La Ligue arabe exige l'arrêt des «opérations militaires» à Gaza et des «corridors» humanitaires

Le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, assiste à une conférence de presse à Moscou, le 9 octobre 2023 (Photo de SERGEI ILNITSKY /AFP).
Le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, assiste à une conférence de presse à Moscou, le 9 octobre 2023 (Photo de SERGEI ILNITSKY /AFP).
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Publié le Lundi 16 octobre 2023

La Ligue arabe exige l'arrêt des «opérations militaires» à Gaza et des «corridors» humanitaires

  • Depuis le 7 octobre, l'attaque surprise du Hamas contre Israël et les bombardements de rétorsion de l'armée israélienne sur Gaza ont fait des deux côtés des milliers de morts et un million de déplacés
  • Dimanche, Ahmed Aboul Gheit et le chef de la Commission de l'Union africaine Moussa Faki avaient prévenu que l'offensive terrestre que l'armée israélienne semble préparer «pourrait mener à un génocide aux proportions sans équivalent»

BAGDAD: Le chef de la Ligue arabe a "exigé" lundi "l'arrêt immédiat des opérations militaires" dans la bande de Gaza et la mise en place de "corridors" humanitaires pour aider la population, au dixième jour d'une guerre entre Israël et le Hamas palestinien qui a fait des milliers de morts.

"Nous exigeons l'arrêt immédiat des opérations militaires et l'ouverture de corridors sûrs pour porter secours à la population, acheminer le matériel de base et secourir les blessés", a déclaré Ahmed Aboul Gheit lors d'une réunion des ministres de la Justice des pays arabes à Bagdad.

Depuis le 7 octobre, l'attaque surprise du Hamas contre Israël et les bombardements de rétorsion de l'armée israélienne sur Gaza ont fait des deux côtés des milliers de morts et un million de déplacés.

Le bureau du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé peu avant les déclarations de M. Aboul Gheit qu'il n'y avait "pas de cessez-le-feu" à ce stade entre Israël et le Hamas.

Plus d'un million de personnes ont fui dans la panique le nord de la bande de Gaza, alors qu'Israël continuait lundi à assembler des troupes aux abords de ce territoire en vue d'une probable offensive terrestre contre le Hamas.

"L'armée d'occupation (l'armée israélienne, ndlr) a annoncé dès le début que ni la nourriture, ni l'eau, ni le carburant ne pourraient entrer dans Gaza, privant ainsi les Palestiniens de leur humanité et ouvrant la voie à un nettoyage ethnique", a poursuivi M. Aboul Gheit.

Selon l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) une "catastrophe humanitaire inédite" est en cours dans la bande de Gaza.

Dimanche, Ahmed Aboul Gheit et le chef de la Commission de l'Union africaine Moussa Faki avaient prévenu que l'offensive terrestre que l'armée israélienne semble préparer "pourrait mener à un génocide aux proportions sans équivalent".


Israël: la procureure générale alerte sur un «démantèlement» des institutions démocratiques

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
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  • "A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud)
  • Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême

JERUSALEM: La procureure générale d'Israël a mis en garde lundi contre un recul démocratique en Israël, où le Parlement examine un projet de dissolution qui pourrait mener à des élections anticipées.

Depuis que le gouvernement de Benjamin Netanyahu a été mis sur pied fin 2022, Gali Baharav-Miara conteste la légalité de certaines de ses décisions, et fait en conséquence l'objet d'une procédure de destitution intentée par l'exécutif.

"A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud).

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi.

Le premier vise à réduire les pouvoirs de la procureure générale, en créant un poste similaire mais qui serait nommé exclusivement par le ministre de la Justice.

Le second accorderait davantage de pouvoirs au ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir (extrême droite).

Si ces deux textes sont adoptés, "le système d'application de la loi dans l'Etat d'Israël changera complètement de nature", a-t-elle prévenu, d'après un communiqué de son bureau.

Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême.

La procureure générale faisait référence notamment à l'inaction du gouvernement après une décision de la Cour suprême de 2024, obligeant l'Etat à imposer des sanctions aux juifs ultra-orthodoxes qui s'opposent à la conscription.

"Le chef d'état-major réclame des soldats et il n'est plus possible de l'ignorer", a déclaré la procureure générale. "L'Etat ne peut pas ignorer la loi qui impose la conscription pour tous, ni le tort causé au principe d'égalité".

Israël mène depuis mars de vastes opérations militaires au Liban contre le Hezbollah pro-iranien, et depuis plus de deux ans dans la bande de Gaza, où il combat le Hamas palestinien.


«Pas de calme à Beyrouth» tant que durent les attaques du Hezbollah, avertit Israël

L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
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  • "La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau
  • "Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté

JERUSALEM: Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a affirmé lundi qu'il n'y aurait "pas de calme" à Beyrouth sans l'arrêt des attaques du Hezbollah pro-iranien, disant en outre vouloir établir une zone sous contrôle militaire dans une vaste partie du sud du Liban.

"La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau.

"Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté.

Ces propos surviennent après que l'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah.

L'armée a aussi intensifié ses opérations terrestres dans le sud.

M. Katz a indiqué qu'elle opérait "afin d'éloigner les menaces (...) et de faire de la zone du fleuve Litani une zone placée sous contrôle sécuritaire de Tsahal (l'armée, NDLR), débarrassée des armes et des terroristes".

Le fleuve Litani est situé à une trentaine de km de la frontière avec Israël.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait annoncé vendredi que l'armée l'avait traversé, après avoir déclaré qu'une grande partie du sud du Liban était désormais considérée une "zone de combat", en dépit d'un cessez-le-feu en vigueur le 17 avril.


Un soldat israélien tué dans le sud du Liban 

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
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  • Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué
  • Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi que l'un de ses soldats avait été tué lors de combats dans le sud du Liban, portant à 26 le nombre de morts dans ses rangs depuis début mars.

Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué.

Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah. Dimanche, l'armée avait annoncé la mort d'un autre soldat au Liban, également tué par un drone explosif du mouvement pro-iranien, selon elle.

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant.