Le premier vol direct entre l’Arabie saoudite et le Kazakhstan va stimuler les échanges commerciaux, selon l’ambassadeur kazakh

Air Astana assure des vols directs entre Djeddah et Almaty, dans un premier temps les mercredis et dimanches (Photo fournie)
Air Astana assure des vols directs entre Djeddah et Almaty, dans un premier temps les mercredis et dimanches (Photo fournie)
Air Astana assure des vols directs entre Djeddah et Almaty, dans un premier temps les mercredis et dimanches (Photo fournie)
Air Astana assure des vols directs entre Djeddah et Almaty, dans un premier temps les mercredis et dimanches (Photo fournie)
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Publié le Vendredi 06 octobre 2023

Le premier vol direct entre l’Arabie saoudite et le Kazakhstan va stimuler les échanges commerciaux, selon l’ambassadeur kazakh

  • L’avion d’Air Astana a atterri à Djeddah jeudi
  • Berik Aryn, ambassadeur du Kazakhstan en Arabie saoudite, a déclaré à Arab News que les vols seront effectués les mercredis et les dimanches, et à partir de novembre, les mercredis et les samedis

RIYAD: L’Arabie saoudite et le Kazakhstan s’apprêtent à renforcer leurs échanges bilatéraux, notamment dans le domaine du tourisme, après qu’Air Astana, la compagnie aérienne nationale du pays d’Asie centrale, a effectué son premier vol direct vers le Royaume le 5 octobre.

Berik Aryn, ambassadeur du Kazakhstan en Arabie saoudite, a déclaré vendredi à Arab News: «Oui, Air Astana a effectué son premier vol régulier entre Almaty et Djeddah. Il a été lancé hier (jeudi) et a été accueilli à l’arrivée par l’équipe de notre consulat à Djeddah.»

Il a ajouté que ce mois-ci, les vols seront effectués les mercredis et les dimanches, et à partir de novembre, les mercredis et les samedis.

«Nous espérons qu’à partir du début du mois de décembre, un troisième vol, les lundis, sera ajouté», a poursuivi l’ambassadeur.

«Flynas (compagnie aérienne saoudienne à bas prix) prévoit elle aussi de proposer des vols en novembre au départ de Djeddah», a mentionné M. Aryn, avant d’ajouter, «nous essayons également d’assurer des vols directs depuis Riyad.»

«De plus, nous sommes en pourparlers avec d’autres compagnies aériennes ici pour assurer des vols entre les deux pays», a affirmé l’ambassadeur.

«C’est un bon moyen d’approfondir les relations bilatérales et d’encourager le tourisme et le commerce entre les deux pays.»

En décembre de l’année dernière, lors d’une exposition itinérante intitulée «Tourisme à Almaty», organisée par l’ambassade du Kazakhstan à Riyad, M. Aryn avait déclaré à Arab News que le Kazakhstan avait assoupli les exigences en matière de visa pour les Saoudiens qui se rendent dans ce pays d’Asie centrale.

«De janvier à septembre 2022, nous avons constaté une hausse du nombre de touristes au Kazakhstan. Je voudrais également mentionner que le nombre de citoyens kazakhs qui ont visité l’Arabie saoudite en 2022 a augmenté pour atteindre 20 000», avait-il précisé.

«Nous comprenons que ces chiffres ne sont pas encore suffisants pour permettre la mise en place d’un partenariat potentiel dans le domaine du tourisme. Néanmoins, nous pensons que nos efforts conjoints créent aujourd’hui des conditions favorables à l’augmentation du tourisme et au renforcement de la coopération commerciale et économique», a ajouté l’envoyé.

«Air Astana a effectué le premier vol régulier entre Almaty et Djeddah. En octobre, les vols seront effectués les mercredis et dimanches, et à partir de novembre, les mercredis et samedis. À partir de début décembre, un troisième vol, les lundis, sera ajouté», selon un communiqué officiel de la compagnie aérienne kazakhe.

Les vols sont assurés par de confortables Airbus A321LR à deux classes, d’une capacité de 166 sièges. La durée du vol vers Djeddah est de six heures et cinquante minutes, et de cinq heures et quarante-cinq minutes au départ d’Almaty, ajoute le communiqué.

La ville portuaire de Djeddah, sur les rives de la mer Rouge, est connue pour être la porte d’entrée de la ville sainte de La Mecque.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Gaza: des tirs israéliens font 9 morts, selon les secours

Neuf personnes ont été tuées mercredi par des tirs israéliens dans la bande de Gaza, selon la Défense civile et des sources médicales du territoire palestinien, ravagé par la guerre entre le Hamas et Israël. (AFP)
Neuf personnes ont été tuées mercredi par des tirs israéliens dans la bande de Gaza, selon la Défense civile et des sources médicales du territoire palestinien, ravagé par la guerre entre le Hamas et Israël. (AFP)
  • L'hôpital Nasser, situé dans le sud de Gaza à Khan Younès, a annoncé avoir reçu les dépouilles de quatre personnes, dont une femme, âgées de 10 à 39 ans et tuées dans une frappe aérienne visant une tente de déplacés
  • L'établissement a également indiqué avoir reçu le corps d'Ahmad Salim, un chauffeur de camion tué par des tirs israéliens à al-Mawasi, une zone située dans le sud de Gaza

GAZA: Neuf personnes ont été tuées mercredi par des tirs israéliens dans la bande de Gaza, selon la Défense civile et des sources médicales du territoire palestinien, ravagé par la guerre entre le Hamas et Israël.

La Défense civile, un organisme opérant sous l'autorité du mouvement islamiste Hamas, a recensé neuf morts en plusieurs endroits, dans des frappes aériennes et des tirs.

L'hôpital Nasser, situé dans le sud de Gaza à Khan Younès, a annoncé avoir reçu les dépouilles de quatre personnes, dont une femme, âgées de 10 à 39 ans et tuées dans une frappe aérienne visant une tente de déplacés.

L'établissement a également indiqué avoir reçu le corps d'Ahmad Salim, un chauffeur de camion tué par des tirs israéliens à al-Mawasi, une zone située dans le sud de Gaza.

L'armée israélienne a affirmé que M. Salim s'était dirigé en courant vers des soldats qui interrogeaient d'autres chauffeurs de camion interpellés.

Les soldats ont ouvert le feu dans sa direction après "avoir identifié une menace immédiate", a précisé l'armée, affirmant enquêter sur les autres incidents survenus mercredi.

L'hôpital Al-Chifa, à Gaza-ville, a de son côté déclaré avoir reçu quatre corps: celui d'un enfant tué par des tirs israéliens dans l'est de la ville, celui d'un homme tué dans une frappe aérienne dans l'ouest et deux autres tués dans un bombardement ayant visé un véhicule.

L'armée israélienne a confirmé à l'AFP avoir mené une frappe aérienne sur la ville de Gaza, mais a dit ne pas "être au courant" d'un bombardement dans l'ouest de la ville.

Israël et le Hamas s'accusent presque quotidiennement de violer le cessez-le-feu dans le territoire dévasté.

Au moins 1.084 Palestiniens y ont été tués depuis son entrée en vigueur en octobre, selon le ministère de la Santé du territoire, également placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Dans le même temps, Israël a recensé cinq soldats et un contractuel travaillant pour le ministère de la Défense tués dans le territoire palestinien.

Les restrictions imposées aux médias et l'accès limité à Gaza empêchent l'AFP de vérifier de manière indépendante les bilans ou de couvrir librement les violences sur place.


La justice libanaise remet en liberté un célèbre chanteur libano-palestinien devenu islamiste

  • Cet artiste connu dans le monde arabe s'était rendu après douze ans de cavale passés dans le camp de réfugiés palestiniens d'Aïn al-Heloué, près de Saïda (sud), qui échappe au contrôle aux autorités libanaises
  • Il est poursuivi dans quatre affaires liées à sa participation présumée en 2013 à des affrontements à Saïda, aux côtés du cheikh radical Ahmad al-Assir, contre l'armée libanaise, dont 18 soldats avaient été tués

BEYROUTH: La justice libanaise a décidé mercredi de remettre en liberté un célèbre chanteur libano-palestinien devenu islamiste, Fadl Chaker, qui s'était rendu aux autorités en octobre 2025, a indiqué une source judiciaire à l'AFP.

Cet artiste connu dans le monde arabe s'était rendu après douze ans de cavale passés dans le camp de réfugiés palestiniens d'Aïn al-Heloué, près de Saïda (sud), qui échappe au contrôle aux autorités libanaises.

Il est poursuivi dans quatre affaires liées à sa participation présumée en 2013 à des affrontements à Saïda, aux côtés du cheikh radical Ahmad al-Assir, contre l'armée libanaise, dont 18 soldats avaient été tués.

Il va être remis en liberté moyennant deux cautions d'une valeur cumulée de près de 3.500 dollars, a précisé la source judiciaire.

Le montant a été versé et Fadl Chaker doit sortir de prison mercredi, a-t-elle ajouté.

Pendant ses années de fuite, la justice l'avait condamné par contumace à des peines allant de cinq à 15 ans de prison avec travaux forcés dans ces dossiers.

Quelques mois avant de s'être rendu, Fadl Chaker avait sorti des chansons qui arrivaient en tête des classements dans le monde arabe. Ses clips vidéo, tournés dans le camp de Aïn el-Heloué, atteignaient des centaines de millions de vues sur YouTube.

Assir avait lui été arrêté en 2015, et condamné à mort avec sursis en 2017 pour "terrorisme".

 


Le Liban exige le retrait d'Israël de deux «zones pilotes» pour participer à des négociations à Rome 

  • Israël et le Liban avaient conclu un accord-cadre à l'issue de cinq cycles de négociations à Washington le 26 juin en vue d'une "paix durable" entre les deux pays, en état de guerre depuis des décennies
  • Il prévoit que l'armée libanaise commence à se déployer dans des "zones pilotes" dont se retirerait Israël, qui occupe une partie du sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah

BEYROUTH: Le Liban exige qu'Israël se retire de deux "zones pilotes" dans le sud du pays avant de participer à un nouveau cycle de pourparlers prévu à Rome, a indiqué mercredi à l'AFP une source diplomatique au courant des négociations.

L'Italie et Israël ont annoncé que ces négociations se tiendraient les 15 et 16 juillet à Rome, mais les autorités libanaises n'ont pas confirmé leur participation dans l'immédiat.

Israël et le Liban avaient conclu un accord-cadre à l'issue de cinq cycles de négociations à Washington le 26 juin en vue d'une "paix durable" entre les deux pays, en état de guerre depuis des décennies.

Il prévoit que l'armée libanaise commence à se déployer dans des "zones pilotes" dont se retirerait Israël, qui occupe une partie du sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah.

"Le Liban pose comme condition le retrait d'Israël de deux zones pilotes pour participer aux négociations", a affirmé la source diplomatique ayant requis l'anonymat.

Le Hezbollah est opposé à ces négociations et refuse d'être désarmé.

La formation pro-iranienne a entraîné le Liban dans la guerre régionale en mars, en soutien à Téhéran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, qui ont tué près de 4.300 personnes, selon Beyrouth.

Discussions "cruciales" 

Selon la source diplomatique, le département d'Etat américain a informé les deux délégations qu'il ne pouvait pas accueillir les négociations "de façon permanente", d'où le choix de Rome.

Elle a expliqué que des discussions "cruciales" étaient attendues et que les négociateurs auraient besoin de se concerter avec leurs autorités, ce qui ne serait "pas possible" à Washington du fait de la distance avec Israël et le Liban.

La source diplomatique a ajouté qu'Israël avait rapidement accepté la tenue des négociations à Rome, dans l'idée de "réduire la pression exercée directement" sur la partie israélienne pendant les précédentes discussions par le secrétaire d'Etat Marco Rubio.

La partie libanaise a cependant reçu la garantie de Washington qu'il maintiendrait le "même niveau d'engagement et la même ligne de conduite dans la gestion des pourparlers" de Rome, selon cette source diplomatique.

L'accord-cadre n'établit pas de calendrier de retrait du sud du Liban, où Israël a annoncé vouloir maintenir ses troupes dans une zone pouvant s'étendre jusqu'à dix km de sa frontière.

L'armée israélienne poursuit ponctuellement des frappes meurtrières, malgré une trêve entrée en vigueur le 21 juin, à la suite de la signature d'un protocole d'accord entre l'Iran et les Etats-Unis.

L'Iran a exigé que le cessez-le-feu au Liban soit inclus dans cet accord, mais Beyrouth "veut négocier par lui-même" et rejette toute ingérence, a souligné la source diplomatique.

Les négociations à Rome seront suivies par une visite courant juillet du président libanais, Joseph Aoun, à Washington, à l'invitation de son homologue américain.

M. Aoun a estimé mercredi que cette invitation traduisait "le soutien des Etats-Unis à un processus visant à trouver une solution durable à la série de guerres et d'agressions israéliennes contre notre pays".