Irak: des responsables limogés après un incendie mortel lors d'un mariage

Cette image montre l'intérieur dévasté de la salle Al-Haitham à Qaraqosh, également connue sous le nom de Hamdaniyah, quelques jours après qu'un incendie se soit déclaré lors d'un mariage, tuant au moins 100 personnes et en blessant plus de 150, le 29 septembre 2023. (AFP)
Cette image montre l'intérieur dévasté de la salle Al-Haitham à Qaraqosh, également connue sous le nom de Hamdaniyah, quelques jours après qu'un incendie se soit déclaré lors d'un mariage, tuant au moins 100 personnes et en blessant plus de 150, le 29 septembre 2023. (AFP)
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Publié le Dimanche 01 octobre 2023

Irak: des responsables limogés après un incendie mortel lors d'un mariage

  • Le bilan actualisé des victimes est de 107 morts, a précisé lors de ce point presse le chef de la commission d'enquête, le général Saad Faleh
  • La «cause principale» de l'incendie: quatre engins pyrotechniques projetant des gerbes d'étincelles à quatre mètres de hauteur, a-t-il expliqué

BAGDAD: Des responsables du nord de l'Irak ont été limogés pour "négligences graves" et "manquements à leurs fonctions" après la mort de 107 personnes dans un incendie déclenché lors d'un mariage, ont annoncé dimanche les autorités.

Le drame, venu endeuiller fin septembre la localité de Qaraqosh, était un "accident", a confirmé le ministre de l'Intérieur, Abdel Amir al-Chammari, en conférence de presse. La salle des fêtes avait une "capacité d'accueil ne dépassant pas les 400 personnes", mais ce soir-là, 900 invités s'y trouvaient, a-t-il dit.

Le bilan actualisé des victimes est de 107 morts, a précisé lors de ce point presse le chef de la commission d'enquête, le général Saad Faleh.

La "cause principale" de l'incendie: quatre engins pyrotechniques projetant des gerbes d'étincelles à quatre mètres de hauteur, a-t-il expliqué.

Ces flammes ont embrasé les panneaux en préfabriqué "hautement inflammables" utilisés dans la construction du plafond mais aussi les décorations de la salle. Le général Faleh a également noté la présence "d'une quantité importante de boissons alcoolisées".

De son côté, le ministre de l'Intérieur a assuré que le propriétaire des lieux, croyant à un court-circuit, a coupé l'électricité et plongé la salle dans le noir, provoquant "le chaos, la panique et une bousculade".

Par ailleurs, cinq responsables locaux ont été limogés pour "négligence" et "manquements à l'exercice de leurs fonctions", a-t-il précisé.

Il a notamment évoqué le maire de la ville de Qaraqosh, le directeur de la municipalité, le directeur de la division touristique et des loisirs et le directeur des pompiers et de la sureté au sein de la Défense civile de la province de Ninive.

L'actuel directeur de la Défense civile de Ninive, où se trouve Qaraqosh, passe en conseil de discipline.

"Il y a eu négligence de la part du maire: la salle est construite illégalement sur le terrain, mais le maire a autorisé sa mise en service sans l'approbation des autres instances publiques", a asséné le général Chammari.

La Défense civile avait procédé à une inspection du site plus tôt cette année et le propriétaire avait été sommé de retirer son plafond en raison des matériaux hautement inflammables --et ce dans un délai de six mois expirant en octobre, a dévoilé le ministre.

Sur les 14 personnes initialement interpellées dans le cadre de l'enquête, quatre hommes, parmi lesquels le propriétaire, sont mis en cause: ils étaient "responsables de l'installation" des engins pyrotechniques.


Israël: la procureure générale alerte sur un «démantèlement» des institutions démocratiques

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
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  • "A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud)
  • Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême

JERUSALEM: La procureure générale d'Israël a mis en garde lundi contre un recul démocratique en Israël, où le Parlement examine un projet de dissolution qui pourrait mener à des élections anticipées.

Depuis que le gouvernement de Benjamin Netanyahu a été mis sur pied fin 2022, Gali Baharav-Miara conteste la légalité de certaines de ses décisions, et fait en conséquence l'objet d'une procédure de destitution intentée par l'exécutif.

"A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud).

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi.

Le premier vise à réduire les pouvoirs de la procureure générale, en créant un poste similaire mais qui serait nommé exclusivement par le ministre de la Justice.

Le second accorderait davantage de pouvoirs au ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir (extrême droite).

Si ces deux textes sont adoptés, "le système d'application de la loi dans l'Etat d'Israël changera complètement de nature", a-t-elle prévenu, d'après un communiqué de son bureau.

Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême.

La procureure générale faisait référence notamment à l'inaction du gouvernement après une décision de la Cour suprême de 2024, obligeant l'Etat à imposer des sanctions aux juifs ultra-orthodoxes qui s'opposent à la conscription.

"Le chef d'état-major réclame des soldats et il n'est plus possible de l'ignorer", a déclaré la procureure générale. "L'Etat ne peut pas ignorer la loi qui impose la conscription pour tous, ni le tort causé au principe d'égalité".

Israël mène depuis mars de vastes opérations militaires au Liban contre le Hezbollah pro-iranien, et depuis plus de deux ans dans la bande de Gaza, où il combat le Hamas palestinien.


«Pas de calme à Beyrouth» tant que durent les attaques du Hezbollah, avertit Israël

L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
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  • "La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau
  • "Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté

JERUSALEM: Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a affirmé lundi qu'il n'y aurait "pas de calme" à Beyrouth sans l'arrêt des attaques du Hezbollah pro-iranien, disant en outre vouloir établir une zone sous contrôle militaire dans une vaste partie du sud du Liban.

"La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau.

"Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté.

Ces propos surviennent après que l'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah.

L'armée a aussi intensifié ses opérations terrestres dans le sud.

M. Katz a indiqué qu'elle opérait "afin d'éloigner les menaces (...) et de faire de la zone du fleuve Litani une zone placée sous contrôle sécuritaire de Tsahal (l'armée, NDLR), débarrassée des armes et des terroristes".

Le fleuve Litani est situé à une trentaine de km de la frontière avec Israël.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait annoncé vendredi que l'armée l'avait traversé, après avoir déclaré qu'une grande partie du sud du Liban était désormais considérée une "zone de combat", en dépit d'un cessez-le-feu en vigueur le 17 avril.


Un soldat israélien tué dans le sud du Liban 

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
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  • Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué
  • Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi que l'un de ses soldats avait été tué lors de combats dans le sud du Liban, portant à 26 le nombre de morts dans ses rangs depuis début mars.

Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué.

Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah. Dimanche, l'armée avait annoncé la mort d'un autre soldat au Liban, également tué par un drone explosif du mouvement pro-iranien, selon elle.

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant.