque rien, à tout le moins en Espagne: les faits, vieux de plus de cinq ans, sont en effet considérés comme prescrits. Mais sur le plan pénal, ses anciens dirigeants risquent des peines de prison.

Le foot espagnol est par ailleurs de nouveau secoué par ses vieux démons, une fillette de 8 ans portant un maillot de l'attaquant du Real Madrid, Vinicius Jr, ayant été victime d'insultes racistes de la part de supporters de l'Atlético Madrid dimanche avant le derby madrilène.


Rejoindre le Conseil de la paix reflète l’engagement saoudien à mettre fin au conflit à Gaza, affirme le prince Faisal

Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
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  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères signe la charte fondatrice de l’initiative menée par les États-Unis lors d’une cérémonie au Forum économique mondial de Davos
  • L’Arabie saoudite fait partie des huit pays arabes et islamiques ayant annoncé mercredi leur adhésion à l’initiative, qui vise à stabiliser et reconstruire Gaza

​​​​​​DAVOS : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a signé jeudi la charte fondatrice du « Conseil de la paix » du président américain Donald Trump.

Cette décision de participation reflète le soutien du Royaume aux efforts visant à instaurer une paix durable à Gaza, a-t-il déclaré.

L’Arabie saoudite figure parmi les huit pays arabes et islamiques qui ont annoncé mercredi leur adhésion à cette initiative, dont l’objectif est de stabiliser et de reconstruire le territoire palestinien ravagé par la guerre.

Le prince Faisal a signé le document lors d’une cérémonie organisée en marge du Forum économique mondial de Davos, où le président Donald Trump a lancé la charte à l’occasion d’un événement réunissant plusieurs autres pays fondateurs, dont la Turquie et le Qatar.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a indiqué que la signature du document témoignait de « l’engagement du Royaume à soutenir le conseil de la paix en tant qu’organe transitoire visant à mettre fin au conflit à Gaza, conformément à la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies ».

Cette initiative reflète également le soutien de l’Arabie saoudite à la reconstruction de Gaza et sa volonté de promouvoir une paix durable, tout en saluant les efforts de paix du président Trump, a ajouté le ministère.

Le président américain a contribué à la médiation d’un accord de paix en septembre, qui a largement mis fin à la guerre de deux ans menée par Israël contre Gaza, un conflit qui a dévasté le territoire et coûté la vie à plus de 70 000 Palestiniens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump signe la charte fondatrice de son «Conseil de paix» à Davos

 Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
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  • "Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt
  • Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza

DAVOS: Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies.

"Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt, la porte-parole de la Maison Blanche, lors de cette cérémonie en présence d'un parterre d'une vingtaine de dirigeants ayant accepté l'invitation de Washington à rejoindre le "Conseil".

Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza. Mais sa "charte" prévoit un mandat bien plus vaste lui assigne une mission beaucoup plus vaste, censée l'impliquer dans la gestion d'autres conflits.

Gaza est l'endroit "où le Conseil de paix a vraiment débuté (...) Je pense que nous pourrons l'étendre à d'autres choses à mesure que nous réussirons à Gaza", a fait valoir Donald Trump.

“Une fois que le Conseil sera complètement formé, nous pourrons faire à peu près ce que nous voulons et nous le ferons en coordination avec les Nations unies", a-t-il ajouté, reprochant de nouveau à l'Onu de n'avoir "pas utilisé" le "formidable potentiel" dont elle dispose.

 


Etats-Unis et Danemark vont renégocier leur accord de défense de 1951 sur le Groenland 

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
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  • Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland
  • "La position du Danemark et celle du Groenland sont identiques, et aucune négociation n'a eu lieu hier avec l'Otan au sujet de notre souveraineté", a déclaré la Première ministre, Mette Frederiksen, à la télévision danoise

DAVOS: Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland, a indiqué jeudi à l'AFP une source proche des discussions ayant eu lieu la veille à Davos entre Donald Trump et le chef de l'Otan Mark Rutte.

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions.