Arménie: Macron à la peine dans ses efforts de médiation

Le président français Emmanuel Macron répond aux questions des journalistes lors d'une conférence de presse dans le cadre du sommet de la Communauté politique européenne au Palacio de Congreso à Grenade, dans le sud de l'Espagne (Photo, AFP).
Le président français Emmanuel Macron répond aux questions des journalistes lors d'une conférence de presse dans le cadre du sommet de la Communauté politique européenne au Palacio de Congreso à Grenade, dans le sud de l'Espagne (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 07 octobre 2023

Arménie: Macron à la peine dans ses efforts de médiation

  • La perspective semble plus éloignée que jamais pour le président français d'être le faiseur de paix entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan
  • Comme sur la Libye, le Liban ou l'Ukraine - souvent en vain -  Emmanuel Macron n'a pas ménagé ses efforts ces derniers mois pour faire bouger les lignes

GRENADE: Macron faiseur de paix entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan ? La perspective semble plus éloignée que jamais pour le président français, pris en tenaille entre son homologue azerbaïdjanais qui refuse de s'asseoir à la même table que lui et une forte pression politique en France en faveur des Arméniens.

"Je crains fort que la diplomatie française et le président se trouvent un peu isolés. La France a perdu son rôle de médiateur", avance Didier Billion, expert à l'Institut de Relations internationales et stratégiques (Iris) à Paris.

Le chef de l'Etat, prompt à monter en première ligne et à se poser en médiateur pour tenter de déjouer les crises, ne manquait pourtant pas d'atouts.

La France, engagée depuis près de 30 dans une médiation pour tenter de régler un conflit qui remonte à l'éclatement de l'Union soviétique en 1991, connaît intimement le dossier et les protagonistes.

Comme sur la Libye, le Liban ou l'Ukraine - souvent en vain -  Emmanuel Macron n'a pas ménagé ses efforts ces derniers mois pour faire bouger les lignes entre le président azerbaïdjanais Ilham Aliev et le Premier ministre Nikol Pachinian.

Avec un coup d'arrêt brutal jeudi : le président Aliev, fort de sa récente offensive victorieuse au Haut-Karabakh, a refusé de se rendre à un sommet européen à Grenade (Espagne) et de participer à une réunion avec le président français, arguant de ses positions trop favorables aux Arméniens.

Il s'est dit en revanche prêt à des pourparlers avec l'Arménie sous médiation de l'Union européenne, qui pourraient avoir lieu fin octobre à Bruxelles.

Divisions
Une manière de "cornériser" la France même si des discussions ont régulièrement lieu dans ce format avec le président du Conseil européen Charles Michel.

"Nous continuerons à être évidemment médiateurs à chaque fois qu’on le pourra", a concédé le président Macron à l'issue du sommet de la Communauté politique européenne (CPE), tel un aveu de faiblesse, tout en assurant qu'il continuerait à appeler le président Aliev pour "maintenir la pression" sur son pays.

Après l'offensive éclair de Bakou pour reprendre le contrôle du Haut-Karabakh, les craintes se concentrent désormais sur l'Arménie où l'Azerbaïdjan compte une enclave (Nakhitchevan) qu'il pourrait être tenté de relier par la force à son territoire en grignotant le sud de l'Arménie.

"On était seuls, maintenant nous sommes un peu moins seuls mais l’Union européenne est complètement divisée sur cette question", considère le président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale Jean-Louis Bourlanges, interrogé par l'AFP.

Si l'Allemagne et la Suède sont sur la même longueur d'onde que Paris, d'autres pays européens, comme l'Italie, ont réorienté leur approvisionnement en hydrocacurbures vers Bakou depuis l'offensive russe en Ukraine et sont farouchement opposés à l'idée de sanctions.

L'Azerbaïdjan, en position de force sur le terrain, n'a pas non plus de raison de se presser à la table des négociations, sinon peut-être pour obtenir un couloir à travers l'Arménie vers le Nakhitchevan, relève Jean-Louis Bourlanges.

«Neutralisation»
De son côté, le président français est pressé d'agir dans son propre pays qui abrite la plus importante communauté arménienne d'Europe et où les appels à agir en faveur des Arméniens se multiplient.

"Il est obligé de tenir compte de cette pression. La grande majorité de la classe politique française est vent debout en soutien aux Arméniens. C'est aussi un enjeu électoral", observe Didier Billion.

"Certains en font un conflit civilisationnel", un siècle après le génocide arménien, entre chrétiens arméniens et musulmans azerbaïdjanais, là où il s'agit avant tout d'"un problème de rivalités de puissances et de géopolitique", dit-il à l'AFP.

Dans ce jeu complexe, Emmanuel Macron reste très prudent, se refusant à reprendre à son compte les accusations de "nettoyage ethnique" au Haut-Karabakh où la population arménienne a fui en masse l'arrivée des soldats azerbaïdjanais.

"L'heure n'est pas aux sanctions", a-t-il également lancé, contredisant la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, pourtant issue de son camp.

Du côté de l'Arménie, le constat est amer. "Aucune médiation avec des autocrates, si elle ne repose pas sur un rapport de force, ne réussira", assène une source arménienne pour qui l'Azerbaïdjan n'a accepté ces derniers mois la médiation de la France que pour mieux la "neutraliser".


Mondial-2026: «On est là où on voulait être», se réjouit Didier Deschamps

  • Réaction de Didier Deschamps jeudi sur M6 après la victoire de la France contre le Maroc 2-0
  • "Je pense que c'est trois (demi-finales) consécutives, donc déjà ça c'est bien. Ça semble logique et naturel mais il faut y arriver. Evidemment j'ai des super joueurs autrement on n'arrive pas là mais c'est bien"

FOXBOROUGH: Réaction de Didier Deschamps jeudi sur M6 après la victoire de la France contre le Maroc 2-0 en quart de finale de la Coupe du monde:

"Je pense que c'est trois (demi-finales) consécutives, donc déjà ça c'est bien. Ça semble logique et naturel mais il faut y arriver. Evidemment j'ai des super joueurs autrement on n'arrive pas là mais c'est bien. C'était compliqué parce qu'aujourd'hui en ratant le penalty, les occasions qu'on ne met pas. Quand c'est Kylian, pas de soucis, il ne doute jamais, même s'il a eu une occasion avant de marquer aussi. C'est super, on est là où on voulait être donc on va bien récupérer et puis on va voir notre adversaire demain.

"Kylian (Mbappé) c'est un peu la cheville, il ressentait un peu une douleur. Et Manu (Koné) il avait eu un coup au genou et un peu de crampes aussi mais c'est normal, les matchs enchaînent. C'est bien, Warren (Zaïre-Emery) qui n'avait pas joué du tout jusqu'à maintenant a fait une très très bonne rentrée. Il faut qu'ils se tiennent tous prêts, je ne peux pas faire plaisir à tous mais je fais en sorte qu'ils se sentent tous concernés. Et ceux qui ne jouent pas, ils sont là aussi avec l'ensemble du groupe.

"C'est la particularité du sport, surtout le football - c'est un sport populaire -, c'est de fabriquer les émotions et de les partager. J'imagine qu'il y a beaucoup de ferveur et de passion en France. Ici on est dans notre bulle (...) On est là pour ça et les joueurs ont ce devoir-là de tout faire - après on réussit, on ne réussit pas toujours - mais de tout faire pour aller le plus haut possible. On passe une étape importante aujourd'hui, on se retrouve encore dans le dernier carré, ça veut dire qu'on est là."


Nouvelle canicule: le gouvernement déclenche un plan inédit Orsec «chaleurs extrêmes»

La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a annoncé vendredi le déclenchement d'un "plan Orsec chaleurs extrêmes qui n'existait pas par le passé" dans les départements placés par Météo France en vigilance rouge canicule. (AFP)
La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a annoncé vendredi le déclenchement d'un "plan Orsec chaleurs extrêmes qui n'existait pas par le passé" dans les départements placés par Météo France en vigilance rouge canicule. (AFP)
  • "L'objectif de ce plan Orsec chaleurs extrêmes qui n'existait pas par le passé, c'est de tenir compte du retour d'expérience des dernières vagues"
  • La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a annoncé vendredi le déclenchement d'un "plan Orsec chaleurs extrêmes qui n'existait pas par le passé"

PARIS: La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a annoncé vendredi le déclenchement d'un "plan Orsec chaleurs extrêmes qui n'existait pas par le passé" dans les départements placés par Météo France en vigilance rouge canicule.

"L'objectif de ce plan Orsec chaleurs extrêmes qui n'existait pas par le passé, c'est de tenir compte du retour d'expérience des dernières vagues", notamment que "les personnes les plus vulnérables, celles qui sont seules, souvent en ville, souvent âgées, subissent davantage de surmortalité que le reste de la population", a expliqué la porte-parole sur TF1. Météo France a prévu de placer 24 départements en vigilance rouge samedi.


Paris accueillera le Global Investment Summit 2026, plateforme de coopération entre l'Europe et le Golfe

Le Palais des Congrès de Paris accueillera les 1er et 2 septembre 2026 la première édition du Global Investment Summit (GIS) 2026. (Fournie)
Le Palais des Congrès de Paris accueillera les 1er et 2 septembre 2026 la première édition du Global Investment Summit (GIS) 2026. (Fournie)
  • Le Global Investment Summit 2026, organisé à Paris les 1er et 2 septembre, réunira plus de 2 000 participants et 80 intervenants internationaux pour renforcer les investissements entre l’Europe et les pays du CCG
  • L’événement ambitionne de mobiliser 28,59 milliards de dollars d’investissements européens dans un premier temps, avec un objectif de 50 milliards de dollars d’ici 2030 grâce à des partenariats stratégiques et des projets durables

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PARIS: Les 1er et 2 septembre 2026, le Palais des Congrès de Paris accueillera la première édition du Global Investment Summit (GIS) 2026, un rendez-vous international lancé par le groupe saoudien B&S Investments afin de renforcer les liens d’investissement entre les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) et les marchés internationaux.

Pensé comme le point de départ d’une série mondiale de sommets, le GIS débutera à Paris avant de faire étape en Espagne, à Londres et à Genève, puis de s’achever à Riyad en 2030. L’initiative vise à créer une plateforme internationale réunissant investisseurs, dirigeants d’entreprise et décideurs publics afin de transformer les opportunités d’investissement en partenariats durables et en projets concrets.

Les organisateurs estiment que le sommet pourrait contribuer à mobiliser un premier volume d’environ 28,59 milliards de dollars d’investissements européens dans la région du Golfe, avec l’ambition de porter ce montant à 50 milliards de dollars d’ici 2030 grâce au développement des investissements directs et des partenariats stratégiques.

Plus de 2 000 participants sont attendus à Paris, parmi lesquels des investisseurs internationaux, des chefs d’entreprise, des représentants gouvernementaux et des acteurs des secteurs public et privé. Plus de 80 intervenants internationaux prendront part aux conférences consacrées aux grandes tendances économiques et financières qui façonnent les marchés mondiaux.

Au-delà des sessions plénières, le GIS 2026 mettra l’accent sur la mise en relation des participants à travers des réunions d’affaires ciblées, des rencontres bilatérales et un espace d’exposition destiné à présenter des projets d’investissement et à favoriser la conclusion de nouveaux accords commerciaux.

« Le GIS 2026 représente le premier chapitre d’une série mondiale institutionnalisée conçue pour présenter le CCG non pas comme un ensemble de marchés concurrents, mais comme une architecture d’investissement coordonnée », a déclaré Bader Al-Nofai, directeur général de B&S Investments. Selon lui, l’objectif est de passer « du dialogue à la mise en œuvre » en créant des mécanismes permettant aux investisseurs et aux décideurs d’aboutir à des résultats mesurables dans un délai de 12 à 24 mois.

À travers cette initiative, B&S Investments entend renforcer les flux de capitaux entre l’Europe et le Golfe tout en soutenant une croissance économique durable fondée sur des partenariats de long terme.