Egypte: Condamnation d'un opposant confirmée malgré les pressions européennes

Conférence de presse des dirigeants du Courant Libre au Caire pour dénoncer la détention de Hisham Kassem (Photo, AFP).
Conférence de presse des dirigeants du Courant Libre au Caire pour dénoncer la détention de Hisham Kassem (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 08 octobre 2023

Egypte: Condamnation d'un opposant confirmée malgré les pressions européennes

  • M. Kassem devra purger une peine de six mois de prison et payer une amende pour diffamation d'un ancien ministre
  • Selon sa coalition politique Courant libre, aujourd'hui suspendue, Hisham Kassem était «un candidat présidentiel potentiel» pour l'élection

LE CAIRE: Un tribunal égyptien a confirmé en appel la condamnation à six mois de prison de l'opposant Hisham Kassem, a indiqué son avocat samedi, après que des députés ont rejeté une résolution du Parlement européen appelant à sa libération.

"Le tribunal a décidé de confirmer le verdict rendu en appel", a écrit son avocat, Nasser Amin, sur Facebook.

M. Kassem devra purger une peine de six mois de prison et payer une amende de 20.000 livres (environ 610 euros) pour diffamation d'un ancien ministre et outrage à des fonctionnaires, des accusations que le Parlement européen a qualifiées de "politiquement motivées", alors que l'Egypte se prépare à l'élection présidentielle de décembre.

Selon sa coalition politique Courant libre, aujourd'hui suspendue, Hisham Kassem était "un candidat présidentiel potentiel" pour l'élection, qui fait déjà l'objet d'accusations de répression.

Abdel Fattah al-Sissi, au pouvoir depuis qu'il a renversé l'islamiste Mohamed Morsi en 2013, brigue un troisième mandat.

Avant l'audience en appel, le Parlement européen a adopté mercredi une résolution demandant la libération immédiate de M. Kassem et exprimant sa "profonde inquiétude quant au processus électoral restrictif de l'Egypte", après que des candidats à la présidence ont été emprisonnés ou harcelés.

Le Parlement égyptien a rejeté vendredi la résolution européenne, qui, selon lui, "fait partie d'une série de tentatives injustifiées et désespérées" et "constitue une violation de l'indépendance du système judiciaire égyptien".

Les allégations de harcèlement des candidats de l'opposition sont "dépourvues d'objectivité et révèlent une intention préméditée d'émettre à l'avance des jugements négatifs sur le processus électoral", selon le Parlement.

Selon les groupes de défense des droits humains, des dizaines de partisans du seul candidat entré en campagne, Ahmed al-Tantawi, ont été arrêtés, tandis que les personnes participant à sa campagne et qui tentent de déposer des candidatures dans les bureaux d'enregistrement du gouvernement sont victimes de harcèlement et d'intimidation.

M. Tantawi a par ailleurs affirmé qu'un logiciel espion avait été installé dans son téléphone depuis septembre 2021.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.