La guerre gagne une nouvelle ville au Soudan, des milliers de déplacés

Des Soudanais fuyant les violences arrivent à Gedaref, la capitale de l'État de Gedaref, dans l'est du Soudan, le 3 juillet 2023 (AFP).
Des Soudanais fuyant les violences arrivent à Gedaref, la capitale de l'État de Gedaref, dans l'est du Soudan, le 3 juillet 2023 (AFP).
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Publié le Lundi 02 octobre 2023

La guerre gagne une nouvelle ville au Soudan, des milliers de déplacés

  • Le Kordofan-Nord, situé entre le Darfour, bastion des FSR dans l'ouest, et Khartoum, qu'elles contrôlent presque totalement, est un carrefour stratégique pour l'approvisionnement des paramilitaires
  • Les FSR ont déclaré dimanche sur X avoir «pris à des milices liées à l'armée la garnison de Wad Achana, dernier poste (de l'armée) avant le Nil Blanc», menaçant désormais Kosti, le chef-lieu du cet Etat

KORDOFAN-NORD: Des milliers de personnes ont fui Wad Achana au Kordofan-Nord, dans le sud du Soudan en guerre, après une attaque des paramilitaires qui disent y avoir pris une garnison de l'armée, ont indiqué lundi des témoins à l'AFP.

"Cinquante pick-ups surmontés d'armes" des Forces de soutien rapide (FSR), en guerre contre l'armée depuis le 15 avril, ont attaqué samedi la ville à la frontière entre les Etats du Kordofan-Nord et du Nil Blanc, faisant fuir des "milliers de personnes", selon ces témoins.

"Nous avons vécu des heures de terreur", a affirmé l'un d'eux, Al-Tayeb Abdelbaqi, depuis Odaydab, un village proche où il a trouvé refuge.

"Mon cousin et mon voisin ont été tués par des balles perdues", a ajouté ce père de famille qui dit avoir perdu sa ferme et son élevage mais aussi son "matériel pour puiser de l'eau potable", une denrée rare en temps normal au Soudan et désormais quasiment introuvable dans de nombreux Etats.

Les FSR ont déclaré dimanche sur X (ex-Twitter) avoir "pris à des milices liées à l'armée la garnison de Wad Achana, dernier poste (de l'armée) avant le Nil Blanc", menaçant désormais Kosti, le chef-lieu du cet Etat.

Le Kordofan-Nord, situé entre le Darfour, bastion des FSR dans l'ouest, et Khartoum, qu'elles contrôlent presque totalement, est un carrefour stratégique pour l'approvisionnement des paramilitaires.

"La situation était calme à Wad Achana jusqu'à ce qu'un bataillon de l'armée prenne ses quartiers dans l'ouest de la ville la semaine dernière", a expliqué M. Abdelbaqi. "Trois jours plus tard, les FSR se sont rués sur la ville et ont tout raflé, faisant fuir l'armée" à 35 km vers l'est, a-t-il poursuivi.

"Il y a des corps qui gisent dans les rues et il faut que des humanitaires viennent les identifier et s'en occuper", a-t-il encore plaidé, alors que la question des cadavres qui jonchent les rues est devenue majeure dans de nombreuses villes du Soudan.

"Le marché a été complétement pillé et nous avons fui sans rien emporter", a témoigné de son côté Ahmed, un commerçant qui a dû abandonner son échoppe, souhaitant ne pas révéler son nom de famille.

La guerre entre l'armée, dirigée par le général Abdel Fattah al-Burhane, et les FSR du général Mohamed Hamdane Daglo a fait environ 7 500 morts, selon un bilan très largement sous-estimé en raison des difficultés d'accès sur le terrain.

Elle a également fait plus de cinq millions de déplacés et réfugiés et aggravé la crise humanitaire et sanitaire dans le pays, l'un des plus pauvres au monde désormais ravagé par la dengue et le choléra.


Huit morts dans l'incendie d'un centre commercial près de Téhéran

Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
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  • Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment
  • Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes

TEHERAN: Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat.

L'incendie a débuté mardi dans ce centre commercial de la ville d'Andisheh qui héberge 250 commerces et une cinquantaine de bureaux situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, selon les autorités locales.

Des images diffusées mardi par les médias iraniens montraient plusieurs étages en flammes, laissant s'échapper d'épaisses fumées noires.

Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment.

Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes.

En juin 2020, une puissante explosion provoquée par des bonbonnes de gaz qui avaient pris feu dans une clinique du nord de Téhéran avait fait au moins 19 morts.

En janvier 2017, un incendie dans un centre commercial de 15 étages à Téhéran avait fait au moins 22 morts, dont 16 pompiers.


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
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  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.