Mohammed VI généralise la couverture sociale "au profit de tous les Marocains"

"Le moment est venu de lancer, au cours des cinq prochaines années, le processus de généralisation de la couverture sociale", a dit le roi. (Photo, AFP)
"Le moment est venu de lancer, au cours des cinq prochaines années, le processus de généralisation de la couverture sociale", a dit le roi. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 30 juillet 2020

Mohammed VI généralise la couverture sociale "au profit de tous les Marocains"

  • Cette mesure s'est accompagnée par la création d'un fonds de 11 milliards d'euros pour relancer l'économie après la pandémie
  • Le revenu mensuel moyen des Marocains a baissé de moitié pendant le confinement

RABAT: Le roi du Maroc Mohammed VI a annoncé mercredi soir une généralisation de la couverture sociale "au profit de tous les Marocains" au cours des cinq prochaines années et la création d'un fonds de 11 milliards d'euros pour relancer l'économie après la pandémie. 
"Le moment est venu de lancer, au cours des cinq prochaines années, le processus de généralisation de la couverture sociale au profit de tous les Marocains", a dit le roi dans son premier discours télévisé depuis l'apparition de la pandémie au Maroc, mi-mars. "Ce projet requiert une réforme rigoureuse des systèmes et programmes sociaux", a-t-il dit dans une allocution marquant le 21e anniversaire de son accession au trône.
Ce projet sera déployé à partir de janvier prochain en commençant par la "généralisation de l’Assurance Maladie Obligatoire (AMO) et des allocations familiales", et sera étendu à "la retraite et l’indemnité pour perte d’emploi", a-t-il ajouté. Selon lui, la crise liée à la pandémie a "mis en évidence un certain nombre d'insuffisances", notamment "la faiblesse des réseaux de protection sociale" pour "les franges de la population en situation de grande précarité" dans ce pays de 35 millions d'habitants. 
Selon le Haut-commissariat au plan (HCP), en charge des statistiques officielles, le revenu mensuel moyen a baissé de moitié pendant le confinement. Les plus touchés sont les plus pauvres et les travailleurs du secteur informel alors que seul le quart des personnes en âge de travailler ont pu bénéficier des aides publiques.
La mise en place d'un système d'aides sociales pour les plus démunis, sur la base d'un registre social unifié inspiré du modèle indien, est évoquée depuis 2013. Mais le projet a tardé pour des considérations politiques. Un projet de loi est en attente d'examen au Parlement.
11 milliards
Dans son message, le monarque âgé de 56 ans a aussi annoncé l'injection de 120 milliards de dirhams (11 milliards d'euros) dans l’économie nationale pour la "relance économique post-crise". 
Le Maroc enregistre officiellement 22.213 cas de contamination au total, dont 334 décès, avec une hausse des contaminations depuis l'assouplissement des mesures sévères de confinement. 
Un grand nombre de familles ont été précipitées dans la misère à cause des effets économiques de la crise sanitaire, doublée d'une grande sécheresse.
Le royaume devrait connaître en 2020 sa pire récession depuis 1996, avec une contraction de plus de 5% de son PIB, du fait de la pandémie et d'un faible rendement agricole, selon la banque centrale marocaine. 


La Turquie met en garde contre «une crise migratoire durable» au Moyen-Orient

La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
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  • "Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan
  • M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre"

ISTANBUL: La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit.

"Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, lors d'une conférence de presse à Ankara avec son homologue canadienne Anita Anand.

M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre".

"La situation humanitaire au Liban est extrêmement préoccupante et risque de s'aggraver en cas d'offensive terrestre (israélienne)", a abondé à ses côtés la cheffe de la diplomatie canadienne, Anita Anand.

 

 


Liban: le bilan des frappes israéliennes s'élève à 912 morts

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BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé.

Le ministère fait en outre état de 67 femmes et 38 personnels médicaux parmi les tués. Le bilan précédent annoncé la veille par les autorités faisait état de 886 morts.

 

 


L’Arabie saoudite appelle l’ONU à agir contre l’islamophobie

L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
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  • Le harcèlement public, les stéréotypes nuisibles et le vandalisme des mosquées « créent la division, approfondissent la méfiance et compromettent les efforts pour bâtir des sociétés inclusives et stables », déclare l’envoyé
  • L’ambassadeur Abulaziz Alwasil exhorte les gouvernements et les plateformes en ligne à renforcer les protections légales et à garantir la responsabilité pour les crimes haineux visant les musulmans

NEW YORK : L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie, soulignant en particulier l’importance des protections légales, de l’éducation et de la coopération internationale.

Il a décrit l’islamophobie comme « un défi sérieux et croissant » et a mis en garde contre ses effets sociaux plus larges.

« Lorsque les musulmans sont harcelés dans l’espace public, lorsque des mosquées sont vandalisées et que des stéréotypes nuisibles se diffusent dans le discours public et sur les plateformes numériques, les conséquences vont bien au-delà d’une seule communauté », a-t-il déclaré.

« Elles créent la division, renforcent la méfiance et compromettent les efforts pour construire des sociétés inclusives et stables. »

Abulaziz Alwasil a exhorté les gouvernements, les autorités éducatives et les plateformes numériques à agir.

« Les gouvernements doivent renforcer les protections légales contre la discrimination et garantir la responsabilité en cas de crimes haineux visant les musulmans, les mosquées et les institutions islamiques », a-t-il ajouté.

« Les efforts doivent également s’attaquer à la propagation des discours de haine sur les plateformes numériques, où la désinformation et les narratifs hostiles peuvent rapidement influencer les perceptions et alimenter l’intolérance. »

L’envoyé saoudien a souligné l’importance de la coopération internationale et l’engagement de Riyad sur cette question.

« L’Arabie saoudite réaffirme que lutter contre l’islamophobie est une part indispensable de la promotion du respect de la diversité religieuse », a-t-il déclaré.

« Lorsque les nations travaillent ensemble pour promouvoir la tolérance et le respect mutuel, elles renforcent les bases d’une coexistence mondiale pacifique. »

« Le Royaume d’Arabie saoudite reste fermement engagé à faire progresser les efforts internationaux pour combattre l’islamophobie, contrer les narratifs qui incitent à l’hostilité et à la discrimination contre les musulmans, en renforçant la coopération, en poursuivant l’engagement avec l’ONU et en soutenant les initiatives qui favorisent la compréhension et le dialogue. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com