Le Yémen va exécuter quatre personnes pour avoir enlevé des travailleurs humanitaires

Deux employés étrangers de MSF ont été enlevés dans la province yéménite de Marib, en août. (MSF)
Deux employés étrangers de MSF ont été enlevés dans la province yéménite de Marib, en août. (MSF)
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Publié le Mercredi 04 octobre 2023

Le Yémen va exécuter quatre personnes pour avoir enlevé des travailleurs humanitaires

  • Les quatre hommes sont condamnés à mort pour avoir enlevé deux employés de l’organisation humanitaire internationale Médecins sans frontières (MSF) l’année dernière
  • Au cours des trois dernières années, Aqpa et d’autres groupes armés ont tué et enlevé un certain nombre de travailleurs humanitaires internationaux dans tout le pays

AL-MOUKALLA: Mardi, un tribunal de la province du Hadramaout, dans le sud-est du Yémen, a condamné à mort quatre Yéménites pour avoir enlevé des travailleurs humanitaires internationaux l’année dernière.

Le tribunal pénal de première instance spécialisé dans les affaires de terrorisme et de sécurité de l’État dans la ville portuaire d’Al-Moukalla, capitale du Hadramaout, a inculpé Mohammed Ali al-Harethi, Ali Ghaled al-Salehi, Abderrahmane Ali al-Salehi et Chehab Abdallah al-Salehi pour avoir enlevé deux employés de l’organisation humanitaire internationale Médecins sans frontières (MSF) et ordonné leur exécution par fusillade ou par décapitation.

Cinq autres personnes ont été absoutes dans la même affaire. En mars 2022, des hommes armés, soupçonnés d’être des combattants d’Al-Qaïda, ont intercepté un véhicule transportant un Allemand et un Mexicain dans la province du Hadramaout, entre Al-Aber et Al-Khasha.

Six mois plus tard, les ravisseurs ont été appréhendés, et les forces de sécurité yéménites ont effectué une descente dans leur cache et ont libéré les deux otages.

Au cours des trois dernières années, Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa), basée au Yémen, et d’autres groupes armés ont tué et enlevé un certain nombre de travailleurs humanitaires internationaux dans tout le pays.

En août, MSF a déclaré que deux de ses employés étrangers avaient été enlevés dans la province centrale de Marib, non loin de la région où leurs collègues avaient été kidnappés en 2022.

Le bureau de l’organisation au Yémen a refusé de communiquer à Arab News des informations sur la situation des deux employés ou l’identité des ravisseurs, affirmant qu’il «travaille toujours au retour de ses collègues en toute sécurité».

En juillet, des hommes armés à moto ont assassiné un employé du Programme alimentaire mondial (PAM) dans la ville de Taïz, dans le sud du pays, incitant l’agence onusienne à suspendre ses opérations dans la ville assiégée et à renforcer la sécurité de ses employés.

Par ailleurs, la compagnie aérienne nationale du pays, Yemenia, a annoncé la reprise des vols de l’aéroport de Sanaa jusqu’à Amman, quelques jours après avoir suspendu les vols commerciaux au départ de la capitale en raison des restrictions imposées par les Houthis sur l’accès de la compagnie à ses comptes bancaires.

La compagnie a affirmé qu’elle reprendrait ses vols quasi quotidiens entre Sanaa et Amman vendredi, sans expliquer comment elle avait résolu le différend avec les Houthis.

Yemenia a récemment annoncé qu’elle suspendrait les vols entre Sanaa et Amman en signe de protestation contre le refus des Houthis de permettre à la compagnie de retirer des fonds de ses comptes dans les banques contrôlées par les Houthis.

Les Houthis ont réagi en empêchant un avion de Yemenia de décoller de l’aéroport de Sanaa, alléguant qu’ils avaient empêché la compagnie de retirer d’importantes sommes d’argent de ses comptes pour des soupçons de corruption.


Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La guerre au Moyen-Orient déclarée «crise humanitaire majeure» par l'agence de l'ONU pour les réfugiés

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  • "Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito
  • Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité"

GENEVE: L'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a annoncé vendredi que la guerre au Moyen-Orient constituait une "crise humanitaire majeure" nécessitant une réponse immédiate de tous les acteurs "dans toute la région".

"La crise croissante au Moyen-Orient constitue une urgence humanitaire majeure nécessitant une réponse immédiate dans toute la région et en Asie du Sud-Est", a annoncé devant la presse à Genève Ayaki Ito, directeur de la division des urgences et du soutien aux programmes du HCR.

"La récente escalade des hostilités et des attaques au Moyen-Orient a provoqué d'importants mouvements de population, tandis que les affrontements le long de la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan ont également contraint plusieurs milliers de familles à fuir", a-t-il ajouté.

L'ensemble des régions touchées accueillent déjà près de 25 millions de personnes, qu'il s'agisse de réfugiés, de personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays ou de réfugiés récemment rentrés chez eux, selon le HCR.

"Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito.

Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité".

Le HCR suit de près l'évolution de la situation en Iran, pays où il est présent depuis 1984 et où il affirme être la plus grande agence des Nations unies, avec des bureaux à Téhéran et cinq antennes régionales.

Le HCR dispose en Iran d'environ 110 employés et "nous continuer à fonctionner avec des capacités réduites", a indiqué Ayaki Ito.

"Notre personnel est en danger" et "les réfugiés continuent à se rendre dans nos centres d'accueil", a-t-il affirmé.

L'Iran accueillait avant la guerre au Moyen-Orient 1,65 million de réfugiés et d'autres personnes ayant besoin d'une protection internationale, selon le HCR, qui continue de leur venir en aide et de les soutenir, malgré les défis logistiques.

Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) des Nations unies, quelque 50.000 Syriens ont notamment fui du Liban vers leurs pays au cours de la semaine dernière.


Israël affirme avoir frappé le «bunker» du guide suprême

L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
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  • Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée
  • L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran"

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran.

"Le bunker militaire souterrain, situé sous le complexe abritant la direction du régime au centre de Téhéran, était destiné à être utilisé par le guide suprême comme centre de commandement d'urgence sécurisé", a déclaré l'armée dans un communiqué.

Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée.

L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran, comprenait de nombreuses entrées et salles de réunion pour de hauts responsables du régime terroriste iranien".

Le guide suprême a été tué dans son complexe par une frappe attribuée par le Pentagone à l'aviation israélienne. Le président américain Donald Trump a souligné que l'opération avait été menée en partie sur la base d'informations fournies par les services de renseignement américains.

Jeudi, le chef d'état-major de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, a déclaré qu'en "40 secondes, environ 40 hauts responsables du régime de terreur iranien ont été éliminés" y compris le guide suprême, lors de cette frappe.


Violentes frappes israéliennes sur le sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah

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  • D'après l'Agence nationale d'information, ces frappes, conduites par des avions de guerre israéliens, ont visé les localités de Srifa, Aita Alshaab, Touline, Alsawana, et Majdal Selm
  • Une autre frappe a ciblé tôt vendredi le village de Dours, en périphérie de Baalbek (est), selon la même source

BEYROUTH: De violentes frappes ont visé jeudi soir la banlieue sud de Beyrouth, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), plusieurs heures après un appel inédit d'Israël à évacuer ce bastion du Hezbollah pro-iranien.

Presque simultanément, l'armée israélienne a annoncé vers 20h55 GMT avoir commencé à frapper "des infrastructures du Hezbollah dans le secteur de la banlieue [sud] de Beyrouth".

Des images de l'AFPTV ont montré plusieurs panaches de fumée se dégager de ce secteur et former un brouillard au-dessus de la banlieue.