Gaza: L'ONU met en garde contre un «déplacement forcé» des Palestiniens

Les Palestiniens réagissent après une frappe aérienne israélienne sur le camp de réfugiés de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza (AFP).
Les Palestiniens réagissent après une frappe aérienne israélienne sur le camp de réfugiés de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza (AFP).
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Publié le Mardi 17 octobre 2023

Gaza: L'ONU met en garde contre un «déplacement forcé» des Palestiniens

  • Des centaines de milliers de civils démunis sont massés dans le sud, près de la frontière avec l'Egypte, alors qu'Israël a coupé les approvisionnements en eau, en électricité et en nourriture dans le petit territoire contrôlé par le Hamas
  • Toute évacuation doit se faire «dans des conditions satisfaisantes d'hygiène, de santé, de sécurité et de nutrition»

GENEVE: Le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme a mis en garde mardi Israël contre un "transfert forcé de civils" à Gaza, indiquant qu'une évacuation temporaire doit remplir des conditions, dont la mise à disposition d'un logement.

Depuis la guerre déclenchée par l'attaque sans précédent du Hamas islamiste palestinien en Israël le 7 octobre, Israël a exhorté les habitants du nord de Gaza - environ 1,1 million de personnes sur une population totale de 2,4 millions - à fuir vers le sud, affirmant frapper la ville de Gaza pour y détruire le centre des opérations du Hamas.

Des centaines de milliers de civils démunis sont massés dans le sud, près de la frontière avec l'Egypte, alors qu'Israël a coupé les approvisionnements en eau, en électricité et en nourriture dans le petit territoire contrôlé par le Hamas.

Selon le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme, à ce jour, "environ 400 000 personnes déplacées sont hébergées dans divers endroits", y compris dans les bâtiments de l'agence de l'ONU pour les réfugiés (Unrwa).

Le droit international exige que si Israël, "en tant que puissance occupante", procède à une "évacuation temporaire" pour des raisons de sécurité ou militaires, cette opération doit être accompagnée "de la mise à disposition d'un logement adéquat pour toutes les personnes évacuées", a indiqué une porte-parole du Haut-Commissariat, Ravina Shamdasani, lors d'un point de presse à Genève.

Toute évacuation doit se faire "dans des conditions satisfaisantes d'hygiène, de santé, de sécurité et de nutrition", a-t-elle ajouté.

"Il semble qu'Israël n'ait rien fait pour garantir ces conditions au 1,1 million de civils qui ont reçu l'ordre de se déplacer", a indiqué Mme Shamdasani.

Aussi, a-t-elle dit, "nous sommes préoccupés par le fait que cet ordre, couplé à l'imposition d'un +siège complet+ de Gaza, ne puisse être considéré comme une évacuation temporaire légale et qu'il s'agisse donc d'un transfert forcé de civils, en violation du droit international".

Des milliers de personnes ont déjà été tuées de part et d'autre depuis le début de la guerre, tandis que le Hamas a enlevé 199 otages selon Israël. Le Haut-Commissariat demande leur libération immédiate et sans condition.

"Les opérations militaires ne montrent aucun signe d'apaisement, le siège continu de Gaza affecte l'approvisionnement en eau, en nourriture, en médicaments et d'autres besoins fondamentaux, et il y a des indications quotidiennes de violations des lois de la guerre et du droit international des droits humains", a assuré Mme Shamdasani.

Le Haut-Commissariat est également préoccupé par l'augmentation de la violence en Cisjordanie et Jérusalem-Est.

Depuis le 7 octobre, "les forces de sécurité israéliennes ont tué 52 Palestiniens en Cisjordanie, tandis que les colons en ont tué cinq autres", selon l'ONU.


Huit morts dans l'incendie d'un centre commercial près de Téhéran

Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
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  • Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment
  • Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes

TEHERAN: Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat.

L'incendie a débuté mardi dans ce centre commercial de la ville d'Andisheh qui héberge 250 commerces et une cinquantaine de bureaux situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, selon les autorités locales.

Des images diffusées mardi par les médias iraniens montraient plusieurs étages en flammes, laissant s'échapper d'épaisses fumées noires.

Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment.

Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes.

En juin 2020, une puissante explosion provoquée par des bonbonnes de gaz qui avaient pris feu dans une clinique du nord de Téhéran avait fait au moins 19 morts.

En janvier 2017, un incendie dans un centre commercial de 15 étages à Téhéran avait fait au moins 22 morts, dont 16 pompiers.


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
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  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.