Déforestation: la capitale de l'Amazonie brésilienne noyée par la fumée des incendies

Un homme portant un masque regarde les bateaux ancrés dans le port de Rio Negro alors que la fumée des incendies dans la forêt amazonienne recouvre la zone à Manaus, État d'Amazonas, nord du Brésil, le 13 octobre 2023. (AFP)
Un homme portant un masque regarde les bateaux ancrés dans le port de Rio Negro alors que la fumée des incendies dans la forêt amazonienne recouvre la zone à Manaus, État d'Amazonas, nord du Brésil, le 13 octobre 2023. (AFP)
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Publié le Samedi 14 octobre 2023

Déforestation: la capitale de l'Amazonie brésilienne noyée par la fumée des incendies

  • Il s'agit de l'un des pires mois d'octobre quant au nombre de foyers d'incendie observés dans l'Amazonas ces 25 dernières années, d'après l'Institut national de recherches spatiales (Inpe)
  • Cet institut brésilien avait enregistré jeudi 2 770 foyers actifs depuis le début du mois d'octobre, une hausse de 154% par rapport à la même période l'an dernier

MANAUS, BRÉSIL: Manaus suffoque: la capitale de l'Amazonie brésilienne est depuis des jours envahie par la fumée d'incendies provoqués à des fins de déforestation par des "criminels" ciblés vendredi par la ministre de l'Environnement.

Depuis mercredi, les incendies dans la région de Manaus nimbent d'une fumée grise la ville de quelque deux millions d'habitants. Dans les rues, certains portent un masque pour se protéger.

Du fait de ces fumées, l'air dans la capitale de l'Etat d'Amazonas (nord) comptait parmi les moins sains au monde, selon le site spécialisé World Air Quality Index.

Marcio Garcia, un responsable du ministère de la Santé, a averti que les fumées qui accablent Manaus font courir des "risques importants" et a appelé la population locale à éviter au maximum de s'y exposer.

"Cette fumée nous fait du mal. Les gens ne savent pas ce qu'ils font en brûlant la forêt, beaucoup d'animaux meurent", témoigne Maria Luiza Reis, une habitante de Manaus âgée de 72 ans, obligée de porter un masque "pour ne pas respirer cet air toxique".

Il s'agit de l'un des pires mois d'octobre quant au nombre de foyers d'incendie observés dans l'Amazonas ces 25 dernières années, d'après l'Institut national de recherches spatiales (Inpe).

Cet institut brésilien avait enregistré jeudi 2 770 foyers actifs depuis le début du mois d'octobre, une hausse de 154% par rapport à la même période l'an dernier.

Face à l'urgence, le gouvernement a annoncé vendredi l'envoi de deux hélicoptères et de 149 personnes supplémentaires, qui viendront s'ajouter aux 140 déjà déployées pour lutter contre les incendies.

En plus de ces feux, la région subit une sécheresse d'une gravité exceptionnelle qui a porté le niveau des cours d'eau à un seuil critique. Un demi-million de personnes en subissent l'impact, pour le transport ou l'approvisionnement.

La ministre de l'Environnement Marina Silva s'est insurgée contre les incendies, lors d'une conférence de presse à Brasilia.

"Il n'y a pas de feu naturel en Amazonie", a-t-elle lancé, en ciblant les "criminels" qui recourent aux incendies pour déboiser à des fins agricoles.

Depuis le début de l'année et le retour au pouvoir du président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva, la déforestation a baissé de près de 50% par rapport à la même période en 2022.

Mais la situation est aujourd'hui d'une "extrême gravité" a souligné la ministre.

"Se croisent trois facteurs: la grande sécheresse provoquée par El Niño, la matière organique sèche en grande quantité, et les incendies de type criminel", a-t-elle souligné.


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.