Deux hauts responsables militaires du Hamas tués par l'armée israélienne

Les Palestiniens fuient le nord de Gaza vers le sud après que l'armée israélienne a lancé un avertissement d'évacuation sans précédent à une population de plus d'un million de personnes dans le nord de Gaza et dans la ville de Gaza. (AP)
Les Palestiniens fuient le nord de Gaza vers le sud après que l'armée israélienne a lancé un avertissement d'évacuation sans précédent à une population de plus d'un million de personnes dans le nord de Gaza et dans la ville de Gaza. (AP)
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Publié le Dimanche 15 octobre 2023

Deux hauts responsables militaires du Hamas tués par l'armée israélienne

  • « Mourad Abou Mourad, chef des opérations aériennes (du Hamas) dans la ville de Gaza, responsable d'une grande partie de l'offensive meurtrière lancée samedi contre Israël, a été liquidé» selon un porte-parole militaire
  • M. Qadi faisait partie des plus de 1 000 prisonniers palestiniens libérés par Israël en 2011 en échange d'un soldat, Gilad Shalit, capturé par le Hamas en 2006.

JÉRUSALEM : Un haut responsable militaire du mouvement islamiste palestinien Hamas a été tué au cours des dernières 24 heures par l'armée de l'air israélienne, a annoncé samedi un porte-parole militaire.

«Pendant une opération de l'armée de l'air au cours des dernières 24 heures, des bases de commandement de l'organisation terroriste Hamas ont été touchées. Pendant cette opération, Mourad Abou Mourad, chef des opérations aériennes (du Hamas) dans la ville de Gaza, responsable d'une grande partie de l'offensive meurtrière lancée samedi contre Israël, a été liquidé», a indiqué le porte-parole dans un communiqué.

Samedi, l'armée israélienne annonçait qu'un militant du Hamas qui, selon Israël, dirigeait une unité de commandos qui a abattu des civils lors de l'attaque de la semaine dernière contre le sud d'Israël, avait été tué lors d'une frappe aérienne.
L'armée israélienne «a tué Ali Qadi, un commandant de compagnie de la force commando 'Nukhba' (élite) du Hamas», a indiqué un communiqué sans préciser le lieu ni le moment de la frappe.
Un responsable du Hamas a déclaré à l'AFP que le groupe palestinien n'avait «aucun commentaire» à faire sur la revendication israélienne.
Ce responsable, qui s'est exprimé sous le couvert de l'anonymat, a confirmé que M. Qadi, 37 ans, était un commandant d'unité de la force d'élite du Hamas.
Le responsable palestinien et le communiqué de l'armée israélienne ont tous deux indiqué que M. Qadi faisait partie des plus de 1 000 prisonniers palestiniens libérés par Israël en 2011 en échange d'un soldat, Gilad Shalit, capturé par le Hamas en 2006.
Qadi a été arrêté par Israël en 2005 pour l'enlèvement et le meurtre d'un Israélien que les médias avaient identifié à l'époque comme un courtier de l'agence de sécurité intérieure Shin Bet.


La guerre au Moyen-Orient déclarée «crise humanitaire majeure» par l'agence de l'ONU pour les réfugiés

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  • "Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito
  • Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité"

GENEVE: L'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a annoncé vendredi que la guerre au Moyen-Orient constituait une "crise humanitaire majeure" nécessitant une réponse immédiate de tous les acteurs "dans toute la région".

"La crise croissante au Moyen-Orient constitue une urgence humanitaire majeure nécessitant une réponse immédiate dans toute la région et en Asie du Sud-Est", a annoncé devant la presse à Genève Ayaki Ito, directeur de la division des urgences et du soutien aux programmes du HCR.

"La récente escalade des hostilités et des attaques au Moyen-Orient a provoqué d'importants mouvements de population, tandis que les affrontements le long de la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan ont également contraint plusieurs milliers de familles à fuir", a-t-il ajouté.

L'ensemble des régions touchées accueillent déjà près de 25 millions de personnes, qu'il s'agisse de réfugiés, de personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays ou de réfugiés récemment rentrés chez eux, selon le HCR.

"Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito.

Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité".

Le HCR suit de près l'évolution de la situation en Iran, pays où il est présent depuis 1984 et où il affirme être la plus grande agence des Nations unies, avec des bureaux à Téhéran et cinq antennes régionales.

Le HCR dispose en Iran d'environ 110 employés et "nous continuer à fonctionner avec des capacités réduites", a indiqué Ayaki Ito.

"Notre personnel est en danger" et "les réfugiés continuent à se rendre dans nos centres d'accueil", a-t-il affirmé.

L'Iran accueillait avant la guerre au Moyen-Orient 1,65 million de réfugiés et d'autres personnes ayant besoin d'une protection internationale, selon le HCR, qui continue de leur venir en aide et de les soutenir, malgré les défis logistiques.

Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) des Nations unies, quelque 50.000 Syriens ont notamment fui du Liban vers leurs pays au cours de la semaine dernière.


Israël affirme avoir frappé le «bunker» du guide suprême

L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
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  • Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée
  • L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran"

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran.

"Le bunker militaire souterrain, situé sous le complexe abritant la direction du régime au centre de Téhéran, était destiné à être utilisé par le guide suprême comme centre de commandement d'urgence sécurisé", a déclaré l'armée dans un communiqué.

Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée.

L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran, comprenait de nombreuses entrées et salles de réunion pour de hauts responsables du régime terroriste iranien".

Le guide suprême a été tué dans son complexe par une frappe attribuée par le Pentagone à l'aviation israélienne. Le président américain Donald Trump a souligné que l'opération avait été menée en partie sur la base d'informations fournies par les services de renseignement américains.

Jeudi, le chef d'état-major de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, a déclaré qu'en "40 secondes, environ 40 hauts responsables du régime de terreur iranien ont été éliminés" y compris le guide suprême, lors de cette frappe.


Violentes frappes israéliennes sur le sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah

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  • D'après l'Agence nationale d'information, ces frappes, conduites par des avions de guerre israéliens, ont visé les localités de Srifa, Aita Alshaab, Touline, Alsawana, et Majdal Selm
  • Une autre frappe a ciblé tôt vendredi le village de Dours, en périphérie de Baalbek (est), selon la même source

BEYROUTH: De violentes frappes ont visé jeudi soir la banlieue sud de Beyrouth, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), plusieurs heures après un appel inédit d'Israël à évacuer ce bastion du Hezbollah pro-iranien.

Presque simultanément, l'armée israélienne a annoncé vers 20h55 GMT avoir commencé à frapper "des infrastructures du Hezbollah dans le secteur de la banlieue [sud] de Beyrouth".

Des images de l'AFPTV ont montré plusieurs panaches de fumée se dégager de ce secteur et former un brouillard au-dessus de la banlieue.