Air France annonce qu'elle rétablira vendredi sa desserte du Mali, après deux mois de suspension

Deux avions Air-France sont stationnés sur le tarmac de l'aéroport de Marseille-Provence à Marignane près de Marseille (Photo de Boris HORVAT / AFP).
Deux avions Air-France sont stationnés sur le tarmac de l'aéroport de Marseille-Provence à Marignane près de Marseille (Photo de Boris HORVAT / AFP).
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Publié le Mardi 10 octobre 2023

Air France annonce qu'elle rétablira vendredi sa desserte du Mali, après deux mois de suspension

  • Air France avait suspendu le 7 août ses vols à destination du Mali (sept vols par semaine) et du Burkina Faso (cinq vols par semaine)
  • Après la suspension des liaisons Paris-Bamako par Air France, les autorités maliennes avaient décidé le 11 août d'annuler l'autorisation de la compagnie d'exploiter cette ligne

PARIS: Air France va recommencer à desservir le Mali à partir de vendredi, a annoncé mardi la compagnie aérienne, qui avait suspendu cette ligne début août dans la foulée du putsch au Niger voisin.

"En coordination avec la DGAC (Direction générale de l'aviation civile, NDLR) française et les autorités maliennes, Air France reprendra la desserte de Bamako depuis Paris-Charles de Gaulle à compter du 13 octobre 2023", a précisé un porte-parole de la compagnie à l'AFP.

Air France avait suspendu le 7 août ses vols à destination du Mali (sept vols par semaine) et du Burkina Faso (cinq vols par semaine) après la fermeture de l'espace aérien du Niger voisin, théâtre d'un coup d'État le 26 juillet.

"Air France travaille en étroite collaboration avec les autorités burkinabè afin de reprendre au plus vite sa desserte vers le Burkina Faso. La desserte de Niamey (Niger) reste quant à elle suspendue jusqu'à nouvel ordre", a ajouté mardi la compagnie.

La desserte de Bamako depuis Paris reprendra au rythme de "trois vols directs par semaine (les mardis, vendredis et dimanches)", selon la même source.

En outre, les vols vendus par Air France ne seront plus assurés par des avions de la compagnie, mais par "un Boeing 777-200 ER de la compagnie portugaise EuroAtlantic Airways", spécialisée dans la location d'appareils à des compagnies tierces, a indiqué Air France.

La compagnie a promis que cet aéronef répondait "en tout point aux réglementations françaises et européennes", et expliqué qu'il était "équipé de 30 sièges en cabine Business, 24 sièges en cabine Premium Economy et 239 en cabine Economy".

"Les prestations servies à bord seront les mêmes que sur les vols opérés par Air France. Les clients dont les vols sont annulés seront reportés sur les vols maintenus ou pourront modifier sans frais la réservation qui leur est proposée", selon la même source.

Après la suspension des liaisons Paris-Bamako par Air France, les autorités maliennes avaient décidé le 11 août d'annuler l'autorisation de la compagnie d'exploiter cette ligne.

Ces autorités, dont les dirigeants militaires se sont solidarisés avec les putschistes nigériens, ont qualifié la suspension de "manquement notoire" aux termes de l'autorisation d'exploitation accordée à la compagnie.

Les relations entre la France, l'ancienne puissance coloniale qui était engagée militairement au côté de l'armée malienne contre les djihadistes depuis 2013, et le Mali se sont fortement détériorées depuis que des colonels ont pris le pouvoir par la force à Bamako en août 2020.

La junte a poussé les forces françaises vers la sortie en 2022 et s'est tournée politiquement et militairement vers la Russie. Elle a expulsé l'ambassadeur français.

"Air France suit en permanence l'évolution de la situation géopolitique des territoires desservis et survolés par ses appareils et rappelle que la sécurité de ses clients et de ses équipages est sa priorité absolue", a conclu son porte-parole mardi.


Le secteur privé, moteur du rapprochement économique entre la France et l’Arabie saoudite

En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a multiplié les rencontres avec le MEDEF, les chambres de commerce et plusieurs représentants du secteur privé français. (Fournie)
En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a multiplié les rencontres avec le MEDEF, les chambres de commerce et plusieurs représentants du secteur privé français. (Fournie)
  • Dans un entretien accordé à Arab News en français, Sultan Almusallam souligne la dynamique des relations économiques franco-saoudiennes, avec 12 milliards de dollars d’échanges en 2025
  • À Vision Golfe, la Fédération des chambres saoudiennes veut accélérer les partenariats avec les entreprises françaises en facilitant les investissements et le commerce, dans le cadre des objectifs de Vision 2030

PARIS: À l’occasion de sa première participation à Vision Golfe, le secrétaire général de la Fédération des chambres saoudiennes, Sultan Almusallam, a réaffirmé, dans un entretien accordé à Arab News en français, la volonté du Royaume de renforcer ses liens économiques avec la France. Selon lui, les priorités françaises en matière d’expertise, d’innovation et de développement « s’inscrivent pleinement dans les objectifs de la Vision 2030 du Royaume et au-delà », créant des opportunités de coopération dans des secteurs stratégiques.

Cette dynamique se traduit déjà par des résultats concrets. « La croissance soutenue des échanges commerciaux entre les deux pays au cours des cinq dernières années est un indicateur positif. Sur un an, les échanges ont progressé de 7,8 %, atteignant 12 milliards de dollars en 2025 », souligne Sultan Almusallam. Dans le même temps, les investissements français en Arabie saoudite ont presque triplé en cinq ans, passant de 7 à 19 milliards de riyals saoudiens.

Aujourd’hui, 500 entreprises françaises sont implantées en Arabie saoudite, dont 30 ont choisi Riyad comme siège régional, un chiffre appelé à progresser.

Pour le secrétaire général, cette croissance repose sur la complémentarité des savoir-faire. « L’expertise française est en phase avec les ambitions saoudiennes », explique-t-il, citant notamment les secteurs du MICE (Meetings, Incentives, Conferences and Exhibitions), de la culture, du tourisme et de l’économie créative.

Les prochains grands événements internationaux organisés en Arabie saoudite, notamment l’Expo 2030 et la Coupe du monde de football, ouvrent selon lui de nouvelles perspectives de coopération. Il cite le groupe hôtelier Accor, fortement implanté dans le Royaume et engagé dans le recrutement de talents saoudiens, comme « un modèle à reproduire dans d’autres secteurs ».

Dans son entretien avec Arab News en français, Sultan Almusallam insiste également sur le rôle de la coopération culturelle dans le développement des relations économiques. Les initiatives telles qu’Afalula, ainsi que l’inscription de huit sites saoudiens au patrimoine mondial de l’UNESCO au cours des dix dernières années, contribuent selon lui à renforcer les liens entre les deux pays.

« Les relations d’affaires ne peuvent se construire que sur la confiance, et la confiance se construit à travers les relations entre les peuples », affirme-t-il. Il souligne également la présence d’environ 16 000 expatriés français en Arabie saoudite, qui contribue à renforcer cet écosystème de coopération.

Le responsable saoudien estime par ailleurs que l’image du Royaume évolue rapidement. « Nous avons encore des efforts à faire pour faire connaître au public français la beauté de l’Arabie saoudite », confie-t-il, ajoutant que « la majorité des personnes qui découvrent le Royaume sont surprises par l’accueil qui leur est réservé ». Selon lui, le développement du tourisme, de la culture et des grands événements favorise les échanges humains, lesquels stimulent ensuite les relations d’affaires.

Au-delà des chiffres, Sultan Almusallam affirme que la mission de la Fédération est d’accompagner davantage les entreprises françaises. En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a rencontré le MEDEF, les chambres de commerce ainsi que plusieurs représentants du secteur privé français afin d’identifier les obstacles au commerce et à l’investissement.

« Nous sommes ici pour écouter. Aucun environnement d’investissement n’est parfait. Nous voulons comprendre les barrières auxquelles les entreprises françaises sont confrontées et trouver des solutions », explique-t-il.

Cette ambition s’inscrit dans la stratégie 2026-2030 récemment lancée par la Fédération des chambres saoudiennes, en cohérence avec la troisième phase de Vision 2030. « Le secteur privé doit conduire cette nouvelle étape de la transformation économique », souligne Sultan Almusallam.

Aujourd’hui, celui-ci représente 52 % du PIB saoudien, une part qui devrait atteindre 65 % d’ici 2030. « Nous sommes sur la bonne voie. La question est désormais de savoir comment accélérer le rythme », conclut-il.


La compagnie aérienne SAS va acheter jusqu’à 40 Airbus A330 pour plus de 10 milliards de dollars

Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
  • La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330
  • "Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme"

COPENHAGUE: La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330, la plus importante commande d'avions de son histoire, pour un montant total de plus de 10 milliards de dollars.

"Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme" en attendant les A330-900neo, a indiqué dans un communiqué SAS, dont Air France-KLM doit devenir le principal actionnaire d'ici la fin de l'année.


EDF remporte un contrat de 3 milliards de dollars à Oman

Le géant français EDF a signé un contrat de 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) pour développer une centrale hydroélectrique de pompage-turbinage à Wadi Dayqah à Oman, dans le cadre d’une visite d’État en France du sultan d’Oman, a annoncé la présidence française le 29 juin 2026. (AFP)
Le géant français EDF a signé un contrat de 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) pour développer une centrale hydroélectrique de pompage-turbinage à Wadi Dayqah à Oman, dans le cadre d’une visite d’État en France du sultan d’Oman, a annoncé la présidence française le 29 juin 2026. (AFP)
  • EDF a signé un contrat d’environ 3 milliards de dollars avec Oman pour développer une station de transfert d’énergie par pompage
  • Le projet, situé au barrage de Wadi Dayqah (près de Mascate), sera la première installation de ce type dans le pays et pourra stocker jusqu’à 2 GW d’énergie

PARIS: Le géant français de l'électricité EDF a signé lundi un contrat de 3 milliards de dollars pour une station de transfert d'énergie par pompage à Oman, à l'occasion de la visite d'État en France du sultan d'Oman Haitham ben Tarik, a annoncé l'Elysée.

Ce contrat porte sur le développement et l'exploitation de la première de station de transfert d'énergie par pompage au niveau du barrage de Wadi Daysat (90 kilomètres au sud de Mascate) qui doit permettre de stocker jusqu'à 2GW d'énergie.