Manoeuvres navales conjointes entre les Etats-Unis et les Philippines

Le vice-amiral Karl Thomas, commandant de la 7e flotte américaine (à gauche), et le vice-amiral Toribio Adaci Jr, commandant de l'exercice SAMASAMA 2023 de la marine philippine (à droite), se serrent la main lors de la cérémonie d'ouverture de l'exercice SAMASAMA 2023, l'exercice bilatéral annuel entre les Philippines et les États-Unis, au quartier général de la marine philippine à Manille, le 2 octobre 2023. (AFP)
Le vice-amiral Karl Thomas, commandant de la 7e flotte américaine (à gauche), et le vice-amiral Toribio Adaci Jr, commandant de l'exercice SAMASAMA 2023 de la marine philippine (à droite), se serrent la main lors de la cérémonie d'ouverture de l'exercice SAMASAMA 2023, l'exercice bilatéral annuel entre les Philippines et les États-Unis, au quartier général de la marine philippine à Manille, le 2 octobre 2023. (AFP)
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Publié le Mardi 03 octobre 2023

Manoeuvres navales conjointes entre les Etats-Unis et les Philippines

  • Plus d'un millier de marins prennent part à ces manoeuvres, au large de la capitale Manille et au sud de Luzon, principale île des Phillipines
  • La Chine revendique la souveraineté sur la quasi-totalité de la mer de Chine méridionale, important carrefour de routes maritimes commerciales

MANILLE: Les Etats-Unis et les Philippines ont entamé lundi leurs manoeuvres navales conjointes annuelles, quelques jours après une querelle entre Pékin et Manille à propos d'une barrière flottante installée près d'un récif disputé en mer de Chine méridionale.

Plus d'un millier de marins prennent part à ces manoeuvres, au large de la capitale Manille et au sud de Luzon, principale île des Phillipines, qui comportent des exercices de lutte anti-sous-marine, entre bâtiments de surface et des exercices de guerre électronique.

Le commandant de la Septième flotte des Etats-Unis, le vice-amiral Karl Thomas, a déclaré lors d'une cérémonie d'ouverture à Manille que les droits de toutes les nations à protéger leur souveraineté nationale "étaient attaqués chaque jour en haute mer".

La Chine revendique la souveraineté sur la quasi-totalité de la mer de Chine méridionale, important carrefour de routes maritimes commerciales. Ces revendications suscitent une inquiétude croissante chez Washington et ses alliés de la région, Pékin ayant ignoré un jugement de la Cour permanente d'arbitrage de La Haye qui avait estimé en 2016 qu'il n'y avait "aucun fondement juridique pour que la Chine revendique des droits historiques" sur l'essentiel de cette mer et ses ressources.

"L'ordre fondé sur des règles internationales" qui garantit la paix depuis des décennies a été "mis en lambeaux et mis à l'épreuve au bénéfice non pas de toutes les nations mais d'une seule nation", a ajouté le vice-amiral Thomas, sans mentionner explicitement la Chine.

"Il n'y a pas de meilleur moyen d'assurer la souveraineté et la sécurité que de naviguer et faire des manoeuvres ensemble", a-t-il souligné.

A la question de savoir à qui il faisait allusion, le vice-amiral Thomas a répondu, lors d'une conférence de presse, qu'il était important de préserver le droit de naviguer dans cette zone "sans avoir le souci d'être attaqué" ou "intimidé".

Au cours des dernières semaines, Pékin a déployé des bateaux de patrouille pour, selon Manille, harceler les gardes-côtes et les pêcheurs philippins.

Fin septembre, le président Ferdinand Marcos a ordonné une opération spéciale pour démanteler une barrière flottante installée par la Chine selon Manille à l'entrée du récif de Scarborough, dont la Chine a pris le contrôle en 2012, aux dépens des Philippines. Ce dispositif empêchait les pêcheurs philippins d'accéder à cette zone riche en ressources halieutiques.

La Chine a réagi en "conseillant aux Philippines de ne pas faire de provocations ni de créer des troubles".

Le commandant de la marine des Philippines, le vice-amiral Toribio Adaci a souligné que les exercices conjoints permettent d'être mieux préparés "pour affronter ensemble un éventail de menaces".

Selon des responsables de la Flotte américaine, prendront part aux maneuvres au cours des douze prochains jours le destroyer lance-missiles USS Dewey, un navire ravitailleur de transport de munitions et un avion de patrouille maritime P-8 Poseidon. Participeront également une frégate philippine lance-missile, un destroyeur japonais et la frégate de la Marine canadienne HMCS Vancouver.


L'armée américaine tire sur un pétrolier au large d'Oman, trois Indiens portés disparus

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  • "Sur 24 membres d'équipage indiens à bord, 21 ont été secourus jusqu'à présent et trois sont portés disparus", a précisé le ministère indien des Affaires étrangères dans un communiqué
  • L'Inde a convoqué le chargé d'affaires américain à New Delhi et exprimé une "vive protestation" concernant l'attaque, a indiqué à l'AFP un haut responsable du gouvernement indien

DUBAI: Trois membres d'équipage indiens sont portés disparus mercredi, après une attaque revendiquée par l'armée américaine contre un pétrolier au large d'Oman qui tentait, selon Washington, d'exporter du pétrole d'Iran malgré le blocus imposé par les Etats-Unis.

Le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, a précisé sur X que l'un de ses avions de combat avait tiré sur "la salle des machines" du Settebello, qui bat pavillon des Palaos, "après que l'équipage a refusé d'obtempérer aux ordres des forces américaines"

"Sur 24 membres d'équipage indiens à bord, 21 ont été secourus jusqu'à présent et trois sont portés disparus", a précisé le ministère indien des Affaires étrangères dans un communiqué.

L'Inde a convoqué le chargé d'affaires américain à New Delhi et exprimé une "vive protestation" concernant l'attaque, a indiqué à l'AFP un haut responsable du gouvernement indien.

Il s'agit du huitième navire neutralisé depuis le début du blocus imposé par les Etats-Unis contre les ports iraniens, d'après le décompte de l'armée américaine.

Le sultanat d'Oman est situé à l'entrée du détroit d'Ormuz, où le trafic maritime est quasiment paralysé depuis le début fin février du conflit opposant les Etats-Unis et Israël à l'Iran. Près d'un cinquième des livraisons mondiales de pétrole et de gaz transitent par cette voie.

La compagnie de sécurité maritime britannique Vanguard a indiqué avoir été informée que le Settebello avait "transmis un appel de détresse indiquant que sa salle des machines avait été touchée par un missile" au large de Sohar, dans le golfe d'Oman et qu'un incendie s'était déclaré à bord.

L'agence de sécurité maritime britannique UKMTO a spécifié que les faits s'étaient produits à 20 miles nautiques au nord-est de la ville omanaise de Sohar.

"Les autorités locales ont indiqué qu'un pétrolier avait signalé un feu dans sa salle des machines, et qu'elles se trouvaient sur place pour aider à l'évacuation de l'équipage", selon le communiqué de l'UKMTO.

"Le navire a fait état d'une victime et de deux membres d'équipage portés disparus. Aucun impact sur l'environnement n'a été signalé", a-t-elle ajouté.

Lundi, les secours omanais avaient évacué par hélicoptère 24 marins indiens d'un pétrolier en feu au large des côtes du sultanat d'Oman, selon les autorités indiennes, qui n'avaient pas précisé les causes de l'incendie. Le sinistre était survenu sur le MT Marivex, un navire battant également pavillon des îles Palaos

Le tir américain contre le Settebello est intervenu alors que l'Iran a revendiqué mercredi matin des attaques contre des bases américaines à Bahreïn et en Jordanie en réponse à des frappes américaines sur son sol, elles-mêmes déclenchées par la destruction d'un hélicoptère américain lundi.


Trump affirme que les Etats-Unis vont «attaquer très durement» l'Iran

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  • "On était vraiment sur le point de conclure un accord, mais ils n'arrêtent pas de nous mener en bateau, ils se foutent de nous"
  • L'Iran a revendiqué des attaques contre des bases américaines à Bahreïn et en Jordanie en réponse à des frappes américaines sur son sol, elles-mêmes déclenchées par l'attaque de l'hélicoptère

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé mercredi qu'il allait "attaquer très durement" l'Iran, y compris potentiellement en visant des centrales électriques ou des ponts, et dénoncé les "tergiversations" de Téhéran concernant un accord.

Il a aussi annoncé que les forces américaines avaient mené une "mission secrète" qui avait permis de faire transiter 100 millions de barils de pétrole par le détroit d'Ormuz.

"On va les attaquer, les attaquer très durement", a déclaré le président américain à la presse dans le Bureau ovale, ajoutant que ce serait dès "aujourd'hui" (mercredi).

"On verra bien ce qui va se passer, mais on les a frappés durement hier, et on va les frapper durement aujourd'hui, (...) au cas où vous n'allumeriez pas votre télé", a-t-il dit.

Il a précisé être en droit de le faire après la destruction lundi d'un hélicoptère américain attribuée à Téhéran.

L'Iran a revendiqué des attaques contre des bases américaines à Bahreïn et en Jordanie en réponse à des frappes américaines sur son sol, elles-mêmes déclenchées par l'attaque de l'hélicoptère.

Ces frappes américaines en représailles à l'attaque de l'hélicoptère - qui survolait le détroit d'Ormuz, toujours verrouillé par l'Iran - ont notamment ciblé dans la nuit de mardi à mercredi les villes de Jask et Sirik et l'île de Qeshm, sur la côte sud de l'Iran.

"On était vraiment sur le point de conclure un accord, mais ils n'arrêtent pas de nous mener en bateau, ils se foutent de nous", a poursuivi Donald Trump.

"Tout a été négocié. Nous avons un accord entièrement négocié, mais ils tergiversent sans cesse", a ajouté le dirigeant républicain.

Plus tôt, il avait estimé que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux", ajoutant qu'ils allaient "devoir en payer le prix".

"MORT!!!" 

"L'armée iranienne est un chaos complet et total. Une bonne partie, comme leur marine et leur armée de l'air, n'existe même plus – elles ont été totalement vaincues", avait écrit le président américain sur son réseau Truth Social. "L'Iran, c'est beaucoup de paroles et aucune action. Le tyran du Moyen-Orient est MORT!!!"

Donald Trump a aussi affirmé à Fox News qu'il envisageait de plus en plus de mener des frappes contre des centrales électriques et des ponts iraniens.

Interrogé à ce sujet à la Maison Blanche par un journaliste de l'AFP, il a répondu: "Je ne vais pas vous le dire mais je peux le faire".

Sur son réseau Truth Social, il a par ailleurs écrit que l'armée américaine avait mené "une mission secrète en soutien des pétroliers et autres navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz".

"Ces efforts ont permis de faire passer 100 MILLIONS de barils de pétrole par le détroit", a-t-il ajouté, en précisant que "plus de 200 navires" avaient pu franchir le passage.

Cette "mission secrète" évoque le "Project Freedom", un projet d'escorte de navires annoncé début mai puis très rapidement suspendu par Donald Trump en raison, à l'époque, de "grands progrès" dans les discussions avec Téhéran.

Depuis l'entrée en vigueur de la trêve début avril, le dirigeant républicain multiplie les déclarations contradictoires, entre espoir d'un compromis tout proche et menace de reprise des hostilités.

Donald Trump affirmait encore mardi que la diplomatie américaine menait les "derniers efforts" en vue d'un accord avec Téhéran, évoquant un délai de "deux à trois jours" pour sa conclusion.

Il a par ailleurs affirmé, dans un autre message mercredi, que le blocus américain des ports iraniens était "le plus réussi" de l'histoire, allant selon lui jusqu'à empêcher Téhéran de payer la solde de ses militaires.

Peu après les propos de M. Trump à la Maison Blanche, l'armée américaine a annoncé qu'un de ses avions de combat avait mis hors service un pétrolier dans le Golfe d'Oman qui tentait d'apporter du pétrole en Iran malgré le blocus imposé par les Etats-Unis.


Trump juge que l'Iran a «pris trop de temps pour négocier» et va «en payer le prix»

Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux". (AFP)
Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux". (AFP)
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  • Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux"
  • Ils vont "devoir en payer le prix"

WASHINGTON: Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux", ajoutant qu'ils allaient "devoir en payer le prix", dans un message sur son réseau Truth social.

"L'armée iranienne est un chaos complet et total. Une bonne partie, comme leur marine et leur armée de l'air, n'existe même plus – elles ont été totalement vaincues", a-t-il ajouté. "L'Iran, c'est beaucoup de paroles et aucune action. Le tyran du Moyen-Orient est MORT!!!"