Un expert de l'ONU met en garde contre une nouvelle «Nakba» palestinienne

Une famille sur une charrette tirée par un âne, ainsi que des centaines d'autres Palestiniens transportant leurs biens, s'enfuient suite à l'avertissement de l'armée israélienne de quitter leurs maisons et de se déplacer vers le sud avant une offensive terrestre prévue, dans la ville de Gaza, le 13 octobre 2023. (File/AFP)
Une famille sur une charrette tirée par un âne, ainsi que des centaines d'autres Palestiniens transportant leurs biens, s'enfuient suite à l'avertissement de l'armée israélienne de quitter leurs maisons et de se déplacer vers le sud avant une offensive terrestre prévue, dans la ville de Gaza, le 13 octobre 2023. (File/AFP)
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Publié le Dimanche 15 octobre 2023

Un expert de l'ONU met en garde contre une nouvelle «Nakba» palestinienne

  • Le rapporteur spécial Francesca Albanese : l'assaut israélien sur Gaza pourrait provoquer un « nettoyage ethnique de masse »
  • La poursuite des opérations militaires par Israël a largement dépassé les limites du droit international

LONDRES : Une experte de l'ONU a averti que l'attaque d'Israël sur Gaza pourrait conduire à un « nettoyage ethnique de masse » des Palestiniens, qui pourrait être considéré comme une nouvelle « Nakba ».

Israël a demandé à 1,1 million de Palestiniens de quitter le nord de la bande de Gaza avant une invasion terrestre prévue par les forces de défense israéliennes à la suite de l'attaque du Hamas qui a fait plus de 1 300 victimes israéliennes le 7 octobre.

Francesca Albanese, rapporteur spécial des Nations unies sur les territoires palestiniens occupés, a indiqué que l'expulsion forcée des Palestiniens de Gaza constituerait une nouvelle « Nakba » (mot arabe signifiant « catastrophe ») si l'invasion avait lieu.

L'expression vient du terme appliqué à la première expulsion massive de 750 000 Palestiniens de leurs maisons en 1948.

« Il existe un grave danger que ce à quoi nous assistons soit une réplique de la Nakba de 1948 et de la Naksa de 1967, mais à plus grande échelle. La communauté internationale doit tout faire pour empêcher que cela ne se reproduise », a affirmé Albanese.

« Israël a déjà procédé à un nettoyage ethnique de masse des Palestiniens dans un contexte de guerre. Une fois de plus, au nom de la légitime défense, Israël cherche à justifier ce qui s'apparente à une épuration ethnique ».

Albanese a ajouté : « La poursuite des opérations militaires par Israël a largement dépassé les limites du droit international. La communauté internationale doit mettre fin à ces violations flagrantes du droit international maintenant, avant que l'histoire tragique ne se répète ».

« Le temps presse. Les Palestiniens et les Israéliens méritent tous deux de vivre en paix, dans l'égalité des droits, la dignité et la liberté ».

Elle a ajouté : « La communauté internationale a la responsabilité de prévenir et de protéger les populations contre les crimes odieux ».

« L'obligation de rendre des comptes pour les crimes internationaux commis par les forces d'occupation israéliennes et le Hamas doit également être respectée immédiatement ».

Depuis l'attaque du Hamas, les représailles israéliennes ont causé la mort d'au moins 2 000 Palestiniens à Gaza.

Les autorités israéliennes ont coupé l'approvisionnement en eau, en électricité, en nourriture et en carburant de Gaza, déclarant un « siège complet » de l'enclave.

Samedi, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a prévenu que « la prochaine étape » de l'opération israélienne à Gaza « ne saurait tarder ».

Juliette Touma, directrice de la communication à l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine, a expliqué que les frappes aériennes israéliennes à Gaza avaient déjà contraint plus d'un million de personnes à fuir leur domicile.

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Huit morts dans l'incendie d'un centre commercial près de Téhéran

Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
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  • Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment
  • Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes

TEHERAN: Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat.

L'incendie a débuté mardi dans ce centre commercial de la ville d'Andisheh qui héberge 250 commerces et une cinquantaine de bureaux situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, selon les autorités locales.

Des images diffusées mardi par les médias iraniens montraient plusieurs étages en flammes, laissant s'échapper d'épaisses fumées noires.

Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment.

Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes.

En juin 2020, une puissante explosion provoquée par des bonbonnes de gaz qui avaient pris feu dans une clinique du nord de Téhéran avait fait au moins 19 morts.

En janvier 2017, un incendie dans un centre commercial de 15 étages à Téhéran avait fait au moins 22 morts, dont 16 pompiers.


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
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  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.