Des passagers de Transavia bloqués en Egypte depuis samedi après un incident mécanique

Plusieurs dizaines de passagers d'un vol de la compagnie Transavia reliant Charm el-Cheikh à Paris ont été bloqués en Egypte depuis samedi à la suite d'un incident mécanique peu après le décollage. (Photo d'illustration AFP)
Plusieurs dizaines de passagers d'un vol de la compagnie Transavia reliant Charm el-Cheikh à Paris ont été bloqués en Egypte depuis samedi à la suite d'un incident mécanique peu après le décollage. (Photo d'illustration AFP)
Short Url
Publié le Mercredi 11 octobre 2023

Des passagers de Transavia bloqués en Egypte depuis samedi après un incident mécanique

  • "Lors du vol Transavia du samedi 7 octobre entre Charm el-Cheikh et Paris-Orly, une alarme concernant le système de lubrification d'un des moteurs s'est manifestée peu après le décollage"
  • "Les 20 minutes de retour se sont passées entre la terreur, les prières et les larmes", a indiqué à l'AFP Christophe Bastiani, selon qui une centaine de personnes se trouvaient à bord du Boeing 737

PARIS: Plusieurs dizaines de passagers d'un vol de la compagnie Transavia reliant Charm el-Cheikh à Paris ont été bloqués en Egypte depuis samedi à la suite d'un incident mécanique peu après le décollage, a-t-on appris mercredi de sources concordantes.

"Lors du vol Transavia du samedi 7 octobre entre Charm el-Cheikh et Paris-Orly, une alarme concernant le système de lubrification d'un des moteurs s'est manifestée peu après le décollage. L'équipage a réalisé la procédure définie par le constructeur, à savoir couper le moteur pour le sécuriser et revenir se poser" à l'aéroport d'origine, a expliqué à l'AFP un porte-parole de la compagnie.

"Cette procédure a été appliquée en toute sécurité pour les passagers et l'équipage", selon la même source. Un passager a toutefois décrit une ambiance très tendue. "Les 20 minutes de retour se sont passées entre la terreur, les prières et les larmes", a indiqué à l'AFP Christophe Bastiani, selon qui une centaine de personnes se trouvaient à bord du Boeing 737.

Après cette séquence dont les passagers sont tous sortis "éprouvés", ceux-ci ont été hébergés une nuit sur place, mais selon M. Bastiani, qui était toujours en Egypte mercredi matin, un responsable de Transavia leur a expliqué que "cette compagnie ne pourra nous prendre en charge que si nous faisons partie d'un vol régulier c'est-à-dire un vol directement pris par le passager, ceux qui auront eu un billet via une agence (de voyage) devront s'adresser à l'agence".

L'agence via laquelle M. Bastiani avait réservé son vol a de fait pris en charge 29 personnes, mais selon lui, d'autres, entre 60 et 70, "ont dû se débrouiller".

De même source, "une quinzaine (de passagers) sont rentrés par leurs propres moyens" en France, en prenant des vols avec escale, et "les autres se sont logés à leurs frais". M. Bastiani a cherché à lui aussi réserver un vol, mais "mais trop tard, le prix était passé à 4.500 euros".

Selon le porte-parole de Transavia, "les passagers ayant réservé directement leur billet ont été informés directement et régulièrement par SMS et e-mail. Un nouveau vol leur a été proposé soit le 11 octobre soit le 14 octobre avec une prise en charge des frais engagés jusqu'à leur date de départ. Les passagers ayant trouvé eux-mêmes une solution de rapatriement se verront rembourser leur billet et la prise en charge de leurs frais jusqu'à la date de leur départ sur présentation d'un justificatif".

En revanche, "les passagers ayant réservé via un tour opérateur ou une agence de voyage ne peuvent pas toujours être prévenu directement par Transavia, la compagnie n'ayant pas systématiquement les coordonnées des passagers. Transavia France a donné à ses distributeurs les mêmes informations qu'aux clients ayant réservé directement. Il leur revient d'informer directement leurs clients", selon la même source.

Contacté par l'AFP au sujet de l'incident mécanique, le Bureau d'enquêtes et analyse pour la sécurité de l'aviation civile (BEA) a confirmé que "Transavia nous a bien informé de cet événement". En revanche, "ce dernier s'étant déroulé en Egypte il appartient au pays d'occurrence de décider d'ouvrir une enquête" et le BEA n'a "à ce stade pas d'information en ce sens".


Rubio poursuit à Bahreïn sa tournée pour rassurer les alliés de Washington dans le Golfe

  • Avant son étape au Koweït, Marco Rubio avait assuré depuis Abou Dhabi le président émirati de l'engagement de Washington en faveur de la sécurité de son pays
  • Il a ensuite rallié Bahreïn pour une réunion jeudi du Conseil de coopération du Golfe (CCG)

MANAMA: Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio est jeudi à Bahreïn, poursuivant sa tournée destinée à rassurer les pays du Golfe sur la volonté des Etats-Unis de protéger leurs intérêts dans les discussions avec l'Iran.

Mercredi au Koweït, le secrétaire d'Etat américain avait assuré que les Etats-Unis entendaient "discuter avec eux de chaque décision prise concernant" les négociations en cours avec Téhéran.

Les pays du Golfe ont payé un lourd tribut à l'offensive américano-israélienne lancée le 28 février contre l'Iran. Ils accueillent des bases militaires américaines et ont été visés par des missiles et drones iraniens en représailles.

Avant son étape au Koweït, Marco Rubio avait assuré depuis Abou Dhabi le président émirati de l'engagement de Washington en faveur de la sécurité de son pays. Il a ensuite rallié Bahreïn pour une réunion jeudi du Conseil de coopération du Golfe (CCG).

En parallèle, des discussions sur une réconciliation entre les pays du Golfe et l'Iran sont prévues en Arabie saoudite, à une date encore indéterminée, a indiqué à l'AFP un diplomate.

Trump refuse tout péage 

L'Iran et les Etats-Unis ont signé le 17 juin un protocole pour mettre fin aux hostilités, ouvrant la voie à 60 jours de négociations en vue d'un règlement durable.

Une réunion technique avec la délégation iranienne est prévue les 29 ou 30 juin en Suisse, a précisé Marco Rubio.

Mais de nombreuses divergences subsistent, comme le nucléaire ou le détroit d'Ormuz. Et les critiques se multiplient aux Etats-Unis sur les concessions accordées par Donald Trump, soucieux de mettre un terme au plus vite à cette guerre impopulaire.

La Maison Blanche a dû demander aux parlementaires américains une rallonge budgétaire de près de 88 milliards de dollars, notamment pour reconstituer ses stocks de munitions après la guerre.

Le protocole d'accord a "la valeur d'une déclaration de défaite pour l'Amérique", s'est prévalu mercredi le négociateur en chef iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf.

Si le texte prévoit une réouverture du détroit d'Ormuz, après des mois de blocage qui ont fait flamber les cours de l'or noir, l'Iran a dit vouloir imposer des frais de service, assurant que cette voie maritime stratégique ne retrouvera pas son fonctionnement libre d'avant-guerre.

"AUCUN PEAGE, AUCUN FRAIS D'ASSURANCE ET AUCUN AUTRE FRAIS" ne sera accepté par Washington, a tonné Donald Trump sur sa plateforme Truth Social.

Aucun pays autre que l'Iran ne soutient l'imposition de frais pour son passage, a assuré pour sa part Marc Rubio.

Pour l'heure, les cours du baril de pétrole Brent continuent leur décrue. Le Brent de la mer du Nord, référence internationale, est brièvement retombé jeudi sous son niveau d'avant-guerre. Durant le conflit, la flambée des cours du brut avaient provoqué une poussée d'inflation mondiale et des pénuries de carburant dans certains pays.

Sur le volet nucléaire, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a assuré mercredi que des inspections en Iran auraient bien lieu, sans fixer de date.

Téhéran a toujours nié vouloir se doter de la bombe atomique, mais campe sur son droit à une filière civile complète.

"Comme le phénix" 

Sur le Liban, dont l'Iran a imposé l'inclusion dans le protocole d'accord, Mohammad Bagher Ghalibaf a estimé que la fin de la guerre y était "aussi importante" que la fin des hostilités dans son propre pays.

Or le Hezbollah libanais a accusé mercredi Israël d'une nouvelle "violation" du cessez-le-feu après qu'un drone israélien a fait deux morts dans le sud du pays. Deux autres personnes avaient été tuées par des tirs israéliens la veille.

L'Iran a par ailleurs accusé jeudi l'Otan, de "complicité" dans la guerre déclenchée contre lui par les Etats-Unis et Israël, reprochant notamment à l'Italie et à la Roumanie d'avoir permis à des avions américains d'utiliser leurs bases pendant le conflit.

"Il s'agit là d'un aveu clair et accablant de la complicité active de l'Otan dans une guerre d'agression illégale", a écrit sur X le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï.

 


Les autorités saoudiennes consacrent 4,3 milliards de dollars à des projets urbains à La Mecque

La photo montre le parking de Kudai, récemment aménagé par la Commission royale pour la ville de La Mecque et les lieux saints afin d’améliorer les services de transport destinés aux pèlerins du Hajj et aux habitants de La Mecque. (Archives/SPA)
La photo montre le parking de Kudai, récemment aménagé par la Commission royale pour la ville de La Mecque et les lieux saints afin d’améliorer les services de transport destinés aux pèlerins du Hajj et aux habitants de La Mecque. (Archives/SPA)
  • Les sites concernés sont situés dans les quartiers de Jarham, Al-Khalidiyah, Al-Hajlah, Al-Hindawiyah et Al-Zohour
  • La Mecque compte environ 2,7 millions d’habitants dans la région du Hedjaz

RIYAD : La Commission royale pour la ville de La Mecque et les lieux saints a annoncé le développement de sept sites à La Mecque dans le cadre du programme de développement des quartiers.

Ces sites couvrent plus de 4,4 millions de mètres carrés et représentent un investissement de 16,3 milliards de riyals saoudiens (4,3 milliards de dollars). Ils sont situés dans les quartiers de Jarham, Al-Khalidiyah, Al-Hajlah, Al-Hindawiyah et Al-Zohour, selon l’Agence de presse saoudienne (SPA).

L’annonce a été faite mercredi lors d’une cérémonie de signature des contrats d’attribution des projets, illustrant la confiance de la Commission dans l’avenir du développement urbain de La Mecque.

La Commission a indiqué que plusieurs promoteurs immobiliers et sociétés d’investissement participent à la réalisation de ces projets, notamment Maad International, AlRajhi United, ZOOD, Mohammad Abdulaziz Al-Habib and Sons Holding Co. et Jadwa Investment.

Cette initiative s’inscrit dans les efforts de la Commission visant à améliorer l’environnement urbain de La Mecque, stimuler la croissance économique, renforcer la qualité de vie des habitants et promouvoir un développement durable dans la ville sainte, a ajouté la SPA.

La Mecque, située dans la région du Hedjaz et abritant plusieurs hauts lieux de l’islam, dont la Grande Mosquée, compte environ 2,7 millions d’habitants. Chaque année, près de 1,5 million de musulmans y accomplissent le pèlerinage du Hajj, tandis qu’environ 16 millions de fidèles y effectuent la Omra. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le ministre libanais de la Défense reçoit l'ambassadeur saoudien à Beyrouth

Fahd Al-Dosari (à droite) et le général de division Michel Menassa à Beyrouth. (Photo fournie)
Fahd Al-Dosari (à droite) et le général de division Michel Menassa à Beyrouth. (Photo fournie)
  • L’ambassadeur saoudien au Liban, Fahd Al-Dosari, a été reçu lundi par le ministre libanais de la Défense, le général de division Michel Menassa, dans son bureau à Beyrouth
  • Les parties ont discuté des développements récents et des moyens de renforcer les relations bilatérales

BEYROUTH : L’ambassadeur saoudien au Liban, Fahd Al-Dosari, a été reçu lundi par le ministre libanais de la Défense, le général de division Michel Menassa, dans son bureau à Beyrouth.

Les deux parties ont évoqué les derniers développements et les moyens de renforcer les relations bilatérales, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Par ailleurs, le prince Saud bin Naif bin Abdulaziz, gouverneur de la Province de l’Est, a reçu lundi à Dammam l’ambassadeur du Kenya auprès du Royaume, Joseph Masila. Ils ont eu des entretiens cordiaux et ont abordé des questions d’intérêt commun.