Jeux paralympiques: les Russes et Bélarusses autorisés sous bannière neutre à Paris en 2024

L'entrée du siège des Jeux Olympiques de Paris 2024 le 20 juin 2023 ( Photo de JULIEN DE ROSA / AFP).
L'entrée du siège des Jeux Olympiques de Paris 2024 le 20 juin 2023 ( Photo de JULIEN DE ROSA / AFP).
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Publié le Samedi 30 septembre 2023

Jeux paralympiques: les Russes et Bélarusses autorisés sous bannière neutre à Paris en 2024

  • Le Comité international paralympique (IPC), qui a fait preuve d'indépendance par le passé par rapport au Comité international olympique (CIO), se met ainsi cette fois dans la trace de l'instance olympique
  • L'instance basée à Lausanne n'a toutefois pas encore pris position pour les JO-2024

MUNICH: Les Russes et Bélarusses pourront participer sous bannière neutre et strictes conditions de neutralité aux Jeux paralympiques de 2024 à Paris (28 août-8 septembre), a tranché vendredi le Comité international (IPC).

Le Comité international paralympique (IPC), qui a fait preuve d'indépendance par le passé par rapport au Comité international olympique (CIO), se met ainsi cette fois dans la trace de l'instance olympique.

Le 28 mars 2023, le CIO avait recommandé aux fédérations internationales d'autoriser la participation de sportifs russes et bélarusses, en tant qu'athlètes individuels neutres, aux compétitions internationales.

L'instance basée à Lausanne n'a toutefois pas encore pris position pour les JO-2024, repoussant sa décision "au moment approprié".

Réunis en assemblée générale vendredi à Manama (Bahrein), les membres de l'IPC ont été amenés à se prononcer vendredi sur une première motion, prévoyant la suspension du comité paralympique russe.

Soutenue notamment par la quasi totalité des comités nationaux paralympiques européens, elle a toutefois été rejetée par 74 voix contre 65 (13 abstentions).

Le Comité paralympique et sportif français (CPSF) a dénoncé "les pressions exercées, de par le monde, sur certains Comités paralympiques nationaux", dans un communiqué.

La seconde motion, portant sur la suspension partielle du comité paralympique russe, a été elle adoptée à une large majorité de 90 voix contre 56 (6 abstentions).

"En raison de la suspension partielle, le NPC Russie perd tous ses droits en tant que membre de l'IPC. Toutefois, ses sportifs sont éligibles pour participer individuellement et de manière neutre aux Jeux paralympiques de Paris", a expliqué l'IPC.

Regards tournés vers Kiev

La durée de la suspension partielle de la Russie de l'IPC est de deux ans, décision "sujette à révision lors de la prochaine assemblée générale ordinaire", l'an prochain.

L'IPC a pris la même décision à l'encontre du comité paralympique bélarusse (74 à 56, 15 abstentions, contre la suspension totale, 79 à 57, 9 abstentions, en faveur de la suspension partielle).

"Le CPSF soutient désormais le Comité exécutif de l'IPC auquel il revient de déterminer les conditions de participation, au cas par cas, des athlètes russes et biélorusses, sous bannière neutre. Il reste très vigilant quant à l'attitude des autorités et athlètes concernés afin de préserver les compétitions paralympiques", a précisé le comité français.

A la suite de l'invasion de l'Ukraine par les troupes russes le 24 février 2022, l'IPC avait décidé de ne pas autoriser les athlètes russes et bélarusses à participer aux Jeux paralympiques d'hiver à Pékin cette même année.

Le 16 novembre 2022, l'assemblée générale de l'IPC réunie à Berlin avait suspendu pour un an les comités paralympiques nationaux russe et bélarusse.

Nation forte des Jeux paralympiques, la Russie avait été suspendue en 2016 à Rio, en raison d'un dopage institutionnalisé par le passé. En 2021, en raison de nouveaux scandales de dopage, les Russes ont participé aux Jeux paralympiques de Tokyo sous bannière neutre, décrochant 118 médailles, dont 36 en or.

Les regards sont désormais tournés vers Kiev. L'Ukraine avait terminé à la 6e place du tableau des médailles de Tokyo en 2021, deux rangs derrière la Russie, avec 98 médaille dont 24 titres (3e nations en 2016 avec 117 médailles dont 41 titres).

Jusque fin juillet, l'Ukraine interdisait par un décret la participation de ses sportifs à des compétitions où s'alignaient des ressortissants russes ou bélarusses, à l'exception du tennis où les joueurs concourent à titre individuel et ne représentent pas leur pays.

Mais pendant les Championnats du monde d'escrime, ce décret a été modifié, l'interdiction s'appliquant désormais aux compétitions où s'alignent des sportifs "représentant la Fédération de Russie ou la République du Bélarus".

La bannière neutre imposée à la Russie et au Bélarus aux Paralympiques permet ainsi de lever l'objection.


Pourparlers Iran-Etats-Unis : «des bases très solides» en vue d'un accord final, selon JD Vance

Les pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis tenus dimanche en Suisse pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient ont permis d'établir des "bases très solides" en vue d'un accord final, a affirmé lundi le vice-président américain JD Vance. (AFP)
Les pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis tenus dimanche en Suisse pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient ont permis d'établir des "bases très solides" en vue d'un accord final, a affirmé lundi le vice-président américain JD Vance. (AFP)
  • "Nous avons réalisé de nombreux progrès satisfaisants. Nous avons fait exactement ce que nous voulions faire", a assuré JD Vance, qui va rentrer aux Etats-Unis
  • Côté iranien, l'équipe conduite par le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, et le chef de la diplomatie, Abbas Araghchi, a quitté le Burgenstock, à l'issue de "18 heures d'intenses discussions", selon l'agence de presse Irna

BURGENSTOCK: Les pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis tenus dimanche en Suisse pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient ont permis d'établir des "bases très solides" en vue d'un accord final, a affirmé lundi le vice-président américain JD Vance.

"Nous avons posé des bases très solides pour aboutir à un accord final réussi. L'accord final, c'est la maison. Nous en avons posé les fondations. Nous n'avons pas encore construit la maison, mais nous avons posé des bases solides pour atteindre une issue favorable pour le peuple américain", a-t-il déclaré aux journalistes.

Après la signature d'un protocole d'accord la semaine dernière et un démarrage dans le chaos, ces négociations, lancées dimanche dans le complexe hôtelier du Burgenstock, dans les Alpes suisses, doivent aboutir, sous un délai de 60 jours renouvelables, à un document final.

"Nous avons réalisé de nombreux progrès satisfaisants. Nous avons fait exactement ce que nous voulions faire", a assuré JD Vance, qui va rentrer aux Etats-Unis.

Côté iranien, l'équipe conduite par le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, et le chef de la diplomatie, Abbas Araghchi, a quitté le Burgenstock, à l'issue de "18 heures d'intenses discussions", selon l'agence de presse Irna.

Des négociations vont toutefois se poursuivre au niveau technique.

"Nos équipes, en collaboration avec les Iraniens, les Qataris et les Pakistanais, ont réalisé d'importants progrès hier. Elles continueront à travailler au niveau technique avec les équipes présentes ici au Burgenstock", a indiqué JD Vance.

"Ces négociations techniques se poursuivront ensuite au cours des semaines et des jours à venir. Nous voulions mettre en place une structure pour garantir une supervision politique adéquate", a-t-il ajouté.


Iran et Etats-Unis s'accordent sur une feuille de route pour un accord définitif sous 60 jours

Les délégations se sont "mises d'accord sur une feuille de route visant à parvenir à un accord définitif dans un délai de 60 jours, jetant ainsi les bases d'un démarrage immédiat de nouvelles discussions techniques" qui se poursuivront cette semaine en Suisse, ont écrit les gouvernements pakistanais et qatari dans un communiqué conjoint. (AFP)
Les délégations se sont "mises d'accord sur une feuille de route visant à parvenir à un accord définitif dans un délai de 60 jours, jetant ainsi les bases d'un démarrage immédiat de nouvelles discussions techniques" qui se poursuivront cette semaine en Suisse, ont écrit les gouvernements pakistanais et qatari dans un communiqué conjoint. (AFP)
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  • Les Etats-Unis et l'Iran se sont entendus sur une "feuille de route" pour conclure dans les 60 jours un accord définitif pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient
  • "La médiation pakistanaise et qatarie a permis des progrès majeurs afin de mettre un terme à la guerre au Liban"

BURGENSTOCK: Les Etats-Unis et l'Iran se sont entendus sur une "feuille de route" pour conclure dans les 60 jours un accord définitif pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, lors de leur première séance de négociations en Suisse, ont annoncé lundi les médiateurs pakistanais et qatari.

Les délégations se sont "mises d'accord sur une feuille de route visant à parvenir à un accord définitif dans un délai de 60 jours, jetant ainsi les bases d'un démarrage immédiat de nouvelles discussions techniques" qui se poursuivront cette semaine en Suisse, ont écrit les gouvernements pakistanais et qatari dans un communiqué conjoint.


Les négociations entre l'Iran et les Etats-Unis vont démarrer en Suisse

Le vice-président américain JD Vance est arrivé en Suisse dimanche, atterrissant à la base aérienne d’Emmen à 5 h 59 (03 h 59 GMT), selon son porte-parole. (AFP)
Le vice-président américain JD Vance est arrivé en Suisse dimanche, atterrissant à la base aérienne d’Emmen à 5 h 59 (03 h 59 GMT), selon son porte-parole. (AFP)
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  • Les négociations américano-iraniennes s’ouvrent en Suisse dans un contexte tendu, marqué par la poursuite des violences au Liban et des divergences sur l’application du protocole d’accord, notamment sur le nucléaire et un cessez-le-feu
  • L’escalade régionale s’intensifie avec la fermeture annoncée du détroit d’Ormuz par l’Iran, tandis que les États-Unis appellent à la retenue et poursuivent les discussions diplomatiques

BURGENSTOCK: Les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran pour trouver une paix durable au Moyen-Orient doivent débuter dimanche matin dans un hôtel de luxe des Alpes suisses, quatre jours après la signature d'un protocole d'accord, déjà malmené, pour mettre fin aux hostilités.

Ces pourparlers, centrés sur le programme nucléaire iranien, sont prévus pour une durée renouvelable de 60 jours. Avant même qu'ils ne commencent, les écueils se sont accumulés, avec la poursuite des combats au Liban malgré une clause de l'accord-cadre prévoyant la fin des hostilités sur tous les fronts, et l'annonce par Téhéran d'une nouvelle fermeture du détroit d'Ormuz en représailles.

Sur le front libanais, des frappes israéliennes ont fait au moins 30 morts samedi dans l'est et le sud du Liban, avant une accalmie constatée par un correspondant de l'AFP en fin de journée, lorsque l'armée israélienne a reçu l'ordre de cesser les affrontements avec le Hezbollah pro-iranien.

Les pourparlers débuteront dans le courant de la matinée, a annoncé la diplomatie suisse, précisant que la délégation américaine, dirigée par le vice-président américain JD Vance, et la délégation iranienne, menée par le président du Parlement iranien Mohammad Bagher Ghalibaf, étaient arrivées à l'hôtel de luxe de Bürgenstock, surplombant le lac de Lucerne, site des discussions. Les pays médiateurs, le Pakistan et le Qatar, sont également sur place.

Arrivée samedi soir, la délégation iranienne compte aussi, selon la télévision d'Etat iranienne, le chef de la diplomatie Abbas Araghchi et le gouverneur de la Banque centrale Abdolnaser Hemmati.

Les discussions devraient durer "quelques jours", a affirmé JD Vance à la presse samedi soir, ajoutant qu'il ne pourrait rester en Suisse "qu'un jour ou deux".

"J'espère qu'on va faire des progrès sur la question nucléaire et sur la question du cessez-le-feu au Liban. Ce sont les deux points principaux sur lesquels je pense que nous allons nous concentrer", a-t-il déclaré.

L'émissaire Steve Witkoff et le gendre du président Donald Trump, Jared Kushner, se trouvent également en Suisse, selon JD Vance.

Les pourparlers sont censés mener à un accord final pour mettre un terme au conflit au Moyen-Orient, déclenché par des frappes israélo-américaines sur l'Iran le 28 février. Les hostilités ont causé des milliers de morts, surtout en Iran et au Liban, et ébranlé l'économie mondiale.

- Protocole "en danger" -

Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a toutefois prévenu samedi les Etats-Unis que le protocole d'accord serait "en danger" si ses clauses n'étaient pas appliquées rapidement, en référence à la situation au Liban.

Le conseiller militaire du guide suprême iranien, Mohsen Rezaei, a lui appelé à la prudence face à tout "optimisme", affirmant sur X que "l'ennemi a montré qu'il ne tenait pas ses promesses".

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient par des tirs de roquettes sur Israël pour venger la mort du guide suprême iranien, tué au début de la guerre.

Depuis, les opérations israéliennes au Liban ont fait 4.057 morts, selon le dernier bilan, samedi, du ministère libanais de la Santé.

L'armée israélienne a annoncé pour sa part qu'un de ses soldats avait été tué samedi dans le sud du Liban, portant à 36 le nombre de ses pertes depuis le début du conflit. Elle a précisé samedi que ses troupes ne mèneraient "pas de frappes proactives", mais qu'elles opéreraient "de manière défensive" au sein de la bande territoriale du sud du Liban occupée par Israël.

Avant son départ pour la Suisse, le vice-président américain a assuré que la situation "s'améliore" au Liban.

"Le gros problème, c'est que vous allez avoir quelqu'un qui va commencer à tirer et ensuite quelqu'un va répondre, et donc vous avez en quelque sorte ce problème de l'oeuf et de la poule où il faut réussir à arrêter les tirs suffisamment longtemps pour que le cessez-le-feu tienne, c'est ce qu'on essaie de faire", a-t-il dit.

- Ormuz fermé -

Après les nouveaux affrontements au Liban, le commandement central de l'armée iranienne a annoncé que "le détroit d'Ormuz serait fermé au trafic maritime", une "première mesure en réponse à la violation des engagements par l'ennemi". Il a menacé "d'autres mesures" si nécessaire "pour contraindre l'ennemi à respecter ses obligations".

La réouverture du détroit a constitué l'un des points clés du protocole d'accord américano-iranien. L'Iran avait verrouillé au début de la guerre cette voie maritime stratégique par laquelle transitaient auparavant quelque 20% des hydrocarbures mondiaux, provoquant une flambée des cours du pétrole.

Après l'annonce par l'Iran de sa nouvelle fermeture, le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a indiqué que ses forces demeuraient "vigilantes". Selon lui, 55 navires marchands ont franchi le détroit de manière sûre samedi.

Téhéran a également évoqué la possible mise en place de "frais" de service maritime pour les navires voulant y transiter. Le président américain Donald Trump a lui aussi menacé d'appliquer un péage dans le détroit en cas d'échec des discussions avec l'Iran.