Liban: arrestation de deux passeurs organisant des voyages de la Libye vers l'Europe

Sur cette photo fournie par l'armée libanaise le 31 décembre 2022, un bateau de migrants est vu dans les eaux méditerranéennes, au large de la côte nord du pays, près de Tripoli, lors d'une opération de sauvetage menée par la marine libanaise. (AFP)
Sur cette photo fournie par l'armée libanaise le 31 décembre 2022, un bateau de migrants est vu dans les eaux méditerranéennes, au large de la côte nord du pays, près de Tripoli, lors d'une opération de sauvetage menée par la marine libanaise. (AFP)
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Publié le Lundi 02 octobre 2023

Liban: arrestation de deux passeurs organisant des voyages de la Libye vers l'Europe

  • Les Forces de sécurité intérieure (FSI) ont précisé que les deux hommes, entrés clandestinement au Liban, ont été arrêtés dans l'est du pays, frontalier de la Syrie
  • Les deux passeurs ont avoué qu'ils touchaient «3 500 dollars» de chaque candidat à l'émigration clandestine et qu'ils organisaient le voyage depuis la Libye sur des bateaux vers l'Italie et la Grèce

BEYROUTH: Les forces de sécurité libanaises ont annoncé lundi avoir arrêté deux Syriens faisant partie d'un réseau de passeurs organisant l'émigration irrégulière vers l'Europe de centaines de personnes à partir de la Libye par la Méditerranée.

Dans un communiqué, les Forces de sécurité intérieure (FSI) ont précisé que les deux hommes, entrés clandestinement au Liban, ont été arrêtés dans l'est du pays, frontalier de la Syrie.

Selon les FSI, les deux passeurs font partie d'un réseau organisant l'émigration irrégulière de "Syriens, Libanais, Egyptiens, Palestiniens, Africains et autres, de la Libye vers l'Europe par bateau".

L'un des deux passeurs travaillait de concert avec deux de ses frères, vivant l'un en Libye et l'autre en Grèce.

Le communiqué précise que les deux hommes avaient également comme complices "des Libanais de la région de Wadi Khaled" dans le nord du pays, un des principaux points de passage des Syriens entrant clandestinement au Liban.

Ils ont avoué qu'ils touchaient "3.500 dollars" de chaque candidat à l'émigration clandestine et qu'ils organisaient le voyage depuis Libye sur des bateaux vers l'Italie et la Grèce.

L'un des bateaux dont ils avaient organisé le voyage avait fait naufrage au large de Tobrouk dans l'est de la Libye il y a plusieurs mois. Les deux passeurs avaient alors fui la Libye pour la Syrie.

Plongée dans le chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est devenue une plaque tournante pour des dizaines de milliers de migrants cherchant à gagner clandestinement l'Europe par la mer.

Parmi eux figurent un grand nombre de Syriens, poussés par la crise économique dans leur pays ravagé par la guerre. Ils se rendent en Libye par avion, soit depuis leur pays soit souvent à travers le Liban.

Les autorités libanaises annoncent régulièrement l'arrestation ou le refoulement de Syriens entrant clandestinement dans le pays. Elles tentent également de combattre l'émigration clandestine à partir du Liban vers l'île de Chypre voisine, porte d'entrée de l'Union européenne.

La Méditerranée centrale est la route migratoire la plus dangereuse du monde, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM). L'agence onusienne estime que depuis début 2023, 2.066 migrants y ont disparu contre 1.417 sur toute l'année 2022.


Pourparlers entre les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie autour de l'escalade militaire dans la région

Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
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  • L'impact de l'escalade militaire dans la région sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité régionale ont été discutés
  • Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité

DJEDDAH : Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi à Djeddah des répercussions de l'escalade militaire dans la région et des risques qu'elle fait peser sur la liberté de navigation internationale et la sécurité des approvisionnements énergétiques, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

L'impact de l'escalade sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales ont également été discutés lors de la réunion organisée par le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman et à laquelle ont participé l'émir du Qatar Cheikh Tamim bin Hamad Al-Thani et le roi Abdallah II de Jordanie.

Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité de la région.

Cette réunion intervient alors que l'Iran continue de cibler le Royaume, le Qatar et la Jordanie avec des drones et des missiles.


L'armée israélienne dit frapper des cibles du Hezbollah à Beyrouth

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
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  • Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV
  • Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi mener des frappes à Beyrouth contre des infrastructures du mouvement islamiste libanais Hezbollah, un allié de Téhéran, plus d'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient.

L'armée "a commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah terroriste à Beyrouth", indique un court communiqué militaire.

Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV.

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars.

 

 

 


L'Iran confirme la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution

L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
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  • L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière
  • Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News

TEHERAN: L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière.

Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News.