Deux lionceaux et un aigle rare découverts dans une cargaison illégale au Liban

Le Liban s’est engagé à réprimer le trafic d’animaux sauvages, à la suite de la saisie d’une cargaison illégale. (Photo fournie)
Le Liban s’est engagé à réprimer le trafic d’animaux sauvages, à la suite de la saisie d’une cargaison illégale. (Photo fournie)
Le Liban s’est engagé à réprimer le trafic d’animaux sauvages, à la suite de la saisie d’une cargaison illégale. (Photo fournie)
Le Liban s’est engagé à réprimer le trafic d’animaux sauvages, à la suite de la saisie d’une cargaison illégale. (Photo fournie)
Le Liban s’est engagé à réprimer le trafic d’animaux sauvages, à la suite de la saisie d’une cargaison illégale. (Photo fournie)
Le Liban s’est engagé à réprimer le trafic d’animaux sauvages, à la suite de la saisie d’une cargaison illégale. (Photo fournie)
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Publié le Dimanche 01 octobre 2023

Deux lionceaux et un aigle rare découverts dans une cargaison illégale au Liban

  • L’armée libanaise a découvert vendredi deux lionceaux, un aigle impérial oriental, 350 chardonnerets et plus de 1 350 oiseaux d’ornement de toutes sortes cachés dans des cages en bois et des cartons
  • Les deux lionceaux ont reçu les soins nécessaires, mais l’aigle est dans un état très critique et pourrait ne pas survivre

BEYROUTH: Le Liban s’est engagé à réprimer le trafic d’animaux sauvages, à la suite de la saisie d’une cargaison illégale comprenant deux lionceaux et une espèce d’aigle rare près de la frontière avec la Syrie.

Le ministre de l’Agriculture, Abbas Hajj Hassan, a déclaré samedi que le Liban respecterait les accords internationaux visant à empêcher la contrebande d’animaux sauvages et que les contrebandiers reconnus coupables seraient punis.

L’armée libanaise a découvert vendredi deux lionceaux, un aigle impérial oriental, 350 chardonnerets et plus de 1 350 oiseaux d’ornement de toutes sortes cachés dans des cages en bois et des cartons à bord d’un camion après une fouille de routine à un poste de contrôle à Batroun, sur l’autoroute Tripoli-Beyrouth, à 50 kilomètres au nord de Beyrouth.

Le chauffeur du camion a été arrêté et les animaux de contrebande ont été confisqués.

Les forces de sécurité intérieure enquêtent actuellement sur cette cargaison – l’une des plus importantes depuis des années – qui serait destinée à un homme d’affaires bien connu de Beyrouth.

Le ministre de l’Environnement, Nasser Yassin, affirme que les animaux confisqués sont dans un état «lamentable».

«Nous ne savons pas combien de jours ils ont été gardés dans des cages sans nourriture ni eau pour passer clandestinement la frontière, ni les circonstances entourant l’opération de contrebande», dit-il.

Les deux lionceaux ont reçu les soins nécessaires et certains oiseaux ont été relâchés. Cependant, l’aigle est dans un état très critique et pourrait ne pas survivre, ajoute le ministre.

M. Yassin soutient que l’homme d’affaires pourrait être poursuivi en justice.

«Dans un souci de protéger les animaux sauvages, nous poursuivrons en justice tous ceux qui sont impliqués dans cette opération», insiste-t-il.

«Nous sommes attachés à la Cites (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction) – l’accord qui réglemente ce commerce.»

La contrebande constitue un problème croissant à la frontière libano-syrienne, dans un contexte de chaos généralisé dans la région.

La plupart des opérations concernent la traite d’êtres humains, principalement des Syriens qui souhaitent travailler au Liban ou traverser illégalement le pays en route vers l’Europe.

Les passeurs transportent également des médicaments, du carburant et des drogues illégales. Toutefois, les saisies d’animaux sauvages sont rarement signalées.

M. Hajj Hassan, le ministre de l’Agriculture, déclare également: «Ce n’est pas la première fois que des animaux font l’objet de contrebande et ce ne sera pas la dernière. Cependant, il s’agit de la plus grosse cargaison qui ait été saisie.»

La militante des droits des animaux, Ghina Nahfawi, confie à Arab News que les animaux étaient destinés à un homme d’affaires «connu pour ce type de commerce».

Le commerçant vend des animaux dans le quartier d’Al-Awza’i, dans la banlieue sud de Beyrouth, selon la militante.

Des créatures rares et exotiques sont vendues à des gens fortunés, qui se vantent de les avoir dans leurs jardins, explique-t-elle.

Les animaux saisis ont été examinés par un département spécialisé au Nord-Liban. Certains ont été relâchés, alors que d’autres reçoivent des soins supplémentaires. 

L’aigle impérial oriental est pris en charge par l’Association libanaise des oiseaux migrateurs, tandis que les deux lionceaux ont été déposés auprès de l’association Animals Lebanon.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Une délégation saoudienne à Damas pour signer plusieurs accords économiques

Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement, Khalid Al-Falih. (SANA)
La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement, Khalid Al-Falih. (SANA)
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  • Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords afin de soutenir l’économie syrienne et renforcer le partenariat bilatéral
  • Les contrats couvriront l’aviation, les télécommunications, les infrastructures et le développement immobilier, avec des ministres et hauts responsables saoudiens présents

DAMAS : Une délégation économique saoudienne est arrivée au Secrétariat général de la Présidence de la République à Damas pour signer plusieurs accords destinés à soutenir l’économie syrienne et inaugurer une nouvelle phase de partenariat global entre les deux pays.

Les contrats, qui devraient être signés entre les parties syrienne et saoudienne, porteront sur les secteurs de l’aviation, des télécommunications, des services d’infrastructure et du développement immobilier.

La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement Khalid Al-Falih et comprend le ministre des Communications et des Technologies de l’Information Abdullah Al-Swaha, le président de l’Autorité générale de l’aviation civile Abdulaziz Al-Duailej, ainsi que plusieurs représentants de ministères saoudiens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les États-Unis dénoncent une attaque des FSR contre un convoi humanitaire au Soudan

Le conflit entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) a fait des dizaines de milliers de morts, déplacé 11 millions de personnes et a été qualifié par l’ONU comme l’une des pires crises humanitaires au monde. (Photo d’archives AFP)
Le conflit entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) a fait des dizaines de milliers de morts, déplacé 11 millions de personnes et a été qualifié par l’ONU comme l’une des pires crises humanitaires au monde. (Photo d’archives AFP)
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  • « Détruire de la nourriture destinée aux personnes dans le besoin et tuer des travailleurs humanitaires est révoltant »

WASHINGTON : Les États-Unis ont condamné vendredi une attaque de drone menée par les Forces de soutien rapide (FSR) contre un convoi du Programme alimentaire mondial (PAM) dans l’État du Kordofan du Nord, au Soudan, qui a fait un mort et trois blessés.

« Les États-Unis condamnent la récente attaque de drone contre un convoi du Programme alimentaire mondial dans le Kordofan du Nord, qui transportait de la nourriture destinée à des populations menacées par la famine et qui a tué une personne et blessé plusieurs autres », a écrit sur X Massad Boulos, conseiller principal américain pour les affaires arabes et africaines.

« Détruire de la nourriture destinée aux personnes dans le besoin et tuer des travailleurs humanitaires est révoltant », a-t-il ajouté.

« L’administration Trump a une tolérance zéro pour cette destruction de vies humaines et de l’aide financée par les États-Unis ; nous exigeons des comptes et présentons nos condoléances à toutes les personnes affectées par ces événements inexcusables et cette guerre terrible », a-t-il poursuivi.

Le Réseau des médecins soudanais a indiqué que le convoi avait été frappé par des drones des FSR dans la zone d’Allah Karim alors qu’il se dirigeait vers des personnes déplacées à El Obeid, capitale de l’État.

Le réseau a qualifié l’attaque de « violation flagrante du droit international humanitaire », avertissant qu’elle compromet les efforts visant à acheminer une aide vitale aux civils dans un contexte de détérioration rapide de la situation humanitaire à travers le pays.

Aucun commentaire immédiat n’a été émis par le groupe rebelle.

Sur les 18 États que compte le Soudan, les FSR contrôlent l’ensemble des cinq États de la région occidentale du Darfour, à l’exception de certaines parties du Darfour du Nord qui restent sous contrôle de l’armée. L’armée contrôle la majorité des zones des 13 autres États du sud, du nord, de l’est et du centre du pays, y compris la capitale, Khartoum.

Le conflit entre l’armée et les FSR, qui a éclaté en avril 2023, a fait des milliers de morts et déplacé des millions de personnes.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Chef de la diplomatie française : il faut donner à l’armée libanaise les « moyens » de désarmer le Hezbollah

Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, tient un point presse à la résidence de l’ambassadeur de France (résidence des Pins) à Beyrouth, le 6 février 2026. (AFP)
Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, tient un point presse à la résidence de l’ambassadeur de France (résidence des Pins) à Beyrouth, le 6 février 2026. (AFP)
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  • La France appelle à renforcer l’armée libanaise pour lui permettre de désarmer le Hezbollah et restaurer le monopole de l’État sur les armes
  • Paris prépare une conférence de soutien à l’armée libanaise le 5 mars, alors que la deuxième phase du désarmement doit débuter au sud du pays

BEYROUTH: Il faut donner à l'armée libanaise les moyens de désarmer le Hezbollah pro-iranien, a affirmé à l'AFP le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot, attendu vendredi à Beyrouth dans le cadre d'une tournée régionale.

"La vision de la France au Liban, c'est celle d'un État fort, souverain, disposant du monopole des armes (...). La première étape pour accomplir cette mission, c'est de donner aux forces armées libanaises les moyens de poursuivre le travail de désarmement du Hezbollah", a déclaré le ministre.

Jean-Noël Barrot a indiqué se rendre à Beyrouth "pour préparer la conférence consacrée au soutien aux forces armées libanaises" que Paris accueille le 5 mars.

Seul groupe libanais armé, le Hezbollah est sorti affaibli de sa dernière guerre avec Israël, qui a pris fin en novembre 2024.

Conformément à l'accord de cessez-le-feu, l'armée libanaise a annoncé début janvier avoir achevé la première phase de son plan de désarmement du Hezbollah, qui couvre la région entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, une trentaine de kilomètres plus au nord.

"Le gouvernement libanais a pris ses responsabilités en engageant et en menant jusqu'à son terme la première phase de ce plan de désarmement", a souligné Jean-Noël Barrot.

"C'est la deuxième phase qui doit désormais s'ouvrir et le plan associé à cette deuxième phase doit être présenté dans les prochains jours, et en tout état de cause avant que la conférence ne se tienne", a-t-il poursuivi.

La deuxième phase du plan concerne le secteur entre le Litani et le fleuve Awali, à une quarantaine de km au sud de Beyrouth. Le Hezbollah affirme refuser de remettre ses armes au nord du Litani.

Le ministre français des Affaires étrangères doit rencontrer vendredi les principaux responsables libanais à Beyrouth, dernière étape d'une tournée qui l'a mené en Syrie et en Irak.