Israël «va trop loin» dans son offensive contre le Hamas, selon le Premier ministre écossais

Le Premier ministre écossais, Humza Yousaf, s'exprime lors d'un service de prière et de solidarité jeudi soir avec la communauté juive d'Écosse à Glasgow. (Photo, X : @HumzaYousaf)
Le Premier ministre écossais, Humza Yousaf, s'exprime lors d'un service de prière et de solidarité jeudi soir avec la communauté juive d'Écosse à Glasgow. (Photo, X : @HumzaYousaf)
Le Premier ministre écossais, Humza Yousaf, a rencontré des membres de la communauté palestinienne d'Écosse à Glasgow vendredi, afin de réitérer son appel en faveur de couloirs humanitaires à Gaza, dans un contexte de siège israélien. (Photo, X : @scotgov)
Le Premier ministre écossais, Humza Yousaf, a rencontré des membres de la communauté palestinienne d'Écosse à Glasgow vendredi, afin de réitérer son appel en faveur de couloirs humanitaires à Gaza, dans un contexte de siège israélien. (Photo, X : @scotgov)
Le Premier ministre écossais, Humza Yousaf, a assisté jeudi soir à un service de prière et de solidarité avec la communauté juive d'Écosse. (Photo, X : @HumzaYousaf)
Le Premier ministre écossais, Humza Yousaf, a assisté jeudi soir à un service de prière et de solidarité avec la communauté juive d'Écosse. (Photo, X : @HumzaYousaf)
Le Premier ministre écossais, Humza Yousaf, a rencontré des membres de la communauté palestinienne d'Écosse à Glasgow vendredi, afin de réitérer son appel en faveur de couloirs humanitaires à Gaza, dans un contexte de siège israélien. (Photo, X: @scotgov)
Le Premier ministre écossais, Humza Yousaf, a rencontré des membres de la communauté palestinienne d'Écosse à Glasgow vendredi, afin de réitérer son appel en faveur de couloirs humanitaires à Gaza, dans un contexte de siège israélien. (Photo, X: @scotgov)
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Publié le Samedi 14 octobre 2023

Israël «va trop loin» dans son offensive contre le Hamas, selon le Premier ministre écossais

  • Tout en condamnant l'attaque du Hamas contre des civils israéliens, Yousaf a déclaré que les Palestiniens innocents ne devaient pas non plus payer le prix des actions d'un groupe terroriste
  • Il a appelé la communauté internationale à garantir un cessez-le-feu à Gaza, à mettre en place un couloir humanitaire pour l'approvisionnement et à permettre à la population de quitter la bande de Gaza

LONDRES: Le Premier ministre écossais a déclaré vendredi qu'Israël allait trop loin dans son conflit avec le Hamas et que les civils innocents de la bande de Gaza ne pouvaient pas être utilisés comme «dommages collatéraux».

Humza Yousaf a appelé la communauté internationale à «intensifier» ses efforts pour garantir un cessez-le-feu à Gaza, et à établir un couloir humanitaire pour permettre l'approvisionnement de l'enclave et le départ des habitants.

«Une catastrophe humanitaire est en train de se produire et le châtiment collectif de 2,2 millions d'habitants de Gaza ne peut être justifié», a-t-il prévenu, ajoutant que si les Palestiniens innocents ne doivent pas payer le prix des actions d'un groupe terroriste, il éprouve une «sympathie absolue» pour tous ceux qui ont perdu la vie en Israël.

Yousaf s'exprimait après que sa belle-mère, Elizabeth El-Nakla, a exhorté cette semaine la communauté internationale à soutenir le peuple palestinien par le biais d'une vidéo diffusée depuis Gaza, où elle est piégée avec son mari Maged.

Yousaf a révélé qu'El-Nakla était dans un «état de détresse» et qu'il était «vraiment difficile» de regarder la vidéo en se sentant «impuissant».

Cette semaine également, Yousaf a écrit une lettre au ministre britannique des Affaires étrangères, James Cleverly, pour lui exhorter de demander au gouvernement israélien d'autoriser les civils à fuir par le poste frontière de Rafah, entre Gaza et l'Égypte.

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Le Premier ministre écossais, Humza Yousaf, présente ses condoléances aux membres de la communauté juive d'Écosse qui ont perdu des êtres chers dans l'attaque du Hamas contre Israël, alors qu'il assiste à un service de prière et de solidarité jeudi soir avec la communauté. (Photo, X : @scotgov)

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Guerre au Moyen-Orient: l'Iran accuse Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
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  • "Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X
  • "Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran.

Israël et les Etats-Unis ont mené une attaque conjointe le 28 février contre Téhéran, déclenchant la guerre au Moyen-Orient qui a fait des milliers de morts et ébranlé l'économie mondiale.

"Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X.

"Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté.

Et "quand il parle en anglais, il fait l'éloge du leadership du président américain", a-t-il indiqué, qualifiant M. Netanyahu de "serpent".

Au premier jour de la guerre, les frappes israélo-américaines ont tué le guide suprême iranien et de hauts responsables militaires. L'Iran a riposté par des attaques contre Israël et dans les pays du Golfe, alliés de Washington.

Un cessez-le-feu en avril a mis fin à près de 40 jours de bombardements intenses et un protocole d'accord visant à mettre définitivement fin au conflit a été conclu en juin.

Mais celui-ci a volé en éclats en juillet après une reprise des hostilités, et les négociations sont depuis dans l'impasse.

Délaissant le volet militaire, les Etats-Unis disent vouloir accentuer la pression économique sur Téhéran.

L'Iran et les Etats-Unis ont cependant échangé des frappes dans la nuit de dimanche à lundi, après un mois d'accalmie.


L'Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie tiennent leur première réunion dans le cadre de l'Accord de La Mecque

De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
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  • Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque
  • M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions.=

DUBAÏ : Des hauts responsables d’Arabie saoudite, de Turquie et du Pakistan sont arrivés à Istanbul pour participer à leur première réunion dans le cadre de l’Accord de défense conjoint de La Mecque.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque, ajoutant que la création de ce bloc n’était dirigée contre aucun pays en particulier.

M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions. 

Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, dirigeait la délégation saoudienne, accompagnée du ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan, et d’autres hauts responsables, selon l’Agence de presse saoudienne.

Le prince Faisal a ensuite rencontré son homologue turc, Hakan Fidan, en marge de la réunion. 

Les deux responsables ont fait le point sur les relations saoudo-turques et sur les moyens de les renforcer et de les développer au service de leurs intérêts mutuels. 

Ils ont également discuté des derniers développements régionaux et de la nécessité de déployer des efforts pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales.


Accord Liban-Israël: Beyrouth demande l'aide d'Athènes pour son application

Le président libanais Joseph Aoun a demandé lundi l'aide de la Grèce "autant que possible" pour l'application de l'accord cadre conclu entre Israël et le Liban fin juin, sous l'égide des Etats-Unis.  "Cet accord doit être mis en oeuvre dans son intégralité et non de manière sélective", a souligné le président Aoun, lors d'un point-presse avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, à Athènes. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a demandé lundi l'aide de la Grèce "autant que possible" pour l'application de l'accord cadre conclu entre Israël et le Liban fin juin, sous l'égide des Etats-Unis. "Cet accord doit être mis en oeuvre dans son intégralité et non de manière sélective", a souligné le président Aoun, lors d'un point-presse avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, à Athènes. (AFP)
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  • Le président Aoun a particulièrement insisté sur "le retrait total de l'occupation (israélienne: ndrl) et le contrôle complet de notre territoire par nos seules forces armées"
  • Pour sa part, Kyriakos Mitsotakis a assuré que la Grèce soutenait "sans aucune réserve la souveraineté, l'indépendance, mais aussi l'unité du Liban".

ATHENES: Le président libanais Joseph Aoun a demandé lundi l'aide de la Grèce "autant que possible" pour l'application de l'accord cadre conclu entre Israël et le Liban fin juin, sous l'égide des Etats-Unis.

"Cet accord doit être mis en oeuvre dans son intégralité et non de manière sélective", a souligné le président Aoun, lors d'un point-presse avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, à Athènes.

"Nous demandons autant que possible l'assistance de la Grèce pour aider le Liban à le mettre en oeuvre" et "l'aide de la Grèce dans toutes les instances internationales", y compris "aux Nations unies", a-t-il ajouté.

L'accord conclu le 26 juin entre Israël et le Liban, sous l'égide des Etats-Unis, prévoit que l'armée libanaise rétablisse son autorité dans le sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah, à commencer par des "zones pilotes" dont se retirerait l'armée israélienne.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale en menant des frappes sur Israël en soutien à Téhéran, le 2 mars, déclenchant des bombardements aériens israéliens massifs et une offensive terrestre, qui ont fait plus de 4.300 morts, selon les autorités libanaises.

Le président Aoun a particulièrement insisté sur "le retrait total de l'occupation (israélienne: ndrl) et le contrôle complet de notre territoire par nos seules forces armées".

Pour sa part, Kyriakos Mitsotakis a assuré que la Grèce soutenait "sans aucune réserve la souveraineté, l'indépendance, mais aussi l'unité du Liban".

"La Grèce, en tant qu'ami traditionnel à la fois du Liban et du monde arabe, et en même temps partenaire stratégique d'Israël, est prête à soutenir tout effort de désescalade et de compréhension mutuelle", a-t-il insisté, rappelant que son pays a envoyé de l'aide militaire et humanitaire au Liban.

La Grèce entretient historiquement de bonnes relations avec les pays arabes, en développant parallèlement ces dernières années une coopération étroite avec l'Israël en matière de sécurité et de défense.

Lundi, Athènes s'est félicité d'avoir signé un accord majeur avec Israël pour l'achat d'un système de défense antiaérienne d'environ trois milliards d'euros.