Paris a nommé Anne Grillo ambassadrice de France au Liban, en remplacement de Bruno Foucher qui finit sa mission au pays des Cèdres cet été, après trois années passées dans un Liban confronté à une crise qui ne cesse de s’aggraver.
Ambassadrice de France au Mexique depuis le 21 juin 2017, Anne Grillo a plus de vingt années de services diplomatiques actifs au ministère des Affaires étrangères.
A l’administration centrale, elle a tenu le poste de directrice de la Culture, de l’Enseignement, de la Recherche et du Réseau de 2013 à 2017. Elle a également été sous-directrice pour l'Asie du Sud de 2003 à 2006, ainsi qu’à la direction des Nations Unies et des Organisations Internationales de 2001 à 2003.
Dans le réseau diplomatique et consulaire depuis 1996, Grillo a été Premier secrétaire puis Conseillère de coopération et d’action culturelle adjointe de 1996 à 2001. Entre 2006 et 2010, elle avait assuré le poste de ministre conseiller au Maroc, avant d’être nommée Consule Générale de France à Barcelone entre 2010 à 2013.
Elle a également été pendant trois ans, de 1993 à 1996, à la direction des Affaires Internationales du ministère de l’Equipement, des Transports et de l’Espace.
Ancienne élève de l’Ecole Nationale d’Administration (ENA) et diplômée de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris (IEP), Anne Grillo est chevalier de la Légion d’Honneur et chevalier de l’Ordre National du Mérite.
Elle est née à Marseille et a deux enfants.
Il s'agit de la deuxième catastrophe de ce type en quelques semaines dans cette ville où de nombreux édifices sont encore considérés à risque après un puissant séisme dans la région en février 2023.
Le bâtiment situé dans le quartier pauvre de Bab al-Tabbaneh comprenait deux blocs, chacun constitué de six appartements, et quelque 22 personnes se trouvaient à l'intérieur au moment de l'effondrement.
"Les recherches et les opérations de secours sont terminées dans l'immédiat", a déclaré à la presse le chef de la Défense civile, Imad Khreish.
Huit résidents ont été secourus mais "malheureusement 14 personnes sont décédées", a-t-il précisé, en révisant à la hausse un bilan précédent de neuf morts.
Le maire de Tripoli, Abdel Hamid Karimeh, a déclaré dimanche la "ville sinistrée" en raison de l'insécurité de ses bâtiments.
Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a lui dénoncé une "catastrophe", attribuée à "de longues années de négligence accumulée".
Le Liban compte de nombreux bâtiments délabrés. Beaucoup d'immeubles ont été construits illégalement, notamment pendant la guerre civile de 1975-1990, tandis que certains propriétaires ont ajouté des étages à des bâtiments sans autorisation.
En 2024, l'organisation de défense des droits humains Amnesty International estimait que "des milliers de personnes" vivaient encore dans des bâtiments à risque à Tripoli, plus d'un an après un puissant séisme ayant surtout frappé la Turquie et la Syrie.







