Netanyahou: «Ce n'est que le début» de l'opération israélienne sur Gaza

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou à Tel Aviv le 12 octobre 2023 (Photo, AFP).
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou à Tel Aviv le 12 octobre 2023 (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 14 octobre 2023

Netanyahou: «Ce n'est que le début» de l'opération israélienne sur Gaza

  • «Nos ennemis n'ont que commencé à payer le prix. Je ne peux pas divulguer de quoi est faite la suite, mais je vous dis c'est juste le début»
  • Près de 1800 Palestiniens, dont 583 enfants, parmi lesquels de nombreux civils, selon les autorités locales, sont morts dans la bande de Gaza

JERUSALEM: Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, a déclaré vendredi soir que les frappes en cours sur la bande de Gaza où elles ont déjà fait près de 1.800 morts n'étaient "que le début" de la riposte de l'armée israélienne à l'attaque sanglante du Hamas le 7 octobre.

"Nos ennemis n'ont que commencé à payer le prix. Je ne peux pas divulguer de quoi est faite la suite, mais je vous dis c'est juste le début", a ajouté M. Netanyahou lors d'un discours à la nation, prononcé en plein Shabbat, le repos hebdomadaire des juifs, une exception dans l'histoire d'Israël.

"Nous nous battons comme des lions pour notre maison. Nous ne pardonnerons et n'oublierons jamais les actes barbares de nos ennemis et nous ne laisserons ni le monde ni quiconque oublier ces horreurs infligées au peuple juif", a t-il ajouté.

"Nous veillons à ce que la guerre continue grâce aux munitions et aux armes qui sont en route vers Israël", a-t-il encore dit.

Avec des dizaines de milliers de soldats et réservistes massés à la frontière de la bande de Gaza et l'annonce de plusieurs incursions terrestres dans le territoire palestinien, Israël laisse planer le doute sur une possible opération terrestre d'ampleur, la première depuis 2014.

L'experte de l'ONU en populations déplacées «horrifiée» par l'ordre donné à Gaza

"Nous sommes horrifiés à l'idée qu'un million de Palestiniens rejoignent les 423.000 personnes qui ont déjà été chassées de leurs maisons par la violence de la semaine passée", a déclaré Paula Gaviria Betancur, la rapporteuse spéciale des Nations unies sur les droits humains des personnes déplacées dans leur propre pays, dans un communiqué.

"Il est inconcevable que plus de la moitié de la population de Gaza puisse traverser une zone en guerre active sans conséquences humanitaires dévastatrices, a fortiori alors qu'elles sont privées des biens et services de première nécessité", a-t-elle ajouté.

Israël a déclenché une guerre après l'attaque sanglante du Hamas le 7 octobre, lancée en plein Shabbat, le repos juif hebdomadaire, et le dernier jour de la fête de Souccot.

Des centaines de combattants du Hamas ont infiltré Israël à bord de véhicules, par les airs et la mer, pour tuer plus d’un millier de civils dans la rue, chez eux ou en pleine rave-party, semant la terreur sous un déluge de roquettes.

Lors de cet assaut qui a provoqué la sidération du pays, ils ont enlevé plusieurs dizaines d’otages israéliens, étrangers et binationaux, que le Hamas menace d’exécuter.

Depuis le 7 octobre, près de 1.800 Palestiniens, dont 583 enfants, parmi lesquels de nombreux civils, selon les autorités locales, sont morts dans la bande de Gaza.


Le chef de la diplomatie iranienne accuse depuis Saint-Pétersbourg les Etats-Unis de l'échec des discussions au Pakistan 

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (AFP)
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  • "Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives"
  • Il a également affirmé que "la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante", alors que les Etats-Unis et l'Iran poursuivent leurs blocus sur ce détroit stratégique

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères a accusé lundi les Etats-Unis d'être responsables de l'échec des pourparlers de paix au Pakistan, après son arrivée en Russie où il doit rencontrer le président Vladimir Poutine.

"Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives", a-t-il déclaré, cité par les médias d'Etat iraniens. Il a également affirmé que "la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante", alors que les Etats-Unis et l'Iran poursuivent leurs blocus sur ce détroit stratégique.

 

 


Liban: le Hezbollah refuse «catégoriquement» les négociations directes avec Israël

Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine. (AFP)
Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine. (AFP)
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  • "Nous refusons catégoriquement de négocier directement avec Israël" et il est de la responsabilité du pouvoir libanais d'éviter une "erreur dangereuse qui entraîne" le pays "dans un cycle d'instabilité"
  • Le président libanais dit au Hezbollah que "la trahison" est d'entraîner le pays dans la guerre

BEYROUTH: Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a réaffirmé lundi son refus des négociations directes entre Beyrouth et Israël, estimant qu'elles risquaient d'entraîner le Liban dans un "cycle d'instabilité".

"Nous refusons catégoriquement de négocier directement avec Israël" et il est de la responsabilité du pouvoir libanais d'éviter une "erreur dangereuse qui entraîne" le pays "dans un cycle d'instabilité", a déclaré le chef du groupe pro-iranien dans un communiqué lu par la chaîne al-Manar, qui lui est affiliée.

Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine.

 


Israël: deux anciens chefs de gouvernement s'unissent pour battre Netanyahu

L'ancien Premier ministre Naftali Bennett et le chef de l'opposition Yaïr Lapid, qui avait été brièvement chef du gouvernement en 2022, se présenteront aux prochaines élections sur une liste commune, ont annoncé les deux hommes dimanche.
L'ancien Premier ministre Naftali Bennett et le chef de l'opposition Yaïr Lapid, qui avait été brièvement chef du gouvernement en 2022, se présenteront aux prochaines élections sur une liste commune, ont annoncé les deux hommes dimanche.
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  • Naftali Bennett (droite) et Yaïr Lapid (centre) avaient formé ensemble un gouvernement en juin 2021 auquel a succédé fin 2022 le gouvernement actuel dirigé par Benjamin Netanyahu
  • Selon les sondages, M. Bennett apparaît comme le candidat le mieux placé pour battre M. Netanyahu aux législatives prévues en octobre

HERZLIYA: L'ancien Premier ministre Naftali Bennett et le chef de l'opposition Yaïr Lapid, qui avait été brièvement chef du gouvernement en 2022, se présenteront aux prochaines élections sur une liste commune, ont annoncé les deux hommes dimanche.

"Je suis heureux d'annoncer que ce soir, avec mon ami Yaïr Lapid, je réalise l'acte le plus sioniste et patriotique que nous ayons jamais accompli pour notre pays. Ce soir, nous nous unissons et fondons le parti "Beyahad" ("Ensemble", NDLR) sous ma direction, un parti qui mènera à une grande victoire et à l'ouverture d’une nouvelle ère pour notre beau pays", a déclaré M. Bennett lors d'une conférence de presse.

Naftali Bennett (droite) et Yaïr Lapid (centre) avaient formé ensemble un gouvernement en juin 2021 auquel a succédé fin 2022 le gouvernement actuel dirigé par Benjamin Netanyahu.

Selon les sondages, M. Bennett apparaît comme le candidat le mieux placé pour battre M. Netanyahu aux législatives prévues en octobre.

"Cette initiative conduit à l'unification du bloc du "camp du changement" et permet de concentrer tous les efforts pour conduire Israël vers la réparation nécessaire", a affirmé M. Lapid.

"Bennett est un homme de droite, mais de droite honnête, et il y a de la confiance entre nous", a encore dit M. Lapid.

M. Bennett a promis que si il était élu, il nommerait une commission nationale d'enquête sur les défaillances ayant conduit au massacre du 7 octobre 2023, ce que refuse le gouvernement actuel.

Il a aussi appelé l'ancien ministre Gadi Eizenkot (chef du parti centriste Yashar "Droit") à les rejoindre sur cette liste commune.

Fils d'immigrants américains, Naftali Bennett, 54 ans, ancien entrepreneur high-tech, qui a revendu sa start-up en 2005 pour 145 millions de dollars (110 millions d'euros), joue beaucoup sur son image d'ex-officier commando de l'armée israélienne, un profil lui assurant le soutien d'une partie de la jeunesse, surtout après plus de deux ans de guerre.

Ancien conseiller de Benjamin Netanyahu, M. Bennett s'est transformé au fil des années en farouche adversaire de la politique de son ancien mentor.

Il a dirigé plusieurs formations de droite avant de former un gouvernement d'union large en 2021 avec notamment le soutien d'une formation arabe.

Son nouveau colistier, Yaïr Lapid, 62 ans, est le fils du défunt journaliste et ministre Tommy Lapid, un rescapé de la Shoah, et de l'auteure reconnue Shulamit Lapid.

Journaliste vedette de la télévision, il est entré en politique en 2012 en créant le parti Yesh Atid ("Il y a un avenir"), s'imposant comme la seconde formation politique du pays et devenant depuis le chef de l'opposition, en dehors de la parenthèse de pouvoir et d'une brève participation à un gouvernement Netanyahu en 2014.