Bombardement israélien sur des secteurs du sud du Liban

Des volutes de fumée se dégagent après un bombardement d'artillerie israélien à la périphérie du village frontalier d'Aita al-Shaab, au sud du Liban, depuis une position militaire israélienne surplombant la zone (en arrière-plan), le 9 octobre 2023. (Photo de Mahmoud Zayyat AFP)
Des volutes de fumée se dégagent après un bombardement d'artillerie israélien à la périphérie du village frontalier d'Aita al-Shaab, au sud du Liban, depuis une position militaire israélienne surplombant la zone (en arrière-plan), le 9 octobre 2023. (Photo de Mahmoud Zayyat AFP)
Short Url
Publié le Vendredi 13 octobre 2023

Bombardement israélien sur des secteurs du sud du Liban

  • Une source sécuritaire libanaise a rapporté que le bombardement faisait suite à une «tentative d'infiltration» à partir du Liban
  • La région frontalière est le théâtre d'affrontements réguliers depuis près d'une semaine, mais les opérations sont pour le moment restées limitées, de même que les bombardements israéliens sur les abords des villages frontaliers dans le sud du Liban

AALMA ECH CHAAB, Liban : L'armée israélienne a bombardé vendredi les abords de plusieurs localités frontalières dans le sud du Liban, après une explosion sur la barrière frontalière entre les deux pays, selon des sources sécuritaires et un correspondant de l'AFP sur place.

Une source sécuritaire libanaise a rapporté que le bombardement faisait suite à une «tentative d'infiltration» à partir du Liban. Des échanges de tirs ont eu lieu à la frontière après cette tentative, selon al-Manar, la chaîne du Hezbollah libanais.

L'armée israélienne a pour sa part annoncé avoir procédé à des tirs d'artillerie sur le territoire libanais après «une explosion sur la barrière frontalière».«Les forces de Tsahal répondent actuellement par des tirs d'artillerie en direction du territoire libanais.»

Les bombardements israéliens ont touché les abords des villages de Dhayra et Aalma ech-Chaab, selon des correspondants de l'AFP sur place.

Il ont ciblé un poste de l'armée libanaise à Dhayra, selon une deuxième source sécuritaire libanaise.

La région frontalière est le théâtre d'affrontements réguliers depuis près d'une semaine, mais les opérations sont pour le moment restées limitées, de même que les bombardements israéliens sur les abords des villages frontaliers dans le sud du Liban.

Le Hezbollah pro-iranien s'est contenté jusqu'à présent d'une intervention mesurée dans la guerre déclenchée le 7 octobre par une attaque lancée par son allié, le Hamas palestinien, contre Israël, qui a déjà fait des milliers de morts dans les deux camps.

Lundi, le parti chiite a déclaré que les frappes israéliennes avaient tué trois de ses membres, tandis que des combattants palestiniens ont revendiqué une tentative d'infiltration déjouée.

Le lendemain, la branche armée du mouvement islamiste Hamas a revendiqué des tirs de roquettes depuis le sud du Liban, tandis qu'Israël a annoncé avoir ciblé des postes d'observation du Hezbollah.

L'«équilibre de la terreur» prévaut depuis la guerre de 2006 entre le Liban et le Hezbollah, qui a fait plus de 1.200 morts côté libanais, en majorité des civils, et 160 côté israélien, militaires pour la plupart.


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

Short Url
  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
Short Url
  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Short Url
  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.