Les initiatives diplomatiques au Proche-Orient apaisent les craintes, les Bourses montent

Des traders travaillent sur les parquets de la Bourse de New York (NYSE) à New York (Photo, AFP).
Des traders travaillent sur les parquets de la Bourse de New York (NYSE) à New York (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 17 octobre 2023

Les initiatives diplomatiques au Proche-Orient apaisent les craintes, les Bourses montent

  • Les investisseurs craignent qu'une contagion du conflit entre Israël et le Hamas à d'autres pays du Moyen-Orient puisse provoquer des perturbations
  • A New York, où BioNTech est cotée au Nasdaq, le titre a chuté de 6,38%

NEW YORK: Les craintes géopolitiques des investisseurs liées au conflit entre Israël et le Hamas se sont un peu atténuées, grâce notamment aux initiatives diplomatiques, ce qui a permis aux marchés de progresser lundi, avant une série de publications de résultats d'entreprises.

Les indices européens ont terminé en territoire positif après un début de séance hésitant. Paris a gagné 0,27%, Francfort a progressé de 0,34%, Londres de 0,41% et Milan de 0,55%.

Wall Street s'est affichée en nette hausse: le Dow Jones a pris 0,93%,  le S&P 500 +1,06% et le Nasdaq +1,20%.

La Bourse de Varsovie a bondi pour sa part de 5,31% après la victoire de l'opposition centriste pro-européenne lors des élections parlementaires dimanche.

"Les marchés européens ont commencé la semaine prudemment en hausse, en l'absence d'escalade des tensions au cours du week-end, même s'il est sûr que les investisseurs vont garder un oeil méfiant sur les événements au Proche-Orient", commente Michael Hewson, analyste de CMC Markets.

Les investisseurs craignent qu'une contagion du conflit entre Israël et le Hamas à d'autres pays du Moyen-Orient puisse provoquer de graves perturbations de l'approvisionnement en pétrole, ce qui aurait des conséquences économiques au niveau mondial.

"Conformément aux efforts diplomatiques déployés par toutes les parties pour empêcher un embrasement au Moyen-Orient, la situation sur le marché boursier s’améliore", souligne Konstantin Oldenburger, analyste de marché chez CMC Markets.

Les cours du pétrole ont reculé en réaction aux diverses intiatives diplomatiques pour éviter l'escalade de la guerre entre Israël et le Hamas.

Le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre a cédé 1,36%, pour clôturer à 89,65 dollars.

Le baril de West Texas Intermediate (WTI) américain, avec échéance en novembre, a lui lâché 1,17%, à 86,66 dollars.

Vers 20H30 GMT, le taux d'intérêt de la dette américaine à 10 ans valait 4,71% contre 4,61% à la clôture de vendredi et l'or se tassait (-0,46% à 1.932,60 dollars l'once).

L'euro montait de 0,48% par rapport au dollar, à 1,0559 dollar pour un euro.

Côté indicateurs, les investisseurs ont pris connaissance d'une baisse de l'activité manufacturière de la région très industrialisée de New York en octobre, qui s'est contractée plus qu'attendu. Une bonne nouvelle, paradoxalement, selon Frédéric Rozier, gérant de portefeuille chez Mirabaud, qui éloigne la perspective d'une hausse des taux de la banque centrale américaine en novembre.

Plusieurs grosses entreprises aux Etats-Unis (Tesla, Bank of America, Johnson & Johnson, Procter & Gamble) ou en Europe (L'Oréal, Nestlé) doivent aussi publier leurs résultats trimestriels cette semaine.

Frédéric Rozier craint une réaction fortement négative en cas de "grosses déceptions du côté des résultats du secteur de la tech", car "avec un Nasdaq qui a pris 29% depuis le début de l'année, ce sont les valeurs technologiques qui tirent la performance du marché cette année".

Les vaccins Covid gagnent moins

Le laboratoire pharmaceutique allemand BioNTech a annoncé lundi devoir déprécier pour 900 millions d'euros ses stocks liés au vaccin contre la Covid-19, alors que la demande pour ce produit a ralenti.

A New York, où BioNTech est cotée au Nasdaq, le titre a chuté de 6,38%.

Le laboratoire américain Pfizer a annoncé vendredi abaisser ses prévisions pour l'ensemble de son exercice 2023, à cause de ventes de produits (vaccin et traitement) liés à la Covid-19 inférieures à ses attentes. Son action a toutefois progressé de 3,61%, les analystes soulignant une réduction des coûts.

Dans leur sillage, Sartorius a perdu 3,23% et Merck KGaA 0,73% à Francfort. Novavax est tombé de 5,96%.

Les banques en Pologne bondissent

Parmi les valeurs grandes gagnantes des élections en Pologne aux yeux des investisseurs, se trouvent la PKO Bank (+11,25%), mBank (+8,55%), Santander Bank Poska (+7,76%) ou encore l'assureur PZU (+6,03%).


Janet Yellen opposée au projet d'une taxation mondiale des plus riches

La secrétaire américaine au Trésor Janet Yellen (Photo, AFP).
La secrétaire américaine au Trésor Janet Yellen (Photo, AFP).
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  • L'administration Biden a ainsi proposé pour le budget 2025 un impôt minimum de 25% pour les "0,01% les plus riches
  • Le gouvernement brésilien s'est inspiré des travaux menés par l'économiste français Gabriel Zucman sur la taxation des plus riches

 

STRESA, Italie: La secrétaire américaine au Trésor Janet Yellen s'est prononcée jeudi contre des négociations internationales sur une taxation mondiale des plus riches, un projet défendu par le Brésil à l'occasion de sa présidence du G20 et soutenu par la France.

"Je ne suis pas favorable à des négociations internationales qui impliqueraient que tous les pays acceptent de le faire et de redistribuer les recettes entre les pays, éventuellement sur la base du climat et des dommages subis du fait du climat", a-t-elle déclaré en marge du G7 Finances à Stresa dans le nord de l'Italie.

"Il est clair que le président Biden et moi-même sommes attachés à la progressivité de l'impôt. Nous estimons que la charge fiscale pesant sur les hauts revenus et les entreprises est trop faible", a-t-elle fait valoir devant la presse.

L'administration Biden a ainsi proposé pour le budget 2025 un impôt minimum de 25% pour les "0,01% les plus riches, ceux dont la fortune est supérieure à 100 millions de dollars".

"Ce n'est donc pas que j'aie une quelconque objection à imposer un niveau raisonnable d'imposition et certainement un niveau minimum d'imposition aux personnes à très hauts revenus aux États-Unis", a-t-elle poursuivi.

Le gouvernement américain reconnaît selon elle "que les pays à faible revenu et les pays émergents ont besoin d'un soutien financier".

Mme Yellen a estimé que "le Brésil, qui dirige le G20, a raison de s'inquiéter de l'adéquation des flux de ressources pour soutenir le développement" de ces pays et "le climat".

"Mais je ne suis pas favorable" à régler le problème des flux de ressources "dans le cadre d'une négociation fiscale internationale", a-t-elle expliqué.

Le gouvernement brésilien s'est inspiré des travaux menés par l'économiste français Gabriel Zucman sur la taxation des plus riches.

Selon ce dernier, si les 3.000 milliardaires de la planète payaient au moins l'équivalent de 2% de leur fortune en impôts sur le revenu, cet impôt mondial pourrait rapporter 250 milliards de dollars supplémentaires.

Pour le ministre français de l'Économie Bruno Le Maire, le projet de taxation minimale des plus grandes fortunes figure parmi les priorités du G7 à Stresa.

"Nous voulons continuer à porter cette idée d'un troisième pilier sur la fiscalité internationale portant sur les plus fortunés, de façon à garantir l'équité de la fiscalité internationale", a-t-il déclaré mercredi à la presse.

Près de 140 Etats se sont accordés à la fin 2021 sur une taxation minimale des multinationales sous l'égide de l'OCDE, consistant en deux piliers, le premier visant une meilleure répartition de la fiscalité des géants du numérique et le second une imposition minimale à 15% sur les sociétés.

Le deuxième pilier a été mis en place le 1er janvier dernier dans de nombreux Etats, dont l'Union européenne, mais un accord sur le pilier 1 peine encore à être avalisé par l'ensemble des pays.

 


Turquie: la banque centrale maintient son taux directeur inchangé à 50%

Le gouverneur de la Banque centrale turque, Fatih Karahan (au centre), fait un geste lors de son discours lors de la première réunion de l'année à Ankara, le 8 février 2024. (AFP)
Le gouverneur de la Banque centrale turque, Fatih Karahan (au centre), fait un geste lors de son discours lors de la première réunion de l'année à Ankara, le 8 février 2024. (AFP)
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  • L'institution espère une baisse de l'inflation «grâce à la modération de la demande intérieure» et une «désinflation» au second semestre de 2024
  • «L'orientation monétaire restrictive sera maintenue jusqu'à ce qu'un déclin significatif et durable de la tendance de l'inflation mensuelle soit observé», a dit la banque

ISTANBUL: La banque centrale turque a maintenu jeudi, pour le deuxième mois consécutif, son principal taux directeur inchangé à 50% malgré les "pressions inflationnistes" qu'elle assure "surveiller de près".

"Compte tenu des effets décalés du resserrement monétaire, le comité a décidé de maintenir le taux directeur inchangé, mais a réaffirmé qu'il restait très attentif aux risques inflationnistes", a-t-elle affirmé dans un communiqué.

L'institution espère une baisse de l'inflation "grâce à la modération de la demande intérieure" et une "désinflation" au second semestre de 2024.

"L'orientation monétaire restrictive sera maintenue jusqu'à ce qu'un déclin significatif et durable de la tendance de l'inflation mensuelle soit observé", a ajouté la banque.

En mars, la banque centrale turque avait relevé son taux de 5 points, une décision justifiée par une envolée des prix à la consommation au-delà des attentes, à près de 70% sur un an.

L'institution avait relevé son taux directeur de 8,5 à 45% entre juin et janvier, sans pouvoir, pour l'heure, endiguer l'inflation, alimentée par la dévaluation quasi continue de la livre turque.

Le président Recep Tayyip Erdogan s'est toujours montré hostile aux taux d'intérêt élevés qu'il juge contraires à l'islam, mais l'envolée des prix à la consommation - 69,8 % en avril sur les douze derniers mois, selon les statistiques officielles contestées - l'a contraint a accepter le retour à une politique monétaire plus orthodoxe.

Cette flambée des prix est vue par les analystes comme la raison majeure de la débâcle du Parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur) du président turc aux élections locales organisées fin mars.

Un groupe d'économistes turcs indépendants (Enag) estime l'inflation à plus de 124% sur un an en avril, en hausse de 5 points sur un mois.


Alcazar Energy Partners a annoncé la clôture finale à 490 millions de dollars de son pour projets d’énergie renouvelable

Après avoir acquis les droits pour ses deux premiers parcs éoliens dans les Balkans occidentaux, d'une capacité totale de 456 MW, AEP-II a fait des progrès significatifs dans son objectif de devenir un investisseur de premier plan dans le secteur des énergies renouvelables de la région. (Photo: fournie)
Après avoir acquis les droits pour ses deux premiers parcs éoliens dans les Balkans occidentaux, d'une capacité totale de 456 MW, AEP-II a fait des progrès significatifs dans son objectif de devenir un investisseur de premier plan dans le secteur des énergies renouvelables de la région. (Photo: fournie)
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  • Le fonds d'infrastructure durable domicilié au Luxembourg, AEP-II, est axé sur les projets d'énergie renouvelable à l'échelle des services publics dans les marchés émergents
  • L’expérience d'Alcazar Energy, son expertise des marchés émergents et son engagement en faveur des meilleures pratiques ESG ont contribué à la réussite du processus de levée de fonds

DUBAÏ: Alcazar Energy Partners II SLP (SCSp) ( » AEP-II »), un fonds d'infrastructure durable domicilié au Luxembourg et axé sur les projets d'énergie renouvelable à l'échelle des services publics dans les marchés émergents, a annocé une clôture finale de 490 millions de dollars US, attirant des capitaux d'investisseurs d'Amérique du Nord, d'Europe, du Moyen-Orient et d'Asie. 

Depuis la première clôture en novembre 2022, le fonds a attiré huit investisseurs supplémentaires de premier plan, tels que la Société financière de développement international (DFC) des États-Unis. Ces partenaires rejoignent un groupe solide d'investisseurs privés et publics, dont 80 % sont notés AA ou AAA. Ensemble, ils soutiennent la stratégie d'AEP-II visant à développer plus de 1,6 GW de projets d'énergie propre sur certains marchés émergents qui, une fois opérationnels, permettront de réduire de plus de 3 millions de tonnes les émissions de gaz à effet de serre par an, tout en créant des opportunités d'emploi à long terme dans les pays où ils sont mis en œuvre.

Après avoir acquis les droits pour ses deux premiers parcs éoliens dans les Balkans occidentaux, d'une capacité totale de 456 MW, AEP-II a fait des progrès significatifs dans son objectif de devenir un investisseur de premier plan dans le secteur des énergies renouvelables de la région. Les projets d'Alcazar Energy contribueront de manière significative à l'amélioration du bouquet énergétique et à la réalisation des objectifs de transition énergétique, tout en créant des opportunités d'emploi au niveau local. 

L'expérience d'Alcazar Energy en matière d'investissement et de développement de projets d'énergie renouvelable, son expertise des marchés émergents et son engagement en faveur des meilleures pratiques ESG ont contribué à la réussite du processus de levée de fonds pour le PEA-II. Cette opération fait suite à l'acquisition des portefeuilles d'AEP-I par China Three Gorges South Asia Investment Ltd, dont les actionnaires comprennent la Société financière internationale et le Silk Road Fund, au cours du second semestre 2021.

Daniel Calderon, cofondateur et associé directeur, a déclaré : « Nous sommes ravis d'annoncer la clôture finale du PEA-II, qui a accueilli des investisseurs publics et privés de premier ordre dans le domaine des infrastructures. Un tel effort de collecte de fonds, dans des conditions de marché par ailleurs difficiles, est un énorme soutien à la solidité de notre offre et un vote de confiance dans notre capacité à mener le développement de projets d'énergie propre dans les marchés émergents. Avec ce fonds, nous sommes bien positionnés pour continuer à investir dans des projets d'énergie renouvelable essentiels qui font avancer la transition énergétique dans des endroits historiquement mal desservis par la communauté des investisseurs traditionnels ».