Le PIF crée la société Al Balad Development pour dynamiser le quartier historique de Djeddah

Vue extérieure de la porte maçonnée de La Mecque ou Baab Makkah (Bab Makkah), une ancienne porte de ville située à l’entrée d’Al-Balad, ville historique de Djeddah. (Shutterstock)
Vue extérieure de la porte maçonnée de La Mecque ou Baab Makkah (Bab Makkah), une ancienne porte de ville située à l’entrée d’Al-Balad, ville historique de Djeddah. (Shutterstock)
Short Url
Publié le Mardi 03 octobre 2023

Le PIF crée la société Al Balad Development pour dynamiser le quartier historique de Djeddah

  • Al Balad Development Company améliorera l’infrastructure de la Vieille ville, coordonnera la restauration de ses bâtiments historiques et mettra en place des installations de services
  • La société supervisera également la création de 9300 logements et de 1800 unités hôtelières, sur une superficie de 2,5 millions de m2

RIYAD: Le Fonds d’investissement public (PIF) a créé une nouvelle société chargée de transformer le quartier historique de Djeddah, Al-Balad, en une destination touristique mondiale.

Al Balad Development Company travaillera à l’amélioration de l’infrastructure de la région, supervisera la restauration de ses bâtiments historiques et mettra en place des installations de services, selon un communiqué du PIF.

La société supervisera également la création de 9300 logements et de 1800 unités hôtelières, sur une superficie de 2,5 millions de mètres carrés.

Le développement du secteur du tourisme est un élément essentiel de la Vision 2030 de l’Arabie saoudite, qui vise à diversifier l’économie du pays afin qu’elle soit moins dépendante du pétrole.

L’Arabie saoudite souhaite attirer plus de 100 millions de visiteurs d’ici à 2030 et porter la contribution du secteur touristique au produit intérieur brut (PIB) du Royaume à plus de 10%.

Dans son communiqué, le PIF indique que la nouvelle société devrait proposer des possibilités d’investissement attrayantes et des options commerciales de qualité aux habitants de Djeddah.

«La société collaborera avec le secteur privé et avec des spécialistes pour construire l’infrastructure de la zone conformément aux meilleures normes de planification urbaine pour les zones historiques, en tenant compte du développement durable et en préservant le patrimoine unique de la ville historique Djeddah, site inscrit à la liste du patrimoine mondial de l’Unesco», ajoute le PIF.

Le projet verra aussi la création de 1,3 million de mètres carrés d’espaces commerciaux et de bureaux.

La fondation de la nouvelle entreprise intervient parallèlement à l’initiative «Revitaliser la ville historique de Djeddah», lancée par le prince héritier Mohammed ben Salmane en 2021. Cette initiative s’inscrit elle-même dans le cadre du «Projet de développement de la ville historique de Djeddah», qui a pour objectif de transformer la Vieille ville en un centre d’affaires, de tourisme et d’activités culturelles.

La première phase de ce projet consiste à creuser le front de mer qui avait été rempli pour répondre à l’expansion urbaine de Djeddah, tandis que la seconde partie se concentrera sur la création d’une infrastructure pour une nouvelle zone et un nouveau front de mer.

La troisième phase du projet prévoit la construction d’un port de plaisance, d’espaces verts, de passerelles piétonnes et de services publics.

Au début du mois, Al-Balad, que l’on appelle communément «le cœur et l’âme de Djeddah», a été nommée dans la catégorie «ville la plus séduisante – reste du monde» du Wanderlust Travel Award.

Al-Balad abrite plus de 600 bâtiments patrimoniaux, 36 mosquées historiques, cinq grands marchés historiques, d’anciens couloirs et places, ainsi qu’une importante route de pèlerinage qui existe depuis l’aube de l’islam.

Le PIF est le fer de lance des efforts de diversification économique du Royaume depuis le lancement de la Vision 2030.

Selon son dernier rapport annuel, le fonds souverain détient actuellement des actifs sous gestion d’une valeur de 2230 milliards de riyals saoudiens (1 riyal = 0,25 euro). Il a déjà créé 70 entreprises, dont 25 en 2022, notamment la Saudi Coffee Company et la Halal Products Development Company.

Rien qu’en 2022, les entreprises détenues par le PIF ont contribué à la création de plus de 181 000 emplois, ajoute le rapport annuel.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.

 


L’Arabie saoudite en tête du classement de sécurité publique du G20

Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
  • 97,7 % des habitants déclarent se sentir en sécurité en marchant seuls la nuit

RIYAD: L’Arabie saoudite occupe la première place parmi les pays du G20 dans l’Indice de sécurité 2025, selon les données de la base des indicateurs des Objectifs de développement durable des Nations unies, publiées lundi par l’Autorité générale des statistiques du Royaume.

Les résultats indiquent que 97,7 % de la population se sent en sécurité en marchant seule la nuit dans son quartier, selon l’Agence de presse saoudienne (Saudi Press Agency).

Ils montrent également que 94,9 % des femmes, 97 % des citoyens saoudiens et 97,2 % des personnes âgées de 60 à 64 ans se sentent en sécurité en marchant seules la nuit dans les zones résidentielles.

Ces résultats soulignent les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité dans l’ensemble du Royaume, a ajouté la SPA. Ils s’inscrivent dans les initiatives visant à renforcer la sécurité, la stabilité et la qualité de vie dans les secteurs économique, alimentaire, environnemental, sanitaire, social, politique, intellectuel, technologique et de cybersécurité, conformément à la Vision 2030 de l’Arabie saoudite.

L’Autorité générale des statistiques mène ses travaux selon une méthodologie unifiée basée sur le Statistical Business Process Manual, conforme aux normes statistiques internationales.

Dans un autre rapport, l’autorité a indiqué que 75,3 % de la population saoudienne a participé à des événements ou activités culturelles en 2025, reflétant une participation croissante à la vie culturelle dans le Royaume.

Ces données ont été publiées dans le cadre de l’initiative Raqam Saudi, qui met en avant les réalisations nationales, renforce la fierté nationale et les valeurs de citoyenneté, et souligne le rôle des statistiques officielles dans le suivi des progrès vers les objectifs de Vision 2030 et du développement durable. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com