Netanyahou s'engage à «détruire» le Hamas, la riposte israélienne s'accentue

Des Palestiniens inspectent les dégâts causés par les frappes aériennes israéliennes dans le quartier de Rimal, à Gaza, le 10 octobre 2023 (Photo, AFP).
Des Palestiniens inspectent les dégâts causés par les frappes aériennes israéliennes dans le quartier de Rimal, à Gaza, le 10 octobre 2023 (Photo, AFP).
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Des Palestiniens inspectent les dégâts causés par les frappes aériennes israéliennes dans le quartier de Rimal, à Gaza, le 10 octobre 2023 (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 12 octobre 2023

Netanyahou s'engage à «détruire» le Hamas, la riposte israélienne s'accentue

  • L'armée israélienne a annoncé le chiffre impressionnant de 1200 Israéliens tués, pour la plupart des civils non armés
  • Israël a également mobilisé 300 000 réservistes et déployé des dizaines de milliers de soldats autour de la bande de Gaza

JERUSALEM: Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou s'est engagé mercredi, alors que les frappes israéliennes sur Gaza s'accentuent, à "détruire" le mouvement palestinien Hamas, responsable de l'attaque la plus meurtrière dans l'histoire de l'Etat d'Israël.

Au sixième jour de la guerre entre les deux ennemis qui a déjà fait des milliers de morts, les frappes israéliennes nocturnes se poursuivent sur le territoire palestinien d'où sont parties plusieurs salves de roquettes sur le sud d'Israël.

"Tout membre du Hamas est un homme mort", a lancé M. Netanyahou lors d'une première allocution solennelle commune avec les membres de son cabinet de guerre.

"Le Hamas c'est Daech (le groupe jihadiste Etat islamique, NDLR) et nous allons l'écraser et le détruire comme le monde a détruit Daech", a-t-il ajouté après avoir qualifié l'attaque de "sauvagerie jamais vue depuis la Shoah".

Le mouvement islamiste palestinien Hamas a affirmé mercredi soir dans un communiqué avoir libéré une Israélienne et ses deux enfants, vidéo à l'appui, mais les médias israéliens ont immédiatement crié à la supercherie.

Selon la presse israélienne, il s'agit d'Avital Aladjem, habitante du kibboutz Holit qui, selon le récit qu'elle a livré dans une série d'entretiens, avait été emmenée de force samedi par des hommes du Hamas avec deux des enfants d'une voisine jusqu'à la zone frontière entre Israël et la bande de Gaza, avant d'être laissée libre de partir avec les petits.

Les combattants du Hamas, au premier jour de leur offensive le 7 octobre notamment contre des localités du sud d'Israël, ont enlevé environ 150 Israéliens, étrangers et binationaux, parmi lesquels des femmes, enfants ou vieillards, selon les autorités israéliennes.

L'attaque surprise d'une ampleur sans précédent a été lancée à partir de Gaza par terre, par mer et par air, en plein Shabbat, le jour de repos hebdomadaire juif.

L'armée a fait état de 1.200 morts en Israël, la plupart des civils. Dans la bande de Gaza, au moins 1.055 personnes, dont de nombreux civils, ont été tuées dans les raids aériens destructeurs israéliens menés en représailles, selon les autorités locales.

Israël a également mobilisé 300.000 réservistes et déployé des dizaines de milliers de soldats autour de la bande de Gaza, suscitant les craintes d'un assaut terrestre sur le territoire palestinien.

Sur le plan politique, après des mois de divisions, M. Netanyahou et son rival Benny Gantz ont annoncé mercredi "la mise en place d'un gouvernement d'urgence et d'un cabinet de guerre" pour la durée du conflit avec le Hamas.

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Les destructions causées par les bombardements aériens israéliens sont visibles dans la ville de Gaza, le 11 octobre 2023 (Photo, AP).

 

Netanyahou: «tout membre du Hamas est un homme mort»

"Le Hamas, c'est Daech (le groupe jihadiste Etat islamique, ndlr) et nous allons les écraser et les détruire comme le monde a détruit Daech", a-t-il ajouté lors d'une première allocution solennelle commune avec les membres de son cabinet de guerre formé plus tôt dans la journée.

Dans sa déclaration, le Premier ministre israélien a pour la première fois exprimé clairement l'intention d'Israël de "détruire" le Hamas. Le ministre de la Défense, Yoav Gallant, a renchéri en déclarant: "nous allons effacer le Hamas de la terre".

Blinken en Israël jeudi
Cette annonce est intervenue à la veille de l'arrivée jeudi en Israël du secrétaire d'Etat américain Antony Blinken pour une visite de solidarité, et alors que les Etats-Unis ont dit être prêts "si nécessaire" à déployer un second porte-avions à des fins de dissuasion.

L'attaque du Hamas a provoqué la sidération en Israël où au moins 169 soldats ont été tués en quatre jours selon l'armée et où se multiplient les récits glaçants de témoins et de rescapés. L'inquiétude grandit par ailleurs sur le sort des personnes enlevées par le Hamas.

Parmi ces otages figurent des jeunes capturés pendant un festival de musique, où des combattants palestiniens ont fait irruption samedi, tuant 270 personnes d'après les autorités.

A l'entrée du kibboutz Beeri, à moins de cinq kilomètres de la frontière avec la bande de Gaza, une pile de cadavres témoignait encore mercredi de l'ampleur de l'attaque à l'intérieur du village: sur 1.200 habitants de la localité, plus d'une centaine ont été tués, selon l'armée.

A l'extérieur d'une maison, on peut encore voir de longues traînées de sang au milieu de plusieurs chargeurs abandonnés, a constaté une journaliste de l'AFP.

"La dévastation ici est absolument immense", a déclaré sur place Doron Spielman, porte-parole de l'armée israélienne.

Pris de court par l'attaque coordonnée du Hamas, son ennemi juré, Israël a riposté en pilonnant depuis sans relâche Gaza, faisant planer la possibilité d'une guerre longue y compris d'une incursion terrestre, qui serait la première depuis la guerre de 2014.

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Des frappes aériennes israéliennes dans la ville de Gaza, le 11 octobre 2023 (Photo, AP).

Hôpitaux débordés à Gaza
Soumise à un blocus israélien depuis plus de 15 ans, la bande de Gaza, territoire pauvre et exigu où s'entassent 2,3 millions de Palestiniens, est désormais en état de siège.

Israël y a coupé les approvisionnements en eau, en électricité et en nourriture. La seule centrale électrique du territoire est à l'arrêt faute de carburant et ses hôpitaux, qui manquent de matériel, sont débordés.

Plus de 330.000 personnes ont été déplacées par les frappes, selon l'ONU. La Maison Blanche a annoncé que les Etats-Unis travaillaient "activement" avec Israël et l'Egypte pour permettre à des civils de quitter Gaza.

Les bombardements ont touché des dizaines d'immeubles, des usines, des mosquées et des magasins, d'après le Hamas. Des femmes, leurs enfants dans les bras, fuyaient entre les décombres, dans des rues dévastées.

Selon l'armée israélienne, les frappes ont visé 2.687 cibles à Gaza depuis samedi.

"C'est comme une apocalypse ou un tremblement de terre (...) Ils (les Israéliens) sont venus pour détruire, comme si ces gens ne méritaient pas de vivre. Comme s'ils n'étaient pas des humains", a affirmé au milieu des ruines un habitant du quartier de Karama à Gaza, qui n'a pas voulu donner son nom.

Les avions de combat ont bombardé une université islamique liée au Hamas. Des ambulances ont été touchées, provoquant la mort de quatre membres du Croissant-Rouge palestinien, selon la Croix-Rouge.

D'après l'ONU, 11 de ses employés et 30 élèves des écoles gérées par l'une de ses agences ont été tués à Gaza depuis samedi.

En Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967, six Palestiniens ont été tués mercredi, quatre dans une attaque de colons israéliens et deux par des soldats, selon l'Autorité palestinienne. Depuis samedi, vingt-neuf Palestiniens ont été tués en Cisjordanie dans les violences liées au conflit entre Israël et le Hamas.

Tension à la frontière Nord
A la frontière de Gaza, Israël poursuit sa mobilisation avec le déploiement de chars et de véhicules militaires.

L'armée, qui a repris le contrôle d'une dizaine de localités dans la zone frontalière attaquée samedi, a affirmé avoir récupéré les corps de 1.500 combattants du Hamas qui s'y étaient infiltrés.

Sur le front nord, la situation est volatile.

Mercredi, l'armée israélienne a frappé une nouvelle fois le sud du Liban, en riposte à des tirs de roquettes du Hezbollah, un allié du Hamas.

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Un soldat se tient sur la tourelle d'un char alors que les forces israéliennes prennent position près de la ville de Sderot, près de la frontière avec Gaza, le 11 octobre 2023 (Photo, AFP).

Négociations liées aux otages
Samedi à l'aube, après avoir franchi la barrière frontalière qu'Israël considérait imprenable, des centaines de combattants du Hamas se sont engouffrés depuis Gaza dans des localités du Sud, allant de maison en maison, abattant des habitants ou les enlevant, selon les témoignages.

Selon une source officielle turque, le président Recep Tayyip Erdogan a lancé un processus de négociations avec le Hamas en vue d'obtenir la libération des otages après que le mouvement palestinien a menacé de les exécuter.

Les Brigades Al-Qassam, la branche militaire du Hamas, ont annoncé avoir déclenché l'opération "déluge d'Al-Aqsa" pour "mettre fin aux crimes de l'occupation", en référence à l'occupation depuis 1967 par Israël de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est, où se trouve l'Esplanade des Mosquées, le troisième lieu saint de l'islam qui abrite la mosquée Al-Aqsa.

Israël avait retiré ses troupes et évacué les colons de Gaza en 2005 après 38 ans d'occupation. Mais il a gardé le contrôle de l'espace aérien et des eaux territoriales et celui du passage des biens et personnes entre Israël et l'enclave.

Les Occidentaux ont apporté leur soutien à Israël, le président russe Vladimir Poutine a appelé à des négociations entre Israéliens et Palestiniens et la Ligue arabe a condamné le siège imposé par Israël à Gaza.


L'armée israélienne ordonne l'évacuation de nouveaux villages dans le sud du Liban

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  • Les habitants sont appelés à "évacuer immédiatement" leurs maisons et à se diriger vers le "district de Saïda", a-t-il ajouté
  • Les villages désignés se trouvent tous au-delà de la "ligne jaune" de démarcation que l'armée israélienne a établie il y a dix jours dans le sud du Liban pour, selon le gouvernement, assurer la sécurité des Israéliens

JERUSALEM: L'armée israélienne a ordonné mardi l'évacuation de nouveaux villages dans le sud du Liban, une annonce précédant généralement des frappes dans ce secteur.

Ce nouvel ordre d'évacuation survient alors qu'un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 17 avril entre le mouvement libanais pro-iranien Hezbollah et Israël, après un mois et demi de guerre. Les deux belligérants s'accusent de le violer.

"Avertissement urgent aux résidents du Liban se trouvant dans les villages et localités suivants", a indiqué sur X le porte-parole en arabe de l'armée israélienne, Avichay Adraee, énumérant une liste de 17 villages.

Les habitants sont appelés à "évacuer immédiatement" leurs maisons et à se diriger vers le "district de Saïda", a-t-il ajouté.

Les villages désignés se trouvent tous au-delà de la "ligne jaune" de démarcation que l'armée israélienne a établie il y a dix jours dans le sud du Liban pour, selon le gouvernement, assurer la sécurité des Israéliens.

Dans la bande de territoire située entre la frontière et cette ligne jaune, Israël affirme s'autoriser à effectuer des frappes contre le Hezbollah.

Depuis une semaine, l'armée israélienne affirme que le Hezbollah effectue régulièrement des tirs de drones explosifs vers ses positions.

Un soldat israélien a été tué dimanche et un autre grièvement blessé mardi par ces engins volants meurtriers, selon des communiqués publiés par l'armée.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a déclaré lundi que les roquettes et les drones du Hezbollah demeuraient un défi majeur, ajoutant qu'Israël poursuivrait ses frappes.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient le 2 mars en tirant des roquettes en direction d'Israël pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué dans l'attaque israélo-américaine contre l'Iran.


Netanyahu affirme que la menace du Hezbollah impose la poursuite de l'action militaire au Liban

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé lundi que la menace des roquettes et drones du Hezbollah pro-iranien imposait la poursuite de l'action militaire au Liban, où les deux camps ont revendiqué de nouvelles attaques sur leurs positions respectives. (AFP)
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé lundi que la menace des roquettes et drones du Hezbollah pro-iranien imposait la poursuite de l'action militaire au Liban, où les deux camps ont revendiqué de nouvelles attaques sur leurs positions respectives. (AFP)
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  • Le président libanais Jospeh Aoun, et le mouvement chiite ont pour leur part échangé des accusations, au sujet des négociations directes prévues entre Israël et le Liban
  • Sur le terrain, de nouvelles frappes israéliennes ont visé lundi des localités dans le sud du Liban, selon l'agence nationale d'information (Ani, officielle)

BEYROUTH: Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé lundi que la menace des roquettes et drones du Hezbollah pro-iranien imposait la poursuite de l'action militaire au Liban, où les deux camps ont revendiqué de nouvelles attaques sur leurs positions respectives.

Le président libanais Joseph Aoun, et le mouvement chiite ont pour leur part échangé des accusations, au sujet des négociations directes prévues entre Israël et le Liban.

M. Aoun a souligné que leur objectif était de mettre fin au conflit, ajoutant à l'intention du Hezbollah que la véritable "trahison" était d'avoir entraîné le Liban dans la guerre.

Le chef du Hezbollah, Naïm Kassem, avait auparavant accusé les autorités libanaises d'avoir fait "des concessions gratuites et humiliantes".

"Naïm Qassem joue avec le feu, et ce feu brûlera le Hezbollah et tout le Liban", a averti le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, lors d'une rencontre avec l'envoyée de l'ONU au Liban.

Sur le terrain, de nouvelles frappes israéliennes ont visé lundi des localités dans le sud du Liban, selon l'agence nationale d'information (Ani, officielle).

L'armée israélienne a annoncé avoir commencé à frapper "des sites d'infrastructures du Hezbollah" dans la vallée de la Bekaa (est) et dans d'autres zones du sud.

Elle a affirmé avoir "détruit au cours des derniers jours plus de cinquante infrastructures terroristes dans le sud du Liban, y compris un complexe souterrain utilisé par le Hezbollah" pour des attaques contre Israël.

Le Hezbollah a pour sa part revendiqué de nouvelles attaques contre les troupes israéliennes déployées dans des localités frontalières du sud,  notamment contre un char Merkava à Kantara, et un bulldozer qui "démolissait des maisons dans la ville de Bint Jbeil".

"10% des missiles" 

Les deux parties s'accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril puis prolongé de trois semaines le 23 avril, après deux sessions de pourparlers à Washington au niveau des ambassadeurs libanais et israélien.

Selon M. Netanyahu, il "reste encore deux menaces principales venant du Hezbollah: les roquettes de type 122 et les drones. Cela exige une combinaison d'actions opérationnelles et technologiques", a-t-il affirmé devant des gradés.

Selon lui, le mouvement dispose encore "d’environ 10% des missiles" qu'il détenait au début de la guerre, déclenchée le 2 mars par des tirs du Hezbollah sur Israël en riposte à l'offensive israélo-américaine contre l'Iran.

Au terme de l'accord de cessez-le-feu, rendu public par le département d'Etat américain, Israël "se réserve le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours".

Ses forces ont délimité par une "ligne jaune" une zone le long de la frontière pour, selon le gouvernement, assurer la sécurité des Israéliens.

"Pas d'accord humiliant" 

"Mon objectif est de parvenir à la fin de l'état de guerre avec Israël", a affirmé M. Aoun, assurant qu'il "n'accepterait pas un accord humiliant".

"Ce que nous faisons n'est pas une trahison, la trahison est plutôt commise par ceux qui entraînent le pays dans une guerre au profit d'intérêts étrangers", a-t-il rétorqué au mouvement chiite.

Ce dernier, qui dénonce une "capitulation" et se pose en défenseur de la souveraineté territoriale du Liban, "refuse catégoriquement de négocier directement avec Israël", a réaffirmé lundi son chef, dans un communiqué lu par la chaîne al-Manar, affiliée au mouvement.

Il a demandé au gouvernement libanais de renoncer à "un grave pêché qui place le Liban dans un cycle d'instabilité", ajoutant que son mouvement, dont Israël exige le désarmement, ne renoncerait pas à ses armes.

Le chef d'état-major de l'armée israélienne, Eyal Zamir, a pour sa part affirmé que 2026 "pourrait encore être une année de combats" sur tous les fronts.

Selon des chiffres de l'AFP fondés sur des sources officielles libanaises, les opérations israéliennes ont fait depuis le début de la trêve au moins 36 morts, dont 14 dimanche.

Depuis le 2 mars, la campagne militaire israélienne a tué 2.521 personnes et en a blessé 7.804 blessées, selon le dernier bilan du ministère de la Santé.

Côté israélien, 16 soldats ont été tués au Liban depuis le 2 mars, dont un dimanche, selon les autorités.


Le chef de la diplomatie iranienne accuse depuis Saint-Pétersbourg les Etats-Unis de l'échec des discussions au Pakistan 

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (AFP)
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  • "Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives"
  • Il a également affirmé que "la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante", alors que les Etats-Unis et l'Iran poursuivent leurs blocus sur ce détroit stratégique

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères a accusé lundi les Etats-Unis d'être responsables de l'échec des pourparlers de paix au Pakistan, après son arrivée en Russie où il doit rencontrer le président Vladimir Poutine.

"Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives", a-t-il déclaré, cité par les médias d'Etat iraniens. Il a également affirmé que "la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante", alors que les Etats-Unis et l'Iran poursuivent leurs blocus sur ce détroit stratégique.