La ceinture du Sahel fragilisée par les coups d'État au Niger, au Mali et au Burkina Faso

Le nombre de migrants essayant de rejoindre l'Europe depuis l'Afrique du Nord a augmenté depuis le coup d'État de juillet au Niger (Photo, AFP).
Le nombre de migrants essayant de rejoindre l'Europe depuis l'Afrique du Nord a augmenté depuis le coup d'État de juillet au Niger (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 12 octobre 2023

La ceinture du Sahel fragilisée par les coups d'État au Niger, au Mali et au Burkina Faso

  • L'effondrement de la coopération entre l'UE et le Niger a provoqué une forte augmentation du nombre de migrants traversant la Méditerranée
  • La dernière embuscade meurtrière tendue à des troupes fait du Niger le nouveau ventre mou du Sahel

TUNIS: Les pays d'Afrique du Nord ont constaté une augmentation du nombre de migrants arrivant et risquant la périlleuse traversée de la Méditerranée vers le sud de l'Europe depuis qu'un coup d'État militaire au Niger a rompu la coopération entre ce pays d'Afrique de l'Ouest et l'Union européenne.

Les migrations en provenance du Sahel, une ceinture de pays s'étendant du Mali à l'ouest jusqu'au Soudan à l'est, ont eu des répercussions majeures sur les pays arabes, notamment la Libye et l'Algérie, où des bandes de passeurs exploitent la crise.

À la suite du coup d'État perpétré au Niger en juillet, les analystes estiment que la latitude accordée aux passeurs s'est sensiblement modifiée et que ces derniers semblent opérer avec un sentiment d'impunité accru dans la région.

«Les contrebandiers ont trouvé d'autres itinéraires et méthodes pour entrer dans le pays», a révélé à Arab News un expert spécialisé dans les migrations et les économies illicites en Afrique du Nord et au Sahel.

L'UE avait prévu d'allouer une aide de 200 millions de dollars (1 dollar américain = 0,95 euro) au Niger pour répondre aux différents problèmes de sécurité du pays (Photo, AFP).

«Les nouvelles autorités nigériennes semblent tolérer ces voies de contournement, qui permettent aux migrants de poursuivre leur voyage vers l'Algérie et la Libye», a-t-il ajouté.

La crise nigérienne a commencé à la fin du mois de juillet lorsque la garde présidentielle a organisé un coup d'État contre le président, Mohammed Bazoum, et l'a remplacé par son propre commandant, Abdourahamane Tchiani.

Le Niger a été balayé par une vague de coups d'État militaires qui a débuté en 2020 et a depuis renversé les gouvernements du Mali et du Burkina Faso. Les prises de pouvoir ont été en partie motivées par les frustrations des militaires et des citoyens face au manque de sécurité dans leurs pays. Mais la violence est montée en flèche alors que les juntes chassaient les troupes étrangères qui aidaient à lutter contre les combattants, et que les forces de maintien de la paix de l'ONU ont commencé à quitter le pays.

Les trois pays se battent contre des combattants qui ont tué des milliers de personnes et en ont déplacé plus de deux millions dans la région du Sahel. Bien qu'ils aient signé le mois dernier un pacte de sécurité promettant de se défendre mutuellement contre les rebelles ou les agresseurs, au moins 29 soldats nigériens ont récemment été tués dans une embuscade près de la frontière du pays avec le Mali. Selon une estimation, les combattants de Daech ont tué une centaine de soldats nigériens lors de multiples attaques en cinq jours.

Les extrémistes violents, dont beaucoup sont liés à Al-Qaïda et à Daech, sont devenus particulièrement actifs dans la zone des «trois frontières» depuis le départ des troupes françaises et des Nations unies du sud-est du Mali, ce qui a mis fin à un soutien vital en matière de reconnaissance aérienne.

Le Niger est depuis longtemps utilisé par les migrants désireux de rejoindre l'Afrique du Nord comme point de départ vers l'Europe. Le gouvernement de Bazoum a travaillé avec l'UE pour aider à contrôler le flux de migrants et avec les Nations unies afin de faciliter leur retour.

La crise nigérienne a commencé vers la fin de juillet lorsque la garde présidentielle a organisé un coup d'État contre le président, Mohammed Bazoum (Photo, AFP).

En échange de sa coopération, l'UE avait prévu d'allouer une aide de 200 millions de dollars au Niger pour faire face aux différents problèmes de sécurité du pays.

«Certains migrants passaient par le Niger à cause de ses frontières relativement ouvertes par rapport aux pays voisins, qui avaient leurs propres conflits, principalement avec des terroristes», a déclaré à Arab News, Aneliese Bernard, consultante indépendante travaillant dans les domaines de la stabilisation et de la contre-insurrection en Afrique de l'Ouest.

Toutefois, la décision de l'UE de mettre fin à la coopération avec les nouveaux dirigeants du Niger à la suite du coup d'État a suscité des craintes quant aux menaces pesant sur la sécurité régionale, aux flux migratoires incontrôlés et à la possibilité de nouvelles noyades en Méditerranée.

Comme nous l'avons déjà indiqué, le nombre de migrants traversant la Méditerranée a fortement augmenté, avec plus de 12 000 personnes arrivant sur l'île italienne de Lampedusa en une seule semaine.

Avec une population d'environ 6 000 habitants, les autorités locales de Lampedusa ont déclaré l'état d'urgence.

La Première ministre italienne, Giorgia Meloni, et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, se sont précipités sur l'île pour discuter de la crise des migrants, Meloni appelant à une mission de l'UE pour bloquer les bateaux transportant des migrants à travers la Méditerranée.

Des experts se sont interrogés sur l'efficacité de l'approche européenne face au défi migratoire.

EN CHIFFRES

- Augmentation de 43% des événements violents au Niger en 2022. (Centre d'études stratégiques de l'Afrique)

- 10 millions de personnes au Niger, soit 41,8% de la population, vivent dans l'extrême pauvreté en 2021.

- 2 milliards de dollars d'aide publique au développement fournis au Niger par an.

Source : Banque mondiale

Mukesh Kapila, militant humanitaire de haut niveau ayant travaillé pour les Nations unies, qui a récemment visité des camps de réfugiés en Grèce, a souligné que de nombreuses personnes migrent pour des raisons économiques et ne sont pas des réfugiés au sens de la convention des Nations unies de 1951 relative au statut des réfugiés.

Chaque migrant économique qui n'est pas expulsé de l'UE bloque l'espace pour une personne qui remplit véritablement les conditions requises pour bénéficier d'une protection.

«Cela montre que les systèmes d'immigration et d'asile de l'UE sont débordés», a indiqué Kapila à Arab News. «Ils ne fonctionnent tout simplement pas.»

«Avant le coup d'État au Niger, les mêmes chefs militaires qui ont pris le pouvoir avaient effectivement mis en œuvre la politique anti-migration de l'UE au Niger. Aujourd'hui, ils pourraient être en train de l'abandonner», a déclaré à Arab News Kerem Schamberger, expert en questions migratoires à l'organisation allemande de défense des droits de l'homme, Medico International.

En outre, les restrictions aux points de contrôle pour les migrants en route vers le nord du Niger se sont manifestement assouplies. Cette situation contraste fortement avec l'environnement qui prévalait avant le coup d'État, où les migrants se heurtaient à des obstacles considérables et à des contrôles rigoureux.

Schamberger souligne les conséquences de la législation anti-migration, connue sous le nom de loi 36-2015, qui a rendu illégale la circulation des migrants du sud du Niger vers le nord.

Des partisans du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) du Niger manifestent devant la base aérienne nigérienne et française de Niamey (Photo, AFP).

«Cette loi a rendu les routes migratoires à travers le désert du Sahara plus périlleuses, les migrants étant contraints d'emprunter des itinéraires dangereux à travers le désert sans protection adéquate, ce qui a entraîné une augmentation significative des décès dus à la soif et à la famine», a expliqué Schamberger.

Beatrice Bianchi, experte du Sahel auprès de la Fondation Med-Or Leonardo, basée en Italie, a déclaré que si le gouvernement du Niger devait abroger la loi 36-2015, «cela pourrait avoir un impact immédiat sur la coopération migratoire avec l'Europe».

Elle a signalé à Arab News: «L'abrogation de cette loi entraînera probablement une résurgence des routes migratoires initiales passant par Agadez (Niger), ce qui pourrait augmenter le nombre de migrants tentant de traverser la Méditerranée.»

Le gouvernement nigérien d'avant le coup d'État n'était cependant pas un partenaire totalement fiable.

Bien qu’il ait joué un rôle central dans la stratégie anti-immigration de l’UE dans la région ouest-africaine et qu’il ait reçu d’importantes sommes d’argent au titre de l’aide au développement, «il y a eu un décalage important entre ce financement et son impact réel sur le terrain, les gens accusant le gouvernement d’avoir volé ces fonds», a éclairci Schamberger.

«Aux yeux de beaucoup, les fonds semblaient aller dans les poches de politiciens influents, de militaires et d'élites économiques, plutôt que de soutenir l'économie locale ou la population», a-t-il ajouté.

Ce n'est pas la première fois que des allégations ont été formulées concernant l'utilisation abusive des fonds de l'UE fournis par les pays bénéficiaires en échange d'une aide sur la question de l'immigration.

En 2019, l'agence de presse Associated Press a rapporté que les fonds de l'UE accordés à la Libye pour endiguer la migration étaient fréquemment volés ou détournés.

De 2016 à 2018, l'UE a alloué plus de 200 millions de dollars de financement au Soudan, ce qui a contraint les migrants à emprunter des itinéraires de plus en plus dangereux pour quitter le pays, selon un rapport de 2018 de New Humanitarian.

Le général Abdourahamane Tiani s'exprime à la télévision nationale du Niger après l'éviction du président élu, Mohammed Bazoum (Photo, Télé Sahel/AFP).

L'Organisation internationale pour les migrations des Nations unies (OIM) affirme que les fermetures de frontières et les restrictions de l'espace aérien résultant du coup d'État ont mis en danger des centaines de milliers de migrants et de personnes déplacées.

La fermeture des frontières terrestres par les voisins du Niger en réponse au coup d'État a interrompu temporairement le flux migratoire.

Malgré ces mesures, Schamberger affirme que «la migration du Niger vers l'Algérie et la Libye n'a jamais complètement cessé, même avec la loi anti-migration en vigueur».

«Les routes à travers le Sahara sont cependant devenues de plus en plus dangereuses pour les migrants alors que l'Algérie poursuivait sa politique d'expulsion des migrants vers le Niger. Cette politique a entraîné le retour d'un nombre croissant de migrants dans la ville d'Agadez par le point de passage frontalier d'Assamaka, ce qui a aggravé la situation de la ville déjà surpeuplée», a-t-il ajouté.

Dans ce contexte, La Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) a demandé le soutien des ministres des Affaires étrangères de l'UE lors d'une réunion informelle à Tolède, en Espagne, à la fin du mois d'août.

La Cedeao a réagi au coup d'État du Niger en imposant des sanctions aux dirigeants de la junte et en menaçant de recourir à la force militaire s'ils ne parviennent pas à rétablir l'ordre constitutionnel.

Le soutien des puissances européennes à la Cedeao semble toutefois peu probable, la France ayant annoncé qu'elle mettrait fin à sa présence militaire au Niger d'ici la fin de 2023.

Les partisans de la junte nigérienne organisent un rassemblement pour exiger le départ de l'armée française (Photo, Reuters).

À la suite de l'embuscade meurtrière tendue à des troupes au Niger, ce pays est considéré comme le nouveau ventre mou de la région du Sahel et comme un obstacle majeur à la mise en œuvre de la stratégie de l'UE en matière de migration.

«L'UE s'efforce depuis huit à dix ans d'empêcher une petite fraction du grand nombre de migrants d'atteindre ses frontières, alors que la majorité des migrations africaines sont internes», a déclaré à Arab News Franck Duvell, chercheur principal à l'université d'Osnabrück, en Allemagne.

Selon des sources diplomatiques, l'UE est en train d’évaluer la possibilité d'établir une zone de recherche et de sauvetage dans les eaux tunisiennes afin d'améliorer sa capacité à gérer et à coordonner les opérations de sauvetage en mer.

«La coopération avec la Tunisie et le Niger reflète la stratégie plus large de l'UE consistant à externaliser les contrôles migratoires au-delà de ses frontières», a-t-il conclu.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Ethiopie: combats entre armée fédérale et forces tigréennes, vols supendus vers le Tigré

Des combats, selon des sources concordantes, ont opposé ces derniers jours les troupes fédérales à des forces tigréennes et les vols à destination du Tigré ont été suspendus, une première très inquiétante depuis la fin d'une guerre sanglante en 2022 dans cette région du nord de l'Ethiopie. (AFP)
Des combats, selon des sources concordantes, ont opposé ces derniers jours les troupes fédérales à des forces tigréennes et les vols à destination du Tigré ont été suspendus, une première très inquiétante depuis la fin d'une guerre sanglante en 2022 dans cette région du nord de l'Ethiopie. (AFP)
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  • De premiers affrontements directs entre armée fédérale et forces tigréennes avaient eu lieu en novembre 2025 dans la région voisine de l'Afar
  • Des tirs d'armes lourdes et des frappes de drones avaient notamment été dénoncés

ADDIS ABEBA: Des combats, selon des sources concordantes, ont opposé ces derniers jours les troupes fédérales à des forces tigréennes et les vols à destination du Tigré ont été suspendus, une première très inquiétante depuis la fin d'une guerre sanglante en 2022 dans cette région du nord de l'Ethiopie.

De premiers affrontements directs entre armée fédérale et forces tigréennes avaient eu lieu en novembre 2025 dans la région voisine de l'Afar. Des tirs d'armes lourdes et des frappes de drones avaient notamment été dénoncés.

Ces tensions font planer le risque d'une reprise d'un conflit après la sanglante guerre qui a opposé entre novembre 2020 et novembre 2022 l'armée éthiopienne aux forces du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF).

Au moins 600.000 personnes étaient mortes, selon l'Union africaine, des estimations que plusieurs experts pensent sous-estimées.

Ces derniers jours, des combats se sont tenus à Tsemlet (ouest du Tigré), une zone revendiquée par des forces de la région voisine de l'Amhara, ont déclaré à l'AFP, sous couvert d'anonymat, des sources diplomatique et sécuritaire en poste en Ethiopie.

"Raisons opérationnelles" 

A Tsemlet, face aux forces tigréennes, "ce sont les ENDF (armée éthiopienne, NDLR) avec des milices amharas", a déclaré la source diplomatique, sous couvert d'anonymat. Des affrontements se sont tenus "ces derniers jours", mais "aujourd'hui on ne sait pas encore" s'il se poursuivent, a-t-elle ajouté, sans plus de détails.

Les combats ont été confirmés par une source locale au Tigré, qui a également requis l'anonymat.

"La situation semble dégénérer", a corroboré la source sécuritaire, se montrant "dubitative sur la capacité des TDF (l'armée tigréenne, NDLR), à récupérer par la force Tselemt".

Le porte-parole de l'armée fédérale et des membres du TPLF n'ont pour l'heure pas donné suite aux sollicitations de l'AFP.

Les liaisons aériennes vers le Tigré d'Ethiopian Airlines, compagnie publique et seule à desservir cette région, ont été suspendues, ont également affirmé les sources diplomatique et sécuritaire.

Les vols, tout comme les services de télécommunications et bancaires, avaient été complètement suspendus durant la guerre, avant de reprendre à la suite de l'accord de paix conclu à Pretoria fin 2022. Leur suspension est une première depuis l'accord de paix.

Selon deux responsables d'Ethiopian Airlines, qui ont requis l'anonymat, les vols ont été interrompus pour "raisons opérationnelles", sans donner plus de détails.

L'un d'eux a toutefois déclaré "suspecter" que l'arrêt pour l'instant temporaire du trafic soit lié "aux tensions politiques" entre les autorités fédérales et l'administration au Tigré.

"Escalade militaire" 

Selon un journaliste à Mekele, joint au téléphone par l'AFP et qui a lui aussi requis l'anonymat, une "anxiété croissante" se ressent dans cette ville, capitale du Tigré.

Depuis plusieurs mois, la situation est tendue dans le nord de l'Ethiopie. Des forces amhara et érythréennes sont toujours présentes dans la région, en violation de l'accord de paix de Pretoria - auquel elles n'ont pas participé - qui prévoyait leur retrait.

Début 2025, le chef de l'administration intérimaire au Tigré, institution mise en place par Addis Abeba, avait été contraint de fuir Mekele, la capitale régionale, en raison de divisions croissantes au sein du TPLF.

Ce parti qui a dominé l'Ethiopie pendant presque trois décennies avant de se retrouver marginalisé après l'arrivée au pouvoir en 2018 du Premier ministre Abiy Ahmed et d'être aujourd'hui radié, est accusé par les autorités fédérales de s'être rapproché de l'Erythrée voisine.

Les relations entre les deux voisins de la Corne de l'Afrique, qui s'étaient réchauffées durant la guerre du Tigré, lorsque les troupes érythréennes avaient appuyé les forces fédérales éthiopiennes, sont de nouveau acrimonieuses, nourries de discours belliqueux, faisant planer le risque d'un nouveau conflit.

Pour Kjetil Tronvoll, professeur à Oslo New University College et spécialiste de la zone, cette confrontation entre forces fédérales et tigréennes "n'est pas surprenante". "Le risque d'une escalade militaire est grave, et il est possible que des forces non éthiopiennes viennent appuyer les forces tigréennes", a-t-il confié à l'AFP.

 


Intempéries au Portugal: cinq morts, 450.000 clients toujours sans électricité 

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  • La tempête Kristin, qui a frappé le Portugal dans la nuit de mardi à mercredi, a fait au moins cinq morts
  • "Près de 450.000 clients" étaient par ailleurs toujours sans électricité en début de matinée, surtout dans le centre du pays, selon E-redes, l'opérateur du réseau de distribution d'électricité

LISBONNE: La tempête Kristin, qui a frappé le Portugal dans la nuit de mardi à mercredi, a fait au moins cinq morts, et 450.000 clients étaient toujours sans électricité jeudi matin, selon un nouveau bilan des autorités portugaises.

Ce nouveau bilan humain a été confirmé à l'AFP par un porte-parole de l'Autorité nationale de la protection civile (ANPEC). La cinquième victime, dont le décès a été annoncé jeudi, est un homme de 34 ans, mort dans la municipalité de Marinha Grande (centre) "à la suite des intempéries", selon la protection civile, qui n'a pas donné plus de détails.

Parmi les autres décès enregistrés, certaines personnes ont été tuées par la chute d'arbres et de structures métalliques, tandis qu'une autre a été retrouvée en arrêt cardiaque dans un chantier de construction.

"Près de 450.000 clients" étaient par ailleurs toujours sans électricité en début de matinée, surtout dans le centre du pays, selon E-redes, l'opérateur du réseau de distribution d'électricité.

La majorité des foyers et institutions touchées se trouvent dans le district de Leiria (centre), où la tempête a provoqué d'importants dégâts sur le réseau, provoquant notamment la chute de poteaux et de lignes à haute tension, ralentissant les réparations, selon les médias locaux.

La circulation ferroviaire restait suspendue sur plusieurs lignes, dont l'axe entre Lisbonne et Porto (nord) pour les trains longue distance, en raison des perturbations causées par les intempéries, selon un communiqué des chemin de fer portugais (CP) qui a suspendu la vente de billets pour ces trains.

Plusieurs écoles du centre du pays restaient fermées pour des raisons de sécurité, a expliqué la municipalité de Castelo Branco.

Les pompiers de Leiria ont effectué jeudi matin plusieurs dizaines d'interventions "liées à des petites inondations" et à "des dégâts sur les toitures d'habitation", provoqué par la tempête, a précisé à l'agence Lusa le commandant régional adjoint Ricardo Costa.

"Les habitants demandent de l'aide, car il continue de pleuvoir, même si ce n'est pas une pluie très forte, mais cela cause de nombreux dégâts dans les habitations", a-t-il ajouté.

Le passage de la tempête Kristin a été marqué par de fortes averses et des rafales de vent, ayant atteint des pics de 178 km/h, et causé de nombreux dégâts.

Le gouvernement portugais a dans un communiqué décrit cette tempête comme "un évènement climatique extrême, qui a provoqué des dégâts significatifs sur plusieurs parties du territoire".

 


Trump prévient l'Iran que «le temps est compté» avant une possible attaque américaine

Les tensions entre les Etats-Unis et l'Iran sont au plus haut depuis que Téhéran a réprimé dans le sang les manifestations d'ampleur qui se sont tenues au début d'année dans le pays. (AFP)
Les tensions entre les Etats-Unis et l'Iran sont au plus haut depuis que Téhéran a réprimé dans le sang les manifestations d'ampleur qui se sont tenues au début d'année dans le pays. (AFP)
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  • Washington a renforcé sa présence dans le Golfe en y envoyant le porte-avions Abraham Lincoln et son escorte, dont l'armée américaine a annoncé lundi l'arrivée sur place
  • Evoquant une "armada massive", Donald Trump a affirmé qu'il s'agissait d'"une flotte plus importante (...) que celle envoyée au Venezuela", en référence à l'important dispositif militaire déployé depuis cet été dans les Caraïbes

WASHINGTON: Donald Trump a pressé mercredi l'Iran de conclure un accord sur le nucléaire, affirmant sur sa plateforme Truth Social que "le temps était compté" avant une attaque américaine contre Téhéran.

"Espérons que l'Iran acceptera rapidement de +s'asseoir à la table+ et de négocier un accord juste et équitable - PAS D'ARMES NUCLÉAIRES", a écrit le président américain, menaçant d'une attaque "bien pire" que les frappes américaines en juin dernier contre des sites nucléaires iraniens.

Washington a renforcé sa présence dans le Golfe en y envoyant le porte-avions Abraham Lincoln et son escorte, dont l'armée américaine a annoncé lundi l'arrivée sur place.

Evoquant une "armada massive", Donald Trump a affirmé qu'il s'agissait d'"une flotte plus importante (...) que celle envoyée au Venezuela", en référence à l'important dispositif militaire déployé depuis cet été dans les Caraïbes.

"Comme dans le cas du Venezuela, elle est prête, disposée et capable d'accomplir rapidement sa mission, avec rapidité et violence si nécessaire", a-t-il ajouté.

Les tensions entre les Etats-Unis et l'Iran sont au plus haut depuis que Téhéran a réprimé dans le sang les manifestations d'ampleur qui se sont tenues au début d'année dans le pays.

Les autorités iraniennes avaient signalé qu'un canal de communication avait été ouvert avec Washington, mais le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a estimé mercredi que pour négocier, les Américains allaient devoir "cesser les menaces, les demandes excessives".