Insultes racistes contre Vinicius: la star du Real Madrid entendue par une juge

L'attaquant brésilien du Real Madrid Vinicius Junior quitte le tribunal après avoir présenté des preuves et témoigné au sujet des insultes racistes qu'il a subies lors d'un match de Liga espagnole contre le Valencia CF le 21 mai, à Madrid le 5 octobre 2023. (Photo, AFP)
L'attaquant brésilien du Real Madrid Vinicius Junior quitte le tribunal après avoir présenté des preuves et témoigné au sujet des insultes racistes qu'il a subies lors d'un match de Liga espagnole contre le Valencia CF le 21 mai, à Madrid le 5 octobre 2023. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 05 octobre 2023

Insultes racistes contre Vinicius: la star du Real Madrid entendue par une juge

  • Selon des médias locaux, Vinicius a expliqué à la juge s'être senti «  offensé» par les insultes qu'il a reçues ce jour-là au stade. Il a répété que les insultes portaient « sur sa couleur de peau»
  • Trois jeunes gens ont été arrêtés, soupçonnés d'être les auteurs des insultes. Ces derniers ont reconnu les faits mais nié toute intention haineuse ou raciste à l'encontre du joueur

MADRID: La star brésilienne du Real Madrid Vinicius a été reçu par une juge jeudi à Valence dans le cadre de l'enquête sur les insultes racistes proférées contre lui lors d'un match de championnat qui s'est tenu dans la même ville le 21 mai dernier.

L'audience s'est déroulée par vidéo-conférence depuis un tribunal de Madrid, où s'est rendu jeudi matin l'attaquant, vêtu d'une chemise blanche et d'un pantalon sombre, selon un journaliste de l'AFP présent sur place.

Il est reparti après son témoignage, à huis clos, sans dire un mot à la presse qui l'attendait devant le tribunal.

Selon des médias locaux, Vinicius a expliqué à la juge s'être senti "offensé" par les insultes qu'il a reçues ce jour-là au stade. Il a répété que les insultes portaient "sur sa couleur de peau", assurent la presse espagnole.

S'il ne nie pas les faits, le club de Valence a fait part de "sa surprise" et "son indignation" quant à la déclaration du Brésilien, exigeant qu'il "la rectifie publiquement", pour ne pas stigmatiser la totalité du public valencian.

"Le racisme n'a pas sa place ni dans le football ni dans la société, mais on ne peut pas le combattre avec des fausses idées et des mensonges infondés" a écrit le club, qui considère que Vinicius vise injustement "tout le stade de Mestalla" dans sa déclaration.

L'attaquant merengue, régulièrement ciblé dans les stades de foot, avait affirmé avoir été insulté par le public le 21 mai, dans l'enceinte de Mestalla, à Valence, lors de cette rencontre perdue 1-0 par le Real.

Vers de la 70e minute de jeu, il avait pointé du doigt un supporter, puis des joueurs étaient allés rapporter les faits à l'arbitre. Vinicius disait avoir été qualifié de "singe" par des supporteurs adverses.

La rencontre avait été interrompue pendant de longues minutes.

L'entraîneur du Real Madrid, Carlo Ancelotti, avait indiqué avoir entendu le cri "mono" (singe en espagnol, ce qui avait amené l'arbitre à "ouvrir le protocole racisme", selon l'Italien.

"Ce n'était pas la première fois, ni la deuxième ni la troisième. Le racisme est normal en Liga", avait réagi après le match sur Instagram le joueur brésilien de 23 ans.

"Le championnat qui appartenait autrefois à Ronaldinho, Ronaldo, Cristiano et Messi appartient aujourd'hui aux racistes", continuait-il, disant être "fort" et voulant combattre "les racistes jusqu'au bout".

Le lendemain, un tribunal de Valence ouvrait une enquête pour "délit de haine" après des plaintes déposées par le parquet de la Liga.

Trois jeunes gens ont été arrêtés, soupçonnés d'être les auteurs des insultes. Ces derniers ont reconnu les faits mais nié toute intention haineuse ou raciste à l'encontre du joueur.

L'un d'entre eux avait directement été désigné par le joueur dans le stade. Les deux autres ont été identifiés grâce aux images de vidéosurveillance.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.