Emeutes: Borne annoncera des mesures devant 500 maires «fin octobre»

La Première ministre Elisabeth Borne s'exprime lors d'une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, le 3 octobre 2023 (Photo, AFP).
La Première ministre Elisabeth Borne s'exprime lors d'une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, le 3 octobre 2023 (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 05 octobre 2023

Emeutes: Borne annoncera des mesures devant 500 maires «fin octobre»

  • «Fin octobre», la Première ministre «présentera un point d'étape sur les mesures prises et celles qui vont être travaillées de manière approfondie avec les élus locaux»
  • Il s'agira de «clore» une séquence ouverte par le président Emmanuel Macron, qui avait reçu à l'Elysée début juillet les maires de plus de 300 communes

PARIS: Elisabeth Borne présentera "fin octobre" les réponses du gouvernement aux émeutes devant 500 maires des villes les plus touchées, a annoncé Matignon mercredi, à la veille d'un conseil national de la refondation consacré à ce sujet.

"Fin octobre", la Première ministre "présentera un point d'étape sur les mesures prises et celles qui vont être travaillées de manière approfondie avec les élus locaux", en réponse à ces violences déclenchées par la mort du jeune Nahel, tué par un policier fin juin.

Il s'agira de "clore" une séquence ouverte par le président Emmanuel Macron, qui avait reçu à l'Elysée début juillet les maires de plus de 300 communes ayant subi des dégradations importantes.

Elisabeth Borne présidera auparavant jeudi un CNR à Matignon destiné à "partager le diagnostic et les pistes de réflexion" sur les émeutes qui ont secoué la France fin juin-début juillet. Il s'agit "de réfléchir aux causes profondes" et aux "actions politiques qu'on peut conduire sur le court, moyen, long terme".

Mais ce CNR, puis les réponses données fin octobre, sont bien "distincts" du Comité interministériel des villes (CIV), qui sera également organisé "d'ici fin octobre". Ce CIV doit aborder des problématiques de fond, tant sur le plan du logement que de l'école ou des discriminations.

"On ne peut pas ramener la question des émeutes (...) à la question des quartiers prioritaires ou des grands ensembles", a expliqué Matignon, étant donné que "seul un tiers des quartiers touchés par les émeutes sont des quartiers prioritaires de la ville (QPV)".

Huit mois de prison ferme pour vols et dégradations

Le tribunal de Strasbourg a condamné mercredi à douze mois de prison, dont quatre mois avec sursis, un jeune homme de 21 ans qui avait participé à des dégradations et des vols en magasin dans le contexte des émeutes qui ont suivi la mort de Nahel.

Le 30 juin, le prévenu avait donné des coups de pied dans la devanture d'un magasin de chaussures, l'enseigne Schoepff dans le centre-ville de Strasbourg, puis s'était attaqué à coup de marteau à la vitrine d'un magasin Apple, qui avait fini par céder. Il s'était introduit dans la boutique pour saisir des objets qu'il avait redistribués une fois ressorti.

L'événement devant les 500 maires est également distinct de la "convention nationale de la démocratie locale" sur le statut et les violences faites aux élus que prévoit d'organiser le 30 octobre Dominique Faure, ministre déléguée chargée des Collectivités.

Le CNR jeudi réunira à partir de 17H00 une cinquantaine de personnes, dont plusieurs ministres (Aurore Bergé, Charlotte Caubel, Gérald Darmanin, Eric Dupond-Moretti, Sabrina Agresti-Roubache, Jean-Noël Barrot, Dominique Faure), une dizaine de maires touchés par les violences, ainsi que des chercheurs, parlementaires, associations, et des représentants des collectivités et des syndicats.

Les échanges porteront sur quatre thèmes : le profil des émeutiers, dont de premiers éléments ont été dévoilés début septembre ; la prévention de la délinquance ; le soutien aux familles ; la justice des mineurs et la responsabilité parentale.


JO-2024: en cas de menace, la cérémonie d'ouverture serait «  limitée au Trocadéro », voire au Stade de France, selon Macron

"il y a des plans B et même des plans C", "et on les prépare en parallèle", "on fera une analyse en temps réel" des risques, a dit Emmanuel Macron. (AFP).
"il y a des plans B et même des plans C", "et on les prépare en parallèle", "on fera une analyse en temps réel" des risques, a dit Emmanuel Macron. (AFP).
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  • En cas de menace terroriste, la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Paris, prévue sur la Seine le 26 juillet, pourrait être "limitée au Trocadéro", voire "rapatriée dans le Stade de France"
  • "Cette cérémonie d'ouverture" le long de la Seine, "c'est une première au monde. On peut le faire et on va le faire"

PARIS: En cas de menace terroriste, la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Paris, prévue sur la Seine le 26 juillet, pourrait être "limitée au Trocadéro", voire "rapatriée dans le Stade de France", a déclaré lundi Emmanuel Macron sur BFMTV et RMC.

"Cette cérémonie d'ouverture" le long de la Seine, "c'est une première au monde. On peut le faire et on va le faire", a dit le président dans une interview pour marquer le compte à rebours à 100 jours des JO. Mais "il y a des plans B et même des plans C", "et on les prépare en parallèle", "on fera une analyse en temps réel" des risques, a-t-il ajouté.


Sous la verrière du Grand Palais, dernière ligne droite avant les JO et rendez-vous avec Macron

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  • Dernière ligne droite avant les JO: les travaux battent leur plein sous l'immense verrière du Grand Palais à Paris
  • Construit pour l'Exposition universelle de 1900, le Grand Palais est fermé depuis mars 2021 pour d'importants travaux de réhabilitation au coût "avoisinant 500 millions d'euros", d'après l'Elysée

PARIS: Dernière ligne droite avant les JO: les travaux battent leur plein sous l'immense verrière du Grand Palais à Paris, site des épreuves olympiques et paralympiques d'escrime et de taekwondo, où se rend lundi le président de la République.

Lors de sa visite du chantier, dans le cadre du J-100 avant l'événement, Emmanuel Macron doit rencontrer "une délégation d'ouvriers, de compagnons et d'entreprises, mobilisés sur ce qui est la plus grande restauration patrimoniale initiée ces dernières années en France après Notre-Dame de Paris", selon l'Elysée.

"Il viendra en voisin", se félicite auprès de l'AFP Didier Fusillier, président de la Réunion des musées nationaux (RMN) – Grand Palais, situé à deux pas du palais présidentiel, en plein coeur de la capitale.

Construit pour l'Exposition universelle de 1900, le Grand Palais est fermé depuis mars 2021 pour d'importants travaux de réhabilitation au coût "avoisinant 500 millions d'euros", d'après l'Elysée.

"La remise des clés au Comité d'organisation des Jeux olympiques (Cojo) est prévue le 19 avril (vendredi, NDLR). Ses équipes disposeront de trois mois pour réaliser un énorme travail logistique avant les JO", précise à l'AFP Daniel Sancho, directeur du projet de restauration.

Baignée de lumière à travers sa verrière de 17.500 m2 dotée de charpentes métalliques "d'un vert unique", selon lui, et d'une coupole culminant à 45 mètres de hauteur, la grande nef de 13.500 m2 est longue de 200 mètres.

Tatamis et pistes d'escrime seront disposés en son centre pour les épreuves qui doivent y débuter le 27 juillet.

La nef "pourrait abriter le château de Versailles", s'amuse M. Fusillier, en rappelant qu'avant sa rénovation, elle accueillait déjà toutes sortes d'événements artistiques et culturels, comme des foires et expositions d'art, des défilés de mode et même des épreuves équestres.

Canicule

Balcons, peintures, huisseries, escaliers, ascenseurs, mosaïques, parquets, statuaire... Depuis trois ans, le chantier a été mené "à grande vitesse", dit-il, malgré "beaucoup d'imprévus, ce qui est propre aux grands monuments comme celui-là, lui-même construit en trois ans".

Là où "Matisse, Cézanne et Marquet ont été jeunes ouvriers, le défi, pour notre architecte François Châtillon et ses équipes, était à la fois de respecter le monument en le propulsant dans notre siècle, avec la nécessité de le mettre aux normes", souligne-t-il.

Parmi les plus importants challenges, M. Sancho cite la protection des charpentes métalliques par des peintures contre le feu, la création de nombreuses issues de secours pour pouvoir doubler la jauge de visiteurs (9.000 contre 5.600) et "la dalle (sol, NDLR) de la nef", qui aujourd'hui "peut supporter deux tonnes au m2, soit plus qu'un pont".

Dans les années 2000, l'édifice s'était affaissé de 13 cm en raison de l'usure, par l'eau d'une nappe phréatique, des pieux en chêne portant les fondations. Ils avaient été remplacés à l'époque par des parois moulées en béton et la charpente avait également fait l'objet d'une consolidation importante.

En cas de canicule ou de grand froid, la dalle de la nef sera par ailleurs dotée "d'un réseau de canalisations remplies d'eau, permettant de refroidir ou réchauffer l'espace à hauteur humaine", ajoute M. Sancho.

Joyau de l'Art Nouveau

Pendant les Jeux, la grande nef pourra accueillir 8.000 personnes installées dans deux tribunes et qui entreront par une grande entrée entièrement restaurée.

Les athlètes, eux, "s'entraîneront dans quelques galeries attenantes. Il y aura différents stades d'échauffement, jusqu'au +salon d'honneur+ (un espace de plus de 200 m2), où ils seront en phase finale avant leur compétition. Ils descendront alors les grands escaliers, joyaux de l'Art Nouveau qui ont retrouvé leur couleur bronze d'origine, pour arriver sur les tatamis ou les pistes d'escrime", s'enthousiasme-t-il.

Les travaux dans nombre d'espaces attenants à la nef vont se poursuivre "pendant environ un mois et demi" avant de s'interrompre pour les JO, selon M. Sancho.

"Après les Jeux, qui occuperont environ 30.000 m2 de tout l'espace, la nef va commencer à vivre dès octobre et on se donne jusqu'au mois de mars pour terminer l'ensemble des travaux, afin d'ouvrir la totalité du Grand Palais en juin 2025", détaille-t-il.


Macron accuse l'Iran d'avoir «  décidé de frapper Israël », provoquant «  une rupture profonde  »

La représentante permanente adjointe de la France auprès des Nations Unies, Nathalie Broadhurst, s'adresse au Conseil de sécurité des Nations Unies lors d'une réunion d'urgence le 14 avril 2024 au siège de l'ONU à New York.  (AFP).
La représentante permanente adjointe de la France auprès des Nations Unies, Nathalie Broadhurst, s'adresse au Conseil de sécurité des Nations Unies lors d'une réunion d'urgence le 14 avril 2024 au siège de l'ONU à New York. (AFP).
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  • La France a procédé à "des interceptions" de missiles et drones iraniens visant Israël dans la nuit de samedi à dimanche à la demande de la Jordanie
  • Le ministre français des Affaires étrangères Stéphane Séjourné a annoncé dimanche faire convoquer lundi l'ambassadeur d'Iran en France pour "passer un message de fermeté"

PARIS: La France a procédé à "des interceptions" de missiles et drones iraniens visant Israël dans la nuit de samedi à dimanche à la demande de la Jordanie, a confirmé lundi Emmnuel Macron qui veut "tout faire pour éviter l'embrasement" au Moyen-Orient.

"Nous avons une base aérienne en Jordanie (...) L'espace aérien jordanien était violé par ces tirs. Nous avons fait décoller nos avions et nous avons intercepté ce que nous devions intercepter", a déclaré le président français sur les chaînes BFMTV-RMC. En décidant de "frapper Israël" depuis son sol, l'Iran a provoqué "une rupture profonde", a-t-il également estimé.